Jean-Sébastien Massicotte

À tromper la mort pratiquement au quotidien pendant aussi longtemps, on finit par croire qu’elle nous a oublié.

Qu’elle nous laissera tranquille.

Plus encore, on arrive à faire croire qu’on est immortel. Qu’on est un réel superhéros que rien ne peut atteindre.

L’aventurier, grimpeur, BASE jumper et highliner américain Dean Potter, 43 ans, savait bien que tout cela n’était qu’une illusion.

Mais il vivait avec cela parfaitement.

Et chemin faisant, il avait surtout réussi à nous convaincre que rien ne pouvait lui arriver.

Pourtant, samedi dans un dernier vol en wingsuit, la triste réalité a rattrapé le gentil géant de 6′5″. Potter est décédé durant un saut au parc national de Yosemite, en Californie.

Malgré l’interdiction pour cette activité dans le parc, Potter et un ami, Graham Hunt, 29 ans, ont tenté un saut à partir du promontoire de Taft Point. Hunt est également décédé.

Selon ce que rapporte notamment le magazine Rock & Ice, les corps des deux casse-cous ont été localisés par un hélicoptère de la police hier matin. Ils n’avaient pas déployé leur parachute. Leur mort est maintenant sous enquête.

Dean Potter à Yosemite, sans aucun filet sur une highline, l'une de ses spécialités. Photo Facebook

Dean Potter à Yosemite, sans aucun filet sur une highline, l'une de ses spécialités. Photo Facebook

Pour les lecteurs du blogue plein air, Dean Potter est une figure connue. Je ne compte plus les occasions où ses exploits sportifs on été racontés ici.

Se considérant un «artiste» de l’aventure, Potter était un extraordinaire grimpeur, qui s’était fait connaître grâce à des solos de très haut niveau. Il avait également ajouté la vitesse à son arsenal, faisant de lui une machine capable de dominer l’univers vertical comme pas un.

BASE jumper, adepte de highline et récemment coureur en sentier, Potter mélangeait les genres comme pas un.

Récemment, il avait fait les manchettes alors qu’il s’était mis à faire du BASE jump avec… son chien Whisper. La vidéo ci-dessus raconte cette improbable aventure que Potter pratiquait avec son fidèle compagnon.

Une fois de plus, Dean Potter rendait l’extraordinaire presque normal…


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L’aventure à l’anglaise sous toutes ses formes sera à l’honneur à l’occasion de la tournée de films du Brit Rock, qui débarque à Québec la semaine prochaine.

Initiative de Délire Escalade, la tournée est cependant déjà amorcée ailleurs au Québec. Les gens de Trois-Rivières (Cinéma Tapis-Rouge) pourront en profiter ce soir, tandis que ceux de Granby (Centre Plein d’Air) auront la chance d’y assister le 19 mai.

À Québec, la soirée de projection se tiendra le jeudi 21 mai, au Cinéma Le Clap.

britrock

À l’affiche, quatre films d’aventures choisis avec soin.

D’abord All My Own Stunts, un documentaire sur le parcours de Robert Jarman, victime d’un sérieux accident de vélo de montagne.

Ensuite Stone Free, un film d’escalade mettant en vedette Jules Lines, un grimpeur adepte de solo intégral.

Dans Projet Mina, on reste encore dans l’univers de l’escalade, avec comme vedette cette fois Mina Leslie Wujastyk, une compétitrice et adepte du bloc.

Enfin, dans Wainwright Record Attempt, on s’intéresse au succès en course en montagne de Steve Birkinshaw, qui a gravi tous les 214 sommets Wainwrights de la région du Lake District.

En extra, deux courts films à saveur humoristique.

Le prix d’entrée est de 15 $ (taxes incluses)

Pour acheter des billets, c’est par ici ou encore le soir même à la porte.

Bon cinéma!


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Vendredi 8 mai 2015 | Mise en ligne à 12h48 | Commenter Commentaires (3)

Vélo de montagne: gare à votre sac à dos

Alors que la saison de vélo de montagne reprend, le magazine américain Bicycling a récemment mis en lumière l’importance de se méfier de ce qu’on transporte — et comment on le fait — dans le sac à dos.

À défaut de quoi, de graves blessures peuvent survenir.

La blessure à la colonne du cycliste Eddy King aurait été causée par la pompe à suspension qu'il transportait dans son sac. Photo Eddy King

La blessure à la colonne du cycliste Eddy King aurait été causée par la pompe à suspension qu'il transportait dans son sac. Photo Eddy King

Bicycling raconte l’histoire d’une ancienne gloire du BMX, Eddy King, qui s’est retrouvé paralysé à partir de la taille après une chute en descente.

Le cycliste croit fermement que c’est la pompe pour sa suspension, qu’il transportait dans son dos près de sa colonne, qui à blâmer.

«Quand on regarde les photos, on voit que le manche de la pompe, qui a plié durant la chute, est exactement là où la blessure à la moëlle a eu lieu», a raconté King. «Je suis convaincu que si j’avais eu le réservoir d’eau seulement, j’aurais eu le souffle coupé. Mais je m’en serait sorti sur mes deux jambes.»

Sac K.U.D.U. 12 avec protection dorsale intégrée de Camelbak. Photo Camelbak.com

Sac K.U.D.U. 12 avec protection dorsale intégrée de Camelbak. Photo Camelbak.com

Du même élan, Bicycling met en garde contre ce qui est transporté aussi dans les poches de maillot. Un outil, une bouteille… Là-encore, une blessure est vite arrivée dans une chute.

La menace est suffisamment sérieuse pour que des compagnies se lancent dans la conception de sacs à dos qui offrent une protection dorsale.

Le géant Camelbak s’est notamment penché sur la question avec la gamme K.U.D.U., qui est dédié à l’enduro.

Alors la prochaine fois, avant d’enfourcher votre vélo, pensez à votre dos!


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