Vincent Marissal

Mardi 8 mai 2012 | Mise en ligne à 13h26 | Commenter Commentaires (25)

Un premier test électoral pour la CAQ

Mario Laframboise, candidat de la CAQ dans Argenteuil

Mario Laframboise, candidat de la CAQ dans Argenteuil

Les électeurs du comté d’Argenteuil éliront leur prochain député le 11 juin, lors d’une élection partielle rendue nécessaire par la démission de David Whissell en décembre.

Circonscription traditionnellement libérale, Argenteuil constitue le premier vrai test électoral de la CAQ, qui y présentera un candidat-vedette, l’ancien député bloquiste Mario Laframboise. C’est la première fois que le parti de François Legault se retrouve sur un bulletin de vote.

Le comté est libéral depuis des décennies, mais il est «prenable». En 1998, David Whissell avait gagné de peu avec 148 votes de majorité. En 2007, M. Whissell l’a emporté par 2119 voix de majorité, mais l’ADQ a bien fait (2e) avec 30 %. Lors des dernières élections générales, le PLQ avait gagné Argenteuil par 3490 votes de majorité.

Cette partielle est un test pour la CAQ, mais c’en est aussi un pour les libéraux. Un test en temps de crise avant les élections générales, qui pourraient être tenues cet automne.

Le PQ a relativement bien fait dans cette circonscription au cours des dernières élections. Nous pourrions donc assister à une lutte à trois. Une division du vote souverainiste entre le PQ et la CAQ favoriserait nécessairement le PLQ.

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Vendredi 4 mai 2012 | Mise en ligne à 11h20 | Commenter Commentaires (132)

Jadis, ils prônaient le gel…

Un lecteur m’a envoyé cet article où il est question d’un certain Jean Charest demandant à un certain Lucien Bouchard d’honorer sa promesse de geler les droits de scolarité…

J’ajoute aussi celui-ci, dans lequel le premier ministre Lucien Bouchard fait du gel une promesse électorale…

La Presse
Politique, mercredi 2 septembre 1998, p. B1

Bouchard promet de geler les droits de scolarité

Gagnon, Katia

Québec – S’il est réélu, le premier ministre Lucien Bouchard renouvelle la promesse faite en 1994 par son prédécesseur, Jacques Parizeau, et promet de geler les droits de scolarité à l’université pour toute la durée du mandat d’un nouveau gouvernement péquiste.

M. Bouchard s’est engagé en ce sens lors d’une rencontre il y a deux semaines avec les représentants des différentes fédérations étudiantes, a appris La Presse. «M. Bouchard nous a indiqué que s’il avait réussi à maintenir les droits gelés pendant la période de réduction des dépenses qui vient de se terminer, il ne verrait pas pourquoi il ne pourrait pas le faire pour la période de surplus budgétaires qui s’en vient», confirme le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Nikolas Ducharme.

Les fédérations étudiantes ne se satisferont cependant pas de cet engagement, contracté en privé, et s’attendent à ce que le chef du gouvernement se commette publiquement sur cette question. «On est content, mais on le serait encore plus s’il s’engageait formellement en public», dit M. Ducharme.

Le chef libéral, Jean Charest, s’est de son côté engagé à n’augmenter qu’au minimum les droits de scolarité, en fonction de la hausse du coût de la vie, une promesse qui a déplu aux leaders étudiants qui réclament un gel total.

Depuis quatre ans, le niveau des droits de scolarité est demeuré stable, mais au prix d’intenses pressions de la part des associations étudiantes, qui ont dû sortir dans la rue pour contraindre le gouvernement péquiste, pris à la gorge par son objectif de déficit zéro, à respecter sa promesse de 1994.

Le premier ministre Bouchard ne s’est toutefois pas limité aux droits de scolarité: lors de la même rencontre, il a également promis aux fédérations étudiantes que son gouvernement légiférerait pour interdire les clauses discriminatoires, dites «orphelin», qui désavantagent les jeunes travailleurs en leur imposant un salaire moindre que celui de leurs aînés.

M. Bouchard n’a pas précisé letype de législation auquel son gouvernement aurait recours, mais tout indique que le ministre du Travail, Matthias Rioux, se prépare à élaborer une loi cadre pour limiter le recours à ces clauses discriminatoires, une législation qui pourrait être adoptée dès la prochaine session parlementaire.

Hier, en commission parlementaire, l’Union des municipalités du Québec est pourtant venue avertir le gouvernement de ne pas interdire les clauses discriminatoires sans donner d’autres options aux municipalités pour réduire le niveau de leur masse salariale. Sans quoi, soutient l’organisme, les villes n’auront d’autre choix que d’augmenter les taxes.

Rappelons que le recours aux clauses discriminatoires a grimpé en flèche dans les municipalités depuis le transfert financier de 500 millions de Québec vers les municipalités, qui n’avaient pas le droit, pour respecter ces nouvelles obligations financières, d’abaisser le salaire de leurs employés actuels. Elles ont donc usé d’autres moyens, qui pénalisent les nouveaux employés. «En interdisant les clauses orphelin, on va peut-être créer un problème au lieu d’en régler un. On ne peut pas régler de façon simple un problème complexe», lance le président de l’Union des municipalités, Mario Laframboise, qui croit qu’ajouter au «carcan» qui enserre déjà les relations de travail dans le monde municipal ne pourra conduire qu’à une hausse des taxes.

«Est-ce que c’est possible de penser un instant au contribuable?» s’est-il exclamé.

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Jeudi 3 mai 2012 | Mise en ligne à 13h18 | Commenter Commentaires (93)

Un médiateur? Pour quoi faire?

Près de 12 semaines après le début du conflit entre le gouvernement Charest et les étudiants, certains, dont la chef du PQ, Pauline Marois, continuent de réclamer la nomination d’un médiateur.

Normalement, on appelle un médiateur en renfort lorsque les deux parties, après avoir négocié, conviennent qu’elles ne peuvent aller plus loin. Cela permet au médiateur de commencer sa médiation sur une basse.

Dans le cas présent, il n’y a pas de base puisqu’il n’y a jamais eu de vraie négociation. Permettez le néologisme, mais le médiateur n’a rien à «médiater». Il ne sert à rien d’appeler un arbitre quand les deux équipes ne jouent même pas sur la même patinoire!

Vraiment, je ne vois pas de sortie à ce gâchis…

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