Extrait du texte de ma collègue Louise Leduc, sur une nouvelle décision de la Commission des droits de la personne concernant un autre cas d’accommodement (dé)raisonnable:
À la Société d’assurance-automobile du Québec, au contraire de son avis à la Régie de l’assurance-automobile du Québec, la Commission avait recommandé d’accommoder les personnes qui demandaient à ne pas subir l’examen pratique de conduite avec une personne du sexe opposée.
La différence? Pour la Commission, c’est dans la durée. Demander à quelqu’un d’être dans une voiture pendant plusieurs minutes avec une personne de sexe opposée peut effectivement l’obliger à renier ses principes religieux.
À l’inverse, selon la Commission, demander à quelqu’un de se dévoiler quelques secondes, pour une démarche administrative qui vise justement l’identification d’une personne, ne nuit pas à son droit religieux garanti par la Charte.
Ouf! Va-t-il falloir dorénavant fournir un chronomètre aux fonctionnaires?
À partir de combien de minutes votre droit religieux est-il menacé?
Voilà, illustré par l’absurde dans cet avis de la CDP, les dangers d’une politique à la pièce.
Dans une entrevue à mon collègue Tommy Chouinard, la ministre de l’Immigration préconise plutôt le principe fondamental de l’égalité des sexes.
Ajoutez à cela les questions de sécurité (il faut pouvoir confirmer l’identité de la personne dont la photo apparaît sur la carte-soleil) et de communication (comment peut-on communiquer aux urgences avec quelqu’un qui porte un voile intégral?) et vous vous approchez d’une politique… raisonnable.
Lire les commentaires (58) | Commenter cet article




