
Des scientifiques allemands cherchent la source de la contamination. Photo AFP
Vingt-trois mort. Treize pays européens touchés. La crise du E. coli qui secoue outremer a de quoi faire peur à tout le monde.
Parce qu’on n’arrive pas à trouver la source de la contamination. Parce qu’on sait que ces contaminations, autrefois réservées aux mangeurs de viande pas assez cuite, peuvent maintenant toucher tout le monde, incluant les végétariens amateurs de légumes. Et parce que ces apparitions du E. coli peuvent être associées à l’omniprésente industrialisation de l’agro-alimentaire. Des études montrent en effet que c’est l’alimentation des bêtes au maïs — plutôt qu’au foin. moins intensif — qui rend leur système digestif plus accueillant pour cette bactérie, qui aboutit éventuellement en plus grande proportion qu’avant dans le fumier dont on se sert pour engraisser les champs de légumes. Et que c’est l’abattage industriel qui cause le transfert plus fréquent de la bactérie du système digestif des mêmes bêtes vers la viande (oui, c’est la crotte possiblement en contact avec ce qui aboutit dans la “viande hachée” qui nous oblige à faire surcuire nos boulettes pour les rendre innoffensives…) qui peut être contaminée et qu’il faut donc bien faire cuire pour ne pas attraper la “maladie du hamburger”.
Bref, ces apparitions de E. coli nous obligent à court terme à tout faire cuire. Mais elles devraient surtout nous faire réfléchir, à moyen et à long terme, sur nos pratiques agricoles.
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