Jean-Sébastien Massicotte

Archive, novembre 2011

Entrée dans la zone hors-piste à Revelstoke, Colombie-Britannique. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Entrée dans la zone hors-piste à Revelstoke, Colombie-Britannique. Photo Jean-Sébastien Massicotte

L’idée est tellement simple qu’il est étonnant que personne ne l’ait eue avant. À défaut d’avoir de la neige en permanence, le centre d’aventures Glenmore Lodge, en Écosse, utilise maintenant des copeaux de bois pour recouvrir la surface de son champ d’entraînement qui sert aux exercices de recherches de victimes d’avalanches. Génial!

Skieurs et montagnards de tous les horizons peuvent ainsi se pratiquer dans un environnement contrôlé, peu importe la météo. Bien que des installations semblables existent déjà un peu partout dans le monde, le fait de ne pas avoir à utiliser de la neige pour cacher les transmetteurs, qui représentent les supposées victimes, est apparemment une première mondiale.

Permanente, l’aire d’entraînement est ainsi accessible à l’année, sans frais. Les transmetteurs enfouis sous les copeaux sont reliés à un panneau de contrôle qui permet de les mettre en fonction, selon le scénario imaginé. Les sportifs à l’entraînement doivent ensuite se fier à leur émetteur-récepteur (communément appelé ARVA) et à leur sonde pour localiser les balises cachées.

En absence de neige, la méthode est donc beaucoup plus réaliste. Dire qu’auparavant au Glenmore Lodge, les gens en formation devaient chercher les «victimes»… des ARVA simplement cachés derrière les arbres d’un boisé!

Le parc d’entraînement, dont on a lancé les activités il y a trois semaines, est d’une superficie d’environ 500 mètres carrés. Il a été réalisé en collaboration avec le fabricant d’équipements de sécurité en avalanches Backcountry Access au coût d’un peu plus de 16000$. L’entreprise s’attend maintenant à ce que l’idée soit reprise un peu partout à travers le monde.

Et pourquoi pas ici, alors que de plus en plus d’amateurs de plein air pratiquent des activités hivernales en terrain montagneux et qu’ils se soucient davantage des dangers des pentes enneigées?

Détails et vidéos du parc de Glenmore Lodge ici.

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Lundi 28 novembre 2011 | Mise en ligne à 8h38 | Commenter Un commentaire

Votez pour l’aventurier de l’année!

Comme chaque année à cette période depuis sept ans, le magazine National Geographic met en candidature un groupe sélect d’hommes et de femmes pour le titre d’Aventurier de l’année.

Alastair Humphreys (activités multiples), Cory Richards (alpinisme), Jennifer Pharr Davis (randonnée pédestre), Danny MacAskill (trial urbain), Nick Waggoner (ski), Travis Rice (planche à neige), Carissa Moore (surf), Gerlinde Kaltenbrunner (alpinisme) et les duos formés de Jon Turk et de Erik Boomer (kayak) et de Sano Babu Sunuwar et de Lakpa Tsheri Sherpa (parapente et kayak) attendent ainsi votre vote.

Dix histoires d’exception qui s’auront vous inspirer à coup sûr. De la montagne à l’océan en passant par la ville, les 12 aventuriers présentés ont repoussé les limites de l’imaginaire à leur façon. Qui obtiendra votre vote?

En fait, il faudrait plutôt dire vos votes, car jusqu’au 18 janvier 2012, il est possible de voter une fois par jour. Le choix du public sera connu en février 2012.

Pour ma part, j’ai une réelle préférence pour l’alpiniste Cory Richards. Son ascension du Gasherbrum II en hiver, une première pour un Américain sur un 8000 mètres durant la saison froide, correspond tout à fait à l’image que je me fais de l’aventure à son plus haut niveau. Un véritable exploit sportif dans un milieu naturel exceptionnel et où les dangers guettent à tous les instants.

La froide ascension de Richards est d’ailleurs digne d’un bon film à suspense. À preuve, le documentaire Cold (voir la bande-annonce ci-haut), tourné par l’alpiniste durant sa difficile expédition, a reçu un accueil plus qu’enthousiaste partout où il a été présenté. Cold a notamment remporté le Grand prix au dernier Festival des films et livres de montagne de Banff.

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Samedi 26 novembre 2011 | Mise en ligne à 9h15 | Commenter Aucun commentaire

Antarctique: ils sont fous ces Anglais!

Au début novembre, Felicity Aston a posé devant une carte de l'Antarctique en attendant de s'envoler de Punta Arenas, au Chili. Photo AP/Kaspersky ONE Trans-Antarctic Expedition

Au début novembre, Felicity Aston a posé devant une carte de l'Antarctique en attendant de s'envoler de Punta Arenas, au Chili. Photo AP/Kaspersky ONE Trans-Antarctic Expedition

Je ne sais pas si c’est moi, mais il me semble que plus souvent qu’autrement, lorsqu’il est question d’expéditions folles, les Britanniques ne sont jamais bien loin. Une véritable nation d’aventuriers!

La dernière personne en date à s’illustrer est sans contredit Felicity Aston. L’aventurière de 33 ans, une habituée des expéditions polaires, vient de se lancer dans la traversée de l’Antarctique en solitaire. Une «balade» à skis d’environ 1700 km que l’Anglaise espère compléter avant la fin janvier.

Si elle y arrive, Aston deviendra vraisemblablement la première femme de l’histoire à réaliser l’exploit. Du coup, pour cette aventure d’environ 70 jours, elle brisera aussi le record pour la plus longue expédition polaire complétée par une femme en solo.

Après de nombreux délais causés par la météo, Aston a finalement atterri sur la barrière de Ross, tard jeudi. Vendredi matin, l’exploratrice de 5′11″ et 170 lb a chaussé ses skis et s’est attaché à ses deux traîneaux (total d’un peu moins de 200 lb!) pour glisser en direction du pôle Sud. Elle pourra y récupérer du combustible et de la nourriture pour la suite de son périple, qui se conclura à Hercules Inlet.

Technologie aidant, le terme «solitaire» ne s’applique pas tout à fait au voyage de la météorologue de formation. Bien branchée et déterminée à partager le plus possible son aventure au quotidien, Felicity Aston prend le temps de mettre à jour son fil Twitter, en plus d’envoyer des résumés téléphoniques. Envie de la saluer?

Faits sympathiques à noter, par le passé Aston a participé avec un groupe d’étudiants à une expédition dans le nord du Québec… à la recherche d’impacts de météorites! Visiblement attirée par notre coin de pays, elle a aussi collaboré à un guide de voyage sur le Canada, signant des passages concernant le nord de l’Ontario, le Québec et le Labrador.

Pour suivre la jeune femme en direct (ou presque!) et tout savoir de sa progression, c’est ici.

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