On savait, après la débacle électorale de 2008 et les épisodes loufoques de la succession à Mario Dumont, que l’ADQ était cliniquement morte.
On a constaté son décès, cette semaine à l’Assemblée nationale.
Pauvre ADQ, jadis si efficace à traquer le gouvernement dans la jungle des contributions politiques et des magouilles (vraies et présumées), elle est aujourd’hui réduite à un rôle de spectateur.
Tout le monde ne parle que de contrats, de construction, de garderies et le chef de l’ADQ, Gérard Deltell, lui, gaspille ses rares questions (période des questions de mercredi, avancez le curseur à 20 minutes) à essayer de savoir ce que contiendra le prochain budget…
Amir Khadir, le solitaire député de Québec solidaire, a fait mouche, lui, avec une question-missile (période des questions de jeudi matin, avancez le curseur jusqu’à 6m15 sec) sur les liens entre le PLQ et certaines firmes de génie-conseil.
Un député, seul de sa formation, qui vole le show à la période des questions, cela nous rappelle Mario Dumont. Amir Khadir a pris la place de Mario Dumont.
L’ADQ est vraiment morte. Pas étonnant que certains anciens adéquistes, dont Éric Caire, rêvent d’un enterrement de première classe au son de la fanfare d’un nouveau parti.
Lire les commentaires (133) | Commenter cet article




