Vincent Marissal

Archive, octobre 2011

Lundi 31 octobre 2011 | Mise en ligne à 16h07 | Commenter Commentaires (168)

Duceppe le sauveur?

Photo: cyberpresse

Photo: cyberpresse

Pour un homme qu’on croyait politiquement mort, les actions de Gilles Duceppe viennent de remonter en flèche dans le mouvement souverainiste.

Avant de s’emballer, ceux qui voient un sauveur en Gilles Duceppe devront se rappeler qu’un sondage ne fait pas un gouvernement. Surtout pas un sondage mené au beau milieu d’une crise au sein d’un parti dont la chef est contestée.

Cela dit, Gilles Duceppe semble en bien meilleure position que quiconque pour relancer le PQ.

Dimanche, Pauline Marois a elle-même conseillé à ses militants et députés inquiets de ne pas trop s’en faire avec les sondages.

«En 2003, il y a des militants et des députés du Bloc québécois qui ont demandé la démission de Gilles Duceppe, ils étaient littéralement apeurés. Ils étaient paniqués à la vue des sondages qui annonçaient que Paul Martin allait tout balayer sur son passage et en particulier le Québec. On va faire un exercice ce matin. On va changer le nom de Paul Martin et on va le remplacer en 2011 au Québec par François Legault.»

Ce que Pauline Marois n’a pas dit, c’est que si on remplace son propre nom par celui de M. Duceppe, ce que Léger Marketing a fait, le PQ devient bon premier dans les intentions de vote. Mme Marois n’a peut-être pas choisi le meilleur exemple…

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Mercredi 26 octobre 2011 | Mise en ligne à 11h33 | Commenter Commentaires (71)

L’opposition en échappe une…

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Les trois partis de l’opposition à Ottawa se disent outrés par la décision du gouvernement Harper de nommer un nouveau vérificateur unilingue anglophone alors que l’appel de candidature spécifiait noir sur blanc qu’il s’agit d’un poste bilingue.

Indignation justifiée, mais bien tardive. En fait, les partis de l’opposition ont un métro de retard dans cette affaire.

Pourquoi n’ont-ils pas réagi le mois dernier, lorsqu’ils ont su que Michael Ferguson était le candidat du gouvernement?

Le député néo-démocrate Yvon Godin, ardent défenseur du bilinguisme, déchire aujourd’hui sa chemise, mais pourquoi n’a-t-il pas dénoncé cette nomination plus tôt? M. Godin est député du Nouveau-Brunswick, il devait bien savoir que l’ex VG de sa province ne parle pas français.

Quant aux conservateurs, en particulier les députés du Québec, ils auront encore une fois exprimé leur mépris pour les institutions et pour leur propre langue.

«On juge les gens par leur compétence, a expliqué le ministre du Tourisme, Maxime Bernier. Ici, au Canada, il aura l’occasion de travailler avec des gens qui eux, comprennent le français.» Whatever that means…

Maxime Bernier ne s’offusque pas de si peu. Il a d’ailleurs participé mardi à l’annonce de son gouvernement sur le registre des armes à feu, assurant la traduction en français pour son collègue Vic Toews, qui ne parle pas un mot de français…

Sur le fond, la meilleure façon d’éviter des nominations gênantes à des postes aussi importants serait d’adopter, au fédéral, les règles en vigueur à Québec.

À Québec, le vérificateur général (comme le directeur des élections, entre autres) est «nommé sur motion présentée par le Premier ministre et adoptée par au moins les deux tiers des membres de l’Assemblée nationale».

À Ottawa, la majorité aux Communes l’emporte.

Stephen Harper, qui a longtemps décrié l’omnipotence du bureau du premier ministre lorsqu’il était dans l’opposition devrait être sensible à la suggestion.

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Mardi 25 octobre 2011 | Mise en ligne à 14h27 | Commenter Commentaires (72)

Pendant ce temps, à Ottawa…

fusil

Avec toute cette agitation sur la scène politique québécoise ces temps-ci, on a tendance à oublier Ottawa, où il se passe pourtant plusieurs choses importantes, dont, mardi, le dépôt du projet de loi abolissant le registre des armes d’épaule.

On savait (c’était une vieille promesse électorale) que le gouvernement Harper abolirait le registre, mais on apprend maintenant que les informations colligées par Ottawa depuis des années passeront à la déchiqueteuse, empêchant ainsi une province de récupérer les données pour établir son propre régime.

Les conservateurs aiment bien se présenter comme les champions de la loi et de l’ordre, mais ironiquement, ils s’apprêtent à abolir un registre décrit comme un outil utile et efficace par les différents corps policiers, dont la GRC.

Je ne suis pas certain que le gouvernement Charest, empêtré dans ses problèmes, soit en mesure ces temps-ci de mener des batailles contre Ottawa…

J’en parle plus longuement dans une prochaine chronique dans La Presse «papier».

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