Vincent Marissal

Archive, septembre 2011

Jeudi 29 septembre 2011 | Mise en ligne à 13h19 | Commenter Commentaires (221)

À go, on montre notre drapeau!

Théodore Antonopoulos devant son drapeau-porte de garage (photo, La Presse)

Théodore Antonopoulos devant son drapeau-porte de garage (photo d'archives, La Presse)

Vous vous souvenez de cette histoire d’un citoyen de Pierrefonds, Théodore Antonopoulos, qui avait peint le drapeau de son pays d’origine sur sa porte de garage après la victoire de l’équipe nationale grecque de soccer à l’Euro 2004? L’arrondissement de Pierrefonds lui avait alors ordonné d’effacer le drapeau, ce que M. Antonopoulos avait dû faire, à contrecoeur, après avoir perdu sa cause en cour. Le pauvre bougre avait mis 10 semaines à réaliser sa fresque et il avait retenu les services du célèbre avocat Julius Grey pour défendre sa liberté d’expression contre des règlements municipaux qu’il jugeait abusifs.

Cette histoire m’est revenue en tête en entendant que le gouvernement conservateur veut adopter une loi pour interdire à quiconque d’empêcher son prochain d’afficher fièrement le drapeau canadien. Donc, si Théodore Antonopoulos ou quiconque peignait le drapeau canadien sur sa porte de garage après la prochaine victoire de l’équipe canadienne de hockey au championnat du monde ou aux Jeux olympiques, la loi fédérale interdirait qu’on brime sa ferveur patriotique. Idem si votre voisin de palier décide d’accrocher un unifolié sur la rampe de l’escalier extérieur ou sur la devanture de votre superbe immeuble à condos dans le Vieux-port, de planter un mat avec drapeau devant un lac, juste dans votre champ de vision, de peindre un drapeau sur la clôture mitoyenne, etc.

Le ministre du Patrimoine, James Moore, qui défend le projet de loi privé d’un de ses collègues députés, dit s’en remettre au jugement des citoyens pour éviter les situations fâcheuses. Justement, pourquoi une loi du drapeau si on peut s’en remettre au jugement des citoyens?

Je ne sais trop quelle mouche a piqué le gouvernement Harper, mais ils sombre dans un véritable délire patriotique ces temps-ci…

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Lundi 26 septembre 2011 | Mise en ligne à 10h48 | Commenter Commentaires (97)

Volte-face et malaise

Je viens de réécouter l’entrevue de Jacques Duchesneau à Tout le monde en parle.

Je résumerais ainsi ce passage tant attendu: volte-face et malaise.

Volte-face: mine de rien, Jacques Duchesneau vire capot et ne croit plus qu’une enquête publique soit nécessaire – pour le moment – pour faire la lumière dans l’industrie de la construction. Il veut maintenant une enquête à huis clos, présidée par des juges. Pourtant, il affirme que la situation est pire qu’il y a 40 ans et se dit convaincu que le crime organisé s’est infiltré dans l’industrie de la construction. Il parle aussi de financement occulte des partis politiques. Des juges, dit-il, pourraient faire des recommandations. Oui, mais comment s’assurer de la transparence de l’exercice, comment s’assurer que quelques planqués ne s’en tirent pas à bon compte, qu’on remonte toutes les filières, y compris politiques, si l’«enquête» est confiée à trois juges cachés derrière des portes closes?

Malaise:  M. Duchesneau affirme des choses très graves, mais ne peut, évidemment, donner des noms, des faits précis, des dates, etc. Il nous faut donc croire sur parole tout ce qu’il dit. Je ne dis pas que ce qu’il affirme est faux, mais nous n’avons aucune façon de le vérifier. Cela n’est pas de nature à favoriser la transparence dans un milieu passablement obscur.

On verra mardi si les députés de la Commission parlementaire de l’administration publique arrivent, en cinq heures d’audience, à en savoir plus.

J’ai comme un doute…

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Vendredi 23 septembre 2011 | Mise en ligne à 12h35 | Commenter Commentaires (57)

MacKay doit rembourser

Le ministre de la Défense, Peter MacKay (photo: cyberpresse)

Le ministre de la Défense, Peter MacKay (photo: cyberpresse)

En début de semaine, on apprenait que le chef d’État major des Forces armées canadiennes,  le général Walt Natynczyk, pourrait être contraint de rembourser le coût de certains vols effectués dans des avions gouvernementaux à des fins personnelles.

Ces derniers jours, on apprend maintenant que l’exemple vient de haut puisque le ministre de la Défense, Peter MacKay, aurait lui-même utilisé un hélicoptère de l’armée pour revenir d’un camp de pêche et un challenger de l’Armée pour assister à un festival du homard dans son comté.

Si le premier ministre Stephen Harper est intervenu pour que le général Natynczyk rembourse certains vols si ceux-ci ne cadraient pas dans l’exercice de ses fonctions, je présume qu’il fera, à plus forte raison, la même chose auprès de son ministre.

Pour votre information, une heure de vol d’un jet (challenger) coûte environ 3300 $ aux contribuables. Je ne vois vraiment pas pourquoi nous devrions payer pour qu’un ministre aille manger du homard dans son comté.

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