Plutôt lamentable ce qu’on entend ces jours-ci à la commission Charbonneau, n’est-ce pas? Pas trop envie, en tout cas, de crier haut et fort ma montréalité.
Il y a toutefois un Montréalais qui, sans se réjouir ouvertement de la déliquescence de sa ville, doit certainement penser que l’effondrement de l’administration Tremblay représente le scénario idéal pour la suite des choses. J’ai nommé: Denis Coderre.
Tout le monde sait dans le milieu politique que Denis Coderre annoncera le 9 novembre qu’il quitte la politique fédérale (temporairement, mais ça, il ne le dira pas!) pour briguer la mairie de Montréal. Le plus ironique, c’est que Gérald Tremblay, qui aurait bien voulu bloquer le chemin à Denis Coderre est en train, dans les faits, de lui ouvrir une voie royale vers la mairie de la rue Notre-Dame.
Au rythme où sortent les révélations sur Union Montréal (le parti de Gérald Tremblay), la marque de commerce de ce parti ne vaudra plus rien et M. Coderre pourra plus facilement repartir le tout «sous un autre nom», comme on dit dans le monde des affaires. Surtout si les conseillers municipaux affiliés à M. Tremblay l’abandonnent pour sauver leur peau sur un nouveau bateau.
Est-ce que Denis Coderre est le candidat idéal pour relancer Montréal et pour faire le ménage?
Ses accointances avec certains acteurs du scandale des commandites viendront certainement le hanter, mais si on en croit les sondages, cela inquiète peu les Montréalais pour le moment.
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