
Un sauveteur réconforte une victime de l’attentat à la bombe. Photo Boston Globe.
Moment de panique cet après-midi.
Mon amie Marie-Josée, pas joignable.
Pas de nouvelle. Pas de réponse au cellulaire. Pas de textos. Site web du marathon de Boston qui indique qu’elle n’a jamais terminé sa course.
Elle était partie courir son 4e marathon de Boston je crois. Ou 3e. Je ne sais plus.
Appel à nos amies communes. Un peu paniquée. Puis, finalement, courriel de son mari.
“Ça va. Elle est là. Appelle-là.”
Ouf.
C’est la première fois que je connais tant de gens, sur place, sur les lieux d’un attentat. Tant l’impression que c’est arrivé dans notre cour. Mais le marathon de Boston c’est comme ça à chaque année. Plein d’amis, de camarades coureurs. Je fais partie d’une vaste confrérie, qui s’entraîne avec le même coach. On court ensemble. On prend un verre parfois. On se retrouve dans les courses. À Montréal, à Ottawa, à Mississauga ! Je ne suis jamais allée à Boston. Je ne cours que des demi-marathons. Bien assez pour moi. Pour le moment. Mais à chaque fois, on s’appelle, on s’écrit. Et puis, Boston ?
Hier, j’ai eu peur. Les bombes me semblaient plus près d’ici que jamais. Près de nos amis. Près de notre ville. Et le trou béant de notre incompréhension toujours plus grand.
Il est 21h30 et on ne sait toujours rien.
Qui sont les pleutres qui ont choisi de s’attaquer ainsi à des innocents.
Les écoles, les courses, les cinémas… On va faire quoi la prochaine fois ? Une église ? Un hôpital ? Une résidence de personnes âgées ?
N’y a-t-il aucune limite à la bassesse, au vide que sont ces êtres qui tuent ainsi. Et pour quoi déjà à part que pour nous montrer à quel point ils sont méprisables ?
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