Dans le gros bouquin de 560 pages du budget Flaherty, on ne trouve qu’une ligne scellant le sort de Radio-Canada. Et encore, ce n’est pas vraiment une ligne, c’est une enfilade de chiffres sur trois colonnes qui donnent 115 millions $, soit les compressions imposées à la société d’État.
Pas un mot. Juste un chiffre. Le gouvernement prend la peine d’expliquer dans un long paragraphe l’abolition de Katimavik, mais sur Radio-Canada, rien.
Remarquez, pas besoin de s’étendre longuement. L’ampleur de la compression en dit long sur ce que les conservateurs pensent du diffuseur public.
Le budget est beaucoup plus loquace sur son intention de subventionner les organismes de bienfaisance qui font dans la bienséance, et non dans la politique.
«Le gouvernement met en œuvre des mesures qui veilleront à ce que les organismes de bienfaisance consacrent leurs ressources principalement à des activités de bienfaisance, plutôt qu’à des activités politiques (…)», lit-on dans le budget.
Le gouvernement demandera aussi des comptes à ces organismes afin de savoir si une partie de leur financement vient de l’étranger.
Autrement dit, répandez la Bonne parole en Afrique avec des subventions du Canada, mais ne vous avisez pas de critiquer le gouvernement ici.
Certaines mesures de ce budget ressemblent plus à des règlements de compte que le reddition de comptes…
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