Marie-Claude Lortie

Archive de la catégorie ‘L'oeil était...’

Lundi 15 avril 2013 | Mise en ligne à 21h45 | Commenter Commentaires (44)

Boston

Capture d’écran 2013-04-15 à 21.43.49

Un sauveteur réconforte une victime de l’attentat à la bombe. Photo Boston Globe.

Moment de panique cet après-midi.

Mon amie Marie-Josée, pas joignable.

Pas de nouvelle. Pas de réponse au cellulaire. Pas de textos. Site web du marathon de Boston qui indique qu’elle n’a jamais terminé sa course.

Elle était partie courir son 4e marathon de Boston je crois. Ou 3e. Je ne sais plus.

Appel à nos amies communes. Un peu paniquée. Puis, finalement, courriel de son mari.

“Ça va. Elle est là. Appelle-là.”

Ouf.

C’est la première fois que je connais tant de gens, sur place, sur les lieux d’un attentat. Tant l’impression que c’est arrivé dans notre cour. Mais le marathon de Boston c’est comme ça à chaque année. Plein d’amis, de camarades coureurs. Je fais partie d’une vaste confrérie, qui s’entraîne avec le même coach. On court ensemble. On prend un verre parfois. On se retrouve dans les courses. À Montréal, à Ottawa, à Mississauga ! Je ne suis jamais allée à Boston. Je ne cours que des demi-marathons. Bien assez pour moi. Pour le moment. Mais à chaque fois, on s’appelle, on s’écrit. Et puis, Boston ?

Hier, j’ai eu peur. Les bombes me semblaient plus près d’ici que jamais. Près de nos amis. Près de notre ville. Et le trou béant de notre incompréhension toujours plus grand.

Il est 21h30 et on ne sait toujours rien.

Qui sont les pleutres qui ont choisi de s’attaquer ainsi à des innocents.

Les écoles, les courses, les cinémas… On va faire quoi la prochaine fois ? Une église ? Un hôpital ? Une résidence de personnes âgées ?

N’y a-t-il aucune limite à la bassesse, au vide que sont ces êtres qui tuent ainsi. Et pour quoi déjà à part que pour nous montrer à quel point ils sont méprisables ?

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Mardi 12 juin 2012 | Mise en ligne à 18h50 | Commenter Commentaires (13)

Éloge de la transparence

Pour assurer un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés, merci.

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Image Delf Bergeron. Portrait de l’accusé dans cette affaire,  Amir Pourasadi, 56 ans

Ce matin, je chronique sur une histoire qui m’a inquiétée. Un garçon agressé sexuellement dans un autobus, une mère qui cherche l’agresseur, des policiers qui mènent enquête et une école qui choisit de ne pas dire aux parents qu’un de ses écoliers a été victime d’un tel acte et que ça s’est passé dans le bus, tout près de l’établissement.

Je vous dis la fin: l’agresseur a été arrêté. Il avait un casier judiciaire. La police et la mère, surtout, ont fait leur travail. L’école ? A attendu cinq mois avant de prononcer les mots “agressions sexuelles” et d’informer les parents du crime et de la réapparition du suspect, près de l’école, peu avant l’arrestation.

Je vous laisse lire.

Tout ça aurait pu arriver à bien des écoles. Le silence, le déni, le non-dit, la cachette sont partout.

Il faut lever les tabous. Parler de ces affaires. Confirmer aux victimes que ce qui est arrivé est bien un crime. Ça devient, ainsi, plus facile à digérer.

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Mardi 29 novembre 2011 | Mise en ligne à 17h14 | Commenter Commentaires (82)

Voulez-vous souper avec moi ?

Capture d’écran 2011-11-29 à 17.10.59

Photo Martin Roy, Le Droit.

Je sais, je sais, c’est tout ce qu’on entend par les temps qui courent: donnez.

Donnez à Centraide.

Donnez au musée, donnez à l’hôpital,  donnez à la guignolée pour les démunis, donnez pour la cause x, y ou z.

Il est difficile de choisir parmi toute cette panoplie de bonnes oeuvres.

Sauf que lorsque les gouvernements coupent dans les subventions à la recherche scientifique, aux organismes de femmes, aux groupes militant pour la protection de l’environnement, aux équipes venant en aide aux démunis, a-t-on le choix que de partager ce qu’on a en attendant le jour où ce ne sera plus nécessaire ?

À La Presse, des journalistes font une petite part en offrant de leur temps pour encourager les donateurs à dénouer les cordons de la bourse en faveur des démunis. Dans mon cas, La Presse me paie un repas, comme lorsque je fais une critique de restaurant traditionnelle, mais propose que j’amène avec moi les deux personnes qui auront misé le plus dans le cadre d’un encan de la Guignolée des médias.

Je vous encourage à aller jeter un coup d’oeil ici et à miser sur mon lot. Ou à en parler à quelqu’un que cela pourrait intéresser. En gros, il s’agit de m’aider à faire une critique, dans un bon restaurant de Montréal. Non, je ne vous amènerai pas chez Joe Patate. D’habitude, c’est mon collègue Robert Beauchemin qui m’accompagne. Et jusqu’à présent, on a passé de très belles soirées.

Qui dit mieux ?

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