Vincent Marissal

Archive, février 2012

Mercredi 29 février 2012 | Mise en ligne à 9h14 | Commenter Commentaires (98)

Pour mieux comprendre le «Poutinegate»

Les appels automatisés sont monnaie courante aux États-Unis depuis des années, au point de provoquer des contre-campagne, comme celle-ci, en 2009.

Les appels automatisés sont monnaie courante aux États-Unis depuis des années, au point de provoquer des contre-campagnes, comme celle-ci, en 2009.

Ainsi donc, un organisateur politique s’est caché sous le nom de Pierre Poutine, habitant Separatist Avenue à Joliette, pour lancer une série d’appels automatisés dans le but de tromper des électeurs du camp adverse, surtout en Ontario. Encore une fois, la réalité dépasse la fiction. Qui a dit que la politique était chose plate au Canada? Absurde, mais pas plate.

Pour suivre cette histoire, aussi grotesque que complexe, le lecteur a besoin de quelques repères. En voici quelques-uns, notamment ces trois articles du Toronto Star, qui a offert une excellente couverture du «Poutinegate» à ce jour:

- sur l’origine de l’affaire

- sur un acteur important du stratagème

- sur l’ampleur du stratagème

- sur Pierre Poutine

Toujours au Toronto Star, mon collègue Tim Harper (pas de lien avec Stephen,  ni au propre ni au figuré!) suggère qu’il est plus que temps que les Canadiens réagissent. Qu’ils se fâchent même. Je ne saurais mieux dire, Tim!

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Jeudi 23 février 2012 | Mise en ligne à 8h55 | Commenter Commentaires (95)

Pauvre Montréal!

radar

Le maire Tremblay a raison d’être en rogne contre Québec, qui veut garder le monopole (revenus, emplacement, nombre) des radars photo. Qui, mieux qu’une administration municipale, est le mieux placé pour savoir où, quand et comment on doit intervenir pour assurer la sécurité des citadins?

À Québec, les gouvernements successifs se plaignent depuis des décennies (souvent avec raison) de l’attitude paternaliste d’Ottawa envers les provinces et, pourtant, ils se comportent exactement de la même façon envers les villes, ces immatures créatures du pouvoir central québécois.

Québec se mêle de micro-politiques, comme les radars photo? Pierre Moreau dira-t-il aussi bientôt à Gérald Tremblay où installer des stop et quels jours il doit ramasser les ordures? Ah oui, j’oubliais, les patinoires et l’émondage des arbres! Les ministères du Loisir et de la Forêt devraient peut-être s’en mêler.

Si une ville comme Montréal, métropole du Québec, ne peut même pas gérer des radars photo, comment voulez-vous qu’elle se prenne en main et planifie son développement?

Demandez aux aspirants potentiels à la mairie de Montréal (les Denis Coderre, Michael Fortier et autres) quel est le principal obstacle sur le chemin de leur possible candidature, ils vous diront en choeur: cette ville est ingérable.

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Jeudi 16 février 2012 | Mise en ligne à 14h24 | Commenter Commentaires (173)

Et l’Oscar de la bêtise va à…

Lazhar

Autre grande moment de télé offert par Sun News TV, ce lundi, dans un segment de Waste Report consacré au financement public du film M. Lazhar. À voir ici, pour rire… ou pleurer, c’est selon votre seuil de tolérance à la bêtise.

«Combien payez-vous pour que le Canada ait un film aux Oscars», demande d’emblée Sun News TV. Voilà, le ton est donné et la démonstration qui suit est d’une grossièreté gênante. Notez surtout les «questions» à sens unique de l’animatrice, qui, elle, est persuadée que nous gaspillons des fonds publics dans ce film.

Imaginez un peu: M. Lazhar a coûté 3,7 millions $, dont 2,35 millions de fonds publics! SCANDALE!!! (Je pense plutôt qu’on devrait donner un Oscar à Philippe Falardeau et à son équipe pour avoir réussit à faire un tel chef d’oeuvre avec si peu…).

En bref, nous dit Sun News, les contribuables ne retirent rien, mais rien du tout, des dépenses publics dans un film comme M. Lazhar. Les seuls bénéficiaires sont les distributeurs, les producteurs et le réalisateur.

La reconnaissance du talent canadien? Des clous!

Le rayonnement de notre culture? Notre quoi?

Encourager les créateurs? Ceux qui vont dans des galas en tuxedo? Jamais!

Subventionner une industrie majeure au pays, qui rapporte des millions en retombées? Pardon, vous dites?

Pour mettre les choses dans leur juste perspective, voici quelques chiffres sur l’industrie audio-visuelle québécoise:

Retombées économiques annuelles (rapport complet ici)

> Emplois : 35 000 (équivalents temps plein)

> Masse salariale de 1,38 milliard de $

> Revenus pour le gouvernement

du Québec : 343 millions de $

> Revenus pour le gouvernement du Canada : 184 millions de $

> Rémunération à temps plein : 16 % supérieure à la moyenne québécoise

> Rémunération à temps partiel : 40 % supérieure à la moyenne québécoise

> Dépenses de consommation de 707 millions de $ pour le commerce de détail et de 669 millions de $ de dépenses diverses

Cela dit, ça m’étonnerait que les gens de Sun News s’attardent à ce genre de données. Comme on dit en anglais: Never let the facts interfere with a good story!

Autrement, il faudrait aussi s’intéresser aux films et séries produits (avec une portion de fonds publics) par TVA FILMS, filiale de Quebecor, propriétaire de Sun News TV.

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