Il y avait longtemps que l’on avait entendu parler de Maxime Bernier. Et franchement, on s’en portait plutôt bien.
Selon le député conservateur de Beauce, la loi 101 est inutile et brime les droits des Québécois. Dire une énormité pareille, c’est déjà grotesque. Le répéter, et s’étonner de la réaction négative provoquée par ces propos, cela relève de l’hébétude.
Ce cher Maxime a 15 ans de retard sur son chef, Stephen Harper, qui disait dans les années 90 que «le Québec est une province comme les autres» et que «les dirigeants fédéraux ne devraient pas approuver les restrictions linguistiques au Québec plus que dans les autres régions du pays ». Depuis, M. Harper a changé son fusil d’épaule.
M. Bernier trouve «troublant qu’il n’y ait personne sur la scène politique québécoise pour représenter cette majorité silencieuse qui voudrait moins de lois contraignantes et plus d’incitations positives pour promouvoir l’utilisation du français tout en s’ouvrant à l’anglais. Que peut-on en conclure, sinon que c’est une indication claire que notre vie politique a quelque chose de dysfonctionnel?»
Ce qui est dysfonctionnel, à mon avis, ce n’est pas notre vie politique.
Quand je pense que ce gars-là a déjà été ministre des Affaires étrangères du Canada, ça me fait froid dans le dos.
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