Des engueulades, des insultes, du chahut, des questions sans réponse, du cabotinage, quand ce n’est pas carrément, plus rarement heureusement, des menaces, de l’intimidation, parfois même des empoignades, les parlements, c’est bien connu, ne sont pas les hauts lieux de débats respectueux et constructifs qu’ils devraient être.
Cette ambiance de pétaudière serait même responsable, du moins en partie, du désintérêt d’un nombre grandissant d’électeurs envers la chose politique. Elle ferait aussi fuir des candidats de qualité, dégoûtés par des comportements totalement inacceptables dans n’importe quel milieu de travail normal.
La solution pour ramener un peu de civilité à la Chambre de Communes serait-elle de priver de leur droit de parole, voire même de leur salaire, les députés qui insultent, intimident, ridiculisent ou se moquent de leurs collègues, de même que ceux qui refusent de répondre de bonne foi aux questions?
Le député néo-démocrate de Colombie-Britannique, Nathan Cullen, croit que des mesures disciplinaires ne nuiraient pas, ce pourquoi il a déposé cette semaine une motion en ce sens, en plus de lancer un mouvement sur les réseaux sociaux.
On peut douter de l’efficacité d’un tel remède, mais personne ne peut nier le diagnostic posé par M. Cullen (et bien d’autres!): nos parlements souffrent d’un grave déficit de civisme.
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