Vincent Marissal

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  • Vincent Marissal couvre la politique depuis plus de 15 ans, sur les collines parlementaires à Québec et à Ottawa, dans le reste du Canada et même à l'étranger.

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    Mardi 27 avril 2010 | Mise en ligne à 11h54 | Commenter Commentaires (15)

    Politique 101: soigner sa marque de commerce

    Projet Montreal

    (photo Olivier Jean)

    De retour au boulot après une petite semaine de vacances, je n’ai pu m’empêcher de m’esclaffer ce matin en lisant cette nouvelle de mon collègue Joël-Denis Bellavance.

    Les problèmes des libéraux de Jean Charest éclaboussent ceux de Michael Ignatieff? Exactement ce que les libéraux provinciaux disaient de leurs cousins fédéraux lors des élections provinciales de 2007.

    C’est la théorie des vases communicants. Dès que les électeurs entendent le mot «libéral», ils tiquent, sans trop faire la distinction entre le PLQ et le PLC.

    En politique, comme en marketing, il faut soigner sa marque de commerce. Et de toute évidence, la marque de commerce «Libéral» se vend mal ces années-ci.

    Petite anecdote: en 2005, avant les élections qui allaient les chasser du pouvoir, Paul Martin et quelques-uns de ses conseillers avaient même songé à changer le nom de leur parti.

    C’est dire à quel point ils ne croyaient plus à leur marque de commerce…


    • Être libéral, avec l’argent des autres …

    • Mets-en qu’il y a un lien entre les 2 ; comme l’a si bien analysé Josée Legault, l’attentisme de Charest risque de faire en sorte que les scandales autour du PLQ auront des effets durables ( entendre pour longtemps, pas le durable écolo ), tout comme le Scandales des commandites pour le PLC ( voyez comment ce dernier est lamentablement englué depuis ce temps ).

      Yé !!! ( … oui et non, PlayMobilHarper devient ainsi quasi-indélogeable … ). Par ailleurs, cela ne nous démontre t-il pas ? , de façon claire, ce que nous soupçonnions tous : que la corruption est nuisible à la démocratie.

      Aux élections vite mais ! , avec un système à la proportionnelle !

    • Ouais être Libéral je chercherais vraiment à repartir sous un autre nom. Après le scandale des commandites au fédéral et le scandale du favoritisme du gouvernement Charest et des retours d’ascenseur aux donateurs du parti, autant dans les contrats d’infrastructures que dans les places en garderies et dans les nominations politique des juges ,des PDG de société d’état, et des responsables des tribunaux administratifs, le nom Libéral est brûlé au Québec.
      Il devient de plus en plus synonyme de corruption et de trafic d’influence.

    • La malhonnêteté la plus scandaleuse et choquante des dernières années provient de ces deux partis plus ou moins frères.

      Alors la malhonnêteté du PLQ en ce moment rafraîchit peut-être juste la mémoire des Québécois concernant la malhonnêteté des Libéraux fédéraux… Car lorsqu’on y pense, ils sont vraiment menteurs eux aussi. Quand les députés libéraux québécois prétendent pouvoir faire plus que le Bloc à Ottawa mais font pire, en votant par exemple contre une motion pour protéger le poids du Québec à Ottawa, ben t’sais… On voit vraiment pour qui ils travaillent malgré leurs belles paroles.

      Concernant le PLQ… Ils me donnent de l’urticaire. Dans le dictionnaire, on devrait ajouter un nouveau mot: “charest”. Nom masculin désignant un mensonge éhonté. Il lui a servi un charest, tout ça n’est qu’un paquet de charest. :-D

    • LA VIRGINITÉ

      Le richissime Paul aurait dû changer. Pauvre Paul. Qu’il ne l’ait pas fait prouve qu’il y a des dieux qui protègent parfois le bon peuple.

      C’est sûr que Harper n’est pas un cadeau directement destiné à ce dernier, mais il fréquente les dieux assidûment. Et pour ça, il a eu sa récompense.

      Récompense imparfaite pour lui, parce que minoritaire, mais qui laisse une place au bon peuple coalisé. Tout s’explique.

      Oui, les libéraux devraient changer de nom. Le terme de progressiste-conservateur leur siérait à merveille. Les bourgeois ont besoin, à ce stade-ci, d’une vieille bilingue qui fait jeune, qui a fait carrière dans la mode, qui connaît la gaffe, le déguisement et l’idéologie centriste.

      Le bon peuple devra encore passer son tour. C’est le salaire de la peur qui l’attend.

    • Le mot “libéral” aura beau être dangereux ces temps-ci, le scandale des commandites et ceux, allégués, qui entourent les libéraux provinciaux actuellement n’est pas qu’une question de nom. Tout ceci reste actuel, on ne parle que de quelques années de distance.

      Les relations entre PLC et PLQ sont multiples et profondes: il est question depuis trop longtemps de commission d’enquête à Québec, et on ne peut pas oublier celle des commandites en en entendant parler. Il est de notoriété publique que beaucoup d’organisateurs de l’un donnent un coup de main à l’autre de temps en temps, pour le moins. Chaque campagne nous le prouve.

      Mais surtout, la tradition veut que les électeurs rouges au Québec le sont aussi à Ottawa, dont bien sûr ceux qui contribuent à la caisse électorale.

      Dis-moi qui te paie, je te dirai qu’il est possible que tu penses à lui très souvent. Non?

      C’est beaucoup plus ce dont il s’agit, croirai-je.

      Jean-François Trottier
      Greenfield park

    • Pour l’un c’était les sociétés de commandites et les contrats de vive-voix (rien par écrit, vous vous souvenez?), pour l’autre c’est la mafia, les gros contracteurs et les ti-n’amis qui aiment beaucoup le Mont Orford et les garderies. Quelque part, c’est normal que l’électeur voie blanc bonnet et bonnet blanc… Et pour ce qui est du PLQ, il porte bien sa couleur ces temps-ci: rouge-déficit!

    • Monsieur Charest est un mauvais politicien, il pratique plutôt la métaphysique une science obscure qui traite des choses bizarres, on lui pose des questions et il répond n’importe quoi, il dit une chose et il fait son contraire, il vend constamment la peau de l’ours avant de l’avoir vendu, pour la cohérence on repassera; ce n’est pas très bon pour une marque de commerce.

    • Si le PLQ envisage de changer de nom, il pourrait adopter le sigle PLAQ (le Parti des libéraux anonymes du Québec) qui au fédéral deviendrait le PLAC. Comme les deux sigles se prononceraient de la même façon, la confusion se perpétuerait… de sorte que les amateurs de pots-de-vin et autres «crosseries» se sentiraient entre eux et dans leur élément : les ti-n’amis connaîtraient ainsi une jouissance durable, qui n’aurait rien d’écologique.

    • Drôle tout de même que la définition de libéral soit : tolérant.. ouvert.

      “Sacrément” ouvert en effet !

      Robert Duquette

    • Le problème des marques de commerce politiques au Québec est qu’aucune n’est appréciée. Les électeurs tiquent quand ils entendent «libéral», mais ne voient pas mieux du côté «PQ» et sont échaudés par «ADQ». Le parti des abstentionnistes est en passe de devenir vainqueur. Au fédéral, c’est déjà fait avec le parti bloqué à jamais.

    • Bonsoir,
      Que ce soit à Québec ou à Ottawa, quand vient le temps de se serrer les coudes, les militants libéraux sont présents et contribuent généreusement à la caisse de leur parti qui est toujours une valeur sûre. Le mot libéral est très vendeur lors des levées de fonds. Tout à fait le contraire des militants nationalistes qui laissent Ottawa financer le Bloc Québécois à 90% et contribuant seulement avec des miettes tout en hurlant sur tous les toits que le Bloc Québécois est nécessaire à Ottawa en évitant d’ouvrir ses propres goussets. Bien sûr, Ottawa est là en bon pourvoyeur. John Bull.

    • Pssst …

      Publié le 30 avril 2010 à 12h21 « Le PQ veut débureaucratiser »

      Ouf ! Plus que jamais, le PQ et le PLQ, c’est blanc bonnet, bonnet blanc …

      Lâchez pas monsieur Kadir et madame David, votre tour s’en vient ( surtout si on peux voter à la proportionnelle aux prochaines ).

    • Ce qui me frappe le plus, c’est l’ignorance du peuple. Un sondage la-dessus serait interressant.

    • A la dernière année de son mandat, Charest va donner plusieurs bonbons aux citoyens du Québec et le bon monsieur va reprendre du poils à la bête. La mémoire en politique est de six mois !

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