Marie-Claude Lortie

Archive de la catégorie ‘Si la tendance se maintient...’

Mercredi 16 avril 2014 | Mise en ligne à 21h40 | Commenter Commentaires (16)

New York à Pâques ?

Vous allez à New York à Pâques ?
Quelques idées pour vous

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1- Ai Weiwei au musée de Brooklyn. Super artiste contemporain, super controversé en Chine car très critique du pouvoir. Passeport confisqué par Pékin, il ne peut se rendre à son propre vernissage. À ne pas manquer, si ce n’est que pour l’appuyer politiquement.

2- La Biennale au musée Whitney. Un classique. Pour faire le point sur ce qui se fait en art actuel.

3- Un lunch à Mission Cantina. J’adore le travail déjanté du chef Dany Bowien, dont j’aime particulièrement le restaurant Mission Chinese de San Francisco. Avec David Chang, il est à l’avant-plan de la tendance asian-funky, où des jeunes chefs américains mais d’origine asiatique réinterprète, trois ou quatre générations plus tard, la cuisine de leurs traditions. À New York, Bowien prend la même approche pour réinterpréter la cuisine américano-mexicaine, au Mission Cantina. Prometteur.

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4- Carrie Mae Weems au Guggenheim. Je ne connais pas son travail mais c’est la directrice de la Power Plant Gallery à Toronto qui m’a recommandé d’y aller. Et je la crois sur parole. Weems est une artiste noire engagée de 61 ans, connue surtout pour son travail de photographe. Le Guggenheim propose une rétrospective de son oeuvre.

5- Avec les enfants ? Une pizza chez Roberta’s, un classique à Brooklyn ou un burger au Shake Shack dans le Madison Square Park — les enfants jouent et les parents attendent en queue pour leur burger en buvant une bière. S’il fait beau: super plan pour être dehors.

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6- Une balade au parc High Line, qui monte maintenant du Meat Packing District jusqu’à Chelsea.

7- Un jogging matinal à Central Park ou, plus original, au Prospect Park à Brooklyn.

8- On s’assoit sur une terrasse de Williamsburg et on essaie de comprendre ce que signifie le nouveau mot buzz “normcore” Conseil: mettez des t-shirts blancs, des runnings, un jean et une veste en polaire dans votre valise.

9- La parade de Pâques sur la 5e avenue (entre la 49e et la 57e rue ). Apportez vos chapeaux les plus fous et paradez avec les New=Yorkais. Ou arrêtez-vous pour regarder durant quelques minutes. Cet événement populaire à lieu à chaque année depuis plus de 100 ans. Only in New York.

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10- The Realistic Joneses. Les critiques ont été dures pour cette pièce mais comment ne pas avoir envie d’aller voir jouer Toni Collette, Michael C. Hall et Marisa Tomei en vrai, sur Broadway ?

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Vendredi 11 avril 2014 | Mise en ligne à 23h04 | Commenter Commentaires (16)

Époque légume

pois noma été 2013

Petits pois chez Noma, août 2013.

oignons noma été 2013

Oignons chez Noma, août 2013

oignons relae été 2013

Oignons chez Relae, août 2013.

pdt central perou 2013

Pommes de terre chez Central, à Lima. Septembre 2013.

Voilà un moment qu’on parle des légumes en gastronomie comme un élément central des plats et non pas qu’un simple à côté.
Ça a commencé avec le chef français Alain Passard. Ici, à Montréal, cette tendance s’est exprimée au défunt restaurant Les Chèvres. À Chicago par feu Charlie Trotter. À Napa, Thomas Keller s’est mis à faire des menus dégustations aux légumes…
Puis la folie viande, foie gras, bacon s’est emparée de notre imaginaire. Ça a donné du génie comme le Pied de cochon et toutes sortes de mauvaises copies.
Puis le légume est revenu au centre de l’assiette, libéré à nouveau par les chefs nordiques comme René Redzepi (Noma) et Christian Puglisi (Relae).
Entre temps, la grande Amanda Cohen de Dirt Candy à New York réinventait le végétarianisme version haut de gamme, encore mieux que le végé chic de Millenium à San Francisco.

Bref, aujourd’hui, le légume est de plus en plus présent au centre de nos assiettes, comme le montre admirablement bien l’équipe de Vin Papillon à Montréal.

La grande journaliste Jane Kramer du New Yorker revient sur ces questions, à travers des livres parus depuis quelques décennies. À lire ici.

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Mardi 11 février 2014 | Mise en ligne à 17h01 | Commenter Commentaires (22)

Sexe, course, mode et restaurant

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Saisie d’écran du blogue Man Repeller de Leandra Medina.

Qu’est-ce qu’un blogue, dans un quotidien, à l’heure de Twitter et de Facebook ?

Que peut-on y écrire, si on diffuse déjà des textes d’opinions travaillés dans le journal et de petites réflexions sur l’actualité et autres faits insolites sur Twitter ou Facebook. Personnellement, je n’écris pratiquement rien sur Facebook — ce n’est pas privé seulement pour les copains ni public et ainsi ouvert à tous les lecteurs, donc je ne vois pas l’intérêt — pour me consacrer plutôt à Twitter quand vient le temps de partager un article intéressant ou de commenter légèrement — ou avec une blague incisive bien sentie — les nouvelles.

Mais la question demeure: que reste-t-il pour le blogue ? Surtout sachant qu’on risque d’y récolter un commentaire intelligent pour parfois une dizaine de commentaires sans intérêt voire méchants ou/et diffamatoires… (Vous ne les voyez pas tous, d’où la proportion qui pourrait vous surprendre.)

Il reste pour le blogue, j’imagine, des réflexions plus longues que les 140 frappes de Twitter mais qui ne méritent pas nécessairement toute une chronique dans le journal.
Ou est-ce que le blogue devrait être une sorte de portail à liens ou un journaliste trie — en anglais on dirait “curate” — des articles choisis et les suggère aux lecteurs dans un espace plus volumineux que les 140 frappes de Twitter ? (Le blogue devient alors une sorte de Colette journalistique — avis aux abonnés du premier degré: ceci est de l’humour)

Aujourd’hui, donc, je vous propose quelques liens inspirés par le moment.

D’abord, un peu de sexe, pour attirer les clics. Pour cela, je recommande la lecture de cet article du New York Times qui fait pas mal jaser et pose des questions intéressantes… L’égalité dans le couple a-t-il massacré le sexe digne de ce nom ? Avouez que ça déménage.

Ensuite, je ne reviendrai pas sur les Olympiques, amplement couverts par mes collègues mais je vous suggère cet article écrit par bibi sur une coureuse championne vraiment extraordinaire, qui a trois records du monde en sprint. Si vous n’êtes pas inspiré par cette dame et que vous continuez à râler, je vous suggère d’aller gravir l’Everest ou de courir un marathon, ça fait des miracles pour les endorphines et l’attitude de grognon. (Avis au gars qui a rouspété au sujet de mon chien lundi matin pendant une course au mont Royal, c’est bon pour vous aussi ce conseil.)

Je poursuis. En ce moment, tout le monde suit les Olympiques. C’est émouvant, fascinant, intéressant, etc. Mais il y a aussi un événement qui se déroule à New York: la Fashion Week, la semaine de mode qui dure plus qu’une semaine. J’adore la mode mais il y a longtemps que je ne suis plus l’actualité de la mode. Ça doit remonter à quand j’étais encore rédactrice du cahier Mode (Actuel) de La Presse dans les années 40. (NDLR: ceci est une autre blague) Bref, j’avais arrêté de lire sur la mode depuis plusieurs années jusqu’à ce que je tombe sur un blogue qui s’appelle The Man Repeller. C’est en anglais. C’est très drôle. Plein d’autodérision et de vérité. Et la vision de la mode qui est proposée est sympathique. On part de l’hypothèse bien connue voulant qu’il y ait deux modes: celle pour plaire aux gars (je vous laisse deviner que ça inclut les décolletés, le moulant, les dessous Agent Provocateur, etc, etc.) et celle pour plaire aux femmes — jupe et Doc Martens et col claudine et pull ample en mohair caca d’oie — qui est en même temps une mode qui chasse le regard masculin, bref, chasse-gars ou encore, dans la langue de Cyndi Lauper: man-repeller.

Je terminerai avec un autre texte paru ce weekend au sujet d’un restaurant chinois de Montréal que j’ai bien aimé. Une lectrice m’a rappelé sur Twitter que quand je dis ambiance so-so, je pense notamment à la musique, du Richard Clayderman m’a-t-elle spécifié. Oh. Une chance que les ravioles au bouillon étaient divines.

Sur ce, comme je dis sur toutes mes dédicaces de livre: bonne lecture et surtout…. bon appétit !

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