Vous entendez le bip, bip, bip?
C’est le gouvernement Charest qui recule. Encore une fois. Ce gouvernement est aussi subtil qu’un camion coincé dans une ruelle.
Juste cette semaine, deux fois: d’abord la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, qui renonce à confier au privé la correction des examens du cinquième secondaire, puis, ce matin, son collègue à la Famille, Tony Tomassi, qui interdit maintenant ce qu’il trouvait acceptable hier.
Les garderies subventionnées par l’État ne pourront plus faire de l’enseignement religieux aux enfants.
Cela va de soi pour tout le monde au Québec, mais il a tout de même fallu 48 heures au ministre Tomassi pour arriver à cette conclusion. Troublant.
Mais bon, il a reculé, ce qui était la bonne chose à faire. Sur mon tapis roulant du Y, ce matin, j’avais justement gagé à mon voisin que le ministre reculerait avant vendredi.
Ce qui est encore plus troublant, ce sont certaines déclarations de M. Tomassi à propos de l’accès et du rôle des CPE.
Voilà ce qu’il disait mardi: «Un service de garde, c’est la continuité du noyau familial. Les parents choisissent un service de garde qui répond à leurs valeurs. C’est la transmission des valeurs familiales qui se poursuit dans un service de garde»
Vous avez tout faux, M. le ministre. Les parents, du moins l’immense majorité d’entre eux, ne «choisissent» pas la garderie de leurs petits en fonction de leur valeur, ils vont où ils peuvent après avoir mis leur nom sur des dizaines de listes d’attente!
À moins, bien sûr, que l’État ne finance des garderies confessionnelles exclusives à certaines communautés.
Ce pourquoi, d’ailleurs, il ne faut pas faire cela.
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