Vincent Marissal

Archive, mars 2011

Jeudi 31 mars 2011 | Mise en ligne à 18h32 | Commenter Commentaires (54)

Parole de Mulcair!

(Photo A.D. Courrier du Saguenay)

(Photo A.D. Courrier du Saguenay)

«Retenez bien ce que je vous dis: on va gagner le comté de Jonquière-Alma avec notre candidat Claude Patry!»

Voilà une prédiction audacieuse du seul député du NPD au Québec, Thomas Mulcair, du comté d’Outremont.

Le chef adjoint du NPD, qui était de passage jeudi après-midi à la table éditoriale de La Presse avec son chef, Jack Layton, affirme que leur candidat va défaire le ministre conservateur Jean-Pierre Blackburn.

Selon M. Mulcair, qui revient d’une virée dans Jonquière-Alma, tout le monde connaît Claude Patry, ex-président du Syndicat national des employés de l’aluminium Arvida (SNEAA).

Les autres comtés visés par le NPD, en plus d’Outremont, évidemment: Gatineau (l’ancienne libérale Françoise Boivin), Hull-Aylmer (Nycole Turmel, l’ancienne présidente de l’Alliance de la fonction publique), Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou (le leader autochtone bien connu Roméo Saganash) et Rosemont-La Petite Patrie (Alexandre Boulerice).

Les sondages sont bons pour le NPD au Québec depuis quelques temps, mais se traduiront-ils en bulletins dans l’urne?

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Jeudi 31 mars 2011 | Mise en ligne à 9h43 | Commenter Commentaires (63)

Débat, hypocrisie et twitter

Débat à cinq, en 2008 (archives, PC)

Débat à cinq, en 2008 (archives, PC)

Elizabeth May, chef du Parti vert, ne sera pas du débat des chefs.

Dommage, on avait rien contre sa présence, disent les chefs des autres partis.

Facile à dire APRÈS que le consortium ait décidé de l’exclure!

En réalité, les autres partis n’avaient rien contre sa présence, mais rien pour non plus. Mais comme l’exclusion de Mme May avait provoqué un tollé chez les électeurs en 2008, les grands partis tentent cette fois de se montrer bon prince.

Cela dit, je pense que c’est la bonne décision. On ne devrait pas gagner sa place au débat des chefs sur la base de sondages ou de sympathie populaire. La règle non écrite voulant qu’il faut avoir au moins un siège aux Communes me semble raisonnable.

D’autant que Mme May n’a convaincu personne du facteur indispensable de sa présence en 2008.

Les débats auront donc avoir lieu les 12 et 14 avril, entre MM. Harper, Ignatieff, Duceppe et Layton.

L’idée d’un duel Harper-Ignatieff est, théoriquement, intéressante, mais elle souffre d’au moins deux problèmes majeurs:

- Comme le dit le chef du NPD, Jack Layton, cela présume du résultat des élections, ce qui est un accroc à la démocratie

- Quel message envoie-t-on au Québécois en excluant le chef du Bloc, qui recueille près de la moitié des votes de la majorité francophone au Québec? Le Québec ne compte pas? On concède la victoire au Bloc?

L’inévitable «débat sur le débat» était aussi prévisible que la fonte des neiges en avril, mais ce qui est nouveau cette fois, c’est l’influence galopante des médias sociaux dans cette campagne.

À preuve, cet échange entre Stephen Harper et Michael Ignatieff, puis Jack Layton qui s’invite dans la discussion, hier sur Twitter:

m_ignatieff:  @pmharper A one-on-one debate? Any time. Any place.
time – about 5 hours ago

pmharper :  @M_Ignatieff curiously, my team proposed 1:1 to TV consortium today; however, your team did not speak up.
time – about 3 hours ago

jacklayton:  I remember the ‘08 debates @pmharper. Don’t blame you for not wanting to face me again. #elxn41 #cdnpoli #ndp

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Mercredi 30 mars 2011 | Mise en ligne à 10h50 | Commenter Commentaires (126)

Parlons contenu

(photo: Radio-Canada)

(photo: Radio-Canada)

Vous êtes plusieurs à vous plaindre du fait que les médias accordent trop (selon vous) d’attention aux incidents et autres à-côtés des campagnes électorales, comme les déclarations maladroites de candidats ou autres gaffes.

Désolé de vous contredire, mais ces choses font partie des campagnes électorales. Au-delà de l’anecdote, elles mettent en lumière des problèmes d’organisation des partis, des lacunes des chefs, des attitudes et elles ont souvent des répercussions sur les campagnes nationales.

Des exemples célèbres : en 1992, le président George Bush père, fasciné par un lecteur de codes à barres dans un supermarché et, en 2008, le candidat républicain, John McCain, qui ne se souvenait plus du nombre de maisons que sa femme et lui-même possédaient.

Anecdotes sans grande conséquence, pensent certains, mais pour bon nombre d’Américains, cela avait démontré à quel point ces politiciens étaient déconnectés de la réalité.

Vous avez raison, toutefois, de dire que l’anecdote ne doit pas occulter la substance des campagnes, notamment les programmes des partis.

Ouvrons donc le débat sur les mérites des premières promesses de la présente campagne:

- La promesse de Stephen Harper de baisser les impôts des familles.
L’engagement de Michael Ignatieff envers les étudiants.
- La solution de Jack Layton pour contrôler les frais de cartes de crédit ou celle favorisant la création d’emploi.

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