Jean-Sébastien Massicotte

Archive du 9 mars 2012

Imaginez le plaisir de rouler à vélo sans circulation automobile dans les rues de Los Angeles. Du stade de baseball des Dodgers jusqu’à l’océan, à Santa Monica, en passant par Hollywood et Beverly Hills. Plus de quarante kilomètres de bitume à parcourir dans la grande ville californienne, sans entrave.

Ça vous dirait? Car c’est possible! En effet, le 18 mars prochain, se tiendra pour une troisième fois le Marathon Crash Race de Los Angeles.

Le quoi?

Fruit d’une idée toute aussi folle que géniale, le Crash Race est en fait une sortie plus ou moins compétitive — c’est selon vos ambitions! — qui emprunte le tracé du marathon qui se déroule dans la Cité des anges le même jour. Comme les rues sont barrées dans les heures qui précèdent la course de 42,2 km… pourquoi ne pas en profiter?

Organisé par le groupe Wolfpack Hustle, l’événement est un mélange entre le rassemblement social et la compétition, entre la randonnée cycliste populaire et la course de rue underground.

Bien qu’en théorie illégale, l’aventure semble tolérée si on se fie au buzz généré sur Internet et au fait que les organisateurs, qui cherchent à faire la promotion du vélo à Los Angeles, ne se cachent pas pour l’annoncer. De 400 participants à la première présentation en 2010, ils étaient déjà près de 800 à s’être inscrits pour la course au moment d’écrire ces lignes.

La participation est gratuite et à l’enjeu, seulement quatre séries de plaques d’identification (dog tags), des décorations de plus en plus convoitées. Les précieux colliers seront remis aux gagnants, chez les hommes et les femmes, en vélo à vitesses et en singlespeed. Autrement, c’est l’honneur et le plaisir d’être de ce gros party nocturne qui importe.

Car il y a aussi cet élément qui ajoute à la légende grandissante de ce que plusieurs appellent le «Wolfpack Hustle». En plus de s’approprier les rues de L.A., les participants le font forcément de nuit, étant donné que les marathoniens s’élancent sur le coup de 7h.

C’est donc à 3h que le rendez-vous est donné à un restaurant de beignes de Sunset Boulevard, le Tang’s Donut. Puis à 4h, dès que le parcours est bouclé officiellement par les autorités, les cyclistes filent dans la nuit sur les rues abandonnées.

Si les gens sont invités à simplement venir rouler pour être de la fête, d’autres prennent la chose très au sérieux. À commencer par John «The Roadie» Gabriel, un double vainqueur du Championnat sur route de l’état de la Californie. Il n’a toujours pas été battu au Marathon Crash Race… et compte bien à ce que ça reste ainsi! L’an passé, il avait complété le parcours en une heure et des poussières.

Pour se donner un bon aperçu de l’ambiance de cette nuit folle, Warren Kommers a réalisé un fort joli film (ci-haut) qui décrit bien l’énergie qui animait l’événement en 2011.

Reste maintenant à savoir combien de temps cela prendra avant que le phénomène ne gagne d’autres marathons, si ce n’est déjà fait. Car il est certain que l’idée sera reprise!

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