Vincent Marissal

Archive, août 2011

Mercredi 31 août 2011 | Mise en ligne à 18h16 | Commenter Commentaires (177)

Who cares?

photo: Hill Times

photo: Hill Times

Pour la quatrième fois en 5 ans, Stephen Harper a nommé une personne unilingue anglaise au poste stratégique de directeurs des communications.

Après William Stairs, Sandra Buckley, Kory Teneycke, voici maintenant Angelo Persichilli, un ancien journaliste. Finalement, Dimitri Soudas, parfaitement bilingue, aura été l’exception. M. Soudas a quitté son poste, et le bureau de Stephen Harper mardi.

Même s’il ne parle pas la langue de la majorité des Québécois et qu’il vit à Toronto et Ottawa, M. Persichilli a des idées bien arrêtées sur le Québec. Des idées pas toujours très flatteuses, comme le note ici mon collègue Joël-Denis Bellavance.

Un beau geste d’ouverture de la part du PM.

Le directeur des communications du premier ministre du Canada ne parle pas français?

Who cares.

Cela dit, Paul Martin a lui aussi confié ce poste à un uni-anglais.

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Lundi 29 août 2011 | Mise en ligne à 14h41 | Commenter Commentaires (108)

Pour ou contre une fusion?

Le Parti libéral du Canada et le NPD devraient-ils fusionner pour faire contrepoids à la droite unie derrière Stephen Harper?

Sont-ils même condamnés à en arriver là? Mais est-ce seulement possible?

J’en parle dans ma chronique du jour.

Jean Chrétien y est favorable. Denis Coderre aussi. Et l’idée refait surface dans le petit monde politique canadien, même si le chef libéral par intérim, Bob Rae, l’a rejetée sans cérémonie.

Qu’en pensez-vous?

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Jeudi 25 août 2011 | Mise en ligne à 14h34 | Commenter Commentaires (137)

La part des choses (nouvelle formule)

Photo: Radio-Canada

Photo: Radio-Canada

Dans son ancienne vie, Bernard Drainville animait La part des choses sur RDI, une émission d’affaires publiques à laquelle j’ai souvent eu le plaisir de participer.

Nerveux, fébrile, M. Drainville prenait beaucoup de notes pendant ses entrevues, parfois frénétiquement, raturant des passages, faisant des flèches entre les éléments, brassant ses feuilles. Je me suis souvent demandé comment il arrivait, en même temps, à écouter son invité, à prendre des notes , à gérer la «machine» télévisuelle et à écouter les consignes du réalisateur dans son oreille. Il y arrivait fort bien, mais il était vidé après son émission!

En fait, c’était un réflexe pour cet hyperactif: du brassage d’idées parfois un peu chaotique émergeait des réponses et, au bout du compte, une émission cohérente.

Le député Drainville a repris la formule, son carnet de notes et son crayon surligneur pour pondre un document intitulé Le Québec qu’on veut, un constat de l’état de notre démocratie fait à partir d’une consultation publique.  M. Drainville propose 10 moyens de restaurer la confiance des citoyens envers leur système démocratique:

1. Élection du premier ministre au suffrage universel.

2. Élections à date fixe.

3. Instauration d’un processus de référendums d’initiative populaire.

4. Organisation d’un référendum sur le mode de scrutin.

5. Instauration d’un jury citoyen chargé d’évaluer le travail des parlementaires, allant jusqu’à la possibilité de révoquer le mandat d’un parlementaire.

6. Assouplissement considérable de la ligne de parti.

7. Instauration d’une assemblée publique obligatoire dans chacune des circonscriptions du Québec au terme de chacune des sessions parlementaires.

8. Création d’un poste de Vérificateur général national (VGN).

9. Obligation de fournir un portrait clair des finances publiques six mois avant les élections (à date fixe).

10. Plafonnement des dons aux partis politiques à 100 $ par personne.

Plusieurs points méritent réflexion, mais j’ai un sérieux problème avec le point 3 (instauration d’un processus de référendums d’initiative populaire), qui pourrait mener à une «dictature du référendum», un réflexe plus populiste que démocratique. Je préfère, et de loin, qu’on élise les gouvernements sur leur programme et qu’on les juge sur leur bilan.

Par ailleurs, si je comprends bien, il suffirait qu’une minorité (15 %) réclame un référendum sur l’avenir du Québec pour que le gouvernement soit obligé d’en tenir un. Pour le PQ, ce serait avantageux puisqu’il pourrait se cacher derrière la «volonté» du peuple sans avoir à prendre le risque de promettre un référendum, mais encore là, la démocratie est mieux servie lorsque les partis proposent et que les électeurs choisissent.

Je suis curieux de lire vos commentaires sur le plan Drainville, question de poursuivre la réflexion. J’ai bien dit «commentaires», pas procès d’intention ou délires partisans.

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