Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Vendredi 20 décembre 2013 | Mise en ligne à 17h55 | Commenter Commentaires (106)

    Droits des femmes: reculs

    Capture d’écran 2013-12-20 à 17.50.21
    Photo tirée du film La Lunule (1973) dont la trame narrative porte sur l’assassinat d’une prostituée

    Mauvaise nouvelle pour ceux et celles qui croient à la liberté de choix en matière d’avortement.
    L’Espagne vient d’adopter une loi qui revient en arrière et recriminalise les interruptions volontaires de grossesses, à moins qu’elles ne soient nécessaires parce que la santé de la femme enceinte est en danger parce que la grossesse est le résultat d’un viol. C’est la loi la plus restrictive depuis le retour de la démocratie dans le pays.

    Textes ici et ici en français, ici en espagnol.

    Autre recul inquiétant: au Canada, la Cour suprême invalide trois dispositions du code criminel traitant de prostitution. Bonne idée de décriminaliser la profession de prostituée, parce que ce ne sont pas des criminelles, mais plutôt des victimes, mais mauvaise idée de laisser un trou béant pour les proxénètes. Dans ce dossier, je suis 300 % avec le Conseil du statut de la femme, il est urgent de faire comme la France et de criminaliser l’acte d’acheter du sexe, et de transférer ainsi la criminalité du côté des clients et autres exploiteurs.
    Articles ici, ici et ici.


    • L’Espagne fera ce qu’elle voudra chez elle, ce n’est pas à nous de juger. Si ça peut convaincre “certaines” femmes qu’il y a d’autres moyens de contraception que l’avortement, ce sera ça de pris. Un accident peut arriver, un accident à répétition, non. Est-ce qu’on autorise la pilule du lendemain en Espagne? Quelqu’un le sait?

      La prostitution…. il faut la légaliser et l’encadrer. Ça fait depuis que le monde existe que ça marche, ce n’est pas demain la veille que ce sera éliminé. Pourquoi ne pas faire comme certains pays qui ont des red-lights supervisés? Ça élimine les macs, ça limite les MST et les prostitués des deux sexes sont relativement protégés contre les risques de se ramasser morts dans un caniveau, assassinés par un “client”.

      C’est ÇA qui serait une vraie avancée, pas laisser les travailleurs du sexe à eux-mêmes.

      S’assurer qu’il n’y a pas de mineurs dans ce métier et varger à bras raccourcis sur ceux qui payent les faveurs d’enfants.

    • Pour ce qui est de l’Espagne, inutile de commenter, ça restreint la liberté de choix d’une façon bien trop restrictive pour des questions morales. C’est une dictature de la majorité au détriment des libertés individuelles. Dans une démocratie, c’est inacceptable.

      Ce qui m’étonne cependant, c’est que vous défendiez la liberté de choix d’un côté mais pas de l’autre!!!!! Complètement illogique, désolé.

      Que fait-on de la liberté de choix de certaines femmes de vendre leur corps? Comme pour l’avortement, il y aura toujours des abus (il y a des femmes qui se font avorter à répétition pour des raisons discutables, enfin selon mon point de vue). On doit donc défendre la liberté de choisir, mais l’encadrer pour atteindre le difficile équilibre entre le droit de choisir et l’éthique, la morale, peu importe comment on définit le concept.

      Mais un constat reste. Dès qu’on criminalise un acte, que ce soit du côté de l’offre ou de la demande, on crée un marché souterrain puisque ceux qui offrent les services, ou ceux qui les achètent, doivent opérer sous le radar pour éviter la prison.

      Bref, pour le Canada c’est encore et toujours la politique de l’autruche qui mène à l’abus parce que le secteur reste non règlementé.

      Pourquoi ne pas, une fois pour toutes, s’assumer en tant que société humaine dans laquelle, comme il y a 100 ans, 1 000 ans et même 10 000 ans (je dirais même 1 000 000 d’années), la prostitution a toujours existé, existe et existera sous une forme ou sous une autre?

      Je suis loin d’être un expert en la matière mais il me semble qu’il doit exister, dans le monde, un ou des endroits où la prostitution, sans être parfaite, minimise les cas d’abus pour les femmes tout en protégeant la liberté de choix. Si ce n’est pas le cas, et bien innovons! Il existe toujours des solutions, aussi imparfaites soient-elles.

      Je vois la prohibition de la prostitution un peu comme celle de l’alcool ou du pot. En gros, inefficace et on remet ça entre les mains du monde interlope. La politique de l’autruche, ça n’améliore en rien les choses. Au contraire! La dernière chose que je souhaite, en tant que citoyen, c’est que la mafia/les hells etc prenne les choses en main.

      J’approuve le jugement de la cour Suprême. Il a le mérite de forcer le gouvernement à trouver une solution qui permette de réguler le commerce du sexe. On n’aura jamais un système parfait. Mais le plus imparfait des systèmes, c’est encore de criminaliser (le client ou la pute) et de laisser le tout au profit du monde interlope.

    • loubia

      20 décembre 2013
      18h31

      “L’Espagne fera ce qu’elle voudra chez elle, ce n’est pas à nous de juger. Si ça peut convaincre “certaines” femmes qu’il y a d’autres moyens de contraception que l’avortement, ce sera ça de pris. Un accident peut arriver, un accident à répétition, non. Est-ce qu’on autorise la pilule du lendemain en Espagne? Quelqu’un le sait?”

      Bientôt 2014 et je lis encore des …. comme ça ! J’en reviens pas !

      Robert Duquette

    • Légaliser les maisons closes, mais criminaliser les clients. Wow. Dans la même logique, pourquoi ne pas construire des magasins qui vendent de la drogue, mais arrêter les clients qui entrent pour en acheter.

      Toujours cette vieille rengaine de la femme-victime. C’est trop facile comme excuse. Après tout, le vendeur de drogue est probablement une victime lui-aussi (victime de quelque chose en tout cas: parents incompétents, société inégale etc.). Tout les criminels sont victimes de quelque chose, et ça n’excuse pas leurs crimes. Si une prostituée est réellement victime de violence ou d’intimidation, elle n’a qu’à prendre un téléphone et appeler la police. Si elle ne le fait pas, alors nous n’avons pas à créer des lois pour la protéger contre sa propre volonté alors qu’il existe déjà des dispositifs pour la protéger.

      Si la prostitution est décriminalisée, alors la prostituée cesse d’être une victime puisque être prostituée devient un métier comme un autre. Elle n’est pas plus victime que l’employée du Mcdo. Voilà déjà un effet positif de cette loi.

    • Désolé, mais j’en rajoute …

      À chaque fois qu’on s’attaque aux libertés individuelles, que ce soit l’avortement, la prostitution, ou ceux qui risquent d’y gouter à cause de la charte de la laïcité, je crois qu’il est un devoir pour chaque citoyen, concerné ou non, de défendre ces droits et libertés.

      À chaque fois, je me rappelle ce poème de Martin Niemöller et ça me convainc de clamer haut et fort qu’il faut protéger les libertés individuelles, mêmes si je ne suis pas affecté. Voici le poème:

      “First they came for the Socialists, and I did not speak out …
      Because I was not a Socialist.

      Then they came for the Trade Unionists, and I did not speak out …
      Because I was not a Trade Unionist.

      Then they came for the Jews, and I did not speak out …
      Because I was not a Jew.

      Then they came for me … and there was no one left to speak for me.”

    • @loubia, legorf

      C’est totalement idiot ce que vous dites. Aucune femme n’utilise l’avortement comme moyen de contraception. Aucune. De débiter de telles inepties donnent la nausée et je ne comprend même pas comment MCL peut les tolérer sur son blogue.

      Par contre je me rapproche de votre avis en ce qui concerne la prostitution. Elle doit exister, être encadrée par la loi, les femmes qui la pratique doivent être protéger. La Suède qui criminalise les client depuis 1999 à vue le nombre de viols exploser sur son territoire. Je vois là un lien de cause à effet direct. La pulsion de l’homme ne pourra jamais être contrôlé par des lois, ou la morale. Elle doit pouvoir s’exprimer et surtout être canalisée vers des personnes qui effectuent leur travail dans des conditions de sécurité maximales. Ceux qui croient éliminer la prostitution par la répression ou même la raison sont des utopistes ou des hypocrites.

    • Pour ce qui est de l’avortement, regardez bien encore du côté d’Ottawa où Maurice Vellacott, un pro vie mordu, tente encore de ramener le sujet sur le tapis – troisième fois cette année en 2013? Éventuellement, misteur Harpeur et acolytes plieront bien car, au fond, c’est probablement ce qu’ils veulent, tout en cherchant à faire passer ça en catimini, quand personne n’y porte attention.

      Ça m’étonnerait fort que la “pilule du lendemain” soit permise en Espagne.
      Pour la prostitution, peut-être que le jour où le client paierait TVQ et TPS et le/la protitué(e) devrait payer des impôt, ça en découragerait ou enlèverait le plaisir de se payer ce luxe (ou devrais-je dire “cette luxure”?).

    • Madame Lortie parle d’un recul pour les femmes suite à la décision de la cour suprême. En quoi le fait de juger que les femmes qui pratique ce métier devrait le faire dans conditions sécuritaires est un recul?

      En quoi le fait que « Le législateur a le pouvoir de réprimer la nuisance, mais pas au prix de la santé, de la sécurité et de la vie des prostituées. La disposition qui empêche une prostituée de la rue de recourir à un refuge sûr (…) alors qu’un tueur en série est soupçonné de sévir dans les rues est une disposition qui a perdu de vue son objectif » comment cela peut-il être considéré comme un recul pour a cause des femmes par madame Lortie?

      En quoi une loi restrictive qui contrevient à la charte des droits et libertés peut-il être considéré comme rétrograde par l’auteur de ce blogue?

      Je pense au contraire que les juges de la cour suprême ont tenté de faire avancer la cause des femmes et tenter d’obliger le gouvernement à mieux les protéger.

      Quand à la loi espagnole je la trouve aberrante et nous donne encore une fois la preuve que le combat des femmes ne sera malheureusement jamais terminé.

    • En résumé : Vous Monsieur, vous avez couché avec une femme et vous lui avez donné une grosse somme d’argent… on vous met en prison.

      Vous Madame vous avez couché avec un gars sans protection et sans le payer et il vous a mis en cloque… Ne pleurez pas.. On va vous payer l’avortement pauvre petite…

      Belle égalité des sexes..

    • Ce billet est incohérent.

      Si je comprends bien, les femmes doivent pouvoir être entièrement maîtres de leur utérus, mais pas de leur vagin? Ce qu’elles font de leur sexe doit être contrôlé par la société?

      Je suis entièrement d’accord pour donner des peines exemplaires pour ceux qui font de la traite des femmes. Vingt-cinq ans de prison ferme est pour moi un minimum pour des abus aussi graves. Par contre, je considère que les femmes qui choisissent la prostitution ne devraient pas être considérées comme des parias. Je ne vois pas pourquoi je devrais mépriser les femmes qui choisissent cette activité.

      Le plus incompréhensible pour moi est pourquoi les féministes méprisent ces femmes et nient leurs droits.

      Je n’ai jamais utilisé les services d’une prostituée, mais j’ai déjà été dans des bars de danseuses nues quand j’étais jeune. Il m’est arrivé quelques fois de me payer des danses. Pourtant, je n’ai jamais pensé que les femmes en face de moi étaient des objets.

      Je me rappelle en particulier un détail de la première fois qui m’a marqué. Pendant cette danse, mon attention a été momentanément détournée et j’ai vu deux autres danseuses qui me regardaient en souriant. Je me suis alors rendu compte que j’avais la bouche grande ouverte et les yeux complètement ébahis. Par ses petits gestes, la danseuse m’avait fait perdre entièrement mon aptitude à dominer. C’était une professionnelle, elle savait ce qui marchait et elle faisait donc en sorte que c’était elle qui dominait et moi qui étais l’objet.

      Un fait intéressant est que quelques semaines après, moi et mes copains avons été dans un autre bar de danseuse. Et là, c’était complètement différent. Dans le premier bar, l’ambiance était feutrée et tout était sous contrôle. La lumière était tamisée, la musique n’était pas trop forte et personne ne s’exprimait bruyamment. J’ai vu une fois un homme commencer à s’énerver et il a été immédiatement mis à la porte. Dans le deuxième bar, la lumière était vive et l’ambiance générale était pour moi dégoûtante. Les hommes insultaient directement les danseuses qui de toute façon se contentaient de montrer leur sexe sans aucun jeu de séduction.

      À cause de cette expérience, selon moi la véritable solution à la prostitution n’est pas l’interdiction, c’est au contraire de lui donner une certaine beauté, comme dans ce premier bar de danseuses où j’ai été. Je n’ai aucune difficulté à imaginer qu’une vraie professionnelle pourrait être beaucoup plus douée en matière sexuelle que quelqu’un d’ordinaire et le talent a de la valeur. Alors pour moi, la solution est des maisons closes où l’ambiance est contrôlée et où aucun écart de conduite n’est toléré afin que ce soit les femmes qui dominent. C’est ça que les féministes devraient revendiquer au lieu de s’attaquer aux femmes.

      En passant, soyons honnête, vouloir s’attaquer aux clients comme ce qui vient d’être décidé en France n’est en réalité qu’une attaque indirecte et hypocrite contre les prostituées.

    • Mais y a-t-il quelqu’un ici ou ailleurs au pays qui pense vraiment que le gouvernement conservateur va aller dans le sens signifié par la Cour Suprême? Au contraire, il va profiter de l’occasion pour tenter de faire disparaître ce qu’on appelle pudiquement le «commerce du sexe». Alors, du côté de celles et ceux qui pensent avoir gagné quelque chose est trop tôt pour pavoiser. Et du côté de celles et ceux qui craignent l’exploitation accrue, il est trop tôt pour s’inquiéter.

      Regardez bien aller Stephen Harper et ses gardiens de la moralité. On s’en reparlera quand on aura vu ce qu’ils vont déposer comme suivi à ce jugement.

    • Sur l’avortement en Espagne:

      Cette loi est une erreur potentiellement très couteuse pour la société espagnol. L’histoire est garante de notre avenir dans ce dossier. Si les femmes perdent l’accès à l’avortement elles vont se tourner vers le marcher noir qui dans certain cas les serviront correctement malgré la précarité de la situation grâce à l’assistance de médecins bien formés, mais beaucoup risque d’y laisser leur vie ou leur santé dans des cliniques de fortunes avec un charlatan à leur chevet. L’idée que criminalisé l’avortement va le faire disparaitre et créé une société plus juste, humaine et en santé est un mythe déboulonné par l’histoire sociale des nations occidentales depuis les 40 dernières années.

      Il est très souhaitable cependant de diminuer fortement la quantité d’avortement ayant lieu chaque année. Pour le faire, il faut mettre de l’avant des cours d’éducation sexuelle (physique et sociologique) sérieux donnée par des enseignants spécialistes en la matière au cursus scolaire à partir de l’âge de 9 ans jusqu’à la toute fin du secondaire. Ensuite, il faut encourager les parents à traiter de la question vers le même âge avec leurs enfants. Il serait aussi essentiel de mettre en place régulièrement des campagnes de publicité de différents type pour encourager les relations sexuelles protégés. Les moyens de contraceptions divers devraient être plus facilement accessible et exempte de taxe. Finalement, il faut s’attaquer au principaux symbole de l’hypersexualisation de notre société (et tout aussi présent dans la société espagnole) qui a construit un dogme autour de l’importance de la beauté et de la soumission des femmes et de la performance sexuel chez hommes. Il s’agit du seul moyen à mon avis de faire diminuer le nombre d’avortement significativement et de façon positive. L’avortement doit être et rester un choix pour toute les femmes de la planète et ce choix doit être accessible.

      S’il est possible de le réglementer comme par exemple en imposant des normes de pratique comme une limite sur les avortements tardifs (ceux dépassant le cape des 20 semaines) ou à répétition (plus de trois fois dans un lapse de temps donnée), l’avortement doivent rester un choix accessible et viable pour contrôler les naissances. Par contre ce dernier doit toujours représenter l’ultime solution à un problème.

      Sur la prostitution au Canada et en France:

      Il est sans doute beaucoup plus simple de légaliser la prostitution et de l’encadrer un peu comme la Hollande l’a fait. C’est le meilleur moyen de protéger les prostituer de l’exploitation sexuelle, des maladies de toutes sorte et de la violence. Bien que cette solution soit très couteuse elle semble être la meilleure jusqu’à maintenant. S’attaquer au client est une erreur exposant les prostitué à plus de danger et arrêter les prostitués elles même n’est guère mieux. Sur une note humoristique je me demande encore pourquoi la prostitution, très vieux métiers et très vieille source d’exploitation, reste aussi populaire de nos jours. Pourquoi payer une femme ou un homme (parfois très chère) pour faire quelque chose que vous pouvez voir totalement gratuitement et de meilleure qualité avec d’autres (votre femme, votre époux ou même votre rencontre d’un soir par exemple?)

      epronovost

    • @89170
      C’est fichtrement intéressant ce que vous soulevez là. Je ne suis pas sociologue mais j’aimerais l’être pour tenter de comprendre et d’étudier le phénomène. Pourquoi les femmes seraient-elles maîtres de leurs utérus mais que le droit de décider comment elles utilisent leurs vagins leur est refusé? Vous touchez un point central. J’y vois des relents religieux et machistes qui ont de tout temps essayé de contrôler le sexe de la femme. J’y vois un grand malaise, de la part des féministes, dans cette monétisation du droit “d’accès” à leur sexe, l’argent étant perçu comme quelque chose d’abject. J’y vois aussi des réminiscences du temps où le sexe de la femme, son organe de la génération, devait être contrôlé pour s’assurer de la bonne filiation paternelle.

      Finalement l’abolition pure et simple du droit des femmes de décider de l’utilisation de leur sexe est un net recul pour elles.

    • Et moi je dis “Avancement pour le droit a la vie des innocents”.

      Question de perspective j’imagine. De toute facon, ca ne change pas grand chose. Un p`tit voyage en train au pays voisin et tout est regle.

    • MCL vous me faite vraiment rire punir celui qui solicite mais pas la prostitué… Mais encore punir le voleur mais pas son complice, punir le meurtrier mais pas celui qui retiens la victime… comme ineptie j’ai rarement vue mieux ma chère mais cela rentre dans la logique de ses féministes qui veulent absolument remettre l’homme à sa place c’est à dire en dessous de la femme. Mon idée légalisé la prostitution ou enfermer ceux qui en consomme ou la font mais votre opinion est de loin la plus STUPIDE que j’ai entendu. Jean-Yves Bernard

    • Je crois au contraire que dans le temps l`année 2013 pourrait être reconnue comme une année charniere dans l`avancement du respect des droits de la femme. Pourrait parce qu`il n`en tiendra qu`a vous les femmes de se faire entendre et d`élever la voix maintenant qu`il en est possible.

      Je prend pour exemple le débat de la charte pour illustrer les dérapes possibles et le laxisme déplorable ambiant. Des personnalités publiques qui influencent le débat, madame Mourani qui mêle politique,cause des femmes et intérêts personnels. Votre consoeur madame Gagnon qui se laisse marcher dessus comme un tapis et qui n`a aucune conscience sociale en faisant comme si la lutte des femmes n`avait jamais existé et que les risques de recul sont inexistants…Enfin passons …

      Il n`en tiendra qu`aux femmes de s`exprimer et de prendre l`initiative d`ici à ce que le gouvernement écrive une nouvelle loi. Et c`est au contraire une inesperée poste ouverte pour améliorer la situation de tous qui s`offre à nous. Les commentaires précédents et votre article font état de questions et de risques encore sans réponses satisfaisantes. C`est maintenant la chance d`y voir.

    • Madame Lortie,

      Considérer les prostituées strictement comme des victimes, ça m’apparaît une simplification presque malhonnête. Mais il est vrai que cette vue de l’esprit prévaut en Suède, là où les pets sentent bons…

    • L’avortement et la prostitution sont deux problématiques “pas rapport” comme disent les jeunes.

      Les associer relève de la propagande féministe.

      La marchandisation du corps de la femme se retrouve maintenant partout et non seulement dans la prostitution. La femme est souvent, (hors de la prostitution et parfois encore là), la première à marchander le désir que l’homme éprouve pour elle. Chez les animaux cela a pour finalité la recherche du meilleur géniteur. Depuis, chez l’humain, il y eut de multiples dérivations de cet instinct.

      Je vous concède que la prostitution est de soi un outrage autant à la dignité la femme qui offre, qu’à celle l’homme qui achète. Mais est-ce un crime ?

      Non; c’est simplement, comme tant d’autres choses, une disgrâce pour chacun des contractants.

    • Ajout à mon 12h54

      c’est simplement, comme tant d’autres choses, une disgrâce pour chacun des contractants et pour cette société qui impose à ces contractants le recours à ce mode relationnel soit pour satisfaire leurs besoins vitaux, soit leur sexualité pestiférée.

    • Et lorsque c’est un homme qui se prostitue auprès d’une clientèle féminine madame Lortie, je présume que ce sont encore les femmes qui sont les victimes de ce méchant gigolo qui fait de l’argent sur leur dos?

      Constamment déresponsabiliser la femme en la rétrogradant au status de victime pour tout et pour rien, ce n’est vraiment pas aider la cause féministe, au contraire.

    • Je m’étonne toujours de la pensée paradoxale de Madame Lortie. Elle voit dans la protection du droit des femmes une forme de recul.

      Le port du voile. La décision revient strictement à la femme, en vertu de sa liberté de religion. Marie-Claude Lortie y voit un recul.

      La prostitution. Une femme qui pratique le plus vieux métier du monde a le droit de le pratiquer en sécurité, dans le lieu et avec les personnes de son choix. Marie-Claude Lortie y voit un recul.

      En fait, Madame Lortie mélange le but et le moyen. Nous partageons le même but : s’assurer que la femme voilée et la femme prostituée ne soient pas au service de manipulateurs ou de profiteurs. Là où nous différons, c’est le moyen. Je crois que le moyen, c’est la liberté et qu’à terme, cette liberté transformera la vie des femmes. Madame Lortie pense au contraire qu’il faut mettre les femmes en tutelle, le temps qu’il faudra. Paradoxe.

    • Est-ce vraiment des victimes? J’y connais rien mais d’un point de vue extérieur, seule les prostituées de rue semblent avoir des problèmes et c’est seulement d’elles qu’on parle… Toutes celles qui sévicent sur internet semblent le faire par choix, parce que c’est payant en très peu de temps. Il y en a pour qui c’est vraiment une business et qui s’y plaisent on dirait.

      Je suis tombé sur ce vidéo un jour, ça peut changer vos perspectives sur la chose: http://www.youtube.com/watch?v=cF2Sv4Px0PA

    • Les prostituées sont des victimes, oui, mais pas de la prostitution en soi. Victimes des circonstances qui les envoient vers la prostitution, victimes de leurs conditions de travail et victimes de ce que certains de leurs clients leur fait subir, oui. Mais la prostitution demeure à la base du sexe entre deux personnes consentantes et penser qu’une réglementation pourrait complètement enrayer ce qu’on appelle “le plus vieux métier du monde” est pas mal utopique. Ces femmes ont besoin d’encadrement, pas des bâtons dans les roues supplémentaire.

    • @ clark

      http://www.magicmaman.com/,l-ivg-est-elle-devenue-un-moyen-de-contraception,2220,2104543.asp

      http://www.cvm.qc.ca/glaporte/metho/devis/a0015.htm

      allez voir l’article 2: causes de l’avortement

      Un effet des avortements à gogo et gratuits:

      http://www.greenetvert.fr/2011/03/22/lavortement-comme-moyen-de-contraception-une-situation-alarmante/14658

      En tapant les bons mots-clé, vous trouverez d’autres opinions et statistiques toutes aussi “idiotes” que celles-ci.

      q.terreux… sans commentaires. Une question toutefois: vous avez une opinion sur la question? Des arguments?

      Je reste favorable à l’avortement, aussi étrange que ça puisse sembler. Mais PAS comme moyen contraceptif à répétition. Et oui, on demande aux autres de se mêler de ce qui les regarde en ce qui concerne nos affaires internes, ayons la même courtoisie envers les autres.

      D Lavoie

    • Arrêtez de dire que la prostitution est le plus vieux métier au monde. Son premier client doit pratiquer un métier pour la payer.

      Je trouve absurbe les pays qui légalisent la prostitution, mais punissent les clients. L’un ne va pas sans l’autre. La prostitution existe seulement s’il y a des clients. Alors comment un côté peut être légal et pas l’autre.

    • @loubia

      Vous m’amenez un site traitant de problèmes cubains qui ne prouve absolument rien car il y a évidemment une raison simple qui explique le nombre considérable d’avortements DANS CE PAYS et dans ce pays seul. Les statistiques dans ce domaine ne peuvent pas être extrapolées à tous les pays du monde.

      Ensuite votre deuxième référence renvoie à un travail de cégépiennes à prendre avec des pincettes. De plus elles déclarent noir sur blanc: “Pour les femmes interrogées, l’avortement n’est PAS UN MOYEN CONTRACEPTIF, mais un recours ultime” dans la partie 2: “les causes de l’avortement”.

      Pour ce qui est de la référence magicmaman (un site pro vie) ils n’ont à l’évidence pas lu le rapport de l’INED ou ne l’ont pas compris (donnons leur le bénéfice du doute). “L’avortement n’est qu’un ultime recours en cas d’échec de contraception.” Est inscrit en gros en première page du rapport de l’INED.
      http://www.ined.fr/fichier/t_telechargement/36878/telechargement_fichier_fr_pop.et.soc.francais.407.pdf

      Qu’est-ce qu’il vous faut de plus???
      Je ne vois nulle part que l’avortement est utilisé par les femmes comme un moyen de contraception.

      Je ne sais pas où vous voulez en venir.

    • Tu peux être un amateur de sexe pas de problème avec la justice sauf si tu transmets le sida volontairement. Tu peux coucher à gauche, à droite, à trois ou plus. Tu seras considéré comme une personne libre de disposée de ton corps, de prendre et de donner du plaisir.

      Si tu deviens professionnel du sexe gare à toi la justice, la police, les juges, les moralistes, les féministes paternalistes, les députés t’auront à l’œil ! Ils te jugeront, ils te criminaliseront et ils t’emprisonneront.

      Ils prendront ton argent sans problème pour que tu payes des amendes. Il ne se demandera pas comment tu l’as gagné cet argent !

      À la sueur de ton sexe ….
      Un joueur de hockey loue son talent, un soldat loue son corps à l’armée, etc.
      Ce sont des professionnels. Et s’ils sont bons ! Ils gagneront beaucoup d’argent.
      Il n’est jamais bon de se dire professionnel du sexe.

      Liberté de disposer de son corps, de le louer avec rémunération ou non.

      Une époque pas lointaine un débat intense quand une femme dit : Non ! C’est Non ! Ce n’est pas un peut-être, un oui qui manque de volonté… Bref en matière de viol; un Non c’est un Non.
      Aujourd’hui, des femmes disent Oui à la prostitution m’ai voilà que plusieurs personnes, dont les féministes paternalistes, leur disent votre Oui un pas vraiment un Oui….

      L’esclavage sexuel est affaire de police, de tribunaux. Ils sont là pour le combattre.

      Une danse à 10$ avec des caresses sur les seins sur les fesses n’est pas un acte de prostitution.

      Dans certains pays tu peux vendre ton sperme et ton sang, mais louer ton sexe est criminelle.

      Le marché du film pornographique est partout sur le net. C’est des milliards de dollars seulement dans l’économie américaine la pornographie. Les personnes qui font les films sont des professionnels, qui sont en matière de MTS surveillés. Cela n’est pas de la prostitution !

      Quand tu apprends via l’espionnage des Américains que les intégristes islamistes sont des gros consommateurs de pornographie et du même élan prêchent la charia. Cela est à la fois pathétique et très drôle.

      Ce n’est pas la prostitution et particulièrement la prostitution de rue que fait tabou, mais la pauvreté.

      L’enjeu sera toujours la pauvreté et la volonté dans sortir. On va voir dans la prostituée de rue son manque de volonté, sa soumission, son manque de jugement. La prostituée des grands hôtels sera considérée manipulatrice, rusée et habile…

    • D’un côté, un jeune homme de 18 ans, décrocheur, «cassé comme un clou», affamé, à la limite de devenir itinérant aperçoit une affiche de recrutement pour les Forces Armées.

      Il s’engage, se fait crier après pendant les treize semaines d’entrainement alors qu’on le traite comme un moins que rien puis on l’envoie «au front» d’où il revient avec une jambe en moins. Il a vendu son corps et même son esprit dont il perdu une partie et aussi un bout de corps: On le décore. On lui paie une rente. C’est un HÉROS.

      Une jeune femme dans la même situation initiale vend autrement son corps. On la traite comme une criminelle. On la méprise. On la juge. On l’incarcère. C’est une PUTE.

      Allez comprendre.

    • Sortez en ville en conduisant une voiture de grand luxe (comme une Bentley de l’année) et en étant bien habillé. Des filles vont vous tourner autour en masse dans l’espoir que leurs décolletés tout aussi ostentatoires que votre richesse leurs vaudront gâterie et voyages. Est-ce de la prostitution ?

      Ça vaudra la prison ?

    • Toute façon, TOUTES les femmes ont un prix. Que se soit 100$, 5000$ ou 1 million$ aucune ne refusera si vous y mettez le prix. Alors vos histoires de prostitutions, de victimisation de ce que vous voulez, ça ne tient pas la route.

      Moi j’avoue aller voir des femmes et j’y trouve un grand avantage. Premièrement pas d’emmerdement comme avec une maîtresse qui finit par s’attacher à vous et qui veux que vous quittiez votre femme et qui vous téléphone à 2 heures . Deuxièmement, des économies substantielles puisque vous n’êtes pas obligé de payer 5 sorties aux restos, bistros, cinés, d’acheter des tonnes de roses à chaque nouvelles rencontres, dans l’espoir éventuel qu’elle va vous trouver de son goût (ou vous rejeter comme un vieux chiffon). Troisièmement vous choisissez ce qui vous plaît et il n’y a pas de tergiversation et de prise de tête. Vous tombez dans le lit vous faites ce que vous avez à faire et that’s it. En plus c’est du nouveau à chaque fois. J’en ai rencontré des adorables comme des un peu mal emmanchées, mais ça c’est dans toutes les sphères de la société pareil. Et ce n’est pas vrai que toutes ces femmes sont là emprisonnées par des méchants pimps qui les battent le soir. Il y en a beaucoup qui font ça comme elles feraient autre chose, à leur propre compte. De toute façon, la légalisation protègerait probablement celles qui sont embrigadées par des proxénètes.

      Il n’y a que des avantages à côtoyer des péripatéticiennes.

    • à 2 heures du matin…

    • jeanfrancoiscouture 11h45

      Votre analogie est un comble d’impertinence!

    • Tout service et tout produit doivent être taxables.

      Les cigarettes, le café, le chocolat, le sexe, l’alcool, le jeu, la drogue, les liqueurs douces doivent être assujettis aux taxes à la consommation. L’Allemagne et les Pays-Bas ont compris cela.

      Le Québec ne règlera pas son déficit qu’en ne taxant qu’une partie des biens et des services pendant que nous dépensions des millions en réprssion des drogues et des services sexuels.

      La cigarette tue mais rapporte énormément en taxes. Doit-on rendre illégal la possession de cigarettes?

    • @MCL
      J’ai l’impression, en lisant les commentaires, que vous ne trouvez pas l’oreille attentive que vous souhaitiez. Cent pour cent des intervenants sont pour la légalisation de la prostitution et trouvent que la criminaliser ne peut qu’entraîner des effets dévastateurs chez les femmes qui la pratique. Est-ce que nous sommes tous dans l’erreur? Est-ce que votre avis peut évoluer suite à cet état de fait? J’aimerais par contre que quelques femmes viennent sur ce blogue donner leur avis.

      En ce qui concerne l’avortement par contre presque tous (à part quelques dinosaures) sont de votre avis et jugent inadmissible que l’on revienne pour une xième fois sur cet acquis.

    • Si l’État a décidé de laisser ‘’un trou béant pour les proxénètes’’ comme vous dites si bien, c’est parce qu’un jour l’État devra passer par ce même trou.
      NM

    • Je crois cette industrie en pleine expansion pour la prostitution, juste peut-être un peu plus discrète mais on la devine…

      Le salon de massage ? Oui, peut-être mais je pense plus que tout se passe dans des condos de luxe bâtis juste en face.

      La drodue et la prostitution sont intimement liés aussi. Et on peut ajouter la corruption.

      Alors à plusieurs niveaux cela n’est qu’un débat théorique. Les clients et aussi les complices de ces trafics sont dans toutes les sphères de la société et dans des réseaux d’influence.

    • Mauvaise nouvelle pour ceux et celles qui croient à la liberté de choix en matière d’avortement.

      et a propos de l’habillement ? comment ca ce passe?…..

      sur le dossier de la prostitution ce ne sont pas les avis des autres qui importe c’est l’avis de la cour et ne vous inquietez pas je ne pense pas que la quantite de bordel vas exploser durant l’annee..

      la cour a regarde la protection des peripratricienne avant la protection morale de la societe

      et vous voulez faire comme en suede ou en france criminaliser le client ,c’est super et comment allez vous faire ca ?avec un coup de baguette magique?

      bref vous allez mettre encore plus de pression sur les femmes qui vont avoir a ce cacher encore plus .parce que leur business ne sera pas tolerer.

      je constate que lorsque l’on parle de liberte ,ben c’est variable selon le sujet choisis

      habillement = l’etat decide

      avortement=la personne decide

      prostitution = l’etat decide

      vous n’etes pas facile a suivre au niveau liberte individuel

    • cimequaire,13h32:«Votre analogie est un comble d’impertinence!»

      Ah! Oui? Pour qui? Pour la jeune femme ou pour le jeune homme? Ou pour vous? Et en quoi?

    • Je parie que vous ne connaissez pas précisément les disposition de la loi Espagnole??? Elle confirme que jusqu’a 14 semaines (3 mois quand meme) l’avortement est l”affaire de lafemme seulement, mais qu’âpres cette période, la destruction d’un être humain en formation est sujet a restriction. Je parie, (encore) que 80% des canadiens est d,accord avec ça!!

    • “J’aimerais par contre que quelques femmes viennent sur ce blogue donner leur avis.”

      Je suis d’accord avec la majorité des commentaires: la décriminalisation des activités entourant la prostitution est une bonne chose à mon avis.

      Mme Lortie fait l’erreur de penser que cela signifie qu’on ne luttera plus contre la traite de personne. C’est faux. La décriminaliser permettra aux vraies prostituées (celles qui le font par choix) de bénéficier d’une certaine protection; cela ne veut pas dire qu’une victime de traite ne sera plus protégée à cause de la loi modifiée.

      Il est clair qu’il faudra continuer à lutter contre les réseaux qui forcent leurs victimes à se prostituer contre leur gré. D’ailleurs, plusieurs opérations ont eu lieu récemment à Montréal et ça ne s’arrêtera pas là.

      Je ne suis pas d’accord pour dire que les prostituées (hormis celles qui y sont forcées dans un contexte de traite) soient des victimes de la prostitution. De leur vécu, oui, mais la prostitution est un choix qu’elles font. Des tas de femmes ont vécu des choses difficiles dans leur vie: enfance malheureuse, divorce, violence conjugale, toxiconamie) et elles/ils ne se sont pas toutes des prostituées pour autant. Je suis d’avis qu’il vaut mieux investir massivement dans les ressources sociales (intervenants, travailleurs sociaux, psychologues, etc.) pour que toute personne ait accès à des ressources afin de régler leurs problèmes et à éviter (ou se sortir de) la prostitution.

      Voilà. Joyeuses Fêtes à tous!

    • C’est vrai qu’il y a surement plusieurs avantages à choisir une péripatéticienne. En plus de ceux énumérés par Hagen, il y a aussi le fait que la femme “prise pour acquise” par un conjoint qui ne cherche plus à la séduire, n’a plus à se forcer pour répondre aux besoins sexuels qu’il ira assouvir professionnellement et sans problèmes, sans se casser la tête avec des fleurs (ouch). Bien sûr, en autant que le métier soit légal, sécuritaire et encadré. Pour ce qui est de l’avortement, il devrait être et rester entièrement légal, sans toutefois devenir un moyen contraceptif. Peut-être que la 2e fois, il devrait être payant, et la 3e, assorti de travaux communautaires… Une idée comme cela, pour dissuader la répétition. Bonne journée, Patricia Guilbeault

    • en ce qui regarde la prostitution, ié, echange de consideration contre sexe, soyons réaliste, on paye toujours, soit avant, soit apres, la plupart du temps , tout le temps..

    • Pour justifier sa position, la Cour suprême a émis l’hypothèse que les victimes de Robert Pickton devaient se cacher de la police et recruter leurs clients à la va-vite pour éviter de se faire arrêter. Elle estime ainsi que si la sollicitation avait été légale, elles auraient pu prendre certains moyens pour agir avec prudence.

      Cet argument fait ressortir une grande méconnaissance du milieu. Qu’est-ce que ces filles auraient pu faire dans le fond de leur ruelle pour assurer leur sécurité face à ce tueur en série ? Lui demander son cv ? Son carnet de santé ? Son casier judiciaire ? Ben voyons.

      Ces filles étaient toutes des droguées, de pauvres filles seules et souvent aux prises avec de graves problèmes de santé mentale. Elles auraient tout fait pour gagner 20$ et acheter leur dose toute de suite après. Même prendre des risques mettant en danger leur vie.

      J’ai travaillé pendant trois ans comme avocate dans un bureau d’aide juridique alors j’ai eu plusieurs de ces filles comme clientes. Toutes celles que j’ai vues avaient de graves problèmes de consommation, étaient exploitées par leur pimp et souffraient d’une multitude de maladies graves, de l’hépatite au VIH en passant par toutes les ITS imaginables. Aucune étudiante en droit épanouie et heureuse de leur sort…

      La prostitution est un mal nécessaire et je crois que la décriminalisation était inévitable. Mais pas sans encadrement. La poule de luxe à son compte ne compte que pour une infime minorité des prostituées et la grande majorité est à la solde d’un proxénète qui l’exploite et la maintient dans un état d’intoxication permanent. Pas sûre que ce soit un avancement …

    • ” la Cour suprême a émis l’hypothèse ”

      La cour suprême qui émet des hypothèses maintenant. Et vous vous dites avocates. Misère!

      ”La poule de luxe à son compte ne compte que pour une infime minorité des prostituées et la grande majorité est à la solde d’un proxénète qui l’exploite et la maintient dans un état d’intoxication permanent. Pas sûre que ce soit un avancement …”

      Ça c’est une hypothèse qui n’a probablement rien à voir avec la réalité mais qui semble réfléter certaisn préjugés crasseux. Vous venez de présenter la preuve que les lois répressives actuelles contre les protituées ne fonctionnent pas. Si les femmes avaient plus de protection et plus d’autonomie, il y aurait peut-être plus de poule de luxe à leur compte. C’est exactement ce que la cour suprême dit. Si vous N,avez jamais vu de ”poules de luxe” dans votre pratique c’est probablement parce qu’elles n’avaient pas besoin de vos services. Avocate hein…bien sur!

      Sylvain Pelletier

    • @syl20_65

      Lisez l’arrêt de la Cour suprême. C’est bien ce qui est avancé.

      Je ne comprends pas votre ton agressif, mais bon, vous devez avoir une meilleure connaissance du milieu que moi …

    • Les espagnols ont pris de l’avance sur nous… ils n’ont pas eu peur de se remettre en question. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à reculer… La remise en question de supposés droits acquis se fait dans de nombreux pays…

    • @hagen

      Ça vous fait quoi de savoir que les femmes avec qui vous couchez (même les mal emmanchées comme vous dites) ne l’auraient jamais fait si vous ne les aviez pas payées ?

      P.S. Vous savez au moins qu’elles font semblant ?

    • @insulaire-du-nord
      Ça ne me fait ni chaud, ni froid. Ou si vous préférez: RIEN

      Non c’est pas vrai, vous me la faite “sans amour il ne peut y avoir de vrai partage”.

      Ah! La différence entre les hommes et les femmes ne sera jamais comblée, ni comprise. S’il faut tout vous expliquer, nous les hommes pouvons très bien dissocier la baise de l’amour. Quand je vais voir des femmes qui me font payer pour un service sexuel je ne m’attend pas à ce qu’elles jouissent pour “vrai” et je ne me pose pas la question à savoir: “Est-ce qu’elles l’auraient fait si je ne les avaient pas payé”. Avouez que c’est puéril comme questionnement. Ça prend ben une femme pour se poser ce genre de questions. C’est tellement simple avec les hommes. On paye, on fait ce qu’on a à faire et on file à la maison.

      Vous ça vous fait quoi quand vous payez votre garagiste et qu’il fait semblant d’aimer son métier “et qu’il n’aurait jamais réparé votre auto si vous ne l’aviez pas payé?” C’est pareil…

    • @hagan

      Ben non, je ne parlais pas d’amour voyons. Les femmes ne sont pas aussi fleur bleue que vous pensez.

      Non, non, je parlais de baise.

      J’éprouve une sincère curiosité de comprendre comment un gars arrive à s’introduire à un endroit ou 2 ou 3 types sont passés par là au cours de la journée et où une quantité astronomique de poussées de condylomes ont dû fleurir pendant sa vie active. Comment un gars peut avoir du plaisir quand il sait pertinemment que la fille gémit pour qu’il aboutisse au plus vite. Comment un gars peut surmonter la peur de perdre son condom et de contracter l’hépatite.

      Ce n’est pas puéril comme questionnement je trouve. Et je vous assure que je ne porte pas de jugement, je comprends juste pas. Mais c’est pas grave, l’important c’est que vous traitiez bien ces filles (et j’imagine que oui) et que vous y trouviez votre compte.

    • ”Lisez l’arrêt de la Cour suprême. C’est bien ce qui est avancé.”

      La cour suprême n’émet pas d’hypothèse, point à la ligne. Imaginez un peu que le plus haut tribunal du pays, celui qui change la face du canada, base ses jugement sur des hypothèses. La cour suprême prends ses décisions sur des faits ou se range du côté des arguments de… mais elle n’émet pas d’hypothèse. Misère!

    • ”J’éprouve une sincère curiosité de comprendre comment un gars arrive à s’introduire à un endroit ou 2 ou 3 types sont passés par là au cours de la journée et où une quantité astronomique de poussées de condylomes ont dû fleurir pendant sa vie active. Comment un gars peut avoir du plaisir quand il sait pertinemment que la fille gémit pour qu’il aboutisse au plus vite. Comment un gars peut surmonter la peur de perdre son condom et de contracter l’hépatite”

      Vous n’avez pas à comprendre parce que ça ne vous regarde pas. De toute façon, vos préjugés crasseux semble prétendre que les ITSS n’existent que chez les prostituées alors que bien des femmes sont atteintes d’une infection aux condylomes sans avoir vendu leur service. Vous avez une vision bien étroite et bien limitée sur la protitution. La majorité des protituées ne travaillent pas dans la rue. La prostitution de rue est la pire chose pour ces filles. Ce sont les lois répressives qui mettent en danger ces filles et non les maladies. Les préjugés crasseux sont des filtres qui ne laissent pas passer grand chose de la réalité.

    • @insulaire-du-nord

      “je comprends juste pas”
      C’est ce qui fait que je suis un homme et vous une femme. Nous sommes programmés génétiquement pour “nous introduire” dans les endroits les plus vils même si deux-trois gars sont passé par là avant (d’ailleurs je connais des femmes qui ne sont pas prostituées et qui acceptent en elles deux gars dans la même journée.) On tourne en rond de toute façon. Ce n’était pas la question de l’article.

      Si vous tentez de m’apeurer avec vos descriptions de condylomes et autres bidules, c’est raté. Je vous le répète, j’arrive chez la fille, elle est jolie, je me vide et je repars. Ce qu’elle fait à côté je n’y pense jamais et c’est pareil pour tous les gars qui vont aux putes. C’est un service payant, comme lorsque je vais chez le nettoyeur. Ni plus, ni moins et c’est comme ça depuis l’aube des temps.

      C’est cette marchandisation qui rend les féministes folles de rages mais les putes y trouvent leur compte et moi aussi.

      P.S: Je les traite toujours avec respect, je leur amène régulièrement des petits cadeaux et je suis persuadé qu’elles apprécient (les cadeaux et l’argent, le reste n’a pas d’importance).

    • @syl20_65

      Heu, ça ne me regarde pas ? C’est parce que nous sommes sur un blogue de discussion et que le sujet, c’est la prostitution…

    • @syl20_65

      Vous considérez que j’interprète mal l’arrêt de la Cour suprême ?

      Expliquez-nous alors ce que la juge en chef a écrit au sujet des meurtres de Robert Pickton.

    • Les prostituées ne sont pas toutes des victimes. Mais il faut certainement encadrer cette pratique, pas seulement la décriminaliser comme le gouvernement l’a fait lâchement et stupidement avec l’avortement.

    • @ clark
      30 000 avortements au Qc en 2011, tout des accidents n’est pas?! http://m.ledevoir.com/politique/canada/369353/pres-de-100-000-avortements-par-annee-au-canada

    • Quand même drôle que MCL soit si farouchement en faveur du droit des femmes de disposer de leur corps comme elles l’entendent, donc de se faire avorter librement, mais contre le droit des femmes de porter le foulard. Pourtant, dans le cas de l’avortement, on pourrait débattre longtemps du droit à la vie du foetus, alors que dans le cas du foulard…

      Ah! Mais c’est vrai, le foulard, c’est le symbole de la soumission. Selon MCL les femmes qui portent le foulard le font car elles subissent la pression de leurs pairs, de leur méchant mari surtout. Et les femmes qui se font avorter, Mme Lortie, vous croyez qu’elles décident seules ? Vous croyez que la famille n’y est pour rien dans la décision d’une femme de 17 ans de se faire avorter suite à un “accident” ? Vous croyez qu’une femme enceinte qui a déjà 2 ou 3 enfants et dont la famille éprouve déjà des difficultés financières ne subira pas de pression de son conjoint pour se faire avorter ?

    • Les deux raisons principales que l on invoquent pour justifier tous les avortements sont toujours garder en espagne et pourtant on crit tout haut que c est contre le choix de lafemme. Effectivement c est un choix mais le fait de choisir quelque chose n est pas bon ou mauvais en soi. On fait un mauvais choix si l action que l on fait est mauvais.Dans un accident il n y a pas de choix volontaire. Eliminer la vie humaine est toujours une mauvaise chose et le fait de choisir librement de le faire rend l acte encore plus immoral. lorsque l on voit un meutrier est ce qu on l excuse en disant que c était son choix?

    • Pour le foetus, est ce un recul de ses droits…?
      de fait a votre avis, en a-t-il des droits le foetus..qui n’a pas demandés être la.

    • La majorité des associations féministes françaises se sont opposées à la réforme en France parce que la fameuse “solution” ne règle rien. Intellectuellement, dire qu’une activité n’est plus illégale pour finir par en criminaliser l’achat relève du tour de passe-passe carrément malhonnête et ne constitue pas une position légale crédible qui respecte les droits de tous et toutes. Sur le plan du soutien, tout est gâché puisqu’il n’y a pas d’encadrement — on dit aux travailleuses “vous pouvez pratiquer votre métier” mais comme il serait interdit d’acheter le service, il ne peut pas vraiment y avoir de système plus sécuritaire. Les travailleuses doivent continuer à se cacher et à s’exposer à des sévices cachés — tout cela parce qu’un certain segment de la société refuse d’évoluer au delà d’une pensée petite bourgeoise dont l’hypocrisie et la futilité ont, elles aussi, fait des victimes.

      Ce n’est pas seulement à cause des méchants proxénètes que les travailleuses du sexe ont la vie dure. Il est temps de passer à une attitude plus réaliste et moins pater/maternaliste. Les principales intéressées, celles qui ont réussi à s’organiser un peu, vous le disent et vous le répètent. Il semblerait que même celles-là n’aient pas assez de crédibilité aux yeux des néo-bien-pensants/pensantes des divers Conseils et Instituts si préoccupés de leur sort.

    • La justice féministe dans toute sa splendeur. Les femmes sont toutes de pauvres victimes sans responsabilité. Faire de la prostitution est un choix lorsqu’on est majeur et vacciné.

      Appliquons ce beau raisonnement à la drogue. Poursuivons les acheteurs et laissons faire les vendeurs. Ce sont des victimes qui n’ont pas d’autre choix pour gagner leur vie… Ridicule

    • Oui la prostitution devrait être décriminalisé. Non les prostituées ne sont pas majoritairement d’innocentes victimes des méchant hommes.

      Une danseuses sur poteau (&+) m’a dit qu’elle achevais de payer son troisième 16 logement et qu’après elle prenait sa retraite …. elle avai environ 23 ans … toute une victime ?????

      Aie lâchez moi avec ce discours a répétition car je n’ai pas encore vu une de ces victimes avec un gun sur les tempes. Elles sont majoritairement volontaires et ne voudraient pas travailler au salaire d’une secrétaire …

    • Le problème le plus évident que la cour nous envoie est le manque d’éducation sexuelle. On parle abondamment de l’hyper sexualisation des enfants. Qui devrait les éduquer à concevoir leur corps autrement qu’un objet d’attraction? Comment transformer l’aspect “innocent” de la tendre enfance que l’on programme ainsi, en s’imaginant qu’un bon matin, cet enfant va se transformer subitement en un adulte conscient de sa grandeur et de sa dignité. On se défend en disant que la prostitution a toujours existé… les mêmes causes produisent les mêmes effets. La seule constante entre hier et aujourd’hui est le manque d’éducation et elle seule rend libre.

    • La prostitution, c’est comme les dix-huit roues, ça n’a pas d’affaire dans les quartiers résidentiels.

      La prostitution est légale mais au lieu de réglementer cette activité qui comme d’autres activités humaines ne fait pas l’unanimité, dérange quand elle est pratiquée aux mauvais endroits, ne doit pas être pratiquée par des mineurs, ne doit pas être contrôlée par le crime organisé, etc. on a choisi de criminaliser sa pratique.

    • La prostitution, c’est comme les dix-huit roues, ça n’a pas d’affaire dans les quartiers résidentiels.

      La prostitution est légale mais au lieu de réglementer cette activité qui comme d’autres activités humaines ne fait pas l’unanimité, dérange quand elle est pratiquée aux mauvais endroits, ne doit pas être pratiquée par des mineurs, ne doit pas être contrôlée par le crime organisé, etc. on a choisi de criminaliser sa pratique. Le fait que l’on aime ou pas l’activité qu’est la prostitution n’est pas important.

      Lorsqu’une prostituée, se fait battre, elle ne peut pas demander l’aide de la police alors que lors d’une bataille dans un bar, on peut faire venir la police.

      Ce que la Cour Suprême dit au Gouvernement, c’est de refaire ses devoirs pour mieux encadrer la prostitution.

    • Les prostituées n’arrêtent pas de dire que c’est payant! c’est payant! c’est payant ce métier! Pourtant elles n’ont jamais d’argent ni biens. Je me demande qu’est-ce qui est payant? À VMR nous n’en voulons pas.

    • La justice féministe?

      Quand la grande majorité des juges sont des hommes?

    • Ce blogue est d’une richesse… Concernant l’avortement, personne ne peut dire à une femme ce qu’elle a le droit de faire ou de ne pas faire. Fin de la discussion.

      Concernant la prostitution. Le débat est loin d’être aussi noir ou blanc. La prostitution a plusieurs visages. La jolie jeune femme dans un bar de la rue Crescent qui cherche un homme riche pour la nuit ou pour la vie. Le gay4pay. La mère mono-parentale qui couche avec son proprio pour couvrir une partie de son loyer. La junkie de 75 lbs à moitié nue et à moitié morte sur le coin de la rue Ontario. La danseuse qui gagne 20,000$ par mois mais qui en dépense 22,000$. L’étudiant(e) qui fait des shows sur internet et qui rencontre un client payant de temps en temps. Je crois qu’il serait illusoire de croire qu’une loi pourrait efficacement adresser toutes ces situations.

      Il serait aussi hypocrite de croire que la prostitution est un toujours un choix. Serait-il plus juste de dire que la prostitution est souvent le résultat d’une série de mauvaises décisions? D’un manque d’éducation? D’aspirations irréalistes? L’adolescente pauvre de 15 ans qui décide de se tenir avec une gang de beaux gosses qui flashent leur cash et qui gâtent “leurs” filles, devrait savoir que ces gâteries ont un prix. Je n’excuse pas les profiteurs et je n’exclue pas le contexte. Par contre, il y a une infime part de responsabilité dans le processus qui mène à la prostitution. Je me demande si la solution à la prostitution ne réside pas dans cette infime part de responsabilité. Que pour sortir de la prostitution, la première chose à faire n’est pas de reconnaître que certaines de nos décisions nous ont menés là où nous sommes et que pour se sortir de la misère il faut prendre ce petit 5% de responsabilité et le faire grandir, pour qu’en bout de ligne, les profiteurs et le contexte ne nous contrôlent plus. Est-ce qu’une loi peut faire ça?

    • Autre commentaire. Il semble y avoir une tendance à croire que toute les femmes ont un prix. Il faudrait peut-être nuancer. Tout le monde a un prix. Homme ou femme. Peut d’hommes vont l’avouer mais si j’offrais 10,000$ pour une sodomie, je suis pas mal sûr que je réussirais à me taper plusieurs contributeurs de ce blog… Bonne année à tous!

    • @zenyth 12h33

      La prostitution est un sujet délicat, complexe et encore tabou, notamment à cause de ses connotations immorales et du secret relatif qui entoure sa pratique. Il est difficile d’en connaître tous les aspects, lesquels sont nombreux, comme vous le faites remarquer. À votre liste, il faut ajouter les femmes “ordinaires” qui se prostituent à l’occasion pour faire un peu d’argent (ceci inclut des veuves, des femmes seules dont le mari ou les enfants les enfants ont quitté la maison, des étudiantes ou des employées de bureau, etc.). Tous les cas ne sont pas pathétiques, même s’il y en a beaucoup, et ce ne sont pas toutes les femmes qui veulent en sortir.

      Il est difficile d’estimer le pourcentage de femmes qui se prostituent dans nos sociétés. Avant d’écrire ce message j’ai consulté plusieurs sites sur Google et j’ai vu des pourcentages oscillant entre 0.7% et 2.5% pour la tranche d’âges 18-65 ans. C’est donc assez imprécis comme estimation, mais disons 1% pour simplifier. Comptez le nombre de femmes de ce groupe d’âges dans votre bureau, votre usine ou votre université et multipliez par 1% et ça va vous donner une idée. Dans la plupart des cas, ce sont des femmes “ordinaires”.

    • A VMR? De quoi parlez-vous, citoyen d’Anjou?

    • Moi je comprends mal la logique de ce billet. L’avortement et la prostitution sont deux sujets très différents, bien qu’ils s’appliquent tous les deux aux femmes et concernent tous les deux le sexe. Dans un cas il est question de droit ou non-droit d’une femme d’interrompre sa grossesse. Dans le deuxième cas, il est question d’échanger des relations sexuelles pour de l’argent. Ce n’est pas du tout pareil. En mettant ces deux sujets dans le grand fourre-tout du féminisme, on finit par tout confondre. Je m’attends à un peu plus de rigueur de la part d’une journaliste de La Presse.

      Comme je n’ai pas d’enfants et que je ne me prostitue pas, certains diront que j’ai peu de crédibilité pour m’exprimer sur ces deux questions. J’ai toutefois des opinions personnelles assez nuancées sur chacune car il y a plusieurs cas de figure dans les deux cas, comme plusieurs intervenants l’ont déjà fait remarquer.

      Sur ces brèves remarques, je vous souhaite une bonne et heureuse année sous le signe de la santé.

    • hagen

      Quand je vous lis, je ne peux m’empêcher d’avoir un petit frisson de dégout. Vous payez une jolie femme pour vous “vider” comme vous dites avec élégance.

      Je me demande quelle est la différence entre ça et les anciens esclavagistes qui payaient un être humain comme on achète une simple marchandise. Je trouve ça un peu… enfin!

      Je suis consciente que c’est la “game” et que ça fait l’affaire des deux parties comme ça. Mais je trouve qu’un peu de pudeur sur le fait d’acheter un être humain comme une marchandise jetable serait de mise. Je dis bien pudeur, pas hypocrisie.

      Ces filles sont des filles, des sœurs, des mères, des tantes. Pas juste un kleenex qu’on paye pour se vider. Même si c’est ça que veut leur métier. Je trouve d’une tristesse infinie que chaque fois qu’on en retrouve une assassinée ou battue comme un chien, on hausse les épaules en se disant “bof, c’était juste une pute”.

      C’est pour ça que je veux que ce métier soit encadré et légalisé pour assurer leur sécurité. Trop de monde les voit comme des objets utilitaires, indignes du titre d’humains. Encore une fois, comme les esclaves dans le temps. Ce n’étaient pas des humains mais des objets qu’on achetait, qu’on utilisait et qu’on flanquait aux poubelles quand ils n’étaient plus d’aucune utilité.

      Concernant l’avortement, ampoi, merci. 30,000 “accidents” dans une seule année juste au Québec. Ben oui…Quand je dis que c’est devenu un mode de contraception banal…

    • @loubia 00h36

      La prostitution est déjà légale au Canada. Ce dont il est question ici est d’un meilleur cadre législatif, ce avec quoi je suis d’accord. Toutefois, ce n’est pas aussi simple qu’on pourrait penser. Je vais vous décrire quelques scénarios et j’aimerais connaître votre avis sur ceux qui requièrent un encadrement:

      1. Ma voisine Sylvie me reçoit dans son lit chaque samedi après-midi et je lui donne de l’argent en retour. Elle ne fait ça qu’avec moi.

      2. Sylvie met des annonces sur l’Internet et reçoit des clients dans sa maison.

      3. Parfois Sylvie descend parfois l’escalier et racole des automobilistes devant sa maison. Elle les emmène chez elle.

      4. Sylvie recrute un agent pour organiser ses affaires et lui trouver des clients. Elle lui verse 15% de ses revenus.

      5. Sylvie racole des automobilistes sur la rue. Elle leur offre ses services là où ça convient (voiture, ruelles, motels de bas niveau, hôtels de luxe, piqueries, etc.).

      6. Sylvie est masseuse (sans qualifications). Elle fait des massages chez elle, suivis de services sexuels divers (allant de la masturbation à la pénétration) moyennant “pourboires”.

      7. Sylvie et ses deux copines font des massages suivis de services sexuels dans leur appartement.

      8. Sylvie et ses deux copines font des massages accompagnés de services sexuels dans un local appartenant à un homme d’affaires. Elles lui versent 50% de leurs revenus.

      9. Sylvie est massothérapeute diplômée. Elle n’offre aucun service sexuel.

      10. Sylvie est massothérapeute diplômée. Par gentillesse, elle soulage parfois ses clients à la fin, sans paiement.

      11. Sylvie est massothérapeute diplômée. Elle soulage parfois ses clients et accepte des pourboires.

      12. Sylvie est massothérapeute diplômée. Elle soulage parfois ses clients mais exige alors un paiement en retour.

      13. Sylvie est une junkie sous l’emprise d’un proxénète qui la bat et lui enlève 90% de ses recettes.

      14. Sylvie travaille de son propre gré dans un bordel géré par un tenancier et lui remet une partie de ses recettes.

      15. Sylvie et ses deux copines opèrent un bordel dans leur appartement. Chacune garde ses recettes.

    • Le “métier” et les services de Sylvie requièrent de l’encadrement chaque fois

      qu’elle risque de se faire battre
      qu’elle risque de se faire tuer
      qu’elle risque de se faire violer (on peut être prostituée et avoir le droit de dire NON)
      qu’elle risque de se faire refiler une MST

      Autrement dit, tout le temps.

      En quelque sorte, je suis pour des bordels qui seront des lieux de travail comme n’importe quel autre, où les filles se rendront pour exercer leur métier de façon sécuritaire comme une autre se rendra au bureau, à la banque ou au magasin pour y travailler. Et d’un suivi médical. Des normes strictes: douche obligatoire et relations avec condom ou niet!

      Une caissière en principe ne mangera pas de volée dans le cadre de son travail, une prostituée ne le devrait pas non plus.

      Je suis massothérapeute diplômée qui travaille dans un spa où la sécurité des employées y est assurée. Et non, je ne fais aucun “extra” par altruisme ou pour le pourboire qui est toujours généreux sans qu’il y ait pratiques sexuelles.

    • @loubia 9h44

      Merci de m’avoir répondu. Personne n’est contre les principes que vous énoncez. Par contre, il est difficile d’écrire des lois qui ont du sens. Vous dites “tout le temps”. Quelle sorte de loi va-t-on écrire pour les cas #1 à 4 et 10 à 12 par exemple? Comment peut-on régir ce qui se fait dans une maison privée? Rien n’est simple dans ce domaine.

    • MME Lortie: Vous errez en réflexion lorsque vous distinguer le droit des femmes en ce qui à trait à leurs utérus mais faite une distinction à leur droit de leur sexe. Déjà soulevé précédemment par les autres intervenants heureusement.

      Que les hommes féministes comme moi protège les femmes des femmes dites “féministes”. C’est le monde à l’envers..

      p.s: J’ai été chauffeur d’escortes et je peux vous dire que la grosse majorité des femmes pratiquant ce métier, elle ne le font PAS dans les rues, mais bien dans des agences, ou bien avec des réguliers hommes d’affaires, ou bien en appartement avec une autre collègue, ou finalement participent à des soirées gang-bang où elles font en une soirée une paye de 1 mois. Des victimes, vraiment ???

    • @Amarcel.gratton 10h36

      Merci de votre témoignage. Il est clair qu’en matière de prostitution, bien des gens qui en parlent n’y connaissent pas grand-chose et plusieurs de ceux qui s’y connaissent n’en parlent pas. On se trouve donc à faire des débats dans une situation d’ignorance, de désinformation, de moralité et d’idéologie féministe. On a très peu de statistiques crédibles sur la prostitution. Ce n’est pas dans un tel contexte qu’on va faire des lois intelligentes.

      Vous dites que la plupart des prostituées n’opèrent pas sur la rue. C’est vrai dans le cas des agences d’escortes et des masseuses, bien que ces filles ne sont pas à l’abri de tout danger. C’est aussi vrai dans le cas des femmes “ordinaires” qui vendent des services sexuels dans le confort de leur foyer, occasionnellement ou sur une base régulière. Les prostituées de rue sont les plus à risque. Ce sont elles que les policiers et les travailleuses sociales voient le plus souvent, ce qui leur fait croire que la prostitution se fait essentiellement dans la rue. Dans votre cas, vous avez vu surtout des escortes, ce qui vous fait penser qu’elles sont majoritaires. Il y a donc ici un biais de sélection évident dans les deux cas. Combien y a-t-il de prostituées dans chaque catégorie? Difficile à dire sans faire une étude sérieuse.

      Pour ce qui est de l’avortement, c’est un tout autre débat, comme d’autres l’on fait remarquer, mais notre journaliste confond parfois les choses.

    • Fritz,

      On ne peut évidemment pas légiférer sur ce qui se passe dans l’antre sacré de la maison privée. Mais j’estime que ce n’est pas une raison suffisante pour laisser toutes les prostituées sans protection et passer à autre chose en haussant les épaules chaque fois qu’on en retrouve une dans le caniveau. Aux filles de peser les risques et de les assumer.

      Dans le moment, elles n’ont aucune option. Elles risquent leur vie et leur santé à chaque fois, alors qu’on pourrait en protéger une bonne proportion dans des maisons closes réglementées. Possible que plusieurs seraient contentes de garder leur argent au lieu de le filer sous la menace à leur souteneur. Plusieurs seraient possiblement contentes d’être sollicitées sur leur lieu de travail au lieu de geler tout rond dans la rue, en risquant leur peau à chaque fois. Plusieurs aussi retrouveraient un semblant de dignité juste d’être considérées comme des travailleuses.

      J’utilise le féminin, mais nous savons tous que ce métier n’a pas de genre ni d’orientation.

      Puis de façon plus pragmatique, peut-on se passer de la manne en impôt que ces travailleurs pourraient nous apporter? La prostitution est là pour rester.

    • amarcel gratton

      J’ai vu une autre facette du “métier” ayant vécu dans le bon vieux red-light de Montréal. Triste à mourir de se dire que cette pauvre fille pourrait être la vôtre. J’ai aussi passé du temps dans un certain after-hour de la Ste-Catherine où les danseuses se retrouvent avant d’aller dormir. J’ai vu et entendu des histoires bien tristes.

      Il y a de pauvres créatures qui sont loin d’être les escortes de haute voltige dont vous parlez et qui existent, bien sûr. Vieilles et usées à la corde à 30 ans. Quand elles se rendent à cet âge sans être pourries de maladies, brûlées par les drogues dures, avec tous leurs os intacts.

      Il faut les protéger.

    • @loubia 17h01, 17h07

      Je n’ai aucun désaccord avec ce que vous écrivez.

    • @loubia D’après votre message du 2 janvier 2014, 17h07, la prostitution serait un sport extrême et les femmes qui l’exercent en connaissent les risques. Quel “AVANTAGE” plus grand que la vie ou l’intégrité, les poussent-t-elles à exercer cette activité?
      L’État contrôle les armes à feu; il construit des dispositifs anti-suicide; certains pays cachent leurs femmes sous des amoncellements de drap pour les faire oublier des agresseurs en état permanent de pulsion. Pourtant, toutes ces contraintes n’empêchent personne de passer outre à ces interdits.
      La vie est un apprentissage et je crois que l’évolution ne doit pas s’obliger mais se choisir. Ce n’est pas le rôle de l’État à contraindre, mais à éduquer. Seule l’éducation rend libre.

    • @loubia

      D’une part je répondais à insulaire-du-nord, sans pudeur, à sa question et à son incompréhension sur la fréquentation des femmes qui vendent leur charmes. J’ai utilisé un langage cru car dans ce domaine il ne sert à rien de se boucher les yeux et de faire croire que c’est autre chose que ce que c’est en réalité. Jamais je n’achète “un autre être humain” comme vous dites, j’achète ses faveurs sexuelles pour un temps dont les DEUX parties ont convenus de la durée. J’aurais pu, comme vous semblez le souhaiter, enrober mon discours dans une enveloppe où il aurait été question d’amour et autre machin cher à votre cœur mais la réalité est toute autre.

      Ce qui vous heurte et qui fait que nous ne nous entendrons jamais sur ce sujet, c’est que vous, vous voyez cela d’un point de vue moral, pour ne pas dire religieux alors que je le vois et le décris d’une manière pragmatique et pratique, presque chirurgical.

      De plus je spécifie clairement à la fin de ma missive que je respecte toujours la femme avec qui je suis, que je suis gentil, généreux, compréhensif leur apportant même des cadeaux.

      Je suis pour la légalisation de la prostitution, je suis pour que ce métier, hors de l’ordinaire, soit encadré, que les femmes qui le pratique soient protégées, que les maquereaux soient éliminés.

      Mais votre dégoût n’a pas sa place, il ne rime à rien, c’est un jugement de valeur et ne fera jamais avancer la discussion.

    • hagen

      Lisez bien ce qu’a écrit Loubia. Je ne pense pas que vos positions diffèrent vraiment. Elle n’est pas préoccupée par la moralité ni par la légalisation de la prostitution, mais par le sort réservé à certaines prostituées mal protégées. Comme j’ai écrit plus haut, la difficulté est de faire des lois qui ont du sens, étant donné qu’il semble difficile de discuter rationnellement de la prostitution et en l’absence de données probantes.

    • Je n’ai pas trop envie de rentrer dans un débat qui est de toute manière sans fin.

      Je vais simplement ajouter un complément d’informations à cette nouvelle qui me semble très incomplète. Il y a eu plusieurs scandales ces dernières années en Espagne car il était possible d’y pratiquer des avortements très tardifs. Beaucoup de femmes venaient d’ailleurs exprès en Espagne pour bénéficier de cette exception médicale. Les scandales sont venus du fait que certains avortements ont eu lieu tellement tardivement que des avortons sont nés grands prématurés et sont nés vivants. Je sais que cela parait horrible et surréaliste mais vous pourrez vérifier vous-même ces informations.

      Les espagnols ont peut-être voulu calmer le jeu pour le moment dans un continent ou la libre circulation des européens est de rigueur et qui est frontalier également avec l’Afrique du Nord. Il y a du tourisme médical en Espagne depuis de nombreuses années : quand on est frontalier avec le Maroc ou encore le Portugal qui sont des pays autrement plus conservateurs, on peut le comprendre.

      Je voudrais également compléter ces informations en disant qu’il n’y a pas non plus de temps de grossesse maximum prévu par la Loi au Canada. C’est simplement l’éthique du corps médical qui permet de fixer si c’est trop tardif ou non. En Espagne, l’éthique médicale semblait être plus laxiste ces dernières années. Au vu de de complément d’informations, j’espère que cela permettra à certains de tempérer leurs propos.

      Hyacinthe Hervé.

    • Pour ce qui est de la pénalisation des clients de la prostitution, c’est un véritable scandale. Beaucoup de prostitués sont des victimes mais pas toutes. Pour certaines, c’est un choix que ça plaise ou non. Elle ne sont de toute manières pas victimes de leurs clients. Elles sont victimes de pleins d’autres choses mais pas de leurs clients.

      La police n’arrive pas à lutter contre les réseaux mafieux et la traite des femmes. Donc on préfère taper sur les clients, les petites gens, les moches, les handicapés, etc. et même les prostitués qui pour certaines perdront gros.

      En attendant, les plus riches y ont auront toujours accès car ils passeront par d’autres réseaux, plus malsains et plus cachés comme c’est déjà le cas aujourd’hui dans la politique ou le show-business.

      Taper sur les clients, c’est du gagne-petit, de la petite politique à la François Hollande… on peut faire mieux mais il faudrait se sortir les doigts du nez. Moi pour le moment, j’y vois une taxe de plus. Je ne vois pas ce que cela va changer pour les femmes, mais alors pas du tout.

      Hyacinthe Hervé.

    • @MCL

      Ce que je remarque de plus, c’est que votre article est très sexiste. Que faites vous des prostitués mâles et transsexuels? Est-ce un recul pour eux aussi? Ils ne comptent pas? Ce sont des hommes donc ils peuvent bien crever? Ils ne sont pas victimes puisque mâles? J’aimerais avoir votre position là-dessus.

    • Fritz2

      Est-ce que Sylvie déclare ses revenus et paye ses impôts?

      Est-ce que la Sylvie #11 pourrait accepter de revoir un client pour une escapade durant le weekend? Et devrait-on la protéger si elle l’accompagne pour une randonnée romantique dans un lieu de villégiature?

      Comment la société doit-elle (peut-elle) protéger sa jumelle Sylvette qui se met continuellement à risque?

      Si Sylvette accepte DSK ou Silvio Berlusconi sans protection pour obtenir un meilleur cachet, comment on fait pour la protéger? Même en créant Sexo-Québec, Sylvatte va réussir à rencontrer son client, à le satisfaire, à le faxcturer et à garder le fruit de son travail pour elle seule. Il me semble…

      Pour l’avortement.

      Je suis pro-vie en général et pro-choix en particulier. Comme chaque histoire d’avortement est un cas particulier, je laisse aux personnes concernés par un avortement le soin de prendre leur décision.

    • doumguy 14h57

      Je n’ai pas beaucoup de réponses à vous offrir. Le sens de mon intervention avec les Sylvie était d’illustrer la difficulté de faire des lois intelligentes en matière de prostitution. Si on fait des lois, il faut bien décider ce qui sera légal et ce qu’il ne le sera pas. Les cas que j’ai énumérés démontrent qu’il n’est pas facile de démêler les choses.

      Pour ce qui est de l’impôt, c’est une autre histoire. En principe, selon les lois en vigueur dans ce pays, toutes les prostituées ainsi que toutes les masseuses et massothérapeutes qui reçoivent des honoraires et des pourboires doivent les déclarer au fisc. Combien le font?

    • Oublions pour un moment la légalité, le moralisme et la souffrance de certaines prostituées. Adoptons une attitude économique. La prostitution existe parce que la demande pour le sexe est supérieure à l’offre. Il y a deux grandes forces dans le monde: l’argent et le sexe. Les hommes contrôlent l’argent et les femmes contrôlent le sexe. Un équilibre se crée donc en théorie, mais il n’est pas parfait. Il faut donc une certaine dose de réglementation.

    • Une autre question pourrait prendre la forme suivante:

      S’il est illégal et judiciable de payer un(e) prostitué(e) pour obtenir une relation tarifé, est-il juste et équitable que la vente du service ne sois pas illégale et judiciable?

      Si deux personnes commettent ensemble un geste illégal, je m’explique mal pourquoi l’un des deux bénéficie d’un sauf conduit.

      Fritz2, je crois que tu as comnpris que mon point était qu’il est utopique de croire que l’on puisse protéger tout le monde tout le temps.

      Que ce soit la prostitution, le commerce au noir ou la conduite automobile, il y a eu, il u a et il y aura toujours des délinquants.

      Il y a dons une limite réelle au pouvoir de contrôler les gens.

    • Il n’y a pas plus d’une heure ce soir, ma propre femme a échangé une séance de sexe entre le repas et le café contre la vaisselle (c’est moi qui va la faire, vous l’aurez compris). Ça demeure quand même une bonne affaire pour les deux parties.

    • Ce soir. entre le repas et le café, j’ai été séduit par ma femme. J’ai dû laver la vaisselle en échange. Les deux y ont gagné. C’st ainsi qu’on crée de la richesse sans dépenser d’argent.

    • Clark, ce n’est pas parce que vous affirmez une chose péremptoirement qu’elle est vraie. La majorité des avortements en France se font sur des personnes qui utilisaient une forme de contraception. Comme leur moyen usuel n’a pas fonctionné, l’avortement est la contraception de secours. Et au Québec, certains avorteurs parlent de plus de 30% des avortements qui sont faits comme contraception de secours.

    • jean-leon l’abstinenence, il n’y a que çela de vrai!

      *Avis au lectuers: Enclenchez le mode “Ironie” ici avant qu’il soit trop tard…

      Et il est si facile d’en contater l’efficacité.

      L’abstinence est aussi efficicace à la contraception quel la police l’est à la prostitution.

    • @jean françois Couture,

      Vous avez trop regardé de films traitant de la Guerre du Vietnam…

      @hagen,

      La différence, c’est que les prostitués mâles n’ont pas de macs.

      @fritz 2,

      Come on ! Faire la vaisselle ne tient pas du geste héroïque… Je ne crois pas que vos arrières-arrières-arrières petits enfants loueront encore l’«exploit»…

    • @walt68

      Je ne parlais pas d’héroïsme. Je voulais seulement dire que rien n’est gratuit, même à la maison.

    • Dans nos sociétés dites évoluées, il semble que l’hypocrisie est élevée au rang de vertu. Pourquoi les législateurs ne criminalisent pas le geste d’acheter des services (sévices) sexuels plutôt que leur offre ? Parce que plusieurs de ces «notables» sont des clients ou parce que leurs électeurs en sont ! Ces «bons pères de famille» qu’on retrouvent dans des peepshows ou des saunas.
      Pourquoi n’éduque-t-on pas les jeunes sur les saines pratiques sexuelles pour leur éviter de graves problèmes de santé ? Ben voyons, parce qu’ils n’ont pas de vie sexuelle avant le mariage et que si on leur parle sexe ça va leur donner des mauvaises idées. (Les sites porno sur internet… que c’est ça???)
      Pourquoi n’interdit-on pas les loteries vidéo dans les bars de milieux défavorisés ? Parce que les gens raisonnables ne peuvent tomber aussi bas que le suicide… et que ces mêmes gens raisonnables savent tous que nous avons besoin de renflouer les caisses de l’État.
      Des sociétés, donc, qui souffrent d’aveuglement volontaire et qui laissent les plus vulnérables parmi nous, et même leurs propres enfants, à la merci de personnes malveillantes. Évoluées hein !!!

    • @jeanfrancoiscouture
      22 décembre 2013
      11h45

      Intéressant le rapprochement que vous faites entre l’homme qui entre dans l’armée et vend ainsi son corps pour pour ses semblables (en risquant d’y laisser une partie de lui-même) et cette femme qui vend tout autant son corps à ses semblables (en risquant aussi d’y laisser des plumes). Pourquoi n’ont-ils pas droit à la même reconnaissance ? Un mot : hypocrisie ! Les westerners canadiens et nos voisins états-uniens sont les maîtres en ce domaine. Ils carburent au mensonge car leurs idéologies dépassées prennent le pas sur leur intelligence et leur raison.

    • Droit des femmes voilées: recul.

      http://ysengrimus.wordpress.com/2014/01/15/entretien-avec-une-quebecoise-dorigine-libanaise-portant-le-voile/

      Si on les écoutait, un petit peu.
      Paul Laurendeau

    • Demandez à Lise Payette, elle va tout arranger ça. Elle a une grande gueule, elle va se rendre en Espagne et va mettre de l`ordre dans la cabane.

    • On n’a pas à ce mêler de l’avortement et non plus de la prostitution. Chaque femmes fait ce qu’elle veut avec son corps. Et ça même si ils imposent des lois bidons, les femmes vont trouver à les contourner, et je suis entièrement d’accord avec elle. Je trouve qu’imposer des lois sur ce sujet c’est comme la colonisation des vie priver. J’en ai marre de la colonisation, c’est ce qui causent les guerres en ce moment sur la terre. Je connais des femmes qui vendent leur corps et le font sans mac. Ils y a aussi les femmes marier, qui vendent leur corps à leur marie et personne ne fait de lois à ce sujet.

    • “Photo d’un film”. La photo d’un film pour appuyer votre thèse? Ce sont des mises en scène crées artificiellement, dans un contexte artificiel, et mercantile. Pour l’objectivité on reste sur notre appétit encore une fois.

    • Premièrement je suis contre la discrimination de la prostitution car les gens ont des rapports avec du monde qu’ìls ne connaissent même pas. Deuxièmement je suis aussi contre que l’avortement soit illégal car une femme violée n’aimerait garder l’enfant de son violeur puisque l’enfant lui rappellera de sa peine et de son violeur.

    • Quand un boss te vole comme ça m’est arriver avec Océan Transport de Drummondville,Jean-François Bourbeau le propriétaire.Les normes du travail prennent tout el temps qu’il faut pour qu’il est le temps de faire faillite et de repartir sous un autre nom.Ce patron ne me fournissait pas de cessassion d’emploi,j’étais épuisé d’avoir rouler comme un malade toujours illégal,la loi de l’assurance-emploi de Mr Harper protège ce genre de chien sale.En ne fournissant pas de cessassion d’emploi j’ai passé 3 mois sans qu’aucun sous entre dans mon compte.Et le chômage attendait que j’ai trouvé un autre emploi avant de regler ma cause,en ayant payer les péages,un test d’ordinateur sur le moteur,45$ un torquage de roues en plus de me faire voler du milage tout le temps c’est moins payant que de travailler dans une usine,les jeunes éloignez-vous de cette merde,chauffer un camion c’est de la merde,pratiquement toutes les cies vous volent à un moment donné,votre cellullaire vous coutera 133$ par mois au lieu de 38$.

    • Harper doit obligé les cies à utiliser le log-book électronique pour permettre aux camionneurs d’avoir une vie normale,il ne gagnera pas cette bataille,il peut penser que tout le monde est paresseux,son gouvernement a écrit les lois qui régissent le transport,13 heures en 14 heures,aux USA c’est 11 heures en 14 heures,qu’il prenne les moyens pour les faire respecter si il est un homme d’honneur au lieu d’un traître à la nation.

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