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Yves Mattagne, président d’honneur du volet gourmand du festival Montréal en lumière.

Les chicons belges revisités par la Brasserie T !

Les gaufres liégeoises, place des Festival

Le soufflé à l’orange de Éric et Tristan Martin, à La Porte. Photo Alexandra Forbes.

Burger au porc effiloché sur la place des Festivals
Me voilà enfin posée après une semaine de voyage à côté de chez moi. C’était en effet le festival Montréal en lumière, qui nous a apporté sa fournée de découvertes annuelles. Je me suis promenée à Montréal toute la semaine d’un repas à l’autre. Les thèmes cette année: Belgique, Seattle et vins de Washington, Outaouais… Le tout a commencé au dîner du président d’honneur, Yves Mattagne, chez Toqué ! vendredi soir il y a 10 jours. Terminé ma semaine samedi sur la place des Festivals, sous la neige, à manger des gaufres brûlantes, des burgers de porc effiloché et des frites en écoutant les P’tits Tounes en spectacle dehors. Ce fut probablement d’ailleurs, un de mes moments préférés.
Mon repas coup de coeur: la cuisine de Nicolas Darnauguilhem. Ce chef français installé à Bruxelles est arrivé à Montréal sans idée préconçu de ce qu’il allait cuisiner, préférant plutôt bâtir un menu à partir de ce qu’il trouverait sur place. L’approche a donné un repas tout en finesse et en surprises, clairement inédit, audacieux. Sa clé: l’utilisation de produits sauvages venus d’ici mais que l’on connaît peu: aulne crispé, bois sent-bon… Il fallait bien au Franco-Belge pour nous faire découvrir ce qui pousse dans notre cour arrière. Adoré notamment la salade de betterave, ponctuée par des tranches cuites au sel et des morceaux carrément cru, relevée par une vinaigrette à la farine de gourgane. Juste assez avant-gardiste.
Mon plat coup de coeur: la boîte de caviar en trompe l’oeil d’Yves Mattagne chez Toqué. (photo sur ce blogue) Le chef du Sea Grill à Bruxelles a en effet préparé pour le repas chez son collègue Normand Laprise une jolie et douce petite boîte de caviar, remplie d’une onctueuse préparation à la crevette sauvage de Colombie-Britannique. Le tout était accompagnée d’une parfaitement croustillante gaufre de Bruxelles aux algues et au citron. Parfait équilibre et parfaite exécution. Sans nommer personne, on se rappelle de certains repas du président d’honneur depuis le début du festival où les chefs se sont très peu investis dans la soirée. Ce n’était pas du tout le cas cette année où le chef Matagne a fait preuve d’un professionnalisme exemplaire, salué en cuisine.
Mon produit coup de coeur On mange peu la perdrix ici, pourtant il y en a beaucoup dans nos forêts. Le chef Clément Petitjean, en visite au Laurie Raphaël, nous a appris comment l’apprêter: en filets fumés presque crus, servie avec un consommé infusé au kale, coulis d’épinards au beurre noisette et salicorne. Wow. Je parie que même Martin Picard aimerait ça.
Moment coup de coeur: la cuisine de rue sous la neige, sur la place des Festivals, le dernier samedi. Surtout les burgers de porc effiloché de la Brasserie T !, les gaufres liégeoises de La Gaufre Belge, les cornets de frites du petit kiosque de Frites Alors. Manqué les tacos de Grumman78 durant le premier weekend mais je sais qu’ils sont bons pour en avoir mangé à quelques occasions… Bravo aux organisateurs du festival d’avoir relancé le volet extérieur, notamment pour la cuisine. C’est vraiment très chouette.
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