Vincent Marissal

Archive, avril 2011

Samedi 30 avril 2011 | Mise en ligne à 12h34 | Commenter Commentaires (207)

Bonne fête, M. Harper

harper-toronto

C’est l’anniversaire de Stephen Harper ce samedi.

Pour l’occasion, le chef conservateur s’est offert une autre confrontation avec les journalistes qui suivent sa campagne.

Un autre moment disgracieux et indigne d’une réelle démocratie.

La scène croquée plus haut avec mon iPhone est classique des événements de campagne de M. Harper. Une salle (dans ce cas-ci, un garage) pleine de monde, les supporters entourant le chef conservateur, créant une ambiance intime. Jusque là, pas de problème, c’est très réussi de la part des organisateurs.

Là où ça se gâte, c’est lorsque les médias tentent de faire leur travail et de poser des question, après le discours.

Normalement, le point de presse est un exercice ouvert à tous les médias, sans limite de questions (en tout cas, pas une limite de 4 questions!), tenu sans la présence de militants. M. Harper, lui, aime être entouré de ses partisans pendant ses points de presse minimalistes. Non seulement ne répond-il pas aux questions (c’est devenu une vraie farce, il répond la même phrase à toutes les questions, même si ça n’a pas rapport!), mais en plus les plus hargneux de ses fidèles vocifèrent contre les journalistes qui osent poser des questions. Le silence complice du premier ministre les encourage et le personnel politique réparti dans la salle «partent la claque» (les applaudissements) après la non-réponse. On est ici plus proche de la secte que du parti politique.

Ce samedi matin, il en fallait de peu pour que cela dégénère en affrontement ouvert entre médias et partisans conservateurs.

À une autre époque, Jean Chrétien nous a fait le coup quelques fois, mais il avait au moins la décence de demander à ses supporters de laisser les journalistes faire le travail, précisant que cela faisait partie de la démocratie.

Il faut dire que Jean Chrétien, contrairement à Stephen Harper, n’a jamais eu peur des questions et il n’avait pas l’habitude de se cacher derrière ses partisans. Ou derrière ses gardes du corps!

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Vendredi 29 avril 2011 | Mise en ligne à 11h43 | Commenter Commentaires (75)

Même Mont-Royal?

Depuis quelques jours, la rumeur circule dans les cercles politiques: le Parti libéral serait dans le trouble à Montréal, même dans Mont-Royal.

Impossible, se dit-on d’abord, le PLC a gagné ce comté en 2008 par 10 000 votes de majorité et 56 % des voix.

Eh non, pourtant, le sol tremble sous les pieds des libéraux dans Mont-Royal aussi.

Stephen Harper était dans ce comté ce vendredi matin pour appuyer son candidat, l’ancien conseiller municipal Saulie Zajdel. Bonne foule, où on pouvait reconnaître bien des visages vus jadis chez les libéraux.

Par ailleurs, le propriétaire du Suburban, Amos Sochaczevski, a lu une longue lettre d’appui au chef conservateur.

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Jeudi 28 avril 2011 | Mise en ligne à 12h02 | Commenter Commentaires (149)

Come on, guys!

G&M

The Globe and Mail est le premier quotidien canadien à plonger, quatre jours avant le vote: Harper est le meilleur choix pour le Canada, annonce-t-il ce jeudi en éditorial.

L’argumentaire essentiellement économique amené par le G&M se défend, de même que son évaluation de la campagne libérale.

Le G&M règle d’ailleurs le cas de Michael Ignatieff en disant qu’il «a été un honorable chef de l’opposition», suivi de cette phrase assassine: But his campaign failed to show how the Conservative government has failed, and why he and the Liberals are a preferred alternative.

(Sa campagne n’a pas su montrer où le gouvernement conservateur a échoué ni pourquoi lui et le PLC est la solution de rechange).

Ouch! 35 jours de campagne pour en arriver là.

Jusque là, nous sommes d’accord.

Ça se gâte toutefois lorsque que le vénérable canard reproche au chef du NPD, Jack Layton, d’avoir obtenu des appuis au Québec par une promesse malvenue d’étendre la loi 101 aux lieux de travail sous juridiction fédérale.

Un extrait de l’édito:

«He (Layton) has shown that a federalist party can make serious inroads in Quebec, but it has come at the cost of an unwelcome promise to impose provisions of Quebec’s language law in federal workplaces.»

Come on, guys!

Ça vous dérange à ce point de penser que les employés québécois francophones des banques, des ports ou dans les télécoms puissent travailler dans leur langue?

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