Jean-Sébastien Massicotte

Mercredi 16 avril 2014 | Mise en ligne à 16h15 | Commenter Aucun commentaire

Record pour un saut de chute en canot ouvert (vidéo)

Pendant que la surveillance des rivières en crue est devenue un sport national à travers la province, je vous propose un petit intermède nautique, question de penser à autre chose un instant.

Mais dans l’histoire du canoteur Jim Coffey, le niveau de la rivière a là-aussi son importance.

Et pour cause, le résidant de Davidson, au Québec, a complété en novembre dernier le plus haut saut de chute en canot ouvert, sur la rivière Alseseca, au Mexique.

Le saut de 18 mètres a évidemment été filmé et la vidéo (ci-dessus) vient d’être mise en ligne.

Preuve du sérieux de l’affaire, l’ancien record (17 m) détenu par l’Américain Steve Frazier tenait depuis… 20 ans (1994)!

Coffey, qui est le fondateur et le directeur de l’entreprise de rafting Esprit, sur la rivière des Outaouais, pensait à ce record depuis quatre ans, a-t-il indiqué à Canoe & Kayak.

Au-delà du courage — ou de la folie! — qu’il faut pour tenter pareil exploit, il faut être réellement déterminé pour s’attaquer à la casade Truchas.

C’est que pour y accéder, après une marche d’approche d’environ un kilomètre, les pagayeurs doivent faire un rappel dans un canyon pour rejoindre la rivière.

Au moment de se jeter dans la partie verticale de la chute, Coffey devait aussi avoir l’angle parfait pour minimiser les risques. Sur ses genoux dans son bateau, le canoteur de l’extrême risquait de sérieuses blessures à la colonne vertébrale à la moindre erreur. Il devait absolument éviter d’atterrir à plat.

Les angles de vue à bord du canot donnent un aperçu vertigineux de ce qui a finalement été parfaitement exécuté.

Dans le bassin au pied de la chute, à sa deuxième tentative d’esquimautage, Jim Coffey a redressé son embarcation pour réaliser son rêve et établir la nouvelle marque.

À noter, un autre élément québécois à ce record, le canot utilisé par Coffey est un Esquif L’Edge Lite, un bateau conçu à Frampton, dans la région de Chaudière-Appalaches.

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Lundi 14 avril 2014 | Mise en ligne à 22h20 | Commenter Aucun commentaire

Il court un demi-marathon… puis fait le marathon

Il ne faut plus se surprendre de rien.

La popularité de la course à pied aidant, les sportifs amoureux du jogging cherchent constamment de nouvelles manières de se surpasser. L’Américain Reynolds Wilson a d’ailleurs peut-être inventé une nouvelle façon de le faire.

Histoire de cumuler les kilomètres de jogging en participant à des courses organisées, Wilson a en effet enchaîné un demi-marathon (21,1 km) et un marathon (42,2 km), à la fin mars.

Le sportif de 42 ans s’était inscrit aux deux épreuves au programme du Shamrock Marathon, en Virginie. Comme les organisateurs de la course donnent le départ du demi 90 minutes avant celui du marathon, Wilson a eu l’idée de courir les deux distances en succession.

C’est donc avec deux dossards et deux puces de chronométrage que l’avocat de profession s’est élancé au petit matin. Après avoir complété la première course en un très respectable 1:36:45, Wilson ne s’est jamais arrêté.

«À un moment donné, dans l’aire d’arrivée, tout le monde marchait et se demandait: “Pourquoi cours-tu encore?”» a raconté Reynolds à Runner’s World.

Il a ensuite enjambé une clôture et a couru jusqu’à la ligne de départ du marathon pour la traverser avec les retardataires. Plus lent pendant son deuxième défi de la journée, Wilson a finalement croisé le fil d’arrivée 4:15:09 plus tard.

Mis au courant du double effort du coureur, les organisateurs ont salué l’exploit.

Car s’il existe déjà des courses qui combinent le demi et le marathon sur une même fin de semaine, en deux journées différentes — le Walt Disney World Marathon notamment —, faire les courses l’une après l’autre est plus rare.

À Shamrock, il existait déjà une combinaison sur deux jours d’un 8 km avec le demi (le Dolphin Challenge), et avec le marathon (le Whale Challenge).

Suivant l’idée de Wilson, les organisateurs pensent maintenant ajouter un défi officiel de plus, avec lui aussi sa médaille particulière: le King Neptune Challenge.

À Runner’s World, Reynolds Wilson a indiqué que si c’était le cas, il allait certainement être encore dans la course… ou les courses devrait-on dire.

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Vendredi 4 avril 2014 | Mise en ligne à 14h01 | Commenter Un commentaire

L’incroyable tour du monde de Sarah Outen

L’Anglaise Sarah Outen ne manque pas de cran. Ni d’énergie.

L’aventurière de 28 ans reprend ce mois-ci son tour du monde non-motorisé (rame océanique, kayak de mer et vélo), entrepris au printemps 2011.

Baptisée London2London Via the World, l’expédition de la jeune femme se poursuit à partir de l’Alaska.

Après avoir déjà traversé l’Europe et l’Asie en kayak et en vélo, elle a atteint le continent américain cet automne après une longue traversée — partielle — de l’océan Pacifique.

Amie de la rameuse Mylène Paquette, Sarah Outen bataillait contre les flots en même temps que la Québécoise cet été. Chacune sur leur océan, elles gardaient contact grâce à la magie de la technologie.

Après un bateau perdu en mer à sa première tentative de traverser le Pacifique en 2012, Outen ne s’est pas laissé abattre pour remettre ça en 2013.

Remise de ses émotions et reposée après une pause bien méritée, elle est repartie du Japon au printemps dernier. Elle a mis 150 jours (plus de 6000 km en mer) pour atteindre l’île Adak, en Alaska, le 23 septembre 2013 (vidéo ci-dessus).

Elle devenait du coup la première femme à compléter la traversée entre le Japon et l’Alaska. Le Canada était sa première destination, mais les conditions difficiles en mer ont forcé l’aventurière à revoir ses plans.

En compagnie de la réputée kayakiste Justine Curgenven, Outen complètera maintenant sa traversée du Pacifique en longeant les îles Aléoutiennes jusqu’à la côte. Un périple en kayak de mer qui devrait prendre environ quatre mois aux deux aventurières.

De là, Sarah Outen enfourchera de nouveau son vélo pour traverser le Canada. Gageons qu’elle prévoit déjà faire un arrêt au Québec, question de renouer avec Mylène Paquette.

Décidée à poursuivre son voyage sans pause désormais, Outen espère atteindre Londres avant septembre 2015.

www.sarahouten.com

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