Vincent Marissal

Archive, octobre 2010

Jeudi 28 octobre 2010 | Mise en ligne à 12h09 | Commenter Commentaires (197)

Pauline Marois: avec des amis comme ça…

Pauline Marois chez Radio X (photo tirée du site Facebook de Mme Marois)

Pauline Marois chez Radio X (photo tirée du site Facebook de Mme Marois)

Il y a un peu plus de trois ans, Pauline Marois quittait se brève retraite et prenait la tête du PQ, à la demande de militants repentants et encore sous le choc de l’épisode André Boisclair.

Le PQ, tel un malade qui avait frôlé la mort, acceptait sans rechigner la prescription de sa nouvelle chef: fini l’obsession sur la date référendaire, ménage dans les structures et le discours du PQ et nouveau programme axé sur la création de la richesse.

Depuis, le PQ a pris du mieux… et a repris ses mauvaises habitudes, comme le malade qui se croit guéri et qui se remet à fumer, à manger de grans trans et à prendre un coup.

Mme Marois a beau affirmer qu’il n’y a pas de problème de leadership au PQ, le contraire crève les yeux.

Résumons:

- d’anciens gros canons du PQ, dont François Legault et Joseph Facal, mijotent un plan pour créer un nouveau parti

- Jacques Parizeau ressort de l’ombre pour critiquer la stratégie Marois et vanter l’approche Duceppe

- Bernard Landry dénonce aussi le manque de détermination à tenir un référendum de Mme Marois

- Idem pour la députée Lisette Lapointe (femme de Jacques Parizeau)

- Gilles Duceppe va vendre le projet de souveranité à Washington, prenant le rôle de figure dominante du mouvement souverainiste

- trois députés (Bernard Drainville, Nicolas Girard et Nicolas Marceau) court-circuitent leur chef et proposent d’abaisser à 100 $ le plafond des dons aux partis politiques (la position officielle du PQ est de 500 $)

- plusieurs députés et militants parlent du «malaise Marois» décelé dans les sondages, notamment du fait qu’elle fait à peine mieux que Jean Charest à la question «quel chef ferait le meilleur premier ministre»

Tout ça en moins de deux semaines. Voilà qui  augure mal pour le congrès et le vote de confiance d’avril.

Pauline Marois m’avait dit, peu de temps après son retour triomphal au PQ, qu’elle revenait pour changer des choses et non pas pour subir les mêmes vieilles querelles intestines de son parti. Elle n’est pas revenue, avait-elle ajouté, pour se taper les mêmes vieux débats.

J’avais retenu de cette conversation que Pauline Marois pourrait repartir aussi vite qu’elle était revenue si son parti se mettait à la «picosser».

Le PQ est-il en train de mettre la table pour manger un autre chef?

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Mercredi 27 octobre 2010 | Mise en ligne à 11h46 | Commenter Commentaires (208)

Que faisiez-vous il y a 15 ans?

Place du Canada, le 27 octobre 1995. (Photo site Radio-Canada)

Place du Canada, le 27 octobre 1995. (Photo site Radio-Canada)

Que faisiez-vous il y a 15 ans, jour pour jour?

Moi, je me les gelais dehors, Place du Canada, à Montréal, à couvrir pour Le Soleil le fameux «love-in» organisé par tout le Canada à trois jours du référendum de 1995.

J’avais fait toute la campagne avec le NON. Normalement, on aurait dû changer à mi-parcours, mais l’arrivée de Lucien Bouchard dans la caravane du OUI avait soudainement changé la dynamique et comme j’étais le junior du bureau, on m’avait «collé» avec le NON.

Je garde des souvenirs impérissables de cet événement:

- Les échanges avec tous ces gens venus en catastrophe de la Saskatchewan et d’ailleurs dire, la larme à l’oeil, aux Québécois de ne pas «briser» le Canada

- La confusion (l’inflation, devrais-je dire) sur le nombre réel de participants. Le camp du NON avait fait circuler le chiffre gonflé de 150 000. La police parlait plutôt de 30 000 à 40 000 personnes.

- La tension dans les rues avoisinantes, où des militants du OUI contre-manifestaient (paisiblement, toutefois)

- le malaise du camp du NON à propos des fonctionnaires fédéraux qui avaient obtenu un congé payé pour venir à Montréal et tous les autres Canadiens venus en avion grâce à des rabais de Canadian et d’Air Canada

- La nervosité du camp du NON, qui sentait qu’il était en train de l’échapper et l’inconfort de devoir «dealer» avec les fédéraux, ce qui nétait jamais facile et parfois même périlleux

Aujourd’hui, 15 ans plus tard, une question demeure: ce «love-in» avait-il aidé ou nui au camp du NON?

Je persiste à croire que cette tardive déclaration d’amour subventionnée a plutôt galvanisé les partisans du OUI en plus d’indisposer quelques indécis qui n’ont pas aimé que le Canada débarque pour leur dire quoi faire.

Pour vous replonger dans cet épisode historique, visionnez ce résumé de la journée sur RDI. Vous verrez des visages connus. C’est comme un voyage dans le temps de 15 ans en arrière.

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Mardi 26 octobre 2010 | Mise en ligne à 11h58 | Commenter Commentaires (158)

Dites-moi que c’est une blague!

Le premier ministre canadien Stephen Harper en compagnie du président ukrainien Viktor Ianoukovytch.

Le premier ministre canadien Stephen Harper en compagnie du président ukrainien Viktor Ianoukovytch.

Titre d’une manchette sur cyberpresse, mardi matin: «Les droits humains au menu de la visite de Harper en Ukraine».

Voir l’article sur cyberpresse.

M. Harper donne des leçons de respect des droits humains à l’étranger. Le jour où tous les experts en droit international lui tombent dessus pour son refus obstiné à rapatrier le ressortisant canadien Omar Khadr!

Dites-moi que c’est une blague!

M. Harper qui réconforte un recteur d’université et un historien qui ont subi des pressions de leur gouvernement?

Le même M. Harper qui a encaissé sans broncher la démission du statisticien en chef du Canada, poussé vers la sortie par des pressions politiques d’Ottawa? Idem avec l’ancienne présidente d’Énergie atomique du Canada.

Le même M. Harper dont le gouvernement coupe les subventions aux groupes de recherche partout au pays?

Le même M. Harper dont l’ex-ministre des anciens combattants s’est retrouvé en possession des dossiers médical et financier d’un soldat contestataire?

Le même M. Harper dont le gouvernement a ridiculisé et intimidé un diplomate qui contredisait la version officielle sur le sort des prisonniers talibans?

Et p0urquoi ce soudain intérêt pour les droits humains en Ukraine?

Parce qu’il y a plus d’un million de Canadiens d’origine urkainienne au Canada, dont la majorité vivent dans l’Ouest.

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