Vincent Marissal

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  • Vincent Marissal couvre la politique depuis plus de 15 ans, sur les collines parlementaires à Québec et à Ottawa, dans le reste du Canada et même à l'étranger.

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    Jeudi 24 février 2011 | Mise en ligne à 18h36 | Commenter Commentaires (68)

    Éducation: quelques réactions au discours de Charest

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    «Mon discours inaugural est bien reçu», a affirmé jeudi Jean Charest.

    Un peu présomptueux de sa part, je trouve.

    Il a toutefois raison de dire qu’en politique, l’unanimité n’existe pas.

    Vous êtes nombreux à réagir depuis mercredi aux annonces multiples de M. Charest.

    Je retiens, en particulier, deux commentaires d’enseignants.

    Le premier, un prof du primaire, dit, avec dépit, qu’à défaut de collègues spécialisés pour venir en aide aux élèves en difficulté, il pourra au moins faire des recherches sur les troubles d’apprentissage sur son nouveau portable fourni par l’État… 

    Un autre commentaire, beaucoup plus long, me vient d’un ancien directeur d’école.

    Intéressant témoignage d’un homme de «terrain»:

    J’ai été enseignant de 6 e année et directeur d’école au primaire , dans un milieu où la population était très divisée sur l’enseignement de l’anglais et du français, Saint Léonard.
    J’ai connu dans la même école , les classes bilingues , où les élèves recevaient une demi-journée de cours en anglais et une demi-journée en français, au secteur anglais . Dans la même école , il y avait des classes françaises . Dans ces classes bilingues, les élèves italophones formaient une majorité. J’ai été également adjoint au secondaire dans la même municipalité. Les élèves qui avaient passé par ces classes ou d’autres types, avaient beaucoup de difficulté au secondaire. Les parents voulaient qu’ils connaissent trois langues, or , ils n’en maîtrisaient aucune.
    J’ai aussi connu des classes d’enseignement intensif de l’anglais pour la clientèle francophone qui était soumise à différents critères de sélection . Je pense que la majorité des élèves pourraient profiter de cet enseignement , mais il ne faut pas perdre de vue que le cours de 6 e année ne dure alors que 5 mois pour l’académique . Il importerait donc de raffermir l’enseignement dès les premières années du primaure en français et mathématiques. L’enseignement de l’anglais pourrait disparaître de la 1 ère à la 5 e année , afin d’augmenter le temps consacré à ces matières.

    Au sujet du discours de M Charest . Celui-ci veut étendre une mesure vécue par un nombre limité de classes à tout le réseau en 6 e année.
    En passant , mme Marois, a parlé de spécialistes de matières  actuellement au primaire. Or , au primaire , ce sont des titulaires qui enseignent l’emnsemnble des matières à l’exception de quelques spécialités. Madame Marois devrait mieux s’informer.

    Il y a certainement au moins 2 000 à 3 000  classes de 6 e année  au Québec ( en incluant les écoles privées ) .
    Comment trouver autant d’enseignants compétents en anglais ? À la commission scolaire de Montréal, les titulaires enseignent l’anglais . Cet enseignement n’est pas vraiment valable . De plus , on ne parle pas de 5 demi journées par semaine , mais de quelques périodes.

    M Charest a même précisé que cet enseignement de l’anglais se donnerait durant la 2 e moitié de l’année. Il aurait été préférable de ne pas cibler de semestre , afin de favoriser des échanges de classes entre enseignants. La demande aurait été coupée de moitié.

    Bien que cette mesure soit une idée à considérer, il y a loin de la coupe aux lèvres.

     

     

    Pierre C Tremblay
    Montréal-Nord


    • J’ai 12 petits enfants de 7 à 25 ans qui ont étudié ou qui étudient au primaire dans les écoles publiques .
      Une de mes 5 enfants enseigne en 6è depuis plusieurs années.
      J’ai des opinions mais- quand je lis les commentaires de cet ancien prof de 6è , devenu par la suite directeur d’école, je pense que mon rôle est de lire les commentaires de gens qui ont cette expérience et…de prendre des notes.
      Voilà, je suis à l’écoute .
      yg

    • Afin d’améliorer le sort que nous avons, petits francophones, tout le monde parlera maintenant l’anglais. Quel témoignage de M.Charest sur son attachement aux valeurs du Québec. Un Québec anglophone rien de mieux comme vision de société plus rentable…

    • “Bien que cette mesure soit une idée à considérer, il y a loin de la coupe aux lèvres”

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      Moi le roi des one -liners ,je dis oui au Quebec souverain

      Jean Nemarre

    • “Bien que cette mesure soit une idée à considérer, il y a loin de la coupe aux lèvres”

      ====

      Moi le roi des one -liners ,je dis oui au Quebec souverain

      Jean Nemarre

    • Qui a demandé tous ces portables et ces tableaux ? C’est sûr que ça peut être utile si le réseau internet est adéquat (ce qui n’est pas souvent le cas puisqu’il est très lent), mais ce n’est tellement pas une priorité. C’est comme installer un GPS dans une voiture qui a une crevaison et plus d’essence. En plus, est-ce qu’il faudra tout remplacer dans cinq ans parce que ça sera désuet ? Il faut prioriser l’embauche de spécialistes (orthophoniste, psycho-éducateurs, etc.) avant tout. Je veux bien me servir d’un beau tableau électronique, mais comment faire lorsque je dois consacrer tout mon temps à aider les enfants en difficultés d’apprentissage et/ou en troubles de comportement ?

      Pierre Pelletier

    • Très intéressant le commentaire de M. Tremblay et très pertinent.

      Il est très important d’améliorer le français chez les jeunes avant d’apprendre l’anglais. Juste à voir les courriels truffés de fautes des jeunes qui sortent de l’université, on voit qu’il y a beaucoup de travail à faire.

      L’idée de concentrer l’apprentissage de l’anglais dans le dernier semestre du primaire peut être bonne, mais comme le souligne M. Tremblay, il faudrait profiter du temps restant pour optimiser le français parce que depuis 10-15 ans il y a recul en la matière.

      Comme le dit la fable, celui qui court deux lièvres à la fois n’en prend aucun.

      Imaginez trois…

      s.b.

    • ” Charest a même précisé que cet enseignement de l’anglais se donnerait durant la 2 e moitié de l’année. Il aurait été préférable de ne pas cibler de semestre , afin de favoriser des échanges de classes entre enseignants. La demande aurait été coupée de moitié.”

      ===

      un Quebec libre de sa liberte rien d’autre

      Jean Nemort

    • Oeuvrant dans le domaine de l’informatique depuis plus d’une vingtaine d’année, je suis sceptique face aux tableaux blancs et aux ordinateurs portables pour les profs. Quand on nous sert une technologie comme solution, cela fonctionne rarement. Comme si, parce qu’il y aura de nouvelles technologies, tout va se résoudre dans le monde de l’enseignement. Les technologies sont des outils et ils doivent être intégrés dans des façons de travailler, dans ce cas-ci d’enseigner.

    • C’est bien beau de vouloir enseigner l’anglais,mais encore faut-il que les professeurs soient vraiment compétents dans cette langue.Au primaire,je reprenais mon institutrice sur ses erreurs en anglais,ce qui m’a valu quelques visites au bureau du reponsable de la discipline.Les sciences humaines,dont l’apprentissage de l’anglais,ne sont de nos jours,à ce que je sache, pas beaucoup plus valorisées qu’à cette lointaine époque.Et j’ajoute ceci:la maîtrise du français écrit et parlé doit être la première priorité de l’école.Parce que c’est le fondement essentiel d’une éducation de qualité.

    • “responsable” et non reponsable.Sorry.

    • Mais moi je veux savoir…..qu’arrive-t-il aux enfants anglophone de 6ième année…auront–il une immersion en français ????? Personne n’a soulevé la question meussemble ????

    • Je me permets de faire un copier-coller du texte que j’avais envoyé sur le sujet précédent.

      Pauvre Charest, il ne sait plus où se ” garrocher “.

      Le vouvoiement à l’école, quel enjeu important ! Ça va en changer des choses, ça. Tiens , je vais tomber dans la caricature facile : ” Vous êtes donc bien folle, vous ! ” au lieu de ” T’es donc ben folle, toé ! ” C’est sûr que ça désarticule un peu plus les mandibules en y allant avec le vous, mais bon. Le fond ne change pas. Je ne dis pas que le vouvoiement serait une mauvaise chose en soi, mais ce n’est sûrement pas un thème à insérer dans un discours inaugural … franchement.

      Est-ce que tous les élèves envoient promener les profs ? NON. Ça arrive. Dans certains milieux, c’est pire, vrai. Mais ce n’est pas là une règle générale. L’autorité et le respect , ça tient à autre chose qu’à l’unique fait de tutoyer ou vouvoyer l’enseignant.

      L’anglais intensif ( bain linguistique ), une bonne chose ? Permettez-moi d’en douter. Tu ne vas pas devenir hyper meilleur ( oublions complètement le mot bilingue ) en anglais parce que tu viens de passer 5 mois en ” immersion passagère ” dans une autre langue . Tant qu’à faire de l’immersion, allons-y sur deux années, ( 5ème et 6ème ) , le 3ème cycle du primaire. Le problème, c’est qu’au secondaire, il n’y a pas d’immersion anglaise ( à moins qu’il y ait des écoles qui s’y adonnent ) quand tu entres en secondaire 1. Donc tu retournes à tes quelques heures de cours d’anglais sur dix, quinze jours.

      Ça prend des profs qualifiés, bilingues, pour donner ce cours. On en a besoin de combien pour parvenir à mettre en pratique l’immersion À TRAVERS LE QUÉBEC AU COMPLET ? On ne parle pas du prof qui baragouine quelques phrases dans la langue de Shake Spear ( l’ancêtre de Brittney ! ) dans le style de ” Jône enn Méré go tou skool ” ou ” Diss ise a appule ” . Non, non. Des vrais de vrais , qui vont donner le cours en anglais, de la première à la dernière minute du cours. Ce qui prend un certain temps aux élèves pour s’y habituer. Et le temps, en bain linguistique, tu n’en as pas. Zéro. Tu as 5 mois théoriquement pour passer le programme au complet de 6ème année à ton groupe. Ça ” rush ” en ta… !

      Point de vue organisationnel ? Bonne chance. Il va y avoir des grincements de dents. Pas sûr que Ti-Pout va aller à son école d’origine , là où il a passé son primaire jusqu’en 5ème année. Je ne vais pas entrer dans les détails, ce serait fastidieux et mon texte est déjà assez long, mais ce que je veux dire, c’est loin d’être assuré que le petit Tryphon va faire son bain linguistique à la même école où il aurait dû normalement terminer son primaire. Pour différentes raisons d’organisation , il risque d’aller vivre son ” bain” dans une autre école. Il y a des parents qui vont accepter cette situation un peu ennuyante mais d’autres, pas du tout. Les baguettes en l’air, ” Je veux que mon enfant soit exempté de bla bla bla, etc, amen.

      Donc, plus facile à dire qu’à mettre en application. Beau discours … ça paraît bien.

      Bon , assez pour aujourd’hui. Inutile de parler des tableaux et des portables. C’est du temps perdu. ELLES NE SONT PAS LÀ, LES PRIORITÉS !!!

      Tant qu’à mettre de l’argent dans des ” choses matérielles “, qu’on installe donc des systèmes de climatisation dans les écoles ( surtout primaires ) qui datent d’avant J-C, où l’on crève de chaleur au deuxième étage pendant les chaleurs en juin et septembre ( des fois plus ) et que les élèves dorment sur les bureaux !!! Ce serait bien de changer les fenêtres aussi, pour les élèves qui gèlent sur le bord des fenêtres . Tant qu’à mettre de l’argent sur du matériel.

      Charest nage dans le yogourt avec ses remaniements. Faut pas être trop dupe, quand même.

      Bonne fin de soirée.

    • La connaissance de l’anglais est important. Mais doit-on tout chambarder?
      Au Québec, on doit s’occuper d’abord de bien apprendre le français (et les mathématiques) pour bien connaitre et utiliser notre langue. Après on peut y
      ajouter d’autres langues. C’est du moins ce que disent certains linguistes de renom! Ça plein de bon sens.

      Il faut donc trouver la meilleure façon…!!!

    • Je suis outré. Durant sept ans, j’ai fait partie de l’organisation parentale à la CSDM. Au cours de ces sept années j’ai bien dû participer à plus de 200 réunions et activités de toutes sortes. J’ai eu l’occasion d’entendre et d’écouter les doléances des parents, des enseignants, des professionnels, des cadres et des dirigeants des écoles et de la commission scolaire. La très grande majorité des problèmes a une cause commune : le manque de ressources financières.

      J’ai entendu des parents d’élèves HDAA réclamer de meilleurs services pour leur enfant à qui l’on répondait : pas d’argent.

      J’ai entendu des parents réclamer des locaux plus propres, des bibliothèques mieux garnies, des gymnases mieux équipés à qui l’on répondait : pas d’argent.

      J’ai entendu des enseignants dénoncer l’insuffisance de l’aide professionnelle, l’alourdissement de leurs tâches, la vétusté des locaux et le manque d’équipement à qui l’on répondait : pas d’argent.

      J’ai rencontré des directeurs et des directrices d’établissements d’enseignement qui réclamaient des ressources à qui l’on répondait : pas d’argent.

      J’ai assisté à des réunions où des membres de la direction de la commission scolaire expliquaient aux personnes présentes qu’ils étaient conscients des besoins mais que, malheureusement, il n’y a pas d’argent.

      Et voilà que mercredi, au lendemain du jour où la présidente de la CSDM demande plus de ressources pour que les enfants issus de milieux défavorisés puissent prendre un bon repas le midi, notre bon premier ministre nous annonce que chaque classe du Québec sera dotée d’un écran interactif et que chaque professeur aura un ordinateur portable.

      Que l’on me comprenne bien je ne suis pas contre la technologie. J’y ai recours tous les jours pour travailler. Mais il me semble que lorsque les besoins sont à ce point énormes et que les ressources à ce point limitées, il faut faire des choix judicieux et celui-là, annoncé par M. Charest, ne m’apparaît pas comme le meilleur c’est le moins qu’on puisse dire.

      Selon moi, bien que ne faisant pas des salaires faramineux tout enseignant intéressé a les moyens de s’acheter un ordinateur. Nous pouvons donc dire sans trop de risque de se tromper que la grande majorité des professeurs désirant un ordinateur en a déjà un et s’en sert. Ceux qui n’en ont pas n’en voient tout simplement pas l’utilité. Le seront-ils plus si on leur en fournit un ? L’utiliseront-ils dans le cadre de leurs activités professionnelles ? Permettez-moi d’en douter. Je trouve que l’on s’approche dangereusement de la dépense inutile surtout en ces temps de rareté des ressources. Quant à l’écran, bien qu’il s’agisse d’une magnifique technologie, peut-être faudrait-il combler des besoins plus urgents comme, entre autres, ceux mentionnés plus haut. Étrange quand même que l’on oppose une fin de non recevoir pour des demandes visant à combler des « besoins de base » en raison du manque de ressources financières alors que pour de la technologie il ne semble pas y avoir de problème. J’ose espérer qu’on ne rognera pas des budgets de services aux élèves pour dégager les sommes nécessaires à l’achat de ces appareils.

      En passant, si le gouvernement pense que l’installation d’écrans interactifs dans les classes règlera les problèmes en éducation il devrait peut-être songer à en installer aussi dans les salles d’urgence des hôpitaux !

    • Les tableaux blancs et les ordinateurs portables ?

      Cherchez le tinami q

    • Oups ! Mauvaise touche !

      Je recommence.

      Les tableaux blancs et les ordinateurs portables ?

      Cherchez le tinami du PLQ qui en a un gros stock à fourguer…

      Quant au vouvoiement, vous pourriez-tu passer à une autre question ? :-)

    • Fu,,, you..Charest…
      C’est-y clair çà…. c’est en anglais pourtant….

    • Le discours de Charest n’est qu’un ramassis de vieilles épluchures et de rognures provenant des bureaux de sous ministres grassement payés, qui eux mêmes on dû presser sur les professionnels du gouvernement, soumis à des décrets, pour obtenir un peu de matière…
      Cette vision qui consiste, entre autres, à noyer les enfants de 12 ans dans un bain linguistique forcé, est une pure hallucination ! Faillait bien Charest pour proposer une telle ineptie !
      Notre bozo national, a fait le guignol à l’Assemblée Nationale, pour finalement pondre une jelly bean linguistique !
      Si être bilingue c’est penser et se comporter comme Charest, je préfère que le Québec deviennent totalement unilingue Français !

    • En passant, je suis parfaitement bilingue et je ne serais pas à l’aise pour enseigner l’anglais. Savoir quelque chose ne veut pas dire qu’on est capable de l’enseigner correctement. Il faudrait autant de cours de didactique de l’anglais qu’il y en a pour le français. Une année d’université de plus avec ça ?

      Pierre Pelletier

    • J’peux pas croire qu’on fait encore confiance au gouvernement central à Québec pour dicter ce qui fonctionnera pour éduquer, non pas former, nos enfants. Il y a plus de 2 millions d’enfants maintenant éduqués à la maison aux États, et ce nombre croit de 15 à 20 % par année. Il ferait, ti-jean, si l’éducation maison était permit au Québec?

      Réveillez-vous, le corpogouvernemôman de Sa Majesté au Québec n’est pas la solution, il est le problème.

    • Deux très bons commentaires.

      Dans le domaine de l’enseignement comme dans bien d’autres domaines ( ex. la santé… ) si on avait comme culture de gestion de consulter la base, on aurait beaucoup plus de chance de régler les vrais problèmes et en plus les employés auraient intérêt que ça fonctionne puisqu’ils ont été consultés et qu’ils sentiraient qu’ils font parti de la solution.

      En ce qui concerne l’enseignement de l’anglais, je l’évacuerais presque complètement du primaire et du secondaire pour mettre l’ accent sur l’enseignement du français.

      Je raffermirais l’enseignement de toutes les autres matières au primaire et au secondaire pour libérer le dernier semestre du secondaire. À ce moment, le ministère de l’éducation pourrait engager une firme privée spécialisée dans l’enseignement de l’anglais pour donner un cours intensif de cette langue.

      On aurait des spécialistes qui ne coûteraient pas nécessairement plus cher, les cours réguliers ne seraient pas désorganisés et les résultats seraient assurément meilleurs. De plus, les étudiants auraient plus de chance de conserver ce qu’ils ont appris, étant plus près du marché du travail pour le pratiquer s’il y a lieu.

      Pour ce qui est des enseignants, ce n’est pas des augmentations de salaire qui va faire en sorte que leur motivation va augmenter.
      Ça prend du personnel spécialisé en nombre suffisant pour s’occuper des élèves en grande difficulté de façon à alléger leur tâche.
      Leur plaisir d’enseigner va revenir très vite de même que leur créativité dans leur façon d’enseigner.
      De plus, on ne ralentirait plus les étudiants qui n’ont pas de grosse difficulté et le décrochage scolaire serait assurément beaucoup moindre.

      Ce n’est jamais trop dispendieux d’appliquer les bonnes solutions parce que la société en sort gagnante à la fin.

      Consultons les enseignants, leur message est très clair parce que c’est bien eux qui vivent les vrais problèmes.

    • ramses2point1 19h03

      qwelqlele…

      ===

      Ne vous contentez pas des pâles imitations, quand vous avez accès à l’original. :)

      Jean Émard

    • Simplement pour compléter ma précédente intervention ….

      Quand on parle de bain linguistique, parle-t-on d’un bain ” élargi ” ( classe complète sans sélection des plus forts. Tous y participent. ) ou de groupes écrémés, ne gardant que les éléments les plus forts, les plus rapides ? Bref, un bain pour ceux qui sont aptes à suivre le rythme effréné de la partie académique sans trop en souffrir .

      Le bain élargi est un enfer sur terre pour les enfants moyens-faibles et faibles. Certains élèves moyens en bavent aussi, incapables de suivre la cadence. Et ici, je ne parle pas de la partie anglaise qui, plus souvent qu’autrement , est plus ” relaxe ” et vivante. C’est le 5 mois de la partie académique qui est lourd et pour les élèves, et pour l’enseignant ( e ) qui se le tape. Ce ne sont pas tous les profs qui sont aptes à se payer cette tâche colossale…parce qu’elle l’est vraiment. Et stressante en plus , très stressante ! Il faut faire le tour des différents programmes de français, de maths, de sciences humaines,etc, en une moitié d’année. Mission souvent impossible à réaliser dans les faits.

      Comme je le mentionnais plus haut, le 5 mois en anglais est généralement apprécié des élèves. La pression y est beaucoup moins forte. Beaucoup de jeux, de mises en situation, d’interaction prof-élève, etc.

      Il y a deux côtés de la médaille au bain linguistique. Il faut qu’on en soit conscient.

      Mais ça se fait. Bien sûr que ça se fait.

    • Je désirerais vous offir mon humble opinion d’enseignant d’anglais au primaire.

      Première chose, les formalités. Je suis vietnamien d’origine, mais anglophone de culture et francisé par la force des choses. Oui, j’ai mon Bacc en pédagogie. Oui, mon certificat en enseignement de l’anglais. Oui, mon brevet d’enseignement. Et oui, les parents aiment bien dire, “Finalement, un anglophone qui enseigne l’anglais!”

      Cela dit, l’intensification de l’anglais m’importe peu dans l’immédiat.

      De plus, je n’ai rien à foutre des écrans et des ordis.

      Pourquoi?

      Car dans l’immédiat, cela ne règle en rien la délicate question de l’intégration mal balisée des enfants en difficulté.

      Car dans l’immédiat, cela ne règle en rien le drame du décrochage scolaire de nos garçons et de nos filles.

      Car dans l’immédiat, ces belles promesses ne feront pas apparaître par magie des orthopédagogues, psycho-éducateurs, psychologues, TS, TES, et autres services périphériques.

      Je n’ai pas besoin de bonbons électroniques. Mes collègues (les titulaires) ont besoin de services périphériques, d’un bulletin précis, puis d’une intégration modérée et contrôlée des élèves en difficulté. Alors les manoeuvres de diversion comme les bonbons électroniques, laissez-faire.

      Je suis un professionnel de l’enseignement. Je suis un jeune enseignant de 31 ans qui a une dette envers la société car le Québec a donné une chance à mes parents, réfugiés vietnamiens. Je suis sous l’obligation morale de servir le Québec en contribuant à former des enfants qui seront des acteurs sociaux, économiques et culturels. Voilà mon utilité pour la société québécoise.

      Et que dit le gouvernement pour lequel je travaille? “Hey mec, v’la un écran. Un Grrros écran. Ah pis, on va t’donner de l’anglais supplémentaire, mais on ne sait pas trop comment.”

      Comme dirait Mongrain, “Frappez-moi quelqu’un!!!”

      Et comme j’aime dire en vietnamien, “Choi dat oi !!” (Ciel et Terre, Sainte Misère!!!)

      J’écris ici sous un léger coup d’émotion. Je m’excuse donc auprès de vous si mon propos manque d’objectivité, mais j’ai la conviction que vous saurez saisir le fond de mon raisonnement.

      Finalement, je m’excuse si ce texte comporte des fautes. Tel que mentionné plusieurs fois depuis que je contribue aux forums de Cyberpresse, je lutte chaque jour à maîtriser cette troisième langue extrêmement complexe.

      Mais n’oubliez jamais une chose; peu importe ce que l’on dira, je vous assure que ces enfants à qui nous enseignons ont de très belles choses à offrir à la société. Il ne faut pas baisser la garde et continuer. Moi, je n’attends pas après les ordres de l’État pour avancer.

      Merci.

      P. Nguyên

    • ramses21 18h59

      ===

      Je ne suis pas l’auteur de ce message.

      Jean Émard

    • Emballant et présentant une vision aurait été d’entendre que toute ressource supplémentaire serait consacrée massivement à combattre le plus grand ” prédicteur ” de décrochage et d’échec scolaire, selon la rehcerche: le retard en lecture en troisième année. Dans quelques années, la première cohorte ayant bénéficié de cette mesure serait arrivée au secondaire armée pour passer à travers et y trouver son compte. Un tableau lumineux c’est ben beau, ça flashe, mais quand tu sans pas lire …
      Une enquête sur la place de la recherche dans la prise de décision par le politicien, parue dans Le Devoir, révélait que celle-ci n’occupait pas le premier rang; l’opinion de l’entourage, entre autres, passait avant. C’est tout dire.

    • La Ministre de l’Éducation expliquait cet éventuel programme ce midi (jeudi) à l’émission Maisonneuve de la SRC. Si j’ai bien compris, on va comprimer le programme et lui consacrer la moitié de l’année et l’autre moitié servira à l’enseignement de la langue anglaise.

      Cela peut-il s’interpréter comme démontrant que le contenu des autres matières ne remplit pas une année complète? J’espère que cela n’est pas le cas. Quoiqu’il en soit, j’imagine mal les élèves des trois derniers quartiles capable d’assimiler la matière d’une année en seulement une moitié.

      Qui plus est, la sixième année du primaire précède immédiatement l’accès au secondaire et à la polyvalente. C’est un gros changement. Je ne crois pas qu’il soit opportun de tronquer cette année, fut-ce pour enseigner l’Anglais de manière intensive. Des plans pour que le secondaire démarre de travers. Et quand on connaît déjà le taux de décrochage…..!

      Quant à l’Anglais intensif, où diable va-t-on trouver les enseignants qualifiés pour remplir tout ce temps? Déjà que l’on semble manquer de personnel.

      Décidément, cela sent l’improvisation. En Anglais, on dirait «Typical Mickey Mouse outfit». Comme plusieurs (pas tous) éléments de ce discours d’ailleurs.

    • Quand les profs parlent au groupe, ils disent “les amis, tu m’écoutes” mais les enfants diraient à un prof “écoutez moi” … après ça il se plaindront que les enfants ne savent pas utiliser le bon pronom!
      Je trouve parfaitement stupide que le premier ministre proposent d’imposer la façon de s’adresser aux personnes. Quand c’est rendu que LA méthode pour régler les problème du système d’éducation c’est le vouvoiement c’est tout un aveux d’impuissance

    • pierrekiroule

      24 février 2011
      19h50
      Oups ! Mauvaise touche !

      Je recommence.

      Les tableaux blancs et les ordinateurs portables ?

      Cherchez le tinami du PLQ qui en a un gros stock à fourguer…

      Quant au vouvoiement, vous pourriez-tu passer à une autre question ? :-)

      ou Pourriez-vous tu passer à une autre question?

      Ramses…ca va ou tu perds le Nord?

    • Ne croyez-vous pas que Jean Charest a des amis spécialisés dans la vente de tableaux intelligents ? Poser la question, c’est y répondre. Je vous parie que nous allons les payer beaucoup plus cher que ce qu’ils valent vraiment…
      Ce gouvernement me lève le coeur un peu plus chaque jour.

      R. Perrier

    • Le but de ce gouvernement est d’abrutir la prochaine génération, c’est clair depuis des années. Avec toute la merde qui se passe en éducation, et en étant enseignant je sais de quoi je parle, laissez-moi vous dire qu’on va encore tout chambarder encore une fois. Bravo, et pendant ce temps nos jeunes sont les cobayes d’une bande d’incompétents. Enseignons d’abord à nos jeunes leur langue maternelle. Apprenons leur à lire, à écrire et à compter et ensuite, on leur apprendra une langue seconde. Évitons d’en faire des cancres qui gobent tout ce qu’ils entendent afin que le Québec ait un avenir.

      R. Perrier

    • @ouate_de_phoque

      Je suis aussi en informatique et j’arrive à la même conclusion. C’est drôle, on dirait qu’il y a juste le monde dans le domaine qui comprend que l’informatique est un outils avant tout. Les autres sont comme ébahis par tous les gadgets qui sortent et qui vont supposéement sauver leur vie.

      C’est pas parce qu’on utilise Word qu’on sait écrire et ce n’est pas parce qu’on utilise Excel qu’on sait compter. À vrai dire on observerait la tendance inverse.

      Les ordis dans les écoles? J’imagine que l’industrie a son poid dans ce genre de décision.

    • Moment de détente… arfff il me saoule le M. Charest.

      Animaniacs – Presidents

      http://www.youtube.com/watch?v=Vvy0wRLD5s8

    • il est bientôt 23H00 et je lis les courriels depuis plus de 5 heures.
      Je suis frappé par les commentaires de 2 profs, c.vrai et tesi_2004 ( P. Nguyên).
      Ce sont 2 messages profonds, émouvants de 2 professionnels de l’enseignement chez qui je sens qu’ils ont la vocation ( je parle comme un petit vieux…).
      Madame Beauchamp, vous qui êtes la xème ministre de l’éducation depuis les 15 dernières années, oubliez les conseils de plusieurs de ces pontifes de votre Ministère et allez luncher Chez Monsieur Patate avec ces 2 profs:
      ils ont beaucoup à dire et à donner.

      yves graton

    • Quelqu’un est en mesure d’évaluer le coût des nouveaux joujous (ordinateurs et tableaux)?

    • M. Marissal,
      Étant enseignant à la retraite, et ayant enseigné l’anglais langue seconde, j’ai été “figé sur ma chaise” en entendant le discours de M. Charest.
      On dirait un gommage pour nous faire oublier le grand patinage artiste de la “réforme”, du “renouveau pédagogique”, de toute la fermentations des cerveaux du ministère ( le MELS) déconnectés complètement de la réalité.
      Les élèves qui sautaient plusieurs années au secondaire et qui “performaient” étaient ceux qui étaient allés ramasser des tomates en Ontario. Trois semaines.
      On les classait en secondaire 5.
      J’ai travaillé dans le “format” primaire et secondaire. Comme le mentionnent plusieurs ici, le français est débraillé par des programmes complexes, négligeant les bases, et, de surcroît , on dilue dans l’eau leur capacité pour atteindre une réussite. De sorte qu’ils finissent par ne plus faire d’effort. Le ministère s’occupe de les “remonter” grâce à une politique bien étrange: “monitorage continu des données de réussite”.
      Le problème est que les “directives” et les livres du ministère ressemble à ces formules boursoufflées.
      Quelqu’un a-t-il songé qu’avec un tel programme , Pauline Marois, qui s’est adonnée à l’anglais, pourrait désormais “avancer” dans son apprentissage avec un ordinateur et un écran-tableau sophistiqué?
      Ben! Non!
      Les langues, c’est comme le piano: on ne peut pas faire des André Gagnon en série…
      Même avec un bon logiciel.
      Depuis que je suis retraité, j’ai au moins la chance de dire ce que je pense et de dénoncer la bêtise de toutes les tentatives compliquées du ministère, alors que la solution se trouve dans la simplicité et l’approche personnelle des enseignants.
      Humanisme.
      Je vous envoie une série d’articles sur le sujet. Vous pouvez les lire ou pas, les effacer, ne pas publier, mais je continuerai de lutter. J’ai deux enfants enseignants dont les conjoints-conjointes sont aussi enseignants. 4 dans la famille. Alors, je m’informe. Et c’est pas beau à voir.

      Ce que les gens ne savent pas, c’est que depuis 20 ans, le ministère a préparé le terrain pour l’échec scolaire en ouvrant le marché au “client”. Plus un élève, un client…
      Pour ce qui est des commissions scolaires, des luttes entre les écoles, des subventions assises sans rien faire pendant des heures. Bof! Le ministère l’ignore…
      On pourrait tellement faire mieux avec moins… Vous n’avez pas idée. Mais c’est comme en santé: au lieu de soigner, on gère.
      Le gérant est un “pensement”.
      Jean Charest se fie aux “pensement”. On devrait créer une commission d’inspecteurs d’écoles pour se mettre au parfum de la réalité.

      http://gaetanpelletier.wordpress.com/2011/02/24/education-jean-charest-et-ses-apple-sur-nos-tetes/
      http://gaetanpelletier.wordpress.com/2011/01/12/larrivee-du-citoyen-boulon/

      http://gaetanpelletier.wordpress.com/2010/10/15/la-deseducation/
      http://gaetanpelletier.wordpress.com/2010/10/11/education-le-genie-pedagogique-des-hells-angels/

      http://gaetanpelletier.wordpress.com/2010/05/17/l%E2%80%99exema-du-mels-la-creme-a-13/

      http://gaetanpelletier.wordpress.com/2010/04/27/les-bob-binette-turbo/

      Je ne vends rien, parce que, sorti du “système”, me voilà un penseur libre. Et ça, étouffé dans le système comme plusieurs d’entre nous l’ont été, c’est un beau cadeau de la Vie.
      Que croyez-vous que l’école fait pour la société? Des humains? Plutôt des tournevis néolibéraux.

      Gaëtan Pelletier
      gaetanpelletier@hotmail.com

    • J’enseigne avec un smartboard depuis 3 ans et je ne pourrais plus m’en passer. Ca fait une très grosse différence avec les élèves pour capter leur attention. Bien sûr ca ne résout pas tous les problèmes mais c’est déjà beaucoup.

      Je suis dans une école ou non seulement les profs ont leur portable depuis plusieurs années mais aussi depuis 3 ans les élèves ont tous un portable et c’est très positif. On va chercher l’intérêt des élèves et ca c’est beaucoup.

    • @tesl_2004

      D’abord, en tant que québécois, je dois dire qu’en lisant votre message, j’ai envi de féliciter la société québécoise d’avoir accueilli vos parents. Je crois que se faisant, la société québécoise s’est grandement enrichie!!! Merci d’être québécois!

      Maintenant, en voyant encore les professeurs (et directeurs d’école) se plaindre que le gouvernement passe encore à côté du problème, je me demande bien comment se fait-il qu’il n’y ait pas plus de dialogue verticale dans le système d’éducation. Ça me donne l’impression que chaque pallier se parle entre eux sans tenir compte des sous niveaux. C’est la même chose que la fameuse réforme scolaire implantée à la grandeur de la province par le PQ… sans savoir comment les professeurs allaient l’implanter, comment on allait former ces professeurs, comment évaluer l’apprentissage et sans même avoir une ressource fiable de manuels d’apprentissage. Si le gouvernement essayait un peu plus de bâtir leur réforme en collaboration avec ceux qui sont dans la classe d’école, ça permettrait peut-être de faire des réformes plus réalistes, utiles et près des besoins urgents.

      Je me rassure en constatant qu’on retrouve toujours une certaine compétence dans le milieu de l’éducation. J’espère que vous et vos collègues pourront vous faire entendre (et écouter) un peu plus par nos dirigeants avant de jeter l’éponge.

      Parfois je me dis que ça prendrait plus de scientifiques et moins d’avocats au gouvernement…

      J. Laverdière

    • Le vouvoiement est un grand pas vers le respect et quand il y a du respect on prof peut instaurer un bon climat d’apprentissage dans sa classe, je le sais puisque j’ai vécu la différence.

      Je ne vois pas comment on pourrait être contre ça…

    • La ministre de l’éducation devrait peut-être centrer ses énergies sur l’enseignement du français,on voit les résultats, avant de s’éparpiller dans l’enseignement de l’anglais. Il n’y a pas assez de professeurs d’ anglais en partant.Que fera l’enseignant régulier de 6ième lorsque le professeur d’anglais se pointera pour la deuxième partie de l’année? On l’envoie au chômage ?Que fera le professeur d’anglais durant la première partie de l’année? Du B.S. ? Bâclé en vitesse le projet.
      Je suis d’accord que l’anglais soit enseigné soit au primaire ou au secondaire,ce sera utile pour plusieurs plus tard.Mais Charest met la charrue devant les boeufs, il sait bien que pendant que les nationalistes vont déchirer leurs chemises pour défendre le français ils vont arrêter de lui casser les pieds avec les scandales de corruption et les demandes d’enquête.Simple diversion par le roi du faux-fuyant et du passage de sapins.Ce n’est pas la première fois qu’il utilise la tactique…l’Honorable r.gnure !( Tiens j’ai retrouvé le “o” perdu !)
      P.J.Audette

    • L’immersion anglaise est certainement la meilleur façon d’apprendre l’anglais, mais est-ce que la 6e année est la bonne?

      Je trouve le primaire beaucoup trop important pour que l’on bâcle une année pour apprendre l’anglais.

      Pourquoi pas le faire en secondaire 5? Honnêtement, c’est certainement l’année la plus inutile qu’il n’y a pas. 8 cours optionnelles qui varient entre informatique, musique, danse, arts plastiques où l’on ne fout rien. Pour les plus studieux: il y a chimie, physique et parfois histoire, mais c’est tout. Le cour de mathématique nous apprend des choses qui ne servent aucunement au commun des mortelles. Ajoutons deux autres cours d’éducation physique où l’on fait rien, 4 à 6 cours de morale/pensée humaine/éducation et choix de carrière/éthique et religion/projet intégration où encore une fois on se pogne le derrière. Seul le français et l’anglais sont justifiés, qui sont d’ailleurs les deux seuls matières sec. 5 obligatoires pour avoir notre DES. B

      Bref, le secondaire 5 pourrait être sacrifier pour l’anglais. Mais bon est-ce vraiment appliquable, c’est pas tous les profs qui parle l’anglais et qui peuvent l’enseigner.

      Un autre option serait le camp d’été en anglais pour tous les élèves après avoir fini sa 6e année. Encore-là, est-ce faisable?

    • Pauvre John James Charest : au plus bas dans les sondages (lui et son “équipe” de cancres, Line Beauchamp en tête) et en descente accélérée, voilà qu’il se substitue ua ministère de l’ÉDucation en tentant le tout pour le tout pour redorer son image avec une autre manoeuvre de diversion (le “discours inaugural” !) dont il est un champion hors pair (commission Bastarache pour éviter une enquête approfondie sur la corruption dans la construction, etc.).
      Les trouvailles ? L’anglais approfondi — sans les spécialistes pour le faire. L’ordinateur (que chaque enseignant possède déjà, sinon même leurs élèves…) et le tableau “magique”, démodé ou inutilisable en peu de temps (c’est plutôt fragile, ces “bébelles” là…). Il ne semble même pas lui venir à l’esprit que c’est de l’”esprit” qu’il faut d’abord et avant tout, c-à-d. de l’ÉDUCATION, de la FORMATION, de la CULTURE — pas des “bébelles” vite obsolètes ! Formation des maîtres en premier, s’assurer aussi qu’aucun enfant n’arrive la matin à l’école le ventre vide, ce qui résoudrait bien des “déficits d’attention”, voilà ce qu’il faut d’abord : est-ce vraiment si difficile ? Comment peut-on être aussi bas pour penser acheter le vote des milliers d’enseignants en leur faisant miroiter une substantielle augmentation de salaire (au dépens des procureurs, sans doute ?) Je ne pense pas que les enseignants soient aussi naÏfs…
      En passant, félicitations à cet enseigant d’origine vietnamienne : on souhaiterait que J. J. Charest ait un aussi bon jugement et… un aussi bon français !
      P. S. Comment se fait-il que l’enseignement intensif — “mur à mur” — de l’anglais n’ait pas été étendu aux écoles anglophones ? Il fallait entendre la “minisse” Line Beauchamp patiner sur la question ce midi à “Maisoneuve en direct”…
      Comme presque tous les commentateurs, j’estime qu’il faut une base — un socle — extrêmement solide en français avant de se lancer dans l’aventure incertaine de l’anglais “intensif” sans le personnel compétent pour le faire “mur à mur”…
      La réciproque existe-t-elle au Canada anglais ? Sommes-nous condamnés à n’être que des “porteurs d’eau” supposément bilingues ??
      Au cas où on se méprendrait sur le sens de mes propos, je crie haut et fort que je suis partisan d’un enseignement de l’anglais de la meilleure qualité possible par les profs les mieux qualifiés, mais aussi qu’il ne faut pas confondre l’école primaire avec un “Berlitz”.

    • @ missive

      “Il y a plus de 2 millions d’enfants maintenant éduqués à la maison aux États, et ce nombre croit de 15 à 20 % par année”

      On voit le résultat aussi: des jeunes limite analphabètes, incapable de s’exprimer (tu veux jouer à un jeu amusant: compte le nombre de fois que le mot “like” revient dans le discours d’un ado typique…) et un absence totale de culture générale. D’autre part, quand on voit le nombre d’illuminés qui croient à la création du monde en 6 jours, à la planète qui existe depuis 6000 ans et à toute sorte de telles balivernes, je crois que l’éducation à la maison est un danger majeur. Mais de toute façon, la société américaine est en pleine décadence et tout le monde le sait et s’en fout, alors…

      Quant à ton “gouvernement central”, franchement, reviens-en de tes théories de conspiration. On parle du Québec ici, une société de 8 millions d’habitants, pas de la Chine ou de l’Inde…
      Tu peux bien vouloir avoir un gun avec toi en tout temps “pour ta sécurité”… Parano, va…

    • @simonl – 24 février 2011 – 19h17
      En effet, bonne question! Est-ce que ceux qui sont en 6ième anglophone vont passer 50% de l’année en ‘français’ ? Si ce n’est pas le cas, ça tomberait sous les sens parce qu’aux dernières nouvelles, le Québec était encore majoritairement francophone quoiqu’il suffise de donner encore deux ou trois mandats à M. Charest et tout le monde va parler anglais et le français sera sur la voie de garage :-(.

    • @cyber_essai – 24 février 2011 – 19h37
      En effet, il faudrait se consacrer à apprendre aux enfants à comprendre et à écrire correctement le français. Lorsque tu entends des étudiants qui arrivent à l’université sont incapables de passer un test de français de 5ième secondaire, ça soulève quelques questions.

      La qualité du français est de plus en plus déplorable partout. On le voit dans un grand nombre de courriels que je vois passer au bureau et sur les divers blogues.
      C’est drôle, il me semble qu’avec le temps, la situation s’est dégradé. On réussi à réussir l’exploit, merci aux milliards de fonctionnaires, de faire reculer un système qui marchait mieux dans le passé :-(.

      En ce qui concerne les mathématiques, encore là, parfaitement d’accord avec vous! Les jeunes ne sont plus capables de faire le moindre calcul minimalement complexe sans l’aide d’une calculatrice.

    • @vend01 – 24 février 2011 – 22h36
      Ironique post de votre part avec lequel je suis d’accord. On met des ordinateurs partout, avec toute la batterie de logiciels, et pourtant, les gens écrivent de plus en plus mal sans oublier qu’ils sont de plus en plus ignorant en arithmétique.

    • Bonjour,
      Comme nous disons dans la langue de Bergeron : Il y a loin de la coupe aux lièvres ! Bien sûr qu’ici dans la belle province, des étudiants universitaires de 2ème cycle, soit au niveau de la maîtrise coule un simple examen de français d’une page, soit une dictée avec souvent plus de 50 fautes sur une seule page. Et la proportion de ceux ci est effarante. Au Québec, à vrai dire, une infime partie de la population écrit et parle les deux langues officielles pour être fonctionnel avec à peu près 50 % d’analphabètes de niveau 2 qui ne peuvent se faire une tête ou un résumé de leur compréhension d’un simple texte minimaliste. Beaucoup de pain sur la planche en perspective ! Tout un fossé à franchir tout en ne demandant pas d’apprendre La Chanson de Rolland par coeur ni Victor Hugo, Alphonse Allais et Voltaire, tout de même. La tâche sera herculéenne d’essayer de faire apprendre l’anglais quand la plupart des élèves de 6ème année n’ont aucune maîtrise sur la langue française. Au plaisir, John Bull.

    • Un discours habituel de Jean Charest genre ‘boîte à Cracker Jack’.

      La belle surprise anticipée plutôt décevante.

      Des promesses improvisées et irréalisables sont

      la marque de commerce de M. Charest. Des bricoles

      pour les citoyens mais des contrats juteux pour les

      fournisseurs et entrepreneurs.

      La dette n’a pas fini d’augmenter et les citoyens de payer.

      N.B. que les applaudissements lors du discours étaient soulevés par ‘le meneur

      de claques’ Fournier. Il fallait le voir se trémousser, il n’y manquait que les pompons.

    • Mon enfant est en secondaire 4 et ils ont de beaux tableaux à 5000$ en classes soit ils sont brisés, soit le prof perd son temps à gosser pour essayer de le faire fonctionner et quand ça marche ça fini par boguer… il s’en perd du temps d’enseignement à gosser pour faire fonctionner un tableau.
      Charest c’est du personnel qu’on veut avoir dans nos écoles je ne veux pas que l’école devienne unr grosse salle d’arcade video.

    • 1—qui a enlevé le vouviement dans les écoles,,? 2-qui a dit que les profs sont seuls maitres a bord dans leur classe ? 3-est-ce les fonctionnaires du ministere de l’éducation ont bien fait leur travail depuis ces 40 dernieres années ?4_ N,est-ce-pas Gérald Larose qui a déja recommandé de faire connaitre l’anglais des le primaire ?–Mame Popo va -t-elle devoir recommencer ses cours d’anglais,?,,cela va lui etre tres utile si elle veut faire de la promo a mare-usque mare, pour notre indépendance,,,merci marie michel..

    • @lionking
      L’enseignement intensif de l’anglais, ce n’est pas un « bain linguistique » et c’est aussi bien différent de l’”immersion”…
      ———–
      Je suis maintenant à la retraite depuis 1997 :nous sommes nombreux de cette cuvée de jeunes retraités!! Et quand j’ai quitté le domaine de l’éducation, il y avait de l’enseignement de l’anglais intensif depuis plusieurs années déjà.
      L’enseignement intensif de l’anglais en 6e année est offert depuis longtemps, dans plusieurs commissions scolaires, au Québec.
      Cependant, un élève n’ayant pas acquis les connaissances de base pour réussir son primaire, est plutôt dirigé vers un autre projet visant à améliorer son français ou ses math. afin de réussir son primaire.
      De plus, il faut aussi penser à offrir un autre projet intéressant pour les élèves déjà bilingues et performants en math et français: qu’est-ce qu’ils feraient dans une classe d’anglais intensif pendant cinq mois??

    • “Ramses…ca va ou tu perds le Nord?” eburdon1

      ===

      ramses2.1 ramses21

      Voir mon 24 février 2011 21h34

      Jean Émard

    • Je ne comprends pas que la modération laisse passer quelqu’un qui signe ramses21 et se fait passer pour moi ?

      C’est la base même d’un blogue que de respecter l’identité des intervenants, non ?

      Jean Émard

    • fr.l ,

      Salut confrère !

      Chez nous , on ne faisait pas vraiment de distinction entre les termes que tu rapportes ci-haut. Il s’agit simplement de trois façons de dire la même chose. La période de 5 mois en anglais étant ( doit être ) une immersion sur un court terme. Tout se fait en anglais, strictement.

      Mais bon.

      Je peux te dire , par expérience, que c’est plus compliqué que l’on pense quant arrive le temps de mettre sur pied un bain linguistique. Je sais que ça se fait à plusieurs endroits. Là où j’étais, les enseignants ne voulaient plus que ce cours se donne seulement aux forts et moyens forts. Alors , on l’a rendu disponible à tous. Tu peux imaginer la difficulté et la misère noire qu’ont eu les élèves en difficulté, les moyens-faibles , etc. L’enfer , je te dis. C’était un rythme infernal. Et une tâche pas vraiment simple pour l’enseignant ( moi, en l’occurrence ) qui doit mettre les freins à tout bout de champ pour donner une chance aux retardataires, dont certains en pleuraient tellement ils n’en pouvaient plus.

      De deux choses l’une : soit tu coupes dans la matière et en même temps tu triches sur le programme, soit tu fermes les yeux et tu y vas à fond de train en tentant d’oublier ceux que tu perds en chemin. Aucune des deux options n’est appropriée.

      J’ai été prof de sixième régulière et j’ai vécu le bain linguistique mais j’étais titulaire de la classe où se donnait l’académique. À cette époque, n’avaient accès au bain linguistique que les élèves qui répondaient à des critères très sélectifs : notes, maturité, rapidité, etc. Pas de probléme pour eux. Mais as-tu une idée de la classe qui restait derrière ? Tu avais des élèves bilingues qui étaient automatiquement exclus de l’anglais intensif, quelques forts qui ne VOULAIENT pas en faire partie, des élèves moyens, moyens- faibles, les élèves en difficultés graves et les cas de comportement. Tout ça dans la même classe.

      Et rien de plus pour ” backer ” l’enseignant ou des projets particuliers pour ces élèves disparates qui se retrouvaient dans le même local. C’était pénible pour les forts qui devaient s’ajuster à la gestion de ce genre de groupe. Les tenir occupés relevait du défi quotidien à cause du rythme lent qu’ils devaient subir étant donné la faiblesse générale du groupe. Beaucoup de discipline, crois-moi, dont les plus doués n’avaient pas besoin.

      Quand tu poses la question : qu’est-ce qu’ils feraient dans une classe d’anglais intensif pendant cinq mois??.Chez nous , ils n’y avaient pas accès. Mais à bien y penser, si ces élèves faisaient partie des forts, ils auraient dû y être parce quand venait le 5 moins d’académique, ils se retrouvaient avec des élèves de plus ou moins leur niveau : plus rapides, capacité de digérer rapidement la matière. bref, des forts !

      C’est un peu compliqué tout ça mais quand on a été sur le terrain des vaches, le discours est différent. Donc, vu de l’intérieur.

      Ce serait intéressant que des profs qui sont impliqués présentement dans le domaine dont il est question ici nous fassent part de leur expérience.

      Bonne journée.

    • Est-ce que le gouvernement Charest va imposer l’apprentissage du français intensif pour les élèves de sixième année des écoles anglaises du Québec comme il le fait pour les francophones ?

    • Comment pouvons-nous expliquer que la politique de cour d’anglais pour les étudiant de la 6 ième année serait obligatoire pour les français et que nous faisons pas la même chose pour les étudiants de langue anglaise pour qu’eux aussi aient l’obligation d’apprendre le français alors qu,’ils vivent au Québec. Je me demande si je suis complètement borné,mais ne comprends pas.Éclairz ma lanterne svp.

    • J’ai-tu écrit terrain des vaches ?!?!? Plancher, mettons :))

    • ramses2.1

      merci ca me rassure

    • Comme on dit “Beau parleur petit faiseur” C’est vrai que Jean Charest parle bien mais tout est superficiel, il a le tour de dorer la pillule et on ne s’en aperçoit que lorsqu’arrive l’échéance, donc trop tard.
      Il n’a jamais eu les deux mains au volant, il est de la même trempe que le maire de Montréal…Comme il savait rien…il n’est pas responsable, c’est pas de sa faute et regardez-lui les yeux et la face qui change de couleur.
      Dans ce discours il y a beaucoup de voeux pieux que chacun de nous, québecois, aurait pu énumérer mais la réalisation est “une autre paire de manche”
      Ce discours sert uniquement de diversion, cachant ainsi son entêtement sur les sujets brûlants tels que : gaz de schiste, enquête/construction etc…
      C’est son chant du cygne.

    • @tesl_2004

      Vous avez toute mon admiration pour la qualité de votre intervention.

      Je suis moi-même enseignant d’histoire à la fin du parcours secondaire. Je prendrai la peine de tenter de donner ma vision des choses.

      Premièrement, le vouvoiement. On essaie depuis belle lurette de me convaincre d’imposer le vouvoiement dans ma classe en m’avançant l’argument que j’aurai droit à plus de respect de la part de mes élèves. Les tenants de cette discipline dans mon école sont ceux qui veulent s’élever au-dessus de leurs élèves comme l’autorité du savoir et de la discipline. Et ils sont aussi ceux qui éprouvent, dans les faits, le plus de problèmes d’indiscipline et de manque de respect.

      Selon moi, le vouvoiement doit être appris pour les échanges avec des gens qui ne font pas partie de notre entourage et que l’on ne voit qu’occasionnellement. Je vois à tous les deux jours mes élèves, nous apprenons ensemble à nous connaître. Utiliser le vouvoiement reviendrait à creuser un fossé entre moi et eux afin de m’assurer de leur respect que je gagne plutôt en les respectant et en m’intéressant à eux.

      Car on aura beau demander le vouvoiement, si les enseignants dénigrent leurs élèves devant leurs pairs, ils n’obtiendront rien de cette mesure. Je préfère leur permettre de m’appeler par mon prénom, les autres me vouvoyant s’ils ne sont pas assez à l’aise avec la première mesure. Et depuis le début de ma carrière, j’ai rarement eu droit à un manque de respect flagrant de la part de mes élèves. De plus, j’exige le même respect entre eux, quelque soit leur divergence d’opinion. Pas de vouvoiement mais pourtant, le respect est présent.

      Quant à l’enseignement intensif de l’anglais en 6e année, plusieurs inquiétudes m’indisposent: mais que fait-on de la maîtrise de notre LANGUE MATERNELLE ? Comment faire pour ne pas perdre davantage les élèves en difficulté d’apprentissage? Et pousse-t-on cet apprentissage précoce de l’anglais dans un but de permettre une ouverture d’esprit afin de créer des liens avec des communautés anglophones ou plus simplement dans un aspect mercantile afin de dénicher un meilleur emploi? Parce que je me demande quelles sont les statistiques quant à l’utilisation fréquente de la langue anglaise dans le quotidien des Québécois au travail…

      Les élèves que je reçois dans ma classe ont toutes les difficultés du monde à lire un texte le moindrement compliqué et à comprendre les questions que je leur pose sur le dit texte. Ils écrivent au son plutôt qu’en utilisant les règles de la grammaire. Alors, l’anglais à un si jeune âge, un besoin indispensable pour notre société qui garde son caractère distinct grâce à la transmission de sa culture francophone par l’éducation?

      Quant à la technologie, j’ai la chance d’avoir un tableau blanc depuis peu dans ma classe et au jour le jour, je maîtrise un peu plus les logiciels qui sont offerts avec ce tableau. Cela donne de belles possibilités d’enseignement mais comme le disent sagement d’autres intervenants, cela reste un outil dans les mains de l’enseignant. Je vois déjà plusieurs de mes collègues qui ne sont pas férus des technologies informatiques baisser les bras après de multiples échecs.

      Plutôt que de miser sur l’informatique, pourquoi ne pas remettre cet argent afin de retirer des classes les élèves avec trouble de comportement et d’apprentissage que l’on a mis dans nos classes régulières de force afin de réduire les dépenses?

      Bref, je crois sincèrement que le gouvernement Charest a manqué la cible avec son annonce…encore une fois. Vivement 2013.

    • J’aurais aimé entendre :
      .
      - 15 élèves par classe max
      .
      - contenu de cours adapté à la clientèle masculine. Qu’on fasse une distinction entre les deux sexes.
      .
      - que les écoles soient ouvertes après les heures normales pour la pratique du sport, de la science, des arts, etc…
      .
      - que les écoles de quartier deviennent ou re-deviennent au coeur de la pratique sportive des jeunes
      .
      - qu’une présence assidue et minimale soit imposée à chaque école pour la présence de spécialistes
      -
      - une réforme des commissions scolaires pour tenter du mieux qu’on peut d’en sortir les petits rois et y limiter l’accès aux parasites en cravates..
      .
      - s’il faut parler de bilinguisme, j’aurais aimé lire qu’on allait imposer l’apprentissage du français à tous les jeunes anglos à partir de la 6ème année aussi. Il faudrait arrêter penser que le bilinguisme est aller uniquement du français vers l’anglais…
      .
      Jean Charest est à la tête d’un gouvernement médiocre. Nous sommes dirigés par des minables.

    • Je suis un directeur à la retraite depuis quelques mois seulement. J’ai failli emboutir l’automobile devant moi en entendant les fameuses innovations annoncées qui transformeront l’école et assureront la persévérance scolaire:

      1. Les classes d’anglais intensif existent déjà et elles fonctionnent correctement. En ajouter ne fera que susciter l’échec d’une telle mesure.
      2. Les codes de vie sont en vigueur depuis longtemps dans plusieurs écoles, ils ont été construits par la communauté de l’école et adoptés par les conseils d’établissement.
      3. Les tableaux interactifs sont déjà installés dans plusieurs classes.

      Ces 3 annonces me dépassent, toutes ces mesures sont à la portée de l’école. Annoncées dans un discours inaugural de AN ces mesures sont du niveau d’un établissement scolaire…quelle perte d’énergie…vivement un autre gouvernement qui saura assurer un leadership société.

    • Retraité de la direction des écoles depuis quelques mois, je suis fasciné par le nombre et la variété de dossiers déférés à l’école. Depuis les États généraux de l’Éducation jusqu’à la mise en oeuvre des programmes révisés et discutés sur la place publique en passant par la mise en oeuvre de la politique portant sur le saines habitudes de vie et la refonte des bulletins.

      Le personnel des écoles sont sollicités de toute part: les repas des élèves, l’activité physique, les bonnes relations entre les pairs, la résolution des conflits, les programmes particuliers, les politiques EHDAA. les projets de propulsion jeunesse, la violence à l’école, les applications pédagogiques de l’informatique, la politique du livre, la politique culturelle, etc.

      Avez-vous remarqué: je n’ai pas inscrit dans cette liste l’enseignement des disciplines au programme…

      À mon avis, il faut “sortir” la politique partisane des écoles et laisser les enseignants assumer leurs responsabilités. Les enseignants, les professionnels et les directions d’établissements sont en mesure de faire leur travail sans une structure lourde Il fait revisiter les structures administratives et politiques du MEQ et s’assurer que les ressources soient assignées dans les écoles. Faut-il abolir les commissions scolaires ? Faut-il amincir les organigrammes du MEQ ? Il faut revoir la façon de faire les choses, il faut concentrer les ressources dans l’école.

      Le fureteur

    • Je suis bien d’accord à ce que les enfants francophones apprennent l’anglais de maniere plus solide. Ca vas leur servir plus tard, si ils voyagent, du fait que c’est une langue que plusieurs apprennent aussi dans d’autres pays qui permettent par exemple a un Quebecois de se faire comprendre a Amsterdam en parlant anglais.

      Je suis moi-meme bilingue. J’ai un probleme avec l’immersion par contre si on enseigne pas de la meme maniere le francais aux jeunes anglophones. A chaque fois que je vais dans l’ouest de la ville de Montreal je m’amuse a tester de jeunes anglophones avec le classique “Est-ce que tu as l’heure?”. A chaque fois c’est immanquable, un haussement d’epaules avec une expression de “je comprends pas”. Moi a 16 ans (1991), je me debrouillais quand meme bien en anglais, sans l’internet du seul fait que je m’interessais a ce qui m’entoure. Je pouvais regarder un film en anglais et en saisir le sens general. Je trouve ca absurde qu’en 2011 pleins de jeunes anglos ne parlent pas le francais assez pour me donner l’heure.

      Donc je suis d’accord pour essayer d’ameliorer la comprehension de l’anglais chez les jeunes francophones mais a condition que le meme programme soit appliqué dans les ecoles de langue anglaise.

    • PAROLE PAROLE ET PAROLE. Maintenant il faudrait passer a l’action. Dans tous les domaines.(impot,santé,éducation,fond de pension,et encore)
      Oubliez ça il continuera de parler pour étourdir le monde.
      DÉCOURAGEANT!
      n.y.grenier

    • J’ai été passer 1 an à l’étranger pour apprendre l’anglais. Je l’ai appris parce que, par chance, j’étais la seule québécoise – et que je cotoyais très peu de francophone dans la petite ville d’Angleterre où je séjournais.

      Là-bas, j’ai travaillé avec une finlandaise qui était trilingue (anglais, suédois, finlandais). Je ne pouvais pas juger de son niveau en suédois, mais en anglais elle semblait presque parfaite, beaucoup plus à l’aise que moi. J’aimerais bien connaître leur secret d’enseignement, car ici je me souviens que les cours d’anglais était un brin du n’importe quoi:

      On nous “pitchait” une feuille avec des verbes irréguliers, à apprendre par coeur, à chaque début d’année. Bref, on n’évoluait pas; on revenait toujours à la case départ. Pourtant, être bilingue, pour moi, ce n’est pas de maitriser à la perfection une langue. Mais d’être capable d’écrire un texte, lire et converser sans traduire systématiquement dans sa tête. J’y suis arrivé après 6 mois intensif.

      Je trouve génial que les cours soient bonifiés. Mais une vraie immersion est beaucoup plus efficace, à court terme.

    • Ma fille est en Sec 5. Je conseille a notre bon PM de revoir les programmes actuellement en vigueur au secondaire, anglais langue seconde, au lieu de se jeter un peu partout comme une poule sans tête. Très maigre, comme programme. Beaucoup de compréhension de texte, des romans très intéressants a lire, peu de vocabulaire usuel a apprendre, des expressions idiomatiques sorties d’un autre temps, très peu de grammaire. C’est une grande faiblesse. Surprise, les profs n’ont pas le droit d’évaluer la grammaire. Alors, quand on enseigne quelque chose qui ne sera jamais évalué, ça donne quoi ? C’est a l’examen, madame ? Non. Alors bof!!!

      A mon avis, cette histoire de 6e année, tirée de certaines expériences très heureuses, va finir comme la Réforme. A vouloir forcer tout le monde a reprendre une expérience qui fonctionne bien dans certaines écoles, on va encore une fois se casser la gueule, dépenser des millions , ne pas donner les outils aux profs, pour se rendre compte qu’une expérience que les écoles gèrent très bien dans le moment n’est peut-être pas faite pour être appliquer partout, de la même manière. Mais au Québec, royaume de la pensée unique, c’est rêver que d’imaginer que le gouvernement peut faire preuve de souplesse.

      Au fait, on pourrait AUSSI imposer cette expérience de laboratoire aux anglophones. En 6e année, immersion française pendant la moitié de l’année. Ils auraient l’air moins empotés lorsqu’ils nous servent au centre commercial Fairview. Au Québec, c’est aussi en français que ça devrait se passer.

    • @misspiggy

      24 février 2011
      20h00
      “Fu,,, you..Charest…
      C’est-y clair çà…. c’est en anglais pourtant”

      C’est rassurant de voir que misspiggy n’est pas une liberale,en revanche elle doit etre une tres bonne pequiste,elle en a adopte le langage…lol

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