
Nigella Lawson. Photo Canadian Press

Charles Saatchi. Photo Reuters.
Elle est belle comme une déesse domestique, le surnom qu’elle s’est elle-même donné. Elle a un succès fou, avec ses émissions de télévision, ses livres de cuisine. Elle n’a pas eu une vie toujours facile. Son premier mari est mort d’un cancer. Mais elle s’est remariée avec un richissime magnat de la publicité, grand collectionneur d’art. Et sa vie, jusqu’à tout récemment, avait l’air bardée de glamour, de bons plats, de grands moments.
Je dis jusqu’à tout récemment parce que le conte de fée de Nigella Lawson s’est écroulé la semaine dernière avec la publication par un tabloïd londonien de photos montrant le mari de la déesse, Charles Saatchi, les deux mains autour de son cou, comme s’il voulait l’étrangler. Les images ont été captées alors que les deux mangeaient au restaurant, à Mayfair. Les clichés publiés par les médias britanniques montrent aussi la belle Nigella en larmes, en sortant du restaurant.
Rien de drôle. Tout de tragique.
De toute évidence, ce repas là ne s’est pas bien passé. De toute évidence, on doit se demander ce que cet homme fait en privé s’il pose des gestes aussi inacceptables en public. (Autre photo d’un autre incident ici.) De toute évidence, ce n’est pas une façon de “emphasise a point”, soit d’accentuer la compréhension de ce qu’il était en train d’expliquer. Car là est sa défense.
“About a week ago, we were sitting outside a restaurant having an intense debate about the children, and I held Nigella’s neck repeatedly while attempting to emphasise my point.”
L’homme a aussi parlé de “playful tiff”, un accrochage amusant…
Avez-vous dit “lame” ? (faible) comme réponse aux accusations ?
Triste, triste, triste et enrageant.
La dernière fois que j’ai entendu de telles excuses, je crois que c’était dans la bouche de Jean-Guy Tremblay, au sujet de Chantal Daigle. “Je ne l’ai pas battue”, avait-il dit. “Juste un peu brassée…”
Suite à la publication des photos, Saatchi a été rencontré par la police, qui lui a servi une “police caution”, un avertissement, mesure policière qui n’a pas d’équivalent ici.
Depuis, la Grande-Bretagne réfléchit sur la violence conjugale. À lire ici, ici, ici et ici.
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