Marie-Claude Lortie

Archive de la catégorie ‘Conflit étudiant au Québec’

Vendredi 8 juin 2012 | Mise en ligne à 15h18 | Commenter Commentaires (36)

Montréal et la fièvre du printemps

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MaNUfestation à Montréal. Photo Ivanoh Demers, La Presse.

Montréal a-t-elle la fièvre du printemps ?

Je crois que oui.

La vraie question: est-ce vraiment une raison de s’inquiéter ?

Ça bouge, mais c’est drôle, l’impression que ça va mal se mêle à celle que notre métropole est drôlement bien en vie. Non ? (Et en plus, lisez ceci, peut-être que ça va vraiment mieux ?)

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Samedi 2 juin 2012 | Mise en ligne à 11h17 | Commenter Commentaires (98)

Calme ? Quel calme ?

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Michelle Courchesne. Photo Presse Canadienne.

Avez-vous lu ces commentaires de Michelle Courchesne ?

La ministre de l’Éducation croit que la loi 78 a “calmé le jeu”.

Oui, vous avez bien lu.

Sur quelle planète peut-elle se trouver pour écrire une chose pareille ?

Pas à Montréal en tout cas, c’est clair.

Mme Courchesne, voici d’où elle vient cette impression que la situation est plus calme.

Votre loi, critiquée par l’ONU et Amnesty International,  a outré tellement de gens, incluant des avocats, des grands-parents, des pro-hausse de frais de scolarité, que la foule qui manifeste maintenant à Montréal, soir après soir, est beaucoup plus vaste et diversifiée qu’avant la loi. Ainsi, on n’a pas le concentré d’étudiants écoeurés et durs de Victoriaville ou du Palais des congrès, on a des familles entières qui manifestent. C’est sûr que vu ce loin, ça parait plus calme. Mais il y a toujours autant de radicaux. Juste beaucoup, beaucoup plus de modérés dans les rues pour montrer que les contestataires sont encore et plus que jamais majoritairement pacifiques.

Quand mes voisins de NDG, un comté qui vote libéral élection après élection, sortent dans les rues soir après soir avec leurs casseroles, ça ne veut pas dire que le jeu a été calmé.

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Lundi 28 mai 2012 | Mise en ligne à 11h24 | Commenter Commentaires (57)

L’image de Montréal

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Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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Photo David Boily, La Presse

Si on passe aux nouvelles, en boucle, des images de Montréal en feu comme ce fut le cas la semaine dernière, avant que les casseroles ne canalisent la colère provoquée par l’adoption de la loi 78 à l’Assemblée nationale, on ne donne pas envie aux touristes de venir ici. C’est sûr.

Mais plus je parle aux gens de l’extérieur au sujet de ces manifs et de leur impact sur la ville, plus on me dit que ce sont surtout les images des policiers en grand nombre qui inquiètent. Que c’est l’image de la répression qui est la plus forte, la plus dérangeante. Vu de bien des pays, avec chacun leur Histoire plus ou moins marquée par les rôles joués à travers les décennies par  la police et l’armée, plusieurs vous diront qu’il y a de quoi être pas mal plus craintif devant une rangée d’agents des forces de l’ordre sur un pied d’alerte, que devant des hipsters à pancartes.

D’ailleurs, allez vous promener le soir autour du parc Émilie-Gamelin, et vous le verrez: ce qui donne à la ville un air grave, c’est la quantité remarquable de policiers, partout. Ce sont eux qui nous signalent qu’il se passe quelque chose dont on conclura que c’est effrayant avant même d’avoir aperçu le panda et ses amis frappeurs de marmites et de friteuses.

Bien sûr, la présence policière est nécessaire. Mais en si grand nombre, tout le temps, vraiment ? Des dizaines et des dizaines de policiers autour de manifestations bruyantes, certes, créatrices de bouchons, aussi. Mais violentes à ce point ?

Encore hier, en passant près des marcheurs, la présence policière m’a frappée et a frappé ceux qui étaient avec moi et qui n’avaient pas encore côtoyé les manifestants. “Pourquoi les chevaux ?” “Pourquoi tant de policiers ?” Jeudi, quand j’ai interviewé un participant de C2-MTL au sujet des grèves, c’est une des choses qu’il m’a décrite. Belge vivant en Suisse, de passage à Montréal, il a été frappé par la brutalité d’une arrestation qui s’est passée sous ses yeux et par  tous les agents, partout, avec leur équipement anti-émeute. “It seemed overwhelming”, m’a-t-il dit en anglais. En d’autre mots, cela lui a semblé exagéré, trop.

Et on ne parle même pas du bruit de l’hélicoptère, parce qu’avec ça c’est la totale…

Si on veut se préoccuper de l’image de Montréal à l’étranger, pensons aussi à l’image que cette imposante, et je crois aussi parfois démesurée, présence policière envoie au reste du monde.

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