Pour un homme qu’on croyait politiquement mort, les actions de Gilles Duceppe viennent de remonter en flèche dans le mouvement souverainiste.
Avant de s’emballer, ceux qui voient un sauveur en Gilles Duceppe devront se rappeler qu’un sondage ne fait pas un gouvernement. Surtout pas un sondage mené au beau milieu d’une crise au sein d’un parti dont la chef est contestée.
Cela dit, Gilles Duceppe semble en bien meilleure position que quiconque pour relancer le PQ.
Dimanche, Pauline Marois a elle-même conseillé à ses militants et députés inquiets de ne pas trop s’en faire avec les sondages.
«En 2003, il y a des militants et des députés du Bloc québécois qui ont demandé la démission de Gilles Duceppe, ils étaient littéralement apeurés. Ils étaient paniqués à la vue des sondages qui annonçaient que Paul Martin allait tout balayer sur son passage et en particulier le Québec. On va faire un exercice ce matin. On va changer le nom de Paul Martin et on va le remplacer en 2011 au Québec par François Legault.»
Ce que Pauline Marois n’a pas dit, c’est que si on remplace son propre nom par celui de M. Duceppe, ce que Léger Marketing a fait, le PQ devient bon premier dans les intentions de vote. Mme Marois n’a peut-être pas choisi le meilleur exemple…
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