Vincent Marissal

Archive du 21 mars 2010

Dimanche 21 mars 2010 | Mise en ligne à 23h37 | Commenter Commentaires (80)

On appelle cela du «leadership»

La réforme de la santé (allégée, il faut bien le dire) du président Barack Obama vient de passer à la Chambre des représentants.

Un moment historique, relayé avec tout le «drama» hollywoodien  par les chaînes de nouvelles en continu, bien sûr. En plein «prime time» du dimanche soir, avec le décompte du vote des élus sur écran géant en temps réel. Et une controverse en prime (qui a crié «baby killer» aux démocrates?).

CNN a produit un résumé de cette bataille du medicare.

Mais au-delà du spectacle de cette soirée, un mot résume la démarche du président Obama, son engagement en faveur d’une réforme du régime de santé et les longs mois de débats qui ont précédé ce vote: leadership.

Leadership. Avec ce que cela exige de la part d’un cef politique, qui y met tout son poids et toute sa détermination. Et avec ce que cela comporte de risque électoral.

Leadership. Comme dans: faire de la politique pour faire avancer les choses et, qui sait, peut-être même le bien commun.

Leadersip. Exactement ce dont nous manquons si cruellement de ce côté-ci de la frontière. Au Québec, comme dans le reste du Canada.

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Dimanche 21 mars 2010 | Mise en ligne à 17h08 | Commenter Commentaires (27)

Gérald «Bouchons» Tremblay

Nous avons eu, il y a deux ans, Marcel «Crampons» Tremblay. Nous avons maintenant son frère, Gérald «Bouchons» Tremblay, notre maire adoré.

Voici ce que Gérald Tremblay disait le soir de sa réélection, le 1er novembre, au terme d’une campagne marquée par les odeurs de scandales : «Je sais que le mandat que l’on me confie vient avec de grandes responsabilités. Mon défi comme homme politique est de regagner la confiance de tous les Montréalais. Les citoyens veulent du changement, nous incarnons ce changement.»

Un peu plus de quatre mois plus tard, voici ce qu’il a dit, vendredi, devant la Chambre de commerce de Montréal : «On peut faire du Montréal bashing, mais il faut rester positif. (…) Si vous voulez reprendre le discours de l’immobilisme, j’ai trouvé la recette: je n’écoute plus!»

Pas mal pour un maire malmené, qui n’a obtenu que 38 % des votes des Montréalais et qui disait avoir «bien compris» que ce résultat «était aussi un avertissement».

Maintenant qu’il est confortablement réinstallé à l’Hôtel de ville pour quatre ans, que l’on ne parle plus des contrats de compteurs d’eau et que Québec refuse de déclencher une enquête publique sur la construction et le financement des partis, vous pouvez toujours critiquer, M. le maire ne vous écoute même plus.

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