
Michael Ignatieff en compagnie de l'ex-premier ministre Jean Chrétien. (Photo: PC)
Longtemps suspecté (il est encore par plusieurs, d’ailleurs) d’être farouchement opposé au nationalisme québécois, qu’il jugeait «dangereux pour la démocratie» dans son livre Blood and Belonging: Journeys into the New Nationalism (1993), Michael Ignatieff a pris sans détour la défense du Québec, lundi, en accusant le magasine MacLean’s de faire du «Québec bashing».
«Je ne sais pas ce qu’est le Québec bashing en français, mais c’est du Québec bashing. Je n’aime pas le Québec bashing ni en anglais, ni en français», a dit M. Ignatieff.
Réaction sincère ou opportunisme politique?
Certains ne croiront jamais en la sincérité du chef libéral, mais il faut admettre qu’il a adoucit les angles de ses positions à propos du Québec depuis qu’il est arrivé en politique, il y a un peu plus de quatre ans.
Non seulement défend-il maintenant les réflexes nationalistes québécois, mais il a aussi effectué un virage à 180 degrés à propos de la loi 101, qu’il jugeait discrimatoire et exagérée il y a quelques années. Aujourd’hui, M. Ignatieff juge que la loi 101 est «nécessaire» à la survie du groupe (les francophones).