Vincent Marissal

Mardi 19 février 2013 | Mise en ligne à 18h08 | Commenter Commentaires (89)

Oups, on a loupé la cérémonie!

garneau

Je me demandais, samedi pendant la cérémonie nationale pour Richard Garneau à la Maison symphonique, pourquoi le gouvernement Marois était si bien représenté (trois ministres et la première ministre) alors que le gouvernement Harper, le NPD et la Ville de Montréal brillaient par leur absence.

Seul élu fédéral, le libéral Denis Coderre, qui a fait les démarches nécessaires pour être présent, comme il se doit.

Les autres?

Au bureau de Stephen Harper, on m’a répondu que des «raisons logistiques» ont empêché que ne soit présent au moins un élu conservateur.

Au NPD, «les députés ont préféré ne pas s’imposer lors de la cérémonie par respect pour les proches et la famille».

Quant à la Ville de Montréal, «c’est une erreur de notre part, nous aurions dû être là», explique un porte-parole du bureau du maire Michael Applebaum, qui doit justement envoyer une lettre à la famille Garneau.

Je suis persuadé qu’aucune raison logistique n’aurait empêché les conservateur d’assister à une cérémonie pour Don Cherry.

Quant au NPD, voilà bien une excuse totalement ridicule! On ne s’impose pas à une famille lorsqu’il y a une cérémonie nationale! Au contraire, on l’honore de notre présence.

Et pour ce qui est de la Ville de Montréal, eh bien, plus rien ne nous étonne…

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Mercredi 30 janvier 2013 | Mise en ligne à 17h13 | Commenter Commentaires (66)

Punir les députés grossiers?

La Chambre des communes, à Ottawa, lieu de débats parfois houleux...

La Chambre des communes, à Ottawa, lieu de débats parfois houleux...

Des engueulades, des insultes, du chahut, des questions sans réponse, du cabotinage, quand ce n’est pas carrément, plus rarement heureusement, des menaces, de l’intimidation, parfois même des empoignades, les parlements, c’est bien connu, ne sont pas les hauts lieux de débats respectueux et constructifs qu’ils devraient être.

Cette ambiance de pétaudière serait même responsable, du moins en partie, du désintérêt d’un nombre grandissant d’électeurs envers la chose politique. Elle ferait aussi fuir des candidats de qualité, dégoûtés par des comportements totalement inacceptables dans n’importe quel milieu de travail normal.

La solution pour ramener un peu de civilité à la Chambre de Communes serait-elle de priver de leur droit de parole, voire même de leur salaire, les députés qui insultent, intimident, ridiculisent ou se moquent de leurs collègues, de même que ceux qui refusent de répondre de bonne foi aux questions?

Le député néo-démocrate de Colombie-Britannique, Nathan Cullen, croit que des mesures disciplinaires ne nuiraient pas, ce pourquoi il a déposé cette semaine une motion en ce sens, en plus de lancer un mouvement sur les réseaux sociaux.

On peut douter de l’efficacité d’un tel remède, mais personne ne peut nier le diagnostic posé par M. Cullen (et bien d’autres!): nos parlements souffrent d’un grave déficit de civisme.

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Lundi 28 janvier 2013 | Mise en ligne à 17h56 | Commenter Commentaires (45)

Philippe Couillard, donneur de leçons?

Derrière les sourires et les poignées de mains, quelques rancoeurs perdurent...

Derrière les sourires et les poignées de mains, quelques rancoeurs perdurent...

Visite ce lundi de Raymond Bachand à l’équipe éditoriale de La Presse dans le cadre de la course à la direction du Parti libéral du Québec (Pierre Moreau et Philippe Couillard suivront ces prochains jours).

Impossible de ne pas revenir sur le sérieux accrochage entre Philippe Couillard et Raymond Bachand, survenu samedi à Montréal lors du débat en anglais.

Irrité par les propos de M. Couillard, qui reprochait à ses deux rivaux de ne pas en avoir fait assez contre la corruption quand ils étaient au pouvoir au sein du gouvernement Charest, M. Bachand lui a balancé cette réplique assassine: «Pendant qu’on combattait la corruption et l’évasion fiscale, qu’est-ce que tu faisais? Tu t’associais à Arthur Porter!»

Que vouliez-vous dire exactement? a-t-on demandé à Raymond Bachand. Croyez-vous que M. Couillard a manqué de jugement? Que son intégrité est compromise? Que cela devrait le rendre suspect aux yeux des militants libéraux?

«Je vous laisse tirer vos conclusions», a lancé M. Bachand, pour toute réponse.

Cette rencontre éditoriale d’une heure aura permis de confirmer ce que nous avions perçu ces dernières semaines: Raymond Bachand et Philippe Couillard ne sont pas de grands amis.

Entre autres choses, M. Bachand explique qu’il a lancé cette charge parce que «Philippe fait des leçons de morale». «On lui a dit d’arrêter, mais il continue…», a précisé Raymond Bachand.

Bref, c’est lui qui a commencé!

Le résumé complet de cette rencontre dans les pages de La Presse et sur Lapresse.ca, mardi.

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