Marie-Claude Lortie

Archive de la catégorie ‘La science avant tout’

Lundi 6 juin 2011 | Mise en ligne à 21h34 | Commenter Commentaires (38)

Le E.coli et nos pratique agricoles

Capture d’écran 2011-06-06 à 21.32.20

Des scientifiques allemands cherchent la source de la contamination. Photo AFP

Vingt-trois mort. Treize pays européens touchés. La crise du E. coli qui secoue outremer a de quoi faire peur à tout le monde.

Parce qu’on n’arrive pas à trouver la source de la contamination. Parce qu’on sait que ces contaminations, autrefois réservées aux mangeurs de viande pas assez cuite, peuvent maintenant toucher tout le monde, incluant les végétariens amateurs de légumes. Et parce que ces apparitions du E. coli peuvent être associées à l’omniprésente industrialisation de l’agro-alimentaire. Des études montrent en effet que c’est l’alimentation des bêtes au maïs — plutôt qu’au foin. moins intensif — qui rend leur système digestif plus accueillant pour cette bactérie, qui aboutit éventuellement en plus grande proportion qu’avant dans le fumier dont on se sert pour engraisser les champs de légumes. Et que c’est l’abattage industriel qui cause le transfert  plus fréquent de la bactérie du système digestif des mêmes bêtes vers la viande (oui, c’est la crotte possiblement en contact avec ce qui aboutit dans la “viande hachée” qui nous oblige à faire surcuire nos boulettes pour les rendre innoffensives…) qui peut être contaminée et qu’il faut donc bien faire cuire pour ne pas attraper la “maladie du hamburger”.

Bref, ces apparitions de E. coli nous obligent à court terme à tout faire cuire. Mais elles devraient surtout nous faire réfléchir, à moyen et à long terme, sur nos pratiques agricoles.

Pour en savoir plus, articles ici, ici et ici. Ici aussi.

Lire les commentaires (38)  |  Commenter cet article






Mercredi 25 mai 2011 | Mise en ligne à 22h50 | Commenter Commentaires (79)

Le poison est dans l’assiette

Avez-vous lu le dossier de ma collègue Marie Allard sur les poisons que l’industrie chimique a fait entrer dans nos quotidiens depuis plusieurs décennies ?

À lire. Et vous ne verrez jamais plus votre maison de la même façon.

Avec elle, j’ai rencontré hier la documentariste Marie-Monique Robin, qui a réalisé et écrit Notre poison quotidien (qui sera diffusé le 5 juin à Télé-Québec . On la connaissait du Monde selon Monsanto. Son dernier ouvrage est tout aussi documenté. Et guère plus encourageant.

Ma chronique est ici.

Et s’il vous-plait, ne dites pas comme tant de gens que j’ai croisés aujourd’hui que vous ne voulez pas savoir tout ça parce que c’est trop effrayant.

Si les taux de cancers et de maladie dégénérative augmentent autant, ce n’est pas pour rien. Il y a assez de soupçons entourant tous ces produits chimiques — de l’aspartame aux plastiques, en passant par les BPA, phtalates et autres parabènes sans oublier tous les pesticides — pour qu’on les mette sur la sellette et qu’on pose de sérieuses questions à nos scientifiques, à nos politiciens, à ceux qui veillent sur la réglementation. Le paradigme qui veut que seule une forte dose d’un produit le rende poison doit, dit-elle, être totalement revu. Même à très faible dose, certaines molécules peuvent nous rendre malades, que ce soit par accumulation, par effet cocktail ou parce que la dose, même minime, arrive à un moment précis de la genèse d’un foetus, par exemple.

On ne peut plus regarder ailleurs.

Et, si je cite Mme Robin, ce n’est pas les gouvernements actuels qui vont faire le meilleur travail de chiens de garde pour nous…

Lire les commentaires (79)  |  Commenter cet article






Mardi 18 janvier 2011 | Mise en ligne à 11h56 | Commenter Commentaires (89)

Vaccin et autisme: on oublie ça

wakefield

Andrew Wakefield, l’auteur de l’étude traffiquée qui a lancé tout le débat. Photo Reuters.

La nouvelle est sortie la semaine dernière mais mérite d’être redite au cas où elle n’aurait pas été entendue. Et au cas où des parents auraient encore des craintes à l’égard des vaccins pour nourrissons: il n’y a pas de lien entre vaccins et autisme.

Le gars qui a semé le doute était un fraudeur.

Détails ici, ici et ici.

Félicitations au journaliste britannique Brian Deer du Sunday Times qui s’est acharné sur cette enquête et qui a finalement permis de démasquer ce médecin qui traffiquait ses recherches…

AVIS AUX INTERNAUTES: LA DISCUSSION SUR CETTE ENTRÉE EST MAINTENANT CLOSE

Lire les commentaires (89)  |  Commenter cet article






publicité

publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

  • Calendrier

    mai 2012
    L Ma Me J V S D
    « avr    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives

  • publicité