Jean-Sébastien Massicotte

Archive du 23 mars 2012

Vendredi 23 mars 2012 | Mise en ligne à 11h12 | Commenter Commentaires (2)

Ueli Steck: le Roger Federer de la montagne

Vous connaissez celui que l’on surnomme la «Machine suisse»? S’il était question de tennis, on pourrait penser qu’il s’agit du talentueux Roger Federer. Mais bien loin des courts, sur les montagnes du monde, c’est plutôt du Suisse Ueli Steck dont il est question.

Steck est un athlète d’exception. Tellement qu’il est difficile d’imaginer tout le talent et le sang-froid dont fait preuve dans ses exploits l’homme de 35 ans. Bon à quel point? Disons simplement que si Steck avait choisi une raquette au lieu des piolets, il aurait certainement connu la gloire de son compatriote Federer… et probablement même plus.

Amateur de basketball plutôt que de tennis? Pour certains, il serait le Michael Jordan de la grimpe…

Si le nom de Steck vous était encore inconnu jusqu’ici, un petit retour sur l’un de ses plus fameux succès vous mettra en contexte. En 2008, il a établi le record pour l’ascension la plus rapide de la face nord de l’Eiger, en solo et en libre. Une ascension qui marque toujours autant l’imaginaire étant donné la funeste réputation de la face.

Sur la voie Heckmair, un véritable cauchemar de 1800 mètres, Steck a littéralement «sprinté» sans filet pour atteindre le sommet en 2:47:33. Ah oui, d’ordinaire une équipe bien entraînée qui s’y connaît prend normalement trois ou quatre jours pour dompter la face nord de l’Eiger…

Une vitesse contre la gravité que le Suisse exporte depuis sur les plus hauts sommets du monde. Après un séjour l’an dernier, Steck se préparerait d’ailleurs à retourner au Népal en avril pour tenter de nouveau une rapide course, sans oxygène supplémentaire, sur l’Everest (8848 mètres).

Déjà, la presse spécialisée est à l’affût du prochain coup fumant du Suisse. Car lorsque celui-ci s’attaque à un projet, il est certain que l’ordre des choses risque d’être bousculé.

Durant les préparatifs pour l’expédition, le grimpeur et cinéaste Jonathan Griffith a eu la chance de partager le quotidien de Steck durant quelques semaines. La vidéo ci-haut, mise en ligne il y a quelques jours, donne un aperçu de la «Machine suisse» au boulot.

Entraîné comme un athlète olympique, il ferait preuve d’une volonté peu commune. Sous des apparences bien ordinaires au premier regard, c’est dans l’action que Steck devient véritablement extraordinaire. Sur la roche comme sur la glace, encordé avec un partenaire ou sans protection aucune en solo, le Suisse semble toujours aussi à l’aise et prêt à défier le chronomètre.

Conférencier en demande et véritable fierté suisse, Steck possède de nombreux commanditaires majeurs, à commencer par Mountain Hardwear (avec qui il a développé une nouvelle gamme de vêtements et d’équipements ultralégers) et Audi (qui lui fournit notamment une voiture neuve par année).

Pratiquement impossible à suivre en montagne pour un simple mortel, Steck est plus facile à rattraper sur le Web, en particulier sur sa page officielle Facebook.

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