Jean-Sébastien Massicotte

Archive du 28 mars 2012

Mercredi 28 mars 2012 | Mise en ligne à 13h20 | Commenter Commentaires (2)

La traversée de l’Atlantique… en canot!

J’ai toujours un vertige quand j’apprends les détails d’une aventure en solitaire sur l’un ou l’autre des deux plus grands océans de la planète. L’idée de quitter la terre ferme des semaines durant, avec l’horizon — et éventuellement un nouveau continent — comme seul objectif, correspond tout à fait à ma définition de l’aventure ultime. Et parmi ceux qui relèvent le défi, il y en a toujours qui le font dans un contexte extraordinaire. C’est le cas du Hongrois Gabor Rakonczay, qui vient de traverser l’Atlantique… en canot!

J’en conviens, à voir l’embarcation de Rakonczay dans le reportage ci-dessus de l’agence de presse espagnole EFE, on est loin du canot que l’on peut s’imaginer d’ordinaire. Mais bon, reste que techniquement le bateau d’un peu plus de sept mètres est considéré comme tel et que le Hongrois a réalisé sa traversée à l’aide d’une rame, donc, avec une seule pale pour la propulsion.

Une approche au niveau du matériel qui lui permet maintenant de pouvoir espérer se retrouver dans le Livre Guinness des records. En effet, il serait le tout premier à avoir réalisé une telle traversée en tant que canoteur. Déjà, l’organisme Ocean Rowing Society International, qui évalue ce genre d’exploits pour Guinness, a reconnu la validité du périple de Rakonczay.

Parti de Lagos, au Portugal, le 21 décembre, l’aventurier de 30 ans est arrivé à Antigua, dans les Caraïbes, dimanche dernier après un voyage de 76 jours. En cours de route, l’architecte de formation a fait un arrêt de quelques jours aux îles Canaries pour prendre un peu de repos et se réapprovisionner.

Un périple qui n’a pas été des vacances, on s’en doute. Surtout que l’aventure est devenue encore plus difficile quand tout l’équipement de communication a été détruit en mer après deux chavirements successifs au début février. Ce qui fait qu’au final, le Hongrois a navigué environ 50 jours sans donner de nouvelles!

Arrivé près de trois semaines avant ses prévisions, il a finalement pu donner signe de vie à ses proches qui n’étaient, évidemment, pas sur place pour l’accueillir. En totale confiance malgré le silence radio, sa femme Viktoria — qui a traversé l’Atlantique à la rame en 2008 avec Rakonczay — était tellement sûre qu’il ne s’agissait que d’un problème technique, qu’elle poursuivait les prévisions sur les déplacements du canot et tentait de prévoir l’arrivée de son mari à destination.

Étonnamment, en entrevue avec l’Associated Press à partir d’Antigua, Gabor Rakonczay a raconté qu’il ne possédait pas de balise de positionnement par satellites à bord. Pour la première fois dans ses expéditions en mer, il avait fait le choix conscient de ne pas en avoir. «C’est la première fois que j’en aurais eu réellement besoin…»

La raison pour ce choix qui peut paraître insensé? «Le fournisseur a décidé à la dernière minute de monter le tarif. Comme c’était impossible de retarder le départ, j’ai décidé de partir sans la balise.»

Preuve que certains défis ne peuvent attendre, même s’ils sont planifiés depuis des années! «J’étais très intéressé à découvrir ce que c’était d’être seul dans un bateau au milieu de l’océan», a expliqué Rakonczay à l’Associated Press. «C’était mon rêve d’enfant!»

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