Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Vendredi 10 mai 2013 | Mise en ligne à 16h18 | Commenter Commentaires (139)

    Avortement. Liberté. Alerte

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    La Marche pour la Vie hier à Ottawa. Photo Canadian Press.

    L’ancien chef de cabinet de Brian Mulroney, Norman Spector, a tenté de me rassurer ce matin sur Twitter en affirmant ” Il n’y a pas de loi et il n’y aura pas de loi.” Reste que je suis inquiète pour la liberté en matière d’accès à l’avortement quand j’apprends que des députés fédéraux conservateurs travaillent assidument, petit à petit, à rouvrir le débat sur cette question.

    Capture d’écran 2013-05-10 à 14.37.19

    La nouvelle était à la une du Post ce matin. Dans le Globe aussi. Une trentaine de députés et sénateurs ont participé hier à la marche contre la liberté en matière d’avortement qui se tenait à Ottawa.  Leur but cette année: alerter l’opinion publique à l’avortement de foetus féminins, pratique totalement marginale au Canada mais répandue en Asie, notamment en Inde.

    Comme ce gouvernement sait comment fonctionner discrètement, sous les radars, sans déclencher de grands éclats, l’approche à petit pas que semblent préconiser les militants dits pro-vie a de quoi semer le doute. Ce n’est pas le gouvernement qui manoeuvre. Mais ses députés d’arrière-banc. Les élèves pourraient-ils dépasser le maître ?

    Les militants pro-choix ont raison d’être sur le qui-vive.

    Mais quel gâchis.

    Quel gâchis parce qu’il y a de vraies questions pointues troublantes touchant les avortements dont on devrait pouvoir parler et donc on ne parle pas et dont on ne parlera pas tant que les soit-disants Pro-Vie seront aussi braqués, immuables dans leurs positions, menaçants. Les avortements systématiques de foetus féminins ? Les avortements ultra-tardifs ? Pas des questions inintéressantes.

    Même la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville Dechêne, pro-choix s’il en est une, admet qu’il y a de microzones de questionnements. (Bien qu’au Québec, il y ait moins de 200 avortements tardifs — quand les mères sont enceintes de plus de deux trimestres — et que les études qui semblent indiquer qu’il y ait un problème d’avortements destinés à éliminer les filles sont minuscules et donc statistiquement peu fiables. )

    Mais comment avoir une discussion sérieuse, songée, équilibrée, sereine, avec des intégristes ? Laisser entrer le loup dans le poulailler ? Jamais de la vie.


    • Il n’y a pas de discussion à avoir, c’est à la mère seule de décider si elle veut avorter même si c’est pour une raison farfelue

    • “Mais comment avoir une discussion sérieuse, songée, équilibrée, sereine, avec des intégristes ? Laisser entrer le loup dans le poulailler ? Jamais de la vie.”

      Voilà. Exactement. On croirait que vous avez mis les mots sur mon opinion en matière d’avortement. :) Bonne journée Mme Lortie. Continuer le beau travail! :)

    • Il ya des intégristes des deux cotés , mais moins, je crois , que les médias se plaisent a clamer. Je crois qu’un bonne majorité de canadiens et e canadiennes accepteraient les normes en vigueur en ce domaine dans l’union européenne et les pays scandinaves. Le gens des médias devraient peut être donner de l’information sur le sujet plutôt que de colporter des attitudes jusqu’au boutistes!

    • Je suis étonné de voir comment les féministes, comme Miville-Déchesne, banalisent le meurtre de foetus féminins, le traitant de marginale, voire de statistiquement insignifiant.

      Si le féminisme a un sens c’est bien là, au départ, à la naissance, au droit à la vie. Assassiner des foetus parce que ce sont des filles devraient faire HURLER les féministes puisque c’est du sexisme dans ce qu’il a de plus répugnant. Or il n’en est rien. Les féministes canadiennes tournent la tête.

      Mon explication? Le phénomène touche essentiellement des familles ethniques. Pointer ces familles est très mal vu chez les féministes qui sont par essence très à gauche. Pour rien au monde elles voudraient que les masses incultes (lire nous) se révoltent contre ces pauvres femmes qui ne sont, après tout, que les pauvres victimes de longues traditions.

      Autre explication, jouer la-dedans c’est ouvrir des restrictions à l’avortement comme vous soulevez très bien dans votre texte.

      Bref, les féministes ferment les yeux sur le meurtre de jeunes filles pour des raisons hautement idéologiques qui, sur le fond, vont à l’encontre de leurs convictions premières.
      C’est ce qu’on appelle avoir l’air fou. Ou folles

    • Très simple, on prend les pro-vie de court en clarifiant la loi de façon progressive et humaine. Avortements tardifs seulement sur ordre du médecin lorsque la santé de la mère est en santé. Sinon, aucune restriction si avant X semaines (25? 20? 16? à discuter)

      Des fois, avec les loups, ca prends des bergers allemands.

    • Basel, “en clarifiant la loi….” il n’y a aucune loi au Canada qui reglement la pratique de l’avortement. c’est le free for all!. Il ya a seulement deux autres pays au monde a etre dans une telle situation: la Corée du nord et la Chine!! Il n’y a pas de quoi se vanter.

    • “Quel gâchis parce qu’il y a de vraies questions pointues troublantes touchant les avortements dont on devrait pouvoir parler et donc on ne parle pas et dont on ne parlera pas tant que les soit-disants Pro-Vie seront aussi braqués, immuables dans leurs positions, menaçants.”

      Cette affirmation demeurerait tout aussi pertinente si on remplaçait ‘Pro-Vie’ par ‘Pro-Choix’.

      Comme cela a été mentionné, les intégristes sont des deux côtés.

      Les réactions des Pro-Choix à l’ouverture du débat sur l’avortement est assez similaire à la réaction des membres de la NRA à l’ouverture du débat sur la règlementation des armes à feu aux États-Unis.

      Comme cela a été mentionné, les intégristes sont des deux côtés.

    • D’accord pour décrier les intégristes. Seulement, je suis éberlué de tout ce qui peut s’écrire ou dire sur ce sujet sans meme considérer une possible définition de la vie humaine.

      Mme Lortie, quelle est votre conception de la vie humaine?

    • D’accord avec Adpi. Ce qui se passe avec MON ventre ne regarde pas LA SOCIÉTÉ. Surtout, de grâce, arrêtons de penser que les femmes se font avorter comme elles avalent une pilule.

      Vous êtes qui, chose, pour juger des bonnes ou mauvaises raisons qu’a votre voisine de choisir l’avortement? Et, de grâce, lâchez nous les baskets avec l’adoption. Mener une grossesse à terme et donner son enfant c’est un monde de différence avec l’avortement!

    • Est-ce qu’il y a des pro-choix qui sont pour les avortement sélectifs? Je ne crois pas. Les avortements sélectifs doivent être interdits, point final. Ce n’est pas parce’il n’y en a pas beaucoup qu’on doit les permettre, c’est carrément stupide de raisonner ainsi. Pas besoin d’études ou de statistiques pour comprendre ça. Ceux qui voient un complot des pro-vies dans l’interdiction des avortements sélectifs sont vraiment de mauvaise foi.

    • Pour quelqu’un qui souhaite une “discussion sérieuse, songée, équilibrée”, vous y allez un peu fort, Mme Lortie! L’intégrisme serait-il une maladie contagieuse?

      Michel Lebel

    • «Mais comment avoir une discussion sérieuse, songée, équilibrée, sereine, avec des intégristes»

      Si vouloir protéger de futur êtres humains(avortement tardif et avortement de foetus féminin), c`est être intégriste. Comment peut-on nommer les partisans de l`avortement à tout crin ?

    • Je crois que ce débat fut clos il y a des années. Stephen laisse ses petits canons faire beaucoup de bruit. Pendant ce temps, il passe des lois qui détruisent le Canada, son économie future et la valeur de notre population. Il transforme notre pays pour s’assurer de nouveau d’être majoritaire, le bon monsieur raisonnable. Ne croyez pas une seconde que Stephen ne sait pas ce que font ses troupes. Il est un excellent manipulateur. Ce débat n’est que poudre aux yeux, comme bien d’autres débats le sont, depuis sa venue.

    • @ugoh : au nom de quoi les pro-choix devraient être contre les avortements sélectifs ? Pour les pro-choix, le choix revient à la maman : toutes les raisons sont bonnes pour avorter du moment que la maman décide qu’elle ne veut pas mettre au monde un enfant. Mais alors dites-moi, si toutes les raisons sont bonnes, celle de ne pas vouloir avoir de fille devrait aussi être une bonne raison non ?

      Comment rédiger une loi qui permettrait tous les avortements sauf les avortements sélectifs ?

      Voyons cela :

      «Toute femme dispose du droit inaliénable de décider de mettre un terme à sa grossesse, sauf si ce choix est dicté par la culture et les traditions machistes de sa communauté d’origine»

      Hum…

      Une femme avorte en invoquant sa pauvreté : je ne pourrai pas l’entretenir et lui assurer un avenir dit-elle. Plus tard, si elle s’enrichit, elle aura peut-être un autre enfant. N’est-ce pas là un avortement sélectif ? Quelle est la différence entre refuser de mettre au monde un enfant pauvre et refuser de mettre une fille au monde ? N’est-pas notre société capitaliste qui dicte le choix de refuser d’enfanter si on est pas assez riche ?

      On ne peut pas clamer le libre choix absolu d’un côté de la bouche et de l’autre côté s’indigner du meurtre de fœtus féminins. C’est plate mais c’est comme ça. On va devoir accepter le libre choix ou bien accepter que des balises soient établis.

    • @nounonne 16h45

      «Assassiner des foetus parce que ce sont des filles devraient faire HURLER les féministes puisque c’est du sexisme dans ce qu’il a de plus répugnant…….Bref, les féministes ferment les yeux sur le meurtre de jeunes filles »
      ______________________________

      Coudon, l’avortement c’est-y un meutre ou bien c’en est pas un, selon-vous?

    • @cime

      L’avortement n’est pas un meurtre. Une femme a entièrement le droit de mettre fin à sa grossesse à l’intérieur de certains paramètres, genre 12 semaines. Après, le foetus prend des droits et plus il s’approche de la sortie, plus il en a.

      Ca devient un meurtre lorsque la mère, sous pression familiale, décide de tuer son foetus parce que c’est une fille. Juste parce que c’est une fille. Pas parce qu’elle est pauvre. Pas parce qu’elle a déjà sa famille. Juste parce que c’est une fille.

      Les féministes (que je n’ai jamais pu sentir en passant) devraient hurler. Or elles ne disent rien. Elles tournent la tête. Quelle bande de sépulcres blanchies

    • @danbel Selon votre commentaire de 17h36, les avortements aussi tardifs soient-ils devraient être permis puisque la société n’a pas droit de regard. Vous ai-je bien compris?

    • @SGirouard

      Quelle est la différence entre refuser de mettre au monde un enfant pauvre et refuser de mettre une fille au monde ?

      Le SEXISME mon vieux. Dans les sociétés arriérées, les filles valent moins que les gars, fait que les mères ont beaucoup de pression pour avoir un gars. Avec les échographies, elles peuvent maintenant s’essayer, s’essayer, et s’essayer encore jusqu’au jour où le doc voit le zizi dans l’écran et que la mère pleure de joie. L’effet de ces mentalités sexistes et de ce gadget technologique est considérable sur les sociétés du sous-continents indiens.

      Or, l’afflux de ces immigrants ici, amène le phénomène. Mais comme il est statistiquement insignifiant par rapport à l’ensemble des naissances au Canada, les féministes tournent la tête

    • Je crois que le débat est “oversimplifé” des deux côtés. L’avortement est une interruption de vie. Peu importe le stade, en le faisant, la mère empêche le développement de ce qui va devenir un être humain. Parallèlement, une femme doit avoir le plein contrôle de son corps. Mais a-t-elle le droit de se faire avorter sans le consentement du père ? Est-ce que c’est correct pour une femme de se faire avorter 2, 3, 4 5 fois ? C’est une discussion que la société se doit d’avoir selon moi. Mais comme l’a dit Mme Lortie, l’intégrisme n’y a pas sa place et ce n’est certainement pas les conservateurs ultra-religieux qui vont proposer un discours rationnel et équilibré.

    • @nounonne pose bien la question. À partir de quand tuer un foetus c’est tuer un être humain appartenant à la société, à la communauté? Prenons les extrèmes pour essayer d’y voir clair. D’un coté, la majorité s’entend pour dire qu’un petit paquet de cellules, c’est rien de de plus qu’une excroisance du corps d’une femme, comme un sixième doigt, et que ça ne pense pas, ça ne souffre pas, et donc ça devrait appartenir à sa mère uniquement qui en fait bien ce qu’elle voudra: c’est une partie de son corps en croissance, rien de plus, et la communauté n’a rien dire. De l’autre coté, par exemple, dans plusieurs tribus Africaines dans lesquelles les bébés meurent plus souvent qu’autrement en bas âge, la communauté s’est adapté à cette triste réalité, et avec les années, elles ont développé une conception de l’être social bien différente de la nôtre. Ainsi, vers 2 ans, quand un bébé est plus susceptible de survivre, une grand cérémonie est faite en l’honneur de l’arrivé de ce nouveau membre dans la communauté: c’est un peu comme sa vraie naissance. Avant cet âge, les bébés sont très peu important, comme le tas de cellules, et parfois, on voit des petits morts à un an jetté dans le fossé, sur le bords de la route, sans que cela ne fasse trop de peine. Par contre, lorsque ce même bébé meurt à 3 ou 4 ans, alors tout-le-monde pleure cette perte, et il a alors droit à une cérémonie d’enterrement digne d’une être humain. Il sagit de cas extrèmes, j’en conviens, et comprendre une question phylosophique si complexe seulement avec des analyses rationelles, venant de surcroit d’un homme qui n’a jamais souffert la naissance et l’allaitement d’un poupon, c’est clairement manquer de respet pour la maternité et les bébés. Mais l’inverse est bien difficile aussi, essayer de s’entendre ensembles, en brouillant toute la discussion avec des sentiments, des émotions, des conceptions spirituelles, religieuses ou animales, c’est aussi très problèmatique. Ainsi, d’un seul point de vue culturel, social, je souligne ici la grande disparité des conceptions de ce que devrait être le meutre d’un être humain social, et pas juste un petit corps animal appartenant à sa mère seulement. Quant à moi, je me situe à peu près au milieu, en disant qu’un bébé appartient non plus exclusivement à sa mère, qu’il est un être humaine autonome, social, lorsque: il respire par lui-même. Ainsi, selon moi, il devrait être interdit de tuer un bébé prématuré lorsqu’il est viable, respire par lui-même. Par contre, si il est né gravement handicapé, et doit être branché à plein de machines pour respirer, même temporairement (quelques semaines), ses parents devraient avoir la liberté de la débrancher, et personne ne les empêcher de mettre fin à sa vie. Maintenant, si nous arrivons à trouver un terrain d’entente, une position mitoyenne, un compromis respectable sur la notion “d’être humain” n’appartenant plus seulement à sa mère (j’excluerai même le père qui n’aurait rien à redire de ce que une femme décide de faire avec SON corps, selon moi), il importe ensuite d’introduire dans la discussion les autre dimenssions, tout aussi importantes, dont on devrait tenir compte lors d’élaboration de lois: la religion, les types de société et son orginisation, l’histoire, les ressources médicales, économiques, etc. Ainsi, interdire l’avortement après 3 mois, par exemple, pourrait être une bonne décision pour une époque donné, un pays donné, mais pas du tout ailleurs. Il sagit dont d’une question morale très complexe, sans réponse facile et unique, comme pour nombre d’autre cas comme l’eutanasie, l’usage de drogue, l’adultère, la polygamie,etc. et toutes les opinions devraient être respectés. Une chose est certaine, le compréhension de ces problèmes moraux ne doivent pas être traité seulement à une seule dimenssion, et la rédaction de loies les encadrant devraient être confiés à des gens ayant la souplesse d’esprit nécéssaire pour en comprendre toutes les facettes, comme des philosphes (et surtout pas des politiciens, économiste, un peu tout-le-monde via des simples votes de la majorité). Une chose est certaine, ces loies devraient éviter de se situer dans les extrèmes, afin de ne pas stigmatiser une trop grande partie de la population injustement. En conclusion, si vous avez une opinion très claire sur ce sujet, vous avez très probablement tord.

    • @jchampagne3.0 – 10 mai 2013 – 19h53
      Nous sommes en 2013, faites-vous à l’idée, ce n’est pas à vous de dicter aux femmes comment disposer de leur corps, ce droit leur appartient! Si les rôles étaient inversés, comment réagiriez-vous si on vous disait quoi faire de VOTRE faire corps?

    • @le_chialeux – 10 mai 2013 – 20h03
      … En conclusion, si vous avez une opinion très claire sur ce sujet, vous avez très probablement tord. …

      Etre intelligent, ce n’est pas la capacité de compliquer les choses, ce que la grande majorité des gens peuvent faire, mais bien de les simplifier, ce qui est le lot de bien peu de gens.

      La science permet d’établir à quel moment le foetus est viable, avant cela, c’est le choix de la femme: son corps, son choix!

    • @nousnoune 19h35

      J’aime beaucoup votre façon de penser faite de contradictions, de déterminations et d’amour. Vous raisonnez comme un être humain véritable, avec toute ses richesses et toutes ses insuffisances. bravo!

    • Le chialeux 20h03

      Votre commentaire constitue un excellent point de départ d’une réflexion intelligente sur ce sujet. J’ai bien peur qu’il faille encore attendre longtemps avant qu’une telle réflexion puisse se tenir. Trop de personnes ont encore besoin de leurs certitudes. Vivre dans le doute, dans l’ignorance leurs sont insuportables.

    • @apocalypse. Il y a justement plusieurs cas de lois dans notre société pour lesquelle on nous impose de ne pas pouvoir faire ce que l’on veut avec notre corps, malgré que cela n’affecte personne d’autre directement. Je suis contre toutes ces lois justement. Voici quelques exemples: porter la ceinture de sécurité seul dans une voiture; prendre de la drogue, se donner la mort (le suicide est interdit); la sodomie dans bien des pays; se mutiler (on va vous mettre à l’asile et vous attacher au lit); être enterré ailleurs que dans un cimetière, dans sa cour par exemple; cacher son corps (le port du Nikab); ne pas porter de casque en moto; etc. Personne n’a le droit de faire TOUT ce qu’il veut avec son corps. Des limites sont imposées, aux hommes comme aux femmes, et celle de l’avortement tardif fait partie de ces limites. En plus, contrairement au cas nommés ci-haut ou seule la personne concernée est vraiment impliquée, dans le cas d’un bébé, on pourrait défendre l’opinion que ce bébé appartient, en partie du moins, même juste un peu (gros comme un sperme) aussi au papa qui devrait avoir, même juste un peu, son mot à dire.

    • @apocalypse Toujours le même dilemme. Un foetus peut-il être vivant sans être viable? Tout à fait selon moi.

    • @apocalypse..et j’ajouterai aussi que selon moi, c’est vous qui faite erreur en voulant simplifier des questions complexes. Ainsi, lorsque vous dites: ‘à quel moment le foetus est viable’, cette question n’est même pas encore réglée de par la complexité de cette simple affirmation. C’est quoi un foetus viable ? un foetus est viable à 2 semaines, non ? Et que faites vous des bébés nés à terme, mais avec des gros handicaps, incapables de respirer sans machines ? sont-ils viables selon vous ? Que faire d’un foetus qui serait viable, mais avec des millions de dollars d’investisement médicaux d’argent public ? devrions-nous se payer ça comme société ? Comme vous le voyez, l’avortement est une questions très complexe qui implique pas seulement la mère, mais aussi les médecins, le père dans une certaine mesure, le religion trop souvent. Réduire la question de l’avortement à un droit ultime des femmes sur le corps, sans tenir compte de tout le reste, c’est l’autre pôle extrèmiste des pro-vie qui voudraient s’approprié à eux-seuls le droit de décider pour un petit paquet de cellules vous appertenant. S’est en restant campés dans des positions extrèmes ainsi que le dialogue, la recherche de lois modérés valables pour tout(e)s sont impossible.

    • Tout le monde parle d’avortement. Du droit des mères, du droit des foetus…Personne ne pense considérer la question sous l’angle de l’adoption. D’ailleurs, en anglais avortement (abortion) et adoption (adoption) n’ont qu’une seule lettre de différence.

      J’ai adopté. Je remercie la mère bio d’avoir eu le courage de mettre cette enfant au monde. C’est la joie de notre vie…une vie qui ne tenait à pas grand chose si on lit tous ces commentaires qui tournent toujours autour de l’avortement!!!!!!!!!

    • “Quel gâchis parce qu’il y a de vraies questions pointues troublantes touchant les avortements dont on devrait pouvoir parler et donc on ne parle pas et dont on ne parlera pas tant que les soit-disants Pro-Vie seront aussi braqués, immuables dans leurs positions, menaçants…

      Mais comment avoir une discussion sérieuse, songée, équilibrée, sereine, avec des intégristes ? Laisser entrer le loup dans le poulailler ? Jamais de la vie.”

      Etes-vous entrain de dire que même s’il y a là matière à débat, ça reste un tabou dont on ne peut parler?

    • “les avortements aussi tardifs soient-ils devraient être permis”

      Ils le sont déjà.

    • Il y en a qui ont de la difficulté à voir les choses plus loin que le bout de leur nez. Comment on fait ça une loi contre l’avortement sélectif des filles? On dit quelque chose comme(?):

      -Il est interdit à une femme de se faire avorter si elle est porte une fille et que son pays d’origine fait partie de ceux nommés dans la liste présentée à l’annexe B.2 et/ou que sa religion soit une de celles nommées dans la liste présentée à l’annexe B.3.

      Personne n’accepterait ça. La seule solution serait donc d’interdire à toutes les femmes de se faire avorter si elles portent une fille, ce qui vient presque annuler le droit à l’avortement tout en produisant l’effet inverse (seuls les fœtus mâle peuvent être avortés). Il est là le danger de dérapage quand on ouvre une porte à ce genre de débat. Il est vrai que l’avortement sélectif selon le sexe de l’enfant est inacceptable et doit être combattu mais il est pratiquement impossible de le faire via la loi sans brimer le droit à l’avortement d’une partie de la population (féminine on s’entend), voir même de la totalité. C’est par l’éducation, l’intégration et à plus long terme l’assimilation des nouveaux immigrants que ce sera possible.

      Pour les avortements tardifs, je ne serais pas contre une loi qui fixerait une limite sécuritaire, c’est-à-dire un nombre de semaines maximum qui serait en-dessous de ce que la science (et non les philosophes comme le prône le_chialeux) évalue comme étant un stade de développement assez avancé pour pouvoir considérer le fœtus comme un être humain. Et oui c’est possible, notamment en déterminant à quel moment la conscience commence à apparaître selon le développement de certaines régions du cerveau (rogiroux pourrait copier-coller un de ses nombreux commentaires à ce sujet).

      Mais en même temps, une loi de ce genre n’est pas aussi nécessaire qu’on pourrait le croire et je m’explique: une femme qui, même si elle en a le droit, décidait de se faire avorter à 24, 25, ou pire 30 semaines, n’aurait pas besoin d’un avortement mais plutôt d’un séjour en hôpital psychiatrique. Elle a supporté sa grossesse durant tout ce temps et il ne manque pratiquement plus que l’accouchement pour que ça se termine et elle décide tout de même de faire euthanasier son bébé? À moins qu’une proportion non-négligeable de femmes canadiennes soient des psychopathes, je ne vois pas l’urgence d’adopter une telle loi.

      Pour être plus clair: une mère étant ce qu’elle est, même si vous donniez le droit aux femmes de tuer leurs bébés après l’accouchement, il n’y aurait pas plus d’infanticides (commis par les mères) qu’à l’époque où c’était illégal et c’est pareil pour une mère qui sent son bébé donner des coups de pied dans son ventre.

    • @jaylowblow Vous mentionnez “un stade de développement assez avancé pour pouvoir considérer le fœtus comme un être humain”.

      Supposons que “la science”, comme vous dites, fixe ce stade à 12 semaines. Avant ces 12 semaines, la bibitte qui vit dans le ventre de la mère est de quelle espèce animale si elle n’est pas humaine?

    • @rogerothornhill

      J’ai pris la peine de mentionner que la limite devrait être en-dessous de celle déterminée par la science histoire d’être certain. La bibite qui vit dans le corps d’une mère est génétiquement humaine tout comme les cellules que l’on rejette lors de la masturbation, des menstruations ou lors d’un simple éternuement (cellules épithéliales de la bouche et de la gorge).

      La réunion d’un spermatozoïde (humain) et d’un ovule (humain) ne produit pas un être humain instantanément (même si les religieux sont convaincus du contraire). Ça prend neuf mois avant que l’amas de quelques cellules souches devienne un bébé complet. Il existe donc une grande zone d’incertitude entre les status de fœtus humain et d’être humain et seuls les scientifiques peuvent déterminer de manière rationnelle la largeur de l’intervalle ainsi que la limite inférieure à ne pas dépasser (et surtout pas les philosophes ou encore pire, les religieux).

    • @rogerothornhill a 19:49
      C’est tout à fait ce que je dis, même pour un avortement tardif, LA SOCIÉTÉ (c’est à dire, monsieur et madame tout le monde, n’ont pas un mot à dire! MON ventre ne vous regarde pas!

      Misère! Je ne peux pas croire, qu’encore en 2013 on en soit encore à discuter du droit des femmes à disposer de leur corps. Et après ça on va venir me dire que le mouvement féministe est passé date?

    • La discussion avec les intégristes est impossible. Et je connais bon nombre de pro-choix intégristes. Absolument défendu de questionner l’avortement. Un droit absolu conféré à chaque femme de par son statut de femme. Vrai, la discussion avec les intégristes est impossible.

    • Quand est ce qu’il y a eu lieu ce fameux débat? Quel était le nom des participants ? Parce que voyez vous ceux et celles qui l’ont tenu , ne semblent pas avoir discuté de la situation possible qu’une mère puisse avorter ( Tuer serait un terme plus exact ) son bébé à naitre quelques minutes avant l’accouchement ni de celle ( déjà largement répandue) de l’utilisation de l’avortement comme façon d’éliminer les petites filles avant leur naissance sans être inculper de quoi que ce soit ?
      Mais une question plus important reste sans réponse ?
      Qui sont donc ces personnes drapées de toutes les libertés et de tous les beaux principes qui craignent comme la peste la liberté le droit de parole et la liberté d’expression quand vient le temps de débattre des incongruités et des incohérences retrouvés dans le discours des féministes tout azimut et des pro choix sans compromis et qui refusent systématiquement d’ouvrir un débat sur l’avortement ( sous le faux prétexte ) que cela remettrait en question la liberté sans contrainte des femmes ? ( comme si la liberté pouvait pas être encadrée de telle sorte de prévenir les excès)

    • On a envoyé 150 soldats de faire déchiqueter sur des mines en Afghanistan pour permettre aux p’tites filles d’aller à l’école, comme disait Josée Verner (maintenant sénatrice à 160 k par année; ca va lui donner 4 millions de revenus d’ici 75 ans), mais on n’est pas foutu de sauver les p’tites filles qui se font assassiner dans le ventre de leur mère au Canada parce qu’elles sont des filles!

    • Que ceux qui soit pro-vie refuse catégoriquement de se faire avorter, je n’ai aucun problème avec ça. Mais pourquoi veulent-ils tant imposer leur choix aux autres? Personne ne les oblige à avoir un avortement. Leur choix est unanimemt respecté. Ils devraient alors respecter les choix des autres aussi, non?

    • L’argument “C’est mon corps, j’en fait ce que je veux” ne tient pas. Un foetus présent dans le corps d’une femme n’est pas son propre corps mais celui d’un autre. Un être humain à part entière qui a droit au respect de sa vie. Si l’amour savait dicter les choix, les homicides de vies innocentes n’existeraient pas.

    • @danbel 06h58

      «même pour un avortement tardif, LA SOCIÉTÉ (c’est à dire, monsieur et madame tout le monde, n’ont pas un mot à dire! MON ventre ne vous regarde pas!»
      ____________________________________

      Il ne s’agit pas de votre ventre madame.

      Lorsqu’une mère tient dans ses bras son nouveau-né, peut-elle disposer de celui-çi à son gré sous prétexte qu’il s’agit de ses bras et qu’elle peut en disposer comme elle le désire?

      Ce nouveau-né, tout comme le foetus ne peut pas survivre sans les soins de sa mère ou qu’il puisse avoir recours à un substitut de la mère.

      Il est question, ici, de ce que la mère porte dans ses bras ou dans son ventre (utérus) et non pas de son ventre ou de ses bras.

      Bien plus, devrait-on demander que la loi autorise une personne d’exiger que la médecine lui mutile son corps à son gré, sous prétexte que ce corps lui appartient ?

      Votre corps ne vous appartient pas madame puisque ce “vous” est un “néant” hors de ce corps.

    • @jaylowblow Votre raisonnement ne tient pas la route. Je prétends qu’il est impossible de tirer une ligne décidant du moment qu’un foetus devient un être humain sauf peut-etre dans les tous premiers jours mais j’en doute.

      @danbel Pourtant au cas échéant vous demandez à la société de procéder à l’avortement. Or la notre refuse de faire des avortements tardifs sans raison médicale. Je ne comprends pas votre commentaire puisque la société a déjà un droit de regard et personne ne s’en plaint.

    • Scientifiquement l’avortement est un meurtre dans le sens que c’est la destruction d’un être humain unique. 90% des avortements sont des avortement dit “de confort”, qui sont réelement des meurtres parce qu’on detruit un être unique seulement pour ne pas nuir à la jouissance de la vie de la femme. Faudrais au moins que ce type d’avortement ne soit pas payé avec nos taxe.

    • L’avortement est devenu un “droit” à force d’en galvauder, d’en trafiquer, d’en pervertir la réalité.

      DROIT ABSOLU DE LA FEMME SUR SON CORPS: Nul n’a de droits absolus sur son corps; allez vous faire enlever un rein, un poumon, si l’absolue nécessité médicale n’existe pas; ce geste deviendrait tout un sujet d’étique ou de santé mentale.
      LE FOETUS EST UN AMAS DE CELLULES DONT LA VIABILITÉ EST COMPROMISE EN DEHORS DU CORPS DE LA MÈRE: cet amas de cellule n’est pas un être humain mais, un foetus humain dont on n’a pas perturbé l’évolution, produit un être humain. Quel sort attendrait l’amas de cellules vivantes que sont le rein ou le poumon jetés aux ordures.
      L’AVORTEMENT N’EST PAS UN MEURTRE: je viens de lire un cas d’avortement ou le foetus manifestait des signes de vie et à qui on lui a planté les ciseaux dans la moelle épinière pour qu’il en finisse. Combien d’autres techniques pratiquées pour protéger LE MYTHE DE LA NON VIABILITÉ? J’ai écouté le témoignage d’une rescapée de l’avortement de 20 ans que le praticien n’a pas eu le coeur d’achever. C’est sur YOU TOUBE.
      Pour moi, l’avortement, quelqu’en soit la raison pour en convenir, est un geste CONTRE LA VIE. Si on introduit des justifications pour attenter à la vie, qu’en sera-t-il bientôt de tous les humains qui ne sont pas conformes à la façon idéale d’exister selon la mode acceptée du moment: les vieux qui ne produisent plus; les gens non autonomes ou le voisin malcommode qui te fais baver dès qu’il en a la chance. Je ne voudrais pas être la personne qui empêche la vie avec le support d’une société qui mise plus sur la mort que sur les façons de faciliter au maximum la vie car LA VIE NE NOUS APPARTIENT PAS.

    • Quelqu’un dit plus haut : les intégristes sont des deux côtés. C’est exact. Posez les questions suivantes à quelqu’un qui se dit favorable au droit total à l’avortement, peu importe le moment :
      - Au moment de l’accouchement, le médecin attend le bébé avec un marteau et lorsque la tête commence à sortir : PAF!. Acceptable ?
      - À 39 semaines de grossesse, le médecin rentre une seringue et injecte un poison au bébé. Acceptable ?

      Je ne suis pas surpris que des gens répondent oui à ces questions. Après tout, plusieurs personnes étaient même d’accord avec l’acquittement du docteur Turcotte.

      Ceux qui répondent non à ces questions, et bien à mon avis c’est très simple : vous êtes d’accord pour rouvrir le débat…

      En passant, je sais bien que mes deux questions sont outrancières. C’est de la simple logique : pour voir si quelqu’un qui se dit d’accord avec un avortement à n’importe quel moment le pense vraiment, ne lui demande pas s’il est d’accord avec un avortement à 10 semaines. Parle lui plutôt de 2 minutes avant la naissance. Malheureusement, pour la logique…

      En passant, madame Lortie, heureux d’apprendre que les gens twittent pour vous rassurer personnellement.

    • @cimequaire
      Non monsieur, mon corps ne vous appartient pas! Vous prétendez que l’embryon qui est dans mon ventre a une vie propre à lui, ce qui est faux. Vous ne pouvez absolument pas comparer mon ventre et mes bras, un fœtus et un bébé, c’est de la mauvaise foi culpabilisante! Le nouveau né peut parfaitement vivre sans le secours de sa mère, qu’est ce que vous racontez là! Le substitut de la mère comme vous dite N’EST PAS la mère. Quand le fœtus est dans notre ventre nous sommes les seules et uniques personnes à pouvoir le porter ou non, selon NOTRE choix.

      Vous voulez absolument nous imposer un fœtus dans NOTRE ventre? Et pourquoi donc? Sur quelle base sinon que VOUS croyez que c’est un être vivant qui a préséance sur NOUS, notre vie, notre réalité, que vous n’êtes absolument pas en mesure de juger!

      @thorvis
      Vos sources SVP? Avez vous déjà subi un avortement? Vous croyez que c’est une partie de plaisir? Un moyen de contraception.

      @rogerothornhill
      Alor si les avortement tardifs sont régis de quoi on cause? Y en a pas de problème! Les spécialiste et non ti Jos connaissants ont établi une limite pour se faire avorter (essentiellement pour des raisons médicales) Good! Fin de la question. Si une femme veut se faire avorter à huit mois de grossesse, on peut aussi lui offrir de lui greffer un cerveau!

      Ce débat est un discours de sourds, et j’en fait partie, je n’ai pas peur de l’avouer. Jamais je n’accepterai que qui que ce soit prenne des décisions à ma place, encore bien moins lorsque ça touche mon corps, jamais!

    • cor:ce geste deviendrait tout un sujet d’étique ou de santé mentale. éthique

    • On dit qu’il y a des intégristes des deux bords. C’est faux. On ne peut pas être pro-choix et intégriste. Les intégristes imposent leurs vues. Les pro-choix te disent que tu as le choix.

      Et je ne vois vraiment pas comment les pro-vie peuvent oser forcer des femmes à donner naissance à des enfants dont elles ne veulent pas. Inversons le point de vue, tiens: les pro-vie veulent forcer des enfants à naître de femmes qui ne veulent pas d’eux.

      Les pro-vie disent protéger la vie, mais c’est seulement au sens strictement biologique du terme. La misère humaine, apparemment, les laisse de glace.

    • L’avortement, comme la peine de mort, est ce qu’on appelle en anglais “a wedge issue”, un pomme de discorde qu’on cultive pour forcer les gens forcer les gens à choisir noir ou blanc, – ou +, 0 ou 1.

      Pour brouiller les cartes, on rouvre le débat en présentant l’avortement comme une pratique sexiste, rien de moins. Bien sûr, l’avortement des foetus féminins EST profondément sexiste, sauf que ce motif d’avortement n’est pas du tout représentatif. La question n’est pas à prendre à la légère, mais il ne faut pas non plus être dupe concernant les motifs profonds : on se sert de cette question pour tenter de restreindre la pratique de l’avortement, c’est un cheval de Troie.

      Il faut évidemment prendre des précautions pour décourager l’avortement de foetus féminin — comment accepter qu’on avorte ouvertement pour cette raison? C’est le talon d’Achilles de l’avortement comme droit fondamental des femmes, issu de longues années de lutte féministe. Il reviendra aux forces pro-choix de tenir bon et de se manifester pour que toute modernisation ou rajustement se fasse dans l’optique que le droit à l’avortement est fondamental et ne doit pas être restreint de façon arbitraire ou perverse.

      Le hic, c’est que cette pomme de discorde est lancée pour distraire l’électorat pendant qu’on s’affaire à réaliser la mise en oeuvre d’autres politiques et “agendas”.

    • @thorvis
      Vos sources SVP? Avez vous déjà subi un avortement? Vous croyez que c’est une partie de plaisir? Un moyen de contraception.
      Pour 90% des avortements c’est utilisé comme un moyen de contraception. Je ne retrouve plus la source en question qui était un article de science and medecine, mais je me rapelle que les scientifiques sont unanimes pour dire que dès les premières cellules il est question d’un être unique.

    • Quand l’obstination idéologique pousse à accepter l’élimination de foetus pour la seule et unique raison d’être de sexe féminin, ainsi que l’assassinat (c’est le seul terme exact de la langue française) d’enfants parfaitement viables, il y a un très sérieux problème!

      C’est quoi un petit nombre? Est-ce que Mme Miville Dechêne considère que les 14 femmes tuées par Marc Lépine constituent une “microzone de questionnement” dans la question générale des meurtres par armes à feu??

      A quel point les victimes doivent-elles lui être étrangères et abstraites pour qu’elle puisse se permettre d’exprimer une opinion aussi stupide, inhumaine et dangereuse?

    • Mitte: :on ne peut pas être pro choix et intégriste” Vous etes la preuve criante du contraire, vous refusez le débat. Otez vos oeilieres et aller voir ce qui se passe , en Europe , en scandinavie. http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/sante-publique/presentation/comparatif-le-droit-a-l-avortement.html. j’attends votre réaction.

    • Pourquoi révéler le sexe de l’enfant lors de l’échographie ? Ma conjointe et moi avons eu 3 enfants et dans les 3 cas, ce fut une agréable ‘’surprise” de découvrir leur sexe à la naissance. Ça n’a fait qu’ajouter à toutes les émotions formidables qu’on éprouve lors de l’accouchement.

      Qu’est-ce que ça change de connaitre le sexe d’avance ? Qu’on cesse de dévoiler le sexe du foetus et on éliminera ainsi l’avortement sélectif.

    • @danbel De quoi on cause? A vous de suivre le fil. Vous clamez que la société n’a pas à vous dicter vos choix. C’est faux. La nature n’a pas donné le choix aux femmes, la société moderne oui. C’est un choix de société.

      Personnellement, je ne remets pas en cause la possibilté aux femmes de choisir. Je dis seulement (et vous aussi je crois) qu’il y a au moins deux êtres humains en cause.

    • … n’a pas à dicter vos choix.

    • la pierre nous semble ici plus tendre que le cœur de bien des femmes

      http://cjoint.com/?CElrDZzfXuV

    • @danbel 10h21

      Bien entendu, madame que votre corps ne m’appartient pas ! Je n’ai jamais rien prétendu de tel.

      Je tiens à vous préciser que je ne suis pas opposé à l’avortement mais je considère que celui-çi représente une situation beaucoup plus complexe que le souhaiteraient les pro-choix et les pro-vies. Lorsque vous affirmez que votre corps ne m’appartient pas, vous avez tout à fait raison.

      Lorsque vous êtes enceinte, votre corps abrite un autre corps que le vôtre. Un corps en devenir pendant les premiers mois de votre grosesse et puis pendant les derniers mois un corps réel et étranger au vôtre. De quel droit vous appropriez-vous de ce corps étranger pour en disposer à votre gré ?

      Ce corps étranger que vous abritez peut-être encombrant, je le reconnais; que vous en disposiez alors qu’il n’est qu’en devenir, soit; mais je ne vous reconnais pas droit de disposer d’un autre corps réel que le vôtre, à moins que vous puissiez faire la démonstration que ce corps menace votre propre survie?

    • @Danbel

      Votre corps vous appartient, mais ça ne veut pas dire que vous avez tous les droits jusqu’à la naissance de l’enfant. Je suis contre les avortements tardifs lorsque la vie de la mère n’est pas en danger ou la santé de l’enfant à naître irrémédiablement compromise pour la simple raison que si le corps de chacun est si important, celui d’un “foetus” déjà formé au point qu’il pourrait survivre si la mère accouchait prématurément doit, lui aussi, être important.

      Décider de porter un futur être humain dans son corps ou non est bien un choix, un choix qui implique certaines responsabilités. Que votre corps vous appartienne ne vous autorise pas à agir comme bon vous semble, exactement comme le fait de posséder une propriété ne nous autorise pas à bâtir ce qu’on veut ou à tondre le gazon complètement nu.

      Si vous appreniez que votre voisine enceinte de huit mois est gravement alcoolique et toxicomane, auriez-vous une pensée pour ce qu’elle fait à l’enfant à naître? Je le présume, et c’est bien sûr parce que vous savez en votre for intérieur que cette voisine fait bien pire que se détruire — ne me dites pas que vous hausseriez les épaules en vous exclamant que son corps lui appartient.

      Les choses ne sont pas si simples et il faut accepter un minimum de discussion et être proactifs pour contrecarrer toute réforme abusive et déraisonnable.

    • @Danbel “Vous êtes qui, chose, pour juger des bonnes ou mauvaises raisons qu’a votre voisine de choisir l’avortement?”

      Chose? Pourtant LA PERSONNE à qui vous répondez n’est pas un “ignoble avorton”. J’imagine qu’un foetus n’est pas de tout confort dans n’importe quel utérus!

    • Par définition, il est évident qu’un « futur » être humain n’est pas un être humain. Le droit à la vie que nos sociétés accordent à l’espèce humaine (et seulement à l’espèce humaine) ne s’applique donc pas.

      Un autre point important est que ce droit à la vie que nos sociétés accordent n’est pas absolu. J’ai été déjà été militaire et la formation que j’ai reçue était pour être un tueur efficace. J’en déduis que le simple fait d’obéir à un autre gouvernement est une raison suffisante pour qu’un être humain perde son droit à la vie.

      Avant tout débat sur l’avortement, je crois donc qu’il faut pouvoir définir clairement ce qu’est un être humain (bonne chance avec ça, car jusqu’à maintenant aucun philosophe ou scientifique n’a pu le faire) et surtout définir les circonstances et la justification qui amène à accorder un droit à la vie à un être vivant (là, ça va être vraiment amusant parce que les « droits » sont tous totalement arbitraires et sans justification).

      Si on ne répond pas à ces deux questions d’abord, cela veut dire que tout débat sur l’avortement n’est basé que sur des dogmes purement arbitraires et est donc totalement inutile. J’en conclus que les gens qui demandent un débat ne veulent pas réellement de vrais débats, ils veulent juste imposer leurs volontés et leurs croyances arbitraires sur les autres.

      Quant à mon opinion personnelle sur l’avortement, en considérant nos sociétés, je trouve raisonnable de considérer qu’une femme peut demander de retirer le foetus de son corps, peu importe le nombre de semaine, mais elle ne peut pas demander directement à tuer le foetus.

      Évidemment, en pratique cela ne changera rien et les petits dictateurs de la morale seront toujours aussi mécontents.

    • @I.omega
      Les deux fœtus qui ont empruntés mon utérus sont aujourd’hui des adultes sains et heureux. Pourquoi? parce que leur mère était saine et heureuse de les porter, pas parce qu’un autre m’a force à le faire!

      Pour ce qui est des cas d’exception que certains apportent, comme les avortements tardifs, ce ne sont pas des arguments contre l’avortement. Que des spécialistes nous disent qu’on ne peut pas faire d’avortement après xx semaines, je n’ai aucun problème avec ça, mais pour le reste, le libre chois, toujours.

      @rogerothornhill
      Non, je ne dit absolument qu’il s’agit de deux êtres humains. Il s’agit d’un être humain et d’un embryon. La société moderne m’a effectivement donner le libre choix, mais la société moderne ne peut pas remettre continuellement en cause ce choix (durement gagné, il faut se le rappeler) au gré des changements de parti politique ou au gré des humeurs de cette société moderne.

      @cimequaire
      Dans le même ordre d’idée, la société m’a reconnu ce droit. Je peux disposer de mon corps et de ce y est logé. Et je me répète, évidemment que je suis d’accord avec l’encadrement des avortements tardifs. Mais c’est la seule concession que je fais (et de bonne grâce). Les raisons qui poussent une femme à avorter ne nous regarde pas.

      D. Belanger

    • Les avortements sélectifs sont un prétexte pour les provies pour en débattre. Les avortements au Canada sont encadrés dans des conditions juridiques très précises et elle demeure encore inaccessible pour plusieurs femmes en pratique et il demeure beaucoup de province font peu d’effort dans la liberté de choix.

      Autrefois la masturbation était un perché. Nous vivions dans un monde dans lequel nous étions jugés immoraux par nos actions non seulement à l’égard des autres, mais aussi envers nous-mêmes. Les Provies veulent revenir à ce monde ou ce qu’on pense et vit n’échapperait pas au jugement de leur moral.

      On connaît l’axiome de cette morale dont la vie biologique est sacralisée au détriment de la personne, que cette sacralisée de la vie biologique excluant les animaux. Cette vie biologique va jusqu’à l’interdiction de la pilule contraceptive, de la pilule du lendemain et de l’utilisation des condoms même pour la protection.

    • @danbel,

      Je me considère plutôt pro-choix…tout à fait conscient que ce débat est complexe et ne peut pas s’expliquer en 1 billet vite fait comme ça sur un blogue.

      Même pro-choix, je ne fais pas partie des tireurs de couverture.

      Si un intégriste pro-vie m’énerve, le contraire également.

      De grâce, arrêter ou réfléchissez un brin. Vous me donnez envie de faire partie des intégristes pro-vie….

      Pour que le bon sens et l’ouverture d’esprit fasse partie d’une discussion sur un sujet comme ça, ça prend de l’ouverture d’esprit.
      Désolé, mais on ne fait pas ce qu’on veut dans la vie.
      Si un jour ce débat est réouvert et que des balises qui s’installent vous rendraient illégal d’agir comme vous le dites ( hypothétiquement, j’en conviens” ), ben…
      vous avez toujours le choix d’aller vous bâtir une cabane quelque part dans le bois et vivre en reclus.

      On vit en société.
      Moderne certes….mais un débat sur l’avortement me semble toujours sain.
      Moi les “c’est mon corps c’est moi qui décide un point c’st tout”, ça me fait diablement penser aux “c’est Dieu qui décide et à bas la contraception”…….

    • Ubu2012: quelles “conditions juridiques tres précises” ? je suis juriste et n’en connait aucune.

    • @pierre_lemay – 11 mai 2013 – 14h57
      … mais un débat sur l’avortement me semble toujours sain. …

      Ce débat a déjà eu lieu et les femmes ont maintenant le choix! On devrait le rouvrir pour quelle raison exactement, pour les faire revenir en arrière?

      On en reparle uniquement parce que les conservateurs sont au pouvoir et ils rêvent qu’on se promène tous avec une photo de la reine dans le dos, une bible dans une main et un gun dans l’autre. Nous sommes au 21ième siècle, faites-vous à l’idée.

    • “Une personne et un embryon”…

      Faux. Le stade embryonnaire ne dure que huit semaines. Au-delà, et jusqu’à la fin de la grossesse, on parle de foetus. Il n’y a plus d’embryon, l’organogénèse a eu lieu et au cours des prochains mois, cet être sera de moins en moins un foetus et de plus en plus un bébé près à naître.

      Ça me fascine qu’un si merveilleux phénomène, qui est par définition une évolution et un développement, soit réduit à un système binaire on/off, 1 ou 0, personne ou embryon.

      C’est l’autre intégrisme. Les pro-choix, dont je suis, ont intérêt à être plus nuancés.

    • @pierrea 15h48 “Les pro-choix, dont je suis, ont intérêt à être plus nuancés”. J’en suis aussi et vous avez raison. L’avortement d’un foetus viable est indéfendable. Tout comme l’euthanasie et la peine de mort.

    • 16h12 Je suis né à six mois et demi de grossesse et mon frère benjamin à six mois. Un avortement dans nos deux cas serait à mes yeux un assassinat.

    • @pierre_lemay : Croyez-vous réellement que quelqu’un peut apporter un argument inédit sur le sujet de l’avortement?

      Tout a déjà été dit sur ce sujet et tout le monde connaît les arguments de tout le monde. Il ne reste que des valeurs morales arbitraires et des émotions. Il n’y a plus aucune place pour l’intelligence sur ce sujet. Alors pourquoi un débat? Pour attiser les émotions encore plus?

      Si la science nous apprend de nouvelles choses pertinentes, alors le débat aura une raison d’être rouvert, mais ce n’est actuellement pas le cas. Il n’y a que nous ne sachons déjà. Le débat que vous demandez est donc tout simplement malsain.

    • @89170 – 11 mai 2013 – 16h31
      … Si la science nous apprend de nouvelles choses pertinentes, alors le débat aura une raison d’être rouvert, mais ce n’est actuellement pas le cas. Il n’y a que nous ne sachons déjà. Le débat que vous demandez est donc tout simplement malsain. …

      Excellent! Je suis entièrement d’accord avec vous!

    • @89170 Pardon? Débattre est malsain? On pourrait appliquer votre prémisse à une quantité incalculable de sujets.

      Par exemple, les armes à feu aux USA. Tout a été dit par tout le monde, la science n’a guère à nous apprendre sur ce sujet il ne reste que des valeurs morales arbitraires et des émotions …

    • “Tout le monde parle d’avortement. Du droit des mères, du droit des foetus…Personne ne pense considérer la question sous l’angle de l’adoption. ”

      Je suis d’accord pour dire que lorsqu’une femme est enceinte, elle devrait recevoir toutes les informations concernant les options qui s’offrent à elle. Garder le bébé et l’élever, se faire avorter ou le mettre au monde pour le donner en adoption. Dans le cas d’un foeutus qu’on sait malade ou atteint d’un handicap, la femme devrait avoir l’information concernant le soutien qui s’offre à elle avant de prendre une décision. On ne peut pas prendre une décision éclairé sans avoir toute l’info…

      Quant à l’avortement sélectif, finalement qu’est-ce que ça change? Qu’est-ce que ça change qu’une femme avorte parce qu’elle attend un fille et qu’elle ne veut pas de fille, par rapport à celle qui avorte parce qu’elle a 16 ans, pas d’emplois et qui ne se sent pas prêt à accepter cet enfant? Dans les deux cas, si on leur refuse l’avortement et qu’elles mettent au monde un enfant dont elles ne veulent pas, les conséquences possibles sont les mêmes? Attention, je ne dis pas que je suis d’accord avec les avortement sélectifs…sauf que ce n’est pas moi qui va mettre cet enfant au monde…

      Mais ensuite, la décision de poursuivre ou non sa grossesse demeure celle de la femme. Je suis pro-choix, mais cela ne veut pas dire que je suis en faveur de l’avortement; je pense qu’il s’agit parfois du “moins pire choix” qu’on peut prendre. Mettre au monde un enfant dont on n’a pas voulu est extrêmement irresponsable. Les cas d’infanticides existent et sont à mon avis quelque chose qu’il faut éviter à tout prix. Mieux vaut un avortement qu’un infanticide. Mieux vaut un avortement qu’un enfant maltraité ou même mal-aimé par sa mère.

      Je vous conseille fortement l’entrevue avec le Dr Zaffran…. diffusée aux Francs-Tireurs. J’étais pas mal d’accord avec ce médecin. Il expliquait très bien son point de vue à ce sujet. C’est à la femme d’assumer sa décision quant à sa grossesse. La société qui souhaite que toute grossesse non désirée mène à un accouchement, est-elle vraiment prête à en assumer les conséquences? Il n’y a pas de solution idéale, il y a juste des solutions moins pire que d’autres, avec des conséquences moins dramatiques que d’autres.

      http://lesfrancstireurs.telequebec.tv/episode.aspx?id=106

    • 89170 dit que ” définir les circonstances et la justification qui amène à accorder un droit à la vie à un être vivant (là, ça va être vraiment amusant parce que les « droits » sont tous totalement arbitraires et sans justification).
      Les droits sont tous arbitraires et sans justification ? Donc l’interdiction de tuer (droit a l’intégrité corporelle), voler (droit de posséder mes biens), ruiner une réputation avec des mensonges, violer (droit au respect de ma personne), tout cela est arbitraire ? Et si c’est arbitraire et sans justification on peut bien tuer, voler, violer? Le droit reposerait sur l’arbitraire ? Une philosophie de l’absurde ?

    • @89170 16h31

      «Tout a déjà été dit sur ce sujet et tout le monde connaît les arguments de tout le monde. Il ne reste que des valeurs morales arbitraires et des émotions. Il n’y a plus aucune place pour l’intelligence sur ce sujet»

      Ce n’est pas indifférent que vous vous présentiez sous la forme d’un numéro : 89170.
      Vous êtes un militaire, dites-vous. Un militaire n’a pas à réfléchir, il à à exécuter des commandements. Ce sont des rationnalistes : pour eux, ce qui fait autorité, fait vérité : Mon officier supérieur, le gouvernement de mon pays et pour ce qui est du savoir intelligent, pour eux c’est uniquement la science qui fait autorité intelligente.

      Or l’intelligence est beaucoup plus que la science, c’est l’ensemble de toutes les fonctions qui ont pour objet la connaissance, au plus large du mot (sensation, association, mémoire, imagination, entendement, raison et concience)

      Beaucoup de choses se disent, en effet, autour de l’avortement, Mais parmi ces nombreuses choses dites, autant chez les pro-vie que chez les pro-choix, très peu sont des choses intelligentes. Elles ne sont pour la plupart que des “rationnalisations”, c’est à dire, un procédé par lequel on cherche à donner une explication cohérente du point de vue logique, ou acceptable du point de vue moral à une action, une idée, un sentiment, etc, dont les motifs véritables nous échappent.

    • C’est vrai qu’on travaille très fort actuellement pour mettre fin au carnage légal que sont les avortements. Je vous le répète, la fête est terminée! Les nouvelles générations de filles sont au courant des traumas qu’occasionne le meurtre de leurs bébés. Vous allez vous faire mettre à la poubelle à votre tour, petites générationnettes d’avorteuses, malgré vous.

    • @bernem 18h37

      « Les nouvelles générations de filles sont au courant des traumas qu’occasionne le meurtre de leurs bébés. Vous allez vous faire mettre à la poubelle à votre tour, petites générationnettes d’avorteuses, malgré vous.»

      Vous illustrez parfaitement ce que j’exprimais en moncommentaire de 18h30 :”Beaucoup de choses se disent, en effet, autour de l’avortement, Mais parmi ces nombreuses choses dites, autant chez les pro-vie que chez les pro-choix, très peu sont des choses intelligentes. Elles ne sont pour la plupart que des “rationnalisations”

      Et j’ajouterais l’expression d’une douleur.

    • “Quel gâchis parce qu’il y a de vraies questions pointues troublantes touchant les avortements dont on devrait pouvoir parler et donc on ne parle pas et dont on ne parlera pas tant que les soit-disants Pro-Vie seront aussi braqués, immuables dans leurs positions, menaçants.”

      À quoi rime cette absurdité? D’ou vient cette peur du débat? La plupart des “soi-disant pro-vie” seraient ouverts à une discussion, c’est la moindre des choses. Si on ne parle pas de cette question, qu’on l’évite, qu’on la fuie, c’est qu’on persiste à ne pas voir le problème de front: ces militants ont raison. Encadrer la pratique indisciplinée de l’avortement est la chose à faire et l’inaction actuelle est une aberration, si l’on tient à notre intégrité morale.

      La peur que vous avez de vous comprommettre, cette peur du compromis, mme Lortie, votre peur de “laisser le loup entrer dans la bergerie”, est la même que celle de ces fanatiques que vous pourfendez. La racine de cette rigidité idéologique est la même: ne pas céder un pouce. La seule façon de résoudre cette question, la seule façon de résoudre le conflit israelo-palestinien, etc., est le dialogue.

      Par ailleurs, ces micro-détails qui vous dérangent, dans votre insensibilité toute occidentale, sont des cas de graves atteintes aux droits humains fondamentaux et des attaques continues à la morale universelle: eugénisme, élimination systématique des foetus féminins, avortement tardifs… Ce ne sont pas des insignifiances mais des crimes. C’est cette déshumanisation du foetus qui me dérange et nous entraine vers un pente glissante: la main-mise sur la vie de l’autre. Sa subordination totale et sa dépendance envers les “projets” de ses géniteurs et, éventuellement, de sa future société.

      Vous voulez avoir une discussion sérieuse, songée, sereine sur le sujet de l’avortement? C’est ce que les pro-choix évitent comme la peste depuis des années, et c’est ce qu’appellent de leurs voeux la plupart des pro-vie. Voyez la réalité de face.

    • @tous les coupeurs de cheveux en quatre, je vous suggère une explication au dilemme qui vous rends si perplexe: la raison pour laquelle filtrer les avortements en fonction du sexe de l’enfant est une horreur tient dans l’essence de l’acte de l’avortement: éliminer la vie. Trouver une loi qui empêchera les avortements sélectifs mais qui continuera de permettre les avortements “légitimes” est oiseuse. Un avortement est toujours un acte “sélectif”.

    • @aldoushuxley 19h25

      “Un avortement est toujours un acte “sélectif”.

      Bien dit ! Pourquoi défendons-nous tous, si énergiquement, nos “acte sélectifs”, quels qu’ils soient?

      «Le secret du bonheur et de la vertu, aimer ce qu’on est obligé de faire. Tel est le but de tout conditionnement. Faire aimer aux gens la destination sociale à laquelle ils ne peuvent échapper. »

      in Adous Huxley “Le meilleur des mondes” p.34

    • @rogerothornhill : Les gens sont rarement rationnels et les opinions sont surtout viscérales. C’est certainement le cas au sujet des discussions sur les armes à feu. Je ne suis pas sûr de comprendre où vous voulez en venir.

      @julien117 : Le seul droit naturel est le droit du plus fort. Tous les autres ne sont en fait que des règles de société plus ou moins conditionnelles (par exemple, comme j’ai déjà été miliaire, je crois être bien placé pour savoir que l’État se réserve le droit de tuer s’il le juge nécessaire et il ne tient donc pas compte du droit à la vie). Je ne dis pas que ces règles sont mauvaises, mais il n’y a pas de « vérité universelle » derrière ces droits.

      @cimequaire : La première chose que j’ai apprise durant mes classes est que nous devions toujours juger de la validité d’un ordre. Nous ne devions jamais obéir aveuglément. Nous avons étudié la constitution, l’organisation politique et les règles internationales comme les Conventions de Genève. La raison est que si nous obéissions à un ordre illégal, alors nous étions coupables d’un crime contre la patrie. Rien de moins! Pour la petite histoire, mon passage au grade de sergent a en partie été dû à un refus de ma part d’obéir à un ordre direct.

      Pour ce qui est de la valeur que j’accorde à l’autorité, politiquement, la catégorie qui me convient le mieux est « anarchiste socialiste ». Dans la classification de Kohlberg, mon jugement moral est au stade 6. En fait, il est même un peu plus élevé étant donné que je ne reconnais plus la notion de droit universel comme le système de jugement le plus élevé (ce que je faisais quand j’étais adolescent). Vous pouvez donc deviner que je n’accorde aucune valeur à l’autorité autre qu’une fonction utile temporaire. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je suis athée : je ne suis pas à la recherche d’une autorité à qui obéir et je n’accepte de suivre que mon jugement personnel.

      En passant, cela ne veut pas dire que je suis contestataire. Si je juge qu’une autorité fait correctement son travail, je n’ai aucune raison de m’opposer à elle. Par contre, si j’estime qu’elle ne mérite pas sa place, alors je vais m’opposer. Au final, la seule chose qui peut m’obliger à me soumettre est l’usage direct de la force (je ne suis quand même pas prêt à sacrifier ma vie pour n’importe quoi).

      Quant à mon intelligence, elle se porte assez bien pour ne pas avoir à utiliser des arguments ad hominem quand je ne sais pas quoi répondre.

      Vous avez raison de dire que peu de choses intelligentes sont dites dans les discussions entre pro-choix et anti-choix (appelons les pro-vie pour ce qu’ils sont réellement : des anti-choix). C’est d’ailleurs pour cela que je ne vois pas l’utilité d’un autre débat sur le sujet.

      Quant aux motifs véritables, vous ne pouvez pas connaître ceux de la personne en face de vous, mais avec un peu d’introspection il n’est pas trop difficile de connaître la cause de vos propres réactions émotionnelles. Cependant, vous devez comprendre que les gens autour de vous ne sont pas là pour satisfaire vos besoins émotionnels. Je ne dis pas qu’il ne faut pas prendre en compte vos besoins émotionnels, mais ils n’ont pas plus d’importance pour la société que ceux des autres.

    • Comment peut t’on etre pro-mort? sinon en etant soi-meme mort, mort a la moralite’,mort a la spiritualite’,mort a la vie,vous vivez une vie d’entre les morts et vous criez:mon corps m’appartient,mais vous ne vous appartenez pas vous-meme car ont est esclaves de ce qui as triomphe’ de nous et ce qui as triomphe’ de vous c’est l’immoralite’.la satisfaction de la chair,au mepris de la vie des autres.Vous parlez de meurtres comme si ont parlaient de la pluie et du beau temps.Vous etes devenus tellement depraves que vous tuez vos propres enfants ,et vous etes devenus tellement hypocrites que vous vous dites scandalises quand ont tuent des enfants dans des maternelles….Un bebe’ c’est vivant et c’est sacre’ ,Dieu vous redemanderas l’ames des enfants immoles sur l’autel de la satisfaction de la chair.

    • Les pro-choix intégristes et les pro-vie intégristes agissent comme si nous vivions dans un système binaire, c’est-à-dire 1 ou 0, vrai ou faux, blanc ou noir.

      Beaucoup d’exemples qui ont été évoqués dans ce blogue sont de ce type. On pourrait discuter de chacun de ces exemples un à un et écrire des centaines de pages de texte mais cela ne change rien au fait que dans la vie on doit mettre des limites qui sont arbitraires mais justifiées.

      Les gens ont droit à la vie mais si quelqu’un est attaqué et que sa vie est menacée, il est légal qu’il se défendent et qu’il pourrait être obligé de tuer son agresseur. Pourtant, si le droit à la vie est sacré, on commet un crime si on en se défendant on tue son agresseur. La majorité de la société accepte ce principe. Les gens dont la religion implique que la vie est sacrée ont le droit de se laisser tuer en cas d’agression mais n’ont pas le droit de l’imposer aux autres.

      La loi est un édifice qui a été bâti durant des siècles pour définir des limites raisonnables pour qu’on puisse fonctionner en société. La construction des lois se poursuit.

      Le droit à l’avortement est relativement récent et une loi avec des limites claires devrait l’encadrer un jour ou l’autre. Un encadrement implique aussi que l’accès devra être uniforme d’un bout à l’autre du Canada.

      Dans les faits il y a un manque de confiance très grand envers les pro-vie qui en passant disent ouvertement que toute concession sera un début et que ce qu’ils veulent c’est une interdiction de l’avortement. C’est les politiciens qui disent blanc en français et noir en anglais. Est-ce que les pro-vie nous prennent pour des imbéciles.

      Dans les faits, il est très difficile d’avoir un avortement tardif. Ceux qui sont pour l’adoption pourquoi ne mettent-ils pas en place des organismes pour faciliter l’adoption et qu’ils arrêtent de s’acharner à vouloir obliger les autres à suivre leur valeurs.

      Ce qui est certain c’est que beaucoup de gens qui ne participent pas au débat vont réagir s’il y a un projet de loi pour réduire l’avortement.

      Le problème est là et c’est le problème des pro-vie, il est probable que la majorité de la société accepte l’avortement et M. Harper le sait, c’est pourquoi le gouvernement conservateur ne veut pas ouvrir de nouveau le débat.

    • L’avortement est encadré par la loi dans tous les pays d’Europe, y compris en Suède où l’avortement tardif est i9llégal a moins d’avoir un avis du médecin basé sur une condition médicale.

      Au Canada, aucune loi, aucun cadre juridique, c’est le “free for all”.

      Le refus des Canadiens et des Québécois de vouloir discuter de cet enjeu montre un grand manque de maturité.

      Il y a des intégriste des 2 côtés. Par exemple, Marie-Claude Lortie, en refusant toute forme de débat, est une intégriste pro-choix.

    • eternité, vous exprimez visiblement ce que mme Lortie qualifierais ici de discours intégriste, et dans une certaine mesure vous servez mal votre cause. La punition éternelle est une menace qui passera probablement au-dessus de la tête des gens auxquels vous vous adressez.

      Sinon je partage votre point de vue quant au fait que l’on parle de l’avortement comme si on discutait de la pluie et du beau temps. Il y a une banalisation scandaleuse de l’acte, et, conséquemment, de la nature du foetus. Un foetus n’est pas un tas de cellules anodin. C’est une vie humaine, et dans cette perspective, elle nous concerne tous.

    • @apocalypse,

      Je vais vous raconter une ptite histoire. Je sais bien que tout le monde a sa petite histoire, mais parfois, ça aide à relativiser, à comprendre que tout n’est pas blanc ni noir.

      J’ai eu mon gars à 17 ans. Alors, le débat sur l’avortement a tellement été fait, comme vous dites, que la liberté, le fait que la société le permet selon notre choix, nous avions très clairement penser à l’avortement.
      Aucune autre raison que le fait que nous étions jeunes et pas installés…
      Comme le débat “a été fait” et qu’on a le choix, je n’ai aucune honte à avouer que ces réflexions n’étaient pas “réfléchis”.
      Il a tellement été fait ce débat que c’était normal d’y penser.
      La liberté quoi.

      Aujourd’hui, mon gars est un adulte accompli. Après avoir été longtemps gérant dans mon resto, il est en communication depuis peu. Je serai grand-père…jeune grand-père!!…très bientôt….

      J’aurais tellement aimé avoir plus d’informations à l’époque! Je n’en avais pas. Je trouve malsain que j’aie considéré tout à fait “normal” d’avoir le choix. Vous comprenez? Je ne savais pas vraiment ce qu’impliquait ça…
      À ma décharge, la société et ce débat “déjà fait” nous défendait moralement d’y réfléchir, d’y penser très fort…
      Même encouragés par nos parents….

      L’histoire de ce gars n’aurait pas eu lieu. C’est une vie qui n’aurait pas vécu par mon choix.

      Nous n’Étions pas du tout en position que ma blonde se fasse avorter pourtant…
      Je pense que nous étions bien allumés…responsables…
      À preuve…ce grand gaillard là tout heureux qui va me rendre grand-père…

      Chose sûre: il manquait d’informations…
      À force de planter le clou sur le “débat fait et on le refait pas parce que c’est sûr qu’on a raison”, on oublie l’essentiel, on refuse notre intelligence…

      Tout n’est pas blanc…ni noir…
      Par contre, on a cette propension à voir tout en noir ou tout en blanc de nos jours…

      Les guerre se déclarent d’ailleurs parce qu’on voit bien souvent les choses ainsi…

      Est-ce sectaire le discours des pro-vie intégriste? Aucun doute…
      À mon sens, c’est du délire parfois!!

      Est-ce tout autant sectaire que de penser qu’on ne peut même pas discuter de ça?
      Aucun doute…c’est une évidence qu’il faut au minimum être capable de reconnaître pour sortir de la secte…

      Voyons…refuser de discuter…refuser un débat…refuser de même y songer…parce que le débat a déjà été fait?
      N’importe quoi…

      Le loup dans la bergerie, c’est une peur….
      Je suis plutôt pro-choix…aucun doute…mais je n’ai pas peur…

      Va falloir vous rendre à l’évidence: le débat a peut-être été fait, mais notre monde change…les Conservateurs sont au pouvoir comme vous dites, on ne fera pas comme si ils n’y sont pas….
      Et si le débat se faire, ben, il se fera…même s’il a déjà été fait…

      Trouver normal de refuser même d’en discuter, c’est le comble de l’intégrisme…

    • @89170,

      Tout à fait d’accord pourtant sur le fond.
      À la différence que je suis tout à fait ouvert à réentendre la science comme n’importe quels arguments.
      Dans le lot, il y a les tireurs de couvertures…et l’argumentation se sent bien alors….mais il y a beaucoup de gris également…
      C’est ce gris l’ouverture d’esprit…
      Que le billet de ce blogue est rempli de propos plein de finesses dans le gris.
      De l’ouverture d,esprit quoi….

      La Terre a longtemps été plate, non?

    • Ily a environ 25,ooo avortement par année au Québe ,A un moment donné ,on devrais p-e commencer a s,interroger …pro choix ou pro vie ce n’est pas important .c’est le nombre qui m’horripile .

    • @Aldous Huxley les pro-mort sont les vrai integristes car ils tuent pour leur idealisme et leur desirs charnels .On peut etre vivant selon la chair mais mort selon l’esprit.Si l’esprit de la mort vous habitent vous etes donc des enfants du diable car c’est lui le meurtrier des le commencement .Le diable existe et le monde est son royaume et vous etes ses sujets si vous faites ou approuvez ses oeuvres .On ne peut servir 2 maîtres,ont aiment l’un et ont detestent l’autre. Il n’y a rien de commun entre la lumiere et les tenebres.
      Celui qui a dit :tu ne tueras pas as aussi dit:tu aimeras ton Dieu plus que tout.
      Dieu qu’on le veuillent ou non seras toujours au centre de tout.On peut ne pas y croire mais c’est lui la Vie! Personne d’autre ne peut reclamer etre la Vie,l’autre lui se reclame etre la mort. Je suis Pro-Vie et Pro-Dieu car c’est le meme aujourd’hui et eternellement.
      Qui peut creer une seule cellule? notre corps en possedent pourtant des billions et c’est la le miracle de la Vie.L’homme est une vanite’ , un impuissant qui s’ignore et qui s’enfonce dans son desespoir, s’agrippant aux illusions de son Coeur dechu. Vous ne respectez pas la Vie car vous etes vous meme sans vie.Vous livrez le mauvais combat!

    • @éternité 22h40

      «Dieu vous redemanderas l’ames des enfants immoles sur l’autel de la satisfaction de la chair.»

      Jusqu’ici, nous étions parvenu à laisser les dieux hors de cet échange. Pourrais-je espérer que vous puissiez une fois, une seule fois, réfléchir par vous même, réfléchir indépendamment de ce dieu qui vous commande ?

    • A tout les pro-machin ,souhaitez donc une bonne fête des mères a votre maman .

    • La notion de débat n’existe pas au Québec. C’est pour cela que le Québec est gelé ou tourne en rond. Il ne faut surtout pas fermer les cliniques qui pratiquent les avortements. Ce serait un geste vraiment stupide. Les prochaines générations de jeunes filles qui procréeront seront là dans quelques années (d’ici 10 ans). Ces filles feront tout pour garder leur foetus, ou bébé ou enfant.
      Les générations de femmes qui les ont précédées depuis 1970-2000, vont tenter par tous les moyens de les entraîner dans leur sillonnage des 30 dernières années. MCL, en voulant enrôler ces nouvelles générations dans vos conceptions malheureusement très vieillottes et dépassées sur la libération de la femme, vous allez les détruire, car elle ne seront pas capables de procéder à un tel geste. Que les Québécois aient décidé un génocide légal sur une période de 40 ans, avec les encouragements du Parti Québécois, je respecte leurs décisions. Mais, que les femmes qui ont participé à ce génocide, continuent à propager leurs conceptions malignes de la vie, ça ne fonctionnera plus jamais. Ce qu’il faut maintenant, c’est de l’information à fournir aux futures mamans sur les conséquences de l’avortement sur leur état mental, physique, etc. qui les suivront pour le reste de leur vie. Il faut aussi se battre comme société pour bâtir des instruments qui vont aider ces futures mamans à élever leur(s) enfants: autrement dit, les aider financièrement et avec des programmes sociaux adéquats.

    • On est en 2013, pas en 1913, en 2013, on a une panoplie de moyens de contraception, pilule, condoms, spermicide, pilule du lendemain, stérilet, comment ça se fait que les femmes se font encore avorter en 2013 ? Qu’une femme puisse se faire avorter, mais gratuitement ? Pour une ado de 14 ans passe encore, mais la fille de 19 ans, danseuse qui a décider un soir de partir avec un client et qui tombe enceinte, tu veut te faire avorter ? Sors ton portefeuille. La femme de 35 ans qui a trois enfants, tombe enceinte parce qu’après trois enfants son mari a pas penser a se faire vasectomiser ou elle a pas penser a se faire faire une ligature des trompes et qu’elle veut se faire avorter ? Sors ton portefeuille. C’est un choix personnel, faut l’assumer jusqu’au bout et pas faire payer la société pour ça. Avortement ou IGV , chirurgie plastique,augmentation mammaire, liposuccion, etc, c’est des choix personnels, sortez votre portefeuille, la société a pas a payer pour vos caprices.

    • @bernam,

      Belle formulation du fait qu’un société doit toujours se questionner et ne jamais prendre pour acquis au risque de devenir dogmatique et-ou enfermée dans une rhétorique…dixit la Terre est plate, ça peut pas être autrement.

      Mais…qu’est-ce que le PQ vient faire là-dedans???
      Non seulement c’est Fédéral, mais c’était même avant la naissance du PQ.
      C’est pas le PLC de Trudeau plutôt?
      Faudrait me l’expliquer celle-là.

    • @pierre_lemay
      Je ne crois qu’on puisse être pro choix et intégriste, ça me semble tout à fait contradictoire. Je ne veux forcer personne à faire quoi que ce soit, juste laisser les gens libres de décider par eux mêmes! Ceci étant dit, je vous raconte une petite anecdote, en ce jour de la fête des mères:

      Dans les années 50 ma mère a donné naissance à “une enfant du péché”, a l’hôpital de la miséricorde. Quelques heures après l’accouchement, elle voyait partir cette petite pour ne jamais la revoir de sa vie! Malgré qu’elle ait eu deux enfants “légitime” par la suite, il n’y a pas une seule journée de sa vie ou elle n’a pas pensé à cette enfant dont elle ignorait le sort. Alors ceux qui proposent l’adoption comme solution à une grossesse non-désirée, je vous invite à un peu de réflexion. On ne peut pas comparer une avortement à une adoption, ça n’a aucun sens!

      D. Belanger

    • @danbel 13h58

      «Dans les années 50 ma mère a donné naissance à “une enfant du péché”, a l’hôpital de la miséricorde. Quelques heures après l’accouchement, elle voyait partir cette petite pour ne jamais la revoir de sa vie! (….) Par la suite, il n’y a pas une seule journée de sa vie ou elle n’a pas pensé à cette enfant dont elle ignorait le sort. Alors ceux qui proposent l’adoption comme solution à une grossesse non-désirée, je vous invite à un peu de réflexion.»
      _____________________________________

      Je vous invite également à un peu de réflexion. Il aurrait donc mieux vallu que cette “petite”, comme vous dites, n’ait jamais exister afin d’éviter à votre mère cette douleur. Elle a vécu pourtant, elle est peut-être grand-mère aujourd’hui. Et vous me dites qu’il aurrait été préférable que tous ce monde là ne fussent jamais ?

      Nous sommes ici dans l’absurde ! On ne peut pas réfléchir ainsi !

    • @pierre_lemay : Ératosthène avait évalué la circonférence de la Terre à 39 375 km au 3e siècle avant notre ère (les mesures actuelles donnent 40 075 km).

      La Terre a longtemps été plate seulement pour ceux qui refusaient la raison et qui se complaisaient dans leur ignorance.

      Le problème est là. Encore aujourd’hui, la très grande majorité des gens n’ont à peu près aucune culture scientifique et encore moins d’aptitudes au raisonnement logique. Nous accordons énormément plus d’importance aux émotions brutes et à la rhétorique qu’à l’intelligence et au raisonnement. Dans ces conditions, pourquoi un débat? Pour voir qui a les émotions les plus fortes? Pour voir qui est le meilleur en rhétorique?

      Soyons honnêtes. Personne ne veut un débat pour apprendre ou pour façonner son opinion sur le sujet de l’avortement. Si c’était le cas, les gens amélioreraient leurs connaissances en biologie et dans les neurosciences. Ils pourrait aussi lire Hume ou Kant. Si c’était le cas, ils poseraient des questions et exposeraient leurs arguments ouvertement.

      Mais aucun de ceux qui demandent un débat ne fait cela. Ce que les gens espèrent des débats, ce n’est qu’une chance de faire de la rhétorique, d’intimider et de manipuler pour soumettre les autres et imposer leurs dogmes. Ce qu’ils espèrent surtout, c’est que l’autre finisse par se lasser et par céder. Après tout, quand nous sommes enfants, nous apprenons que si nous pleurons assez longtemps, il y a de fortes chances que nous obtenons ce que nous voulons.

      Je n’aime pas les citations, mais puisque la majorité de gens accorde plus d’importance à la personne qui parle qu’à ce qu’elle dit, je vais citer Einstein : « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent ».

      Qu’une société se questionne quand les choses changent, c’est une nécessité. Qu’elle insiste pour recommencer les mêmes débats alors que tout a été dit et que rien n’a changé, ce n’est au mieux qu’une perte de temps.

      Si vous avez des arguments à apporter qui n’ont jamais été dits auparavant et qui pourraient changer des opinions, alors dites-les! Dans le cas contraire, pourquoi voulez-vous un débat? Pour voir si Einstein avait raison?

    • Les pro-choix, dont le conseil du Statut de la Femme et la Fédération des femmes du Québec ont refusé que la science actuelle donne son opinion sur le statut du foetus. Peut-il y avoir, aujourd’hui, plus obscurantistes que ces pro-choix?

    • “sortez votre portefeuille, la société a pas a payer pour vos caprices.”

      La société finira par payer. Bien moins cher de payer pour un avortement que de payer pour des services sociaux, des abandons, violence, négligence, etc.

      S.Larousse

    • L’avortement libre et gratuit est la voix la plus progressiste et la plus humaine. Les obscurantistes adorateurs d’amas de cellules font faussent route. Le corps de la femme appartient a la femme point barre.

    • @89170 15h08

      «Le problème est là. Encore aujourd’hui, la très grande majorité des gens n’ont à peu près aucune culture scientifique et encore moins d’aptitudes au raisonnement logique. Nous accordons énormément plus d’importance aux émotions brutes et à la rhétorique qu’à l’intelligence et au raisonnement»

      Votre conception de la science, monsieur, relève plus d’un mysticisme rationaliste que de la science contemporaine. La plupart des physiciens modernes considèrent qu’il est naïf de vouloir spéculer sur la véritable nature de quoi que ce soit.. Une des conséquences accessoires de cet abandon est de donner un nouvel argument en faveur de l’existence de la libre volonté. Car si les événements physiques sont indéterminés, et l’avenir imprévisible, alors peut-être cette quantité inconnue que nous nommons «esprit» peut encore guider les destinées de l’homme à travers les incertitudes infinies d’un univers capricieux.

      Les faits qui conduisirent les physiciens à perdre leur foi en un univers mécanique fonctionnant avec régularité apparaissent dans l’étude des profondeurs invisibles de l’atome et des profondeurs insondables de l’espace intergalactique. Afin de décrire en termes quantitatifs ces phénomènes, deux grands systèmes théoriques furent conçus entre 1900 et 1927.L’un fut la théorie des quanta. Il a trait aux unités fondamentales de matière et d’énergie. L’autre la théorie de la relativité, a trait à l’espace, au temps et à la structure de l’univers dans sa totalité.

      Ce qu’avait d’ailleurs déjà énoncé Nietzsche dans «La volonté de puissance. » : ” Le préjugé foncier est de croire que l’ordre, la clarté, la méthode, doivent tenir à l’être vrai des choses, alors qu’au contraire, le désordre, le chaos, l’imprévu, n’apparaissent que dans un monde faux ou insuffisamment connu, bref sont une erreur: c’est là un préjugé moral qui vient de ce que l’homme sincère, digne de confiance, est un homme d’ordre, de principe, et a coutume d’être somme toute, un être prévisible et pédantesque. Mais il est tout à fait impossible de démontrer que “l’en soi” des choses se comporte selon cette définition du fonctionnaire modèle.”

      Laissons donc les humains débattrent entre eux avec tout ce qu’ils sont (émotions, raisons imaginations etc) La science pas plus qu’un quelconque dieu ne peuvent se substituer à lui.

    • WOW, quelle belle discussion ! Pour mon dernier commentaire, je dirais que cette discussion que nous avons, nous les lecteurs, je la trouve 100 fois plus stimulante que juste un article de Lapresse. Je tiens donc à remercier tous ceux et celles qui ont le courrage et la patience de s’engager dans cette très longue discussion, de défendre longuement leur position, en particulier @cimequaire, @danbel, @pierre_lemay,@apocalypse,@rogerothornhill ,@eternite, et tous les autres qui ont participé, sans oublier Marie-Claude Lortie et CyberPresse qui nous laisse ainsi l’opportunité de donner nos opinions, prends le temps de nous lire et modérer les centaines de commentaires qui lui sont envoyés. Merci à vous tout(e)s !

    • @toutou48

      ( Le corps de la femme appartient a la femme point barre.)

      A qui appartient les battements de son cœur , sa respiration et ses sphincters ( tant qu’a y être ) étant donné qu’elle ne les contrôle pas. Et bien ils appartiennent à la vie. en effet cette dernière s’est assuré un minimum de contrôle sur tous les organismes vivants ( via un ensemble de réactions involontaires découlant de nos besoins ( de telle sorte de nous maintenir en vie un laps de temps suffisant pour assurer sa pérennité

      Et la grossesse est la concrétisation de tout le processus

      Elle se poursuit une fois enclenchée hors la volonté de la mère ( et souvent a son insu) et ne peut être interrompu que par des interventions hautement agressives contre son corps et contre l’enfant qu’elle porte )

      De tous les mécanismes de la survie , la grossesse est sans doute celui le plus définitif car c’est le seul qui débouche directement et uniquement sur une vie nouvelle.
      Interrompre le processus envers et contre tous les mécanisme mis en place pour la sauvegarder requiert une très grande inconscience doublé d’une très grand égoisme. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la vie s’assure ( tôt ou tard) de laisser dans une grande détresse ceux et celles qui lui tournent le dos et assure d’ un grand bonheur ceux et celles qui lui font confiance.

    • @ bonjour 12
      Je préfère laisser a la femme le choix d’interrompre ou non. Votre conception de la vie est celui des conservateur religieux, je ne la partage pas. Je suis heureux de vivre dans un pays ou il est possible d’avorter. C’est navrant de voir encore des commentaires qui culpabilise les femmes avec des sornettes crypto-religieux.

    • Le droit a l’avortement n’est pas négociable. La majorité des canadiens ne veulent pas criminalisé l’avortement.Croire que l’embryon est une personne ne relève pas de la science mais de la superstition. Il est normal que les pro-vie s’expriment mais ils ont tords.

    • @bonjour12 17h25

      «A qui appartient les battements de son cœur , sa respiration et ses sphincters ( tant qu’a y être ) étant donné qu’elle ne les contrôle pas. Et bien ils appartiennent à la vie. en effet cette dernière s’est assuré un minimum de contrôle sur tous les organismes vivants ( via un ensemble de réactions involontaires découlant de nos besoins ( de telle sorte de nous maintenir en vie un laps de temps suffisant pour assurer sa pérennité»
      __________________________

      Belle perspective madame ! La vie est apparue sur terre (dans l’eau) voila environ 3.5 milliards d’années sous forme d’algue unicellulaires, et de bactérie.Puis il a fallu attendre 3.2 milliards d’années pour voir apparaître sur la terre, les premières plantes et les premiers vertébrés (amphibie) et les plus anciens insectes. Puis attendre encore 290millions d’années avant l’apparition du RAMAPITHÉCUS (: le plus anciens primate connu qui présentait des traits humanoïdes (Inde/Afrique). Il y a sept à dix millions d’années un anthropoïde est apparu au cœur de la forêt tropical. C’est l’ancêtre probable de l’humain. Il se tient debout, sa tête se redresse, son corps tend vers la verticale et son cerveau prend progressivement du volume. Mais l’homme prendra plusieurs millions d’années à devenir homme. La première espèce d’humains considérée comme telle sera l’homo habilis qui apparaît au sein des australopithèques (singes du sud) il y a deux millions trois cents milles ans en Afrique de l’est soit, en Éthiopie, au Kenya et en Tanzanie. Cet homme chasse, pêche et a une vie sociale organisée. L’homme nourrit la famille, la femme garde les enfants. Il possède une bipédie presque parfaite et a laissé des traces de son intelligence technique : la fabrication d’outil de pierre. C’est sans rupture que l’on débouche sur l’homme moderne, l’homo sapiens, entre 300 000 et 100 000 ans

      Vous avez raison madame, le corps de l’homme d’aujourd’hui appartient à cette vie, à sa longue et patiente marche vers la diversification et la complexification.

      Cette marche vers la complexification a amenée la vie à fabriquer cet homme intelligent, ingénieux et conscient, le libérant ainsi. La vie accoucha d’un être en partie libéré d’elle même et de ses lois. Il appartient depuis lors à l’homme d’incliner la poursuite de ce grandiose projet. Il ne s’en privera pas, parfois avec beaucoup de génie, trop souvent avec une arrogance qui joua contre lui-même.

      Nous en sommes là ! À nous de choisir. nous en avons le pouvoir et la responsabilité.

    • oups

      Il ne s’en privera pas, parfois avec beaucoup de génie, trop souvent avec une arrogance qui joua et jouera, j’en ai bien peur, contre lui-même.

      Nous en sommes là ! À nous de choisir. nous en avons le pouvoir et la responsabilité.

    • @toutou48

      *( Je préfère laisser a la femme le choix d’interrompre ou non. )
      C’est votre opinion ! par contre ; ne venez pas nous dire que ce choix découle d’un pouvoir ou d’une possibilité car la grossesse ne laisse aucun d’eux une fois enclenchée

      *( Votre conception de la vie est celui des conservateur religieux, )

      Il n’y a rien de religieux car tout ce qui touche à la vie repose sur des faits et peut être expliquer par des formules et démontrer par des constats entre autre que la vie était bien là avant vous et moi et elle sera toujours là bien après que nous serons disparu . Maintenant si vous nous dites que la vie n’est rien d’autre qu’une réaction chimique vous devrez nous expliquer pourquoi nous sommes intelligents, pourquoi nous pleurons devant la mort et la destruction pourquoi nous ressentons de la joie et de l’admiration devant toute naissance etc….

      Si la vie n’est qu’une réaction chimique a vous de nous dire de qui ou de quoi nous détenons une conscience et surtout en quoi la femme aurait des droits sur des réactions chimiques qui ne viennent pas d’elles et qu’elle ne contrôle pas ?

      Maintenant si vous nous dites qu’il y a en nous quelque chose de spécial qui justifierait le titre de dignité humaine et sur laquelle reposerait tout nos droits vous devenez une prêtresse dans votre genre et en cela votre point de vue devient religieux ce qui fait que vous n’avez aucune leçon a donner sur la religion des autres surtout quand leur opinion ne fait que retranscrire tout ce que l’on sait de la vie
      *( Je suis heureux de vivre dans un pays ou il est possible d’avorter.)

      Moi je suis très malheureux de vivre dans un pays où il n’est plus permis de revendiquer des changements, des règles et des encadrements a quelque chose quand il devient évident que quelque chose cloche dans celle-ci. ( ici la liberté accorder aux femmes d’avorter tout azimut sans égard à la responsabilisation et sans tenir compte que cette irresponsabilité fait peser un poids non négligeable en charge fiscale et en taxes a tous les payeurs de taxes.

      *( C’est navrant de voir encore des commentaires qui culpabilise les femmes avec des sornettes crypto-religieux.)

      Plus navrants encore c’est la déresponsabilisation des femmes élever au rang du sacré faisant du féminisme une nouvelle religion pire que les religions traditionnelle puisque son catéchisme alterne de revendications et de pages blanches tout en étant sans règles ni lois

    • @ toutou 48
      Vous dites :” Le corps de la femme appartient à la femme point barre ”

      Si votre femme ou votre soeur décide de monter sur le pont Jacques Cartier pour disposer de son corps comme bon lui semble, alors, j’espère que vous n’interviendrez pas et ne demanderez à personne d’intervenir car voyez -vous, ”c’est son corps point barre”

    • @alkborg Votre analogie est ridicule. Une interruption de grossesses et ce jeter en bas du pont n’est pas la même chose. Vous nagez en plein délire. Mettre fin a la vie d’un embryon est un choix, un acte clinique cela s’appel un avortement.

    • @bonjour. Vous dites : sans tenir compte que cette irresponsabilité fait peser un poids non négligeable en charge fiscale et en taxes a tous les payeurs de taxes.
      Et bien je trouve que l’on ne va pas assé loin dans ce domaine. Un avortement devrait être payé par la collectivité puisqu’il s’agit d’un acte médical.

    • @ toutou 48
      Vous fabulez comme c’est pas possible de façon à ne pas répondre à ce que j’ai écrit. Je ne parle même pas d’avortement. Je parle simplement de ce que vous dites, soit : ”Le corps de la femme appartient à la femme point barre ”. Alors, selon ce que vous dites, ça permet à la femme de faire ce qu’elle veut de son corps , n’est-ce-pas ? Alors, dans le commentaire que j’ai écrit plus haut, il ne faudrait pas intervenir !! Je me demande bien qui nage en plein délire !!

    • Essentiellement, le débat relève une méconnaissance du développement embryonnaire dans la population. Je souhaite que nous puissions élever le débat et éduquer davantage sur comment se développe la vie et éventuellement un être humain. Il serait alors plus clair que cela doit demeurer le choix de la mère. Aussi pro-choix ne signifie pas, pro-avortement. En faisons-nous assez pour réduire le nombre de grossesses non désirée et éviter cet ultime moyen? (nécessaire dans plusieurs cas mais qui pourrait être évité). Ne devrions-nous pas outiller toutes les jeunes filles dès leur plus jeune âge avec tous les moyens de contraception qui existent actuellement? Entre autre, les organisations religieuses et de droite, qui dénoncent les avortements, et en même dénoncent la contraception (!), devraient faire leur part, en faisant la promotion intensive de la contraception afin d’aider à réduire les grossesses non désirées, n’est-ce pas l’objectif visé? Par exemple, le Pape François au lieu d’annoncer de vouloir donner des droits au fétus et à la fin du compte démontrer son intention de criminaliser les femmes, ne devrait-il pas promouvoir la contraception au sein de l’Église?

    • @toutou48

      12 mai 2013
      16h46
      L’avortement libre et gratuit est la voix la plus progressiste et la plus humaine. Les obscurantistes adorateurs d’amas de cellules font faussent route. Le corps de la femme appartient a la femme point barre.

      __________________________________________________________________

      D’entré de jeux, je suis pro-choix. Mais je ne suis pas pour les avortements sélectifs et les tardifs.
      Il n’y a rien de progressif dans ce genre d’avortement. Et le fait que souvent des femmes se servent de l’avortement comme moyen contraceptif. Il n’y a rien de progressif pour une société de toléré ça. Le minimum c’est qu’elle payent a partir du 2e au minimum leurs avortements contraceptif.
      Mais comme bien des gauchistes, vous n’avez aucune compassion pour les victimes. Il n’y a rien de progressif dans le fait de se foutre des victimes que cause les avortements sélectifs et tardifs…. Mais vous allez me répliquez que vous avec de la compassion pour les victimes, mais de toute façon je n’en crois rien, ont le constate a tout les jours dans le Québec supposément progressiste le manque de compassion des victimes…

    • jdiw a dit : Et le fait que souvent des femmes se servent de l’avortement comme moyen contraceptif. Voila un préjugé nauséabond ! Vous avez des preuves ? bien surs que non. Vous parlez au travers de votre chapeau.

    • Avec toutes les opinions émotives, incompatibles et diamétralement opposées exprimées ici, je comprends Harper de ne pas vouloir rouvrir le débat, même si quelques députés d’arrières bancs participent à des manifestations pro-vie.

    • ”Bien qu’au Québec, il y ait moins de 200 avortements tardifs — quand les mères sont enceintes de plus de deux trimestres ”
      On est donc bon, on assassine seulement 200 fœtus viables par année…

    • “Mais je ne suis pas pour les avortements sélectifs et les tardifs.”

      Donc vous proposez quoi? Obligez les femmes à mettre au monde un bébé dont elles ne veulent pas?? Et les faire payer, ça rime à quoi? Celles qui n’ont pas les moyens se feront avorter avec les moyens du bord, mettant en vie leur santé et augmentant la prise en charge pour les soins!

      @jdiw: ridicule, votre affirmation comme quoi les femmes se servent de l’avortement comme moyen de contraception est non seulement fausse, mais fondée sur rien!

    • *mettant en danger

    • @toutou48
      *( Un avortement devrait être payé par la collectivité puisqu’il s’agit d’un acte médical.)

      Les implants mammaire ( celle qui veulent se grossir les seins ) , les faceslifts, les corrections dentaires, les greffes de cheveux aussi et ma foi personne ne s’offusque que toute ces intervention soit payé par le ou la cliente et non par l’état

    • @larousse_estdouce

      *(“Mais je ne suis pas pour les avortements sélectifs et les tardifs.”)

      Donc vous n’êtes pas contre l’intervention de l’état légifère dans le domaine de telle sorte de mettre des balises afin de prévenir les avortements tardifs ?

      *( Donc vous proposez quoi? Obligez les femmes à mettre au monde un bébé dont elles ne veulent pas?? )

      A partir du moment ou une femme accepte de s’unir avec un homme elle devient responsable des conséquences de cette union en son sein ( C’est bien son corps Non ? )

      Puisque les moyens contraceptifs sont facilement disponibles accessibles et gratuits partout dans ce pays comment expliquez vous que tant de femmes se retrouvent avec une grossesse non désirée ?

    • @89170,

      Vous êtes clair et intéressant à lire.

      D’abord, vous me demandez pourquoi je veux un débat. Comprenez bien la nuance que je n’en veux pas dans le sens de l’exiger. Je ne suis pas de ceux qui en demandent.
      En revanche, je suis pleinement ouvert à en avoir un comme société si la demande est là.
      Comme j’ai déjà écrit, je ne rejoins pas l’idée de notre blogueuse “d’avoir peur”. Le loup dans la bergerie quoi.

      Bien au contraire, je rejoins un peu un blogueur qui parlait de “berger allemand pour les loups”.
      Je pense qu’en s’enfermant dans une rhétorique de refus sous le simple argument de “c’est ça qui est ça”, en refusant toute écoute, on nourrit les intégristes.
      C’est vrai pour un sujet aussi sensible que l’avortement. C’est vrai pour tout.

      Qui plus est, contrairement à vous, je me questionne sur certains éléments.
      Comme j’ai raconté, à 17 ans “jadis”, nous allions nous servir de l’avortement comme moyen de contraception. Nous ne le réalisions pas. La société nous défendait moralement.
      Aujourd’hui, je le réalise bien. Nous manquions d’informations, de réflexions…

      Si ça m’est arrivé il y a déjà plusieurs années, ça arrive à d,autres encore aujourd’hui, j’en suis bien certain.
      À l’époque donc, nous avions finalement pris la bonne décision.
      Je trouve tout à fait inquiétant de me projeter et de me dire que “peut-être que je dirais que j’ai pris la bonne décision même si on avait décidé le contraire”.
      Normal, la société le permet, le défend…

      Vous me dites que “tout a été dit”.
      Je vous dis que ça ne ferait pas de tort qu’on se répète ce “tout a été dit”.
      Pour l’heure, sur ce blogue par exemple, je ne peux lire que des “mon corps m’appartient”.
      Si je comprends très bien cet argument, il ne me permet pas d’être satisfait.
      C’est plus complexe, on le conçoit et le comprend très bien.

      Tout a été dit? Qu’est-ce qui a été dit? Quand ça a été dit?

      C’est cette rhétorique de refus, par peur??, qui m’embête.
      Je n’ai pas peur (bis) et je suis très ouvert à un débat.

      Je rejoins votre crainte de la mauvaise foi possible dans un débat.
      Je comprends les opinons divergentes et extrémistes dans les deux camps.
      Une fermeture de peur peut-être chez les pro-choix….et une ouverture presque enragée et sectaire chez les pro-vie.
      Les extrémistes donc.

      En revanche, j’ai bien plus confiance en la société. Je pense que les “gris” et les gens de bonnes volontés sont bien plus nombreux.

      Ce sujet soulève ne moi de grandes questions.
      Peut-être ne suis-je pas expert, mais si tout a été dit à ce point, comment se fait-il que je me demande encore ce qu’est ce “tout” ?
      Il me semble que ce débat est étouffé depuis Morgentaler.
      C’est très correct.
      Par contre, ça fait plus de 20 ans. Ça ne ferait pas de tort.

      Qui plus est, il faut très mal se projeter que de ne pas réaliser que ces pro-vie grossissent, prennent de la place.
      On peut attendre qu’ils deviennent si gros que le débat se fera “anyway”, ou bien, se faire confiance.

      Le côté mauvaise foi des pro-choix est également palpable. Ça a été un gain dans ce débat, fort heureusement même.
      En revanche, se demander si ce n’est pas rendu presque une banalité n’est pas une si mauvaise question.
      Bon, banalité est peut-être pas le bon choix de mots, mais je vous pense assez allumé pour comprendre ce que je veux dire.

      Bref, j’ai beaucoup de difficulté à comprendre cette peur du débat.
      Encore plus de difficulté voyant clairement qu’il se fera un jour pas si lointain.
      J’ajouterais que si on passe par-dessus les extrémistes dans les deux “camps”, on réalise qu’il y a de nombreuses nuances….dans les deux camps.

      C’est le gris.
      Ce n’est pas noir, ni blanc.

      Tout a été dit? Ben, il y a pression, chez les canadiens conservateurs surtout je le réalise bien, et une demande pour le redire, à tout le moins.
      Cette pression n’est pas assez forte?
      Vous sentez comme moi assurément qu’elle le deviendra à court terme.

      Alors attendons si on veut. Mais, trop de questions intéressantes sont soulevées pour que ça n’arrive pas.
      L’attente ne fera qu’attiser et grossir le rang des “sectaires”.
      Une simplicité et une évidence.

      Non, je n’ai pas peur.
      Au contraire, je suis très ouvert…
      Être ouvert ne me fera absolument pas avaler n’importe quoi, peu importe le “camp”.
      Faisons nous confiance quoi.

    • @danbel,

      Tout à fait d’accord que c’est beaucoup trop simplifier que de parler de l’adoption comme une solution.
      C’est peut-être qu’une infime piste de réflexion parmi tant d’autres.
      Merci pour votre partage de l’histoire de votre mère.

      Sinon, oui , on peut clairement être pro-choix et intégriste. Ce n’est pas votre cas clairement par contre avec votre précision qui ressemble à “vivre et laisser vivre”.

    • “Puisque les moyens contraceptifs sont facilement disponibles accessibles et gratuits partout dans ce pays comment expliquez vous que tant de femmes se retrouvent avec une grossesse non désirée ?”

      C’est en effet un problème. Mais la solution passe par une meilleure prévention, et non par la criminalisation de l’avortement. De plus, rendre l’avortement moins accessible ne diminuera en rien le nombre d’avortements. C’est une erreur que de croire ça.

    • Seconde tentative… épurée !!!

      @ apocalypse 10 mai 2013 20h27
      «Etre intelligent, ce n’est pas la capacité de compliquer les choses, ce que la grande majorité des gens peuvent faire, mais bien de les simplifier, ce qui est le lot de bien peu de gens. La science permet d’établir à quel moment le foetus est viable, avant cela, c’est le choix de la femme: son corps, son choix!»

      Très bon point. Il faut éduquer les jeunes femmes (et plus largement toute la population) sur les connaissances (scientifiques) actuelles pour que les «curés» des deux bords du spectre cessent de nous manipuler dans le sens de leurs propres croyances.
      Lorsque je vois tant de souffrance chez trop d’enfants abandonnés ou même martyrisés, je me dis qu’il aurait sûrement mieux valu pour eux que leur mère interrompe sa grossesse… car ce ne seront sûrement pas les pro-vies qui auront le temps de s’en occuper, trop occupés qu’ils sont à occuper les cliniques médicales, les tribunes et les médias pour imposer leurs propres points de vue aux autres.

    • @toutou48 “Les obscurantistes adorateurs d’amas de cellules font faussent route. Le corps de la femme appartient a la femme point barre.”
      Deux affirmations erronées:
      1. L’amas de cellules dont vous parlez est une perception très primitive et très réductrice de la BASE dont la réalisation finale produit un humain… VOUS en l’occurrence. Dans la vie matérialiste, sans être “en adoration”, qui ne reconnait pas les fondations comme étant les piliers de sa propriété? L’exaltation de la façade, la mise en valeur de chaque étage reposent toujours sur l’importance que l’on accorde aux fondations, sinon, toutes spéculations outrancières deviennent un vice caché.
      Dommage TOUTOU, mais j’ai de la difficulté à vous suivre lorsque vous affirmez que la fondation de l’être humain n’est pas aussi importante que la fondation d’une propriété matérielle.
      2. “Le corps de la femme appartient a la femme point barre.” Faux! Même si la femme est le sanctuaire de la vie, LA VIE ne lui appartient pas car elle provient de l’homme et de la femme et non d’elle seule. La femme n’est pas le maître de la vie donc car la vie ne peut provenir d’elle seule.

    • @cimequaire : Parler de « mysticisme rationaliste » est un oxymoron. On ne peut pas être à la fois mystique et rationnel. Dans mon cas, je suis effectivement beaucoup plus dans la catégorie rationnel, que dans la catégorie mystique.

      En lisant ce que vous écrivez, une chose qui est évidente est que vous, par contre, vous êtes quelqu’un de très mystique. La physique admet qu’elle ne peut pas tout savoir et aussitôt vous y voyez une excuse pour y mettre la « libre volonté » et « l’esprit ».

      En gros, vous posez une question, le physicien dit qu’il ne connaît pas la réponse, alors vous vous exclamez : « ah! alors c’est une preuve que le mysticisme est bien réel! ».

      Heu… Vraiment?

      Aussi, je tiens à préciser que la physique a abandonné la prétention de décrire la réalité bien avant la physique moderne. La physique classique était déjà principalement mathématique et ne cherchait plus « la Vérité ».

      Vous dites que la science n’est pas un dieu. Je suis parfaitement d’accord. Mais qu’est-ce qui vous amène à penser que je vois dans la science un dieu? Je trouve l’idée totalement absurde! La science n’est pour moi que l’expression de la raison, rien d’autre.

      Vous dites qu’il faut débattre avec ses émotions et son imagination. Je suis désolé, mais je ne suis pas d’accord. Je vous laisse de droit de ressentir vos émotions et de vous perdre dans votre imaginaire, mais vos émotions et votre imaginaire ne doivent pas déterminer les lois d’un pays. Vos émotions et votre imaginaire ne doivent pas contrôler la vie des autres.

      En passant, je suis un fan de Nietzsche. C’est le seul philosophe qui ne m’horripile pas. J’ai longtemps eu le Gai Savoir comme livre de chevet (c’est pour moi le meilleur livre de Nietzsche). Sauf que mis à part, peut-être, « Généalogie de la morale », l’oeuvre de Nietzsche est avant tout poétique. N’y cherchez pas de Vérité. Ne pas y chercher de Vérité est d’ailleurs ce que dit Nietzsche lui-même!

      pierre_lemay : Je tiens à signaler une évidence : ce débat, nous l’avons et il est plus ou moins continu! Les gens n’ont pas cessé de parler de l’avortement après Morgentaler. Les députés, dans le cadre de leur fonction, oui, mais pas les gens.

      Le droit à l’avortement n’est pas une préoccupation majeure pour moi, j’estime qu’il y a des choses plus importantes à discuter, donc je n’en parle pas tous les jours, ni même toutes les semaines, mais je m’implique quand même dans ces discussions régulièrement. Je n’en ressens pas de peur et je connais assez le sujet pour faire en sorte que personne ne puisse « remporter » l’argument sur moi (ce qui implique que contre quelqu’un qui lui aussi connaît son sujet, la joute se terminera toujours sur un match nul où s’opposeront mysticisme et raison).

      Pour ce qui est de la pression pour un débat officiel et impliquant des politiciens et des lobbys, non je ne la ressens pas. Je crois que si Harper pensait qu’il y avait une chance pour resserrer l’accès à l’avortement alors il ne se gênerait pas pour relancer lui-même le débat politique. S’il ne le fait pas, c’est pour moi parce qu’il sait que cela serait un suicide politique pour lui. Alors pourquoi s’en inquiéter?

    • Tuer un innocent bebe’ ,qui n’a aucun moyen de se defendre, aucun moyen de fuir ,aucun moyen de s’exprimer,qui est prisonnier dans le ventre d’une mere qui veut sa mort a tout prix.
      N’esce pas la le pire des cauchemars? Les meres sont devenues les meutrieres de leur propre progeniture, au nom de la liberte’ ? et ensuite elles mangent calmement leur yogourt,esperant avoir une longue vie…Nous sommes en guerre ,la paix est une hypocrisie, ont tuent dans ce pays,ont tuent librement sans aucune condamnation,les femmes bleues ont troques la fleur pour le bistouris criminal.Un peuple en paix ne tue pas,encore moins ses semblables.C’est un genocide promus par un feminisme aveugle et coupable ,glorifiant la liberte’ au pris de la vie des enfants innocents immolles sur l’autel de leurs infanticides abominables ,Baal le dieu infame est de nouveau adores et ont lui offres encores des offrandes d’enfants a detruirent afin d’apaiser les desirs immoraux d’une societe qui a rejete Dieu et qui as couronne’ son proper dieu,Baal.

    • Si nous sommes incapables de faire valoir aux immigrants qu’au Canada, un enfant est promis à un aussi bel avenir et mérite autant de reconnaisance, qu’il soit garçon ou fille, ce n’est pas en brimant la liberté de l’immense majorité des femmes que nous y arriverons!

      De toute façon ce semblant de débat sur la protection des enfants à naître, c’est de la foutaise. Les anti-avortements s’en foutent royalement des petits bébés, ce qu’ils veulent, c’est contrôler les femmes, parce que comme tout le monde le sait: si on nous donne le droit de disposer de notre corps, nous allons en abuser, comme les poules décérébrées que nous sommes (sarcasme)! C’est bien connu, les femmes aiment tellement ça se faire avorter qu’elles en font un moyen de contraception, presqu’un mode de vie (autre sarcasme)! On a vu jusqu’où ces gens sont prêts à aller lorsqu’un représentant américain a dit qu’une femme enseinte dont le foetus est mort devait terminer sa grossesse plutôt que de le faire retirer de son utérus parce que ses vaches, elles (sic), c’est ce qu’elles font…

      Si on veut réduire le nombres d’avortements, c’est à nous de reparler des moyens de contraceptions aux jeunes, de soutenir les immigrants qui subissent peut-être un peu trop la pression de leur communauté, etc…. pas en rendant cela encore plus dur pour les femmes qui ont pris leur décision…

    • D’entrée de jeu je suis pro-choix. Parce que quelquefois c’est la ”moins” pire des solutions. L’avortement n’est pas une solution automatique. C’est une solution de dernier recours.

      Il faut s’assurer que la femme ait été informée de TOUTES les solutions possibles. Parce que les motif d’avortement sont tellement variés: enfant multihandicapé à naître, jeune adolescente naïve, ”erreur d’un soir”, future mère dépourvue et sans ressource… On ne peut pas tout mettre dans le même bateau. Et chacune devrait avoir un minimum de rencontre avec une intervenante neutre pour faire le bon choix.

      Par contre, j’ai un gros bemol pour les avortements tardifs. Quand on sait qu’un bébé est viable à 26-27 semaines, comment peut-on se regarder dans le miroir ensuite en avortant à 26 semaine d’un bébé en parfaite santé? Et je dis bien en parfaite santé et non d’un bébé avec de multiples difformations?

    • Il y a une certaine hypocrisie à clamer qu’on est contre l’avortement lorsqu’on demeure silencieux sur les conséquences qu’entraînerait inévitablement une interdiction.

      Interdire l’avortement signifie le retour des avortements clandestins risqués et potentiellement mortels. Encore plus d’enfants non-désirés, négligés, battus ou abusés sexuellement. Augmentation du décrochage scolaire chez les mères-adolescentes.

      Des services sociaux surchargés, des centres d’accueil surpeuplés et un manque de famille d’accueil. Une augmentation de la naissance d’enfants handicapés avec tout les coûts sociaux que ça implique (liste d’attente qui s’allonge pour avoir des services, parents pouvant difficilement travailler).

      Des maison d’hébergement pour femmes et enfants en difficulté qui ne fournissent pas et une augmentation du nombre de femmes battues qui n’osent plus quitter leur conjoint. Sans oublier une augmentation des crimes d’honneur contre les mères célibataires et des grossesses de très jeunes femmes immatures forcées de se marier.

      Les pro-vie adoptent-ils plus d’enfants que les autres? Militent-ils pour le soutient des mères-adolescentes et des parents d’enfants handicapés? Contre la violence conjugale, les crimes d’honneur, le mariage forcé? Contre les agressions sexuelles (une cause comme une autre de grossesse non-désirée)?

      Bref, on aimerait ça des fois avoir l’impression que la vie d’un enfant compte même après la naissance et que sa mère n’est pas juste considérée comme l’incubateur qui l’a porté.

    • Personnellement je suis pour le ‘libre” choix. Il faut reconnaître qu’il y a des cas où l’avortement tardif est absolument requis –

      Pour ce qui est de l’avortement sélectif — faudrait-il se pencher ce plus près sur la question? je crois comme plusieurs qu’il faut être vigilant.
      De façcon générale, je crois qu’il faut en effet être très très alerte sur tout sujet qui touche à l’avortement- la preuve est qu’à peine la nouvelle publiée voila que le pape se prononce sur le sujet…Venant de cette institution il faut vraiment se questionner sur les intentions – est-ce le foetus que l’on veut protéger ou bien enlever le droit aux femmes de gérer leur propre corps – et de la leur propre vie. Car ne l’oublions pas non seulement le Vatican est contre l’avortement mais également contre la contraception.
      Cela me semble très clair.

      Soyons alerte et tout comme les provie – exprimons clairement notre position. Hommes et femmes réunis.

    • J’ai généralement une opinion arrêtée sur pas mal de chose. Dans le cas de l’avortement, ca ne peut être blanc ou noir.

      D’un côté, il est indéniable que cette pratique tue un être humain potentiel. Un être qui n’a pas encore de personnalité juridique ou morale, mais un être humain tout de même. En tant que potentiel humain, son droit ne devrait pas dépasser celui de la mère qui est une humaine entière.

      D’un autre côté, il est aussi vrai de dire qu’une femme devrait être responsable et libre de faire ce qu’elle veut avec son corps et ne devrait subir de pression externe limitant sa liberté. Ce droit est d’ailleurs protéger dans notre société en raison des nombreuses luttes des femmes. Bravo!

      Par contre, il est aussi vrai que ce débat ne peut être clos de la façon que notre loi est faite. Une femme tue son enfant un jour après sa naissance, et on appelle ca un meurtre et si elle le tue un jour avant sa naissance, cela n’est pas un meurtre. La science nous procure aujourd’hui des outils qui pourraient nous aider à déterminer quand un fœtus est un être humain entier et quand il ne l’est pas. Je ne pense pas que c’est à la naissance que l’on devient un être humain.

      D’une façon ou l’autre, il faut sortir la religion de ce débat car elle est impertinente … mais non, le débat n’est pas clos et je ne crois être extrémiste de le remettre en question.

    • @89170 11h07

      «Parler de « mysticisme rationaliste » est un oxymoron. On ne peut pas être à la fois mystique et rationnel.»
      _______________________________

      Puisqu’il ne s’agit pas de l’objet de ce blog, je tentérai d’être bref. L’expression “mysticisme rationnaliste” peut en effet paraître être,à première vue,un oxymorron. C’est qu’en mettant uniquement l’accent sur ce que la réalité expose d’elle même comme rationnelle et en omettant de voir le contenu ‘irrationnel présnt également dans toute réalité on tombe dans un néo-mysticisme, dans un mode de penser a-dialectique

      “La dialectique est la théorie qui montre comment les contraires peuvent être et sont habituellement (et deviennent) identiques – dans quelles conditions ils sont identiques en se convertissant l’un en l’autre . (Vladimir Lénine)

    • Si on donnait au fœtus le statut de personne, cela n’entraînerait pas seulement les effets que j’ai énumérés dans mon précédent message, cela pourrait aussi entraîner des conséquences juridiques.

      En théorie, tout ce qu’une femme fait qui met en danger la santé de son fœtus l’exposerait à des poursuites: tabagisme, consommation d’alcool ou de drogues, sexualité non-protégée, sports violents, tentative de suicide, ondes cellulaires, etc.

      À chaque accusation, il faudrait déterminer si l’accusée savait qu’elle était enceinte au moment de faire ce dont on l’accuse. Je délire peut-être mais qui sait si un homme qui sert un verre de vin ou offre une cigarette à une femme enceinte ne pourrait pas être poursuivi?

      Je n’approuve pas ces comportements chez les femmes enceintes désirant mener leur grossesse à terme mais je m’oppose à ce que le bien-être du fœtus serve de prétexte à une chasse aux sorcières où l’on traque les femmes enceintes jusque dans leur chambre à coucher.

    • @cimequaire : Si, comme vous le prétendez, le monde est irrationnel, si la folie est tout aussi valide que la raison, alors à quoi bon perdre son temps à argumenter?

      Quand j’étais jeune j’adorais parler religion avec les témoins de Jéhovah ou les mormons qui venaient cogner à la porte de chez mes parents, et plus tard à ma propre porte, la fin de semaine (mon premier appartement était pas loin d’une église mormone). Pas parce que je m’intéressais à leurs idées, je n’ai jamais eu aucune ferveur religieuse, mais parce que j’étais fasciné de voir qu’ils étaient incapables d’imaginer que quelqu’un puisse penser différemment d’eux.

      Quand je leur disais que j’étais athée, j’avais trois réactions. Où bien il pensait que j’étais un rebelle et que je refusais l’autorité de Dieu par caprice, où bien il pensait que j’étais ignorant, où bien il pensait j’avais déplacé ma ferveur religieuse sur une forme moderne de mysticisme.

      Comme j’étais quelqu’un de très poli, de très calme, que j’écoutais de la musique classique, il rejetait assez rapidement l’idée que j’étais un rebelle. Comme il s’apercevait que j’avais de bonnes connaissances religieuses et philosophiques (la science est mon domaine de prédilection, mais je suis curieux de nature et tout m’intéresse), il rejetait aussi l’idée que j’étais ignorant. Il en déduisait donc que je croyais à une forme moderne de mysticisme. Les questions qu’ils me posaient consistaient donc à savoir en quel mysticisme je croyais.

      Mais aucun n’arrivait à comprendre que je n’avais tout simplement pas de désir du mysticisme. Il ne comprenait pas que croire à Dieu ou en d’autres formes de mysticisme n’était pas naturel pour moi. Il ne comprenait pas qu’émotionnellement, je n’avais jamais ressenti une sensation de grandeur face à des idées mystiques.

      Vous avez dit que je considérais la science comme un dieu. Vous dites que je suis un néo-mystique. Je me trompe peut-être, mais je crois que comme les témoins de Jéhovah ou les mormons qui venaient cogner à ma porte, vous êtes incapable d’imaginer quelqu’un qui n’a pas ce désir mystique que vous éprouvez. Vous expliquez donc mon rationalisme et ma froideur émotionnelle face à la grandeur mystique comme un déplacement vers autre chose, comme une forme différente de mysticisme.

      Il y a énormément de choses que je ne connais pas ou que je ne comprends pas, mais je n’ai aucune raison de penser que le monde que je vois est irrationnel (non, la mécanique quantique n’est pas irrationnelle). Ce n’est pas parce que je refuse de voir l’irrationnel dont vous parlez. Je ne suis pas un rebelle. Ce n’est pas non plus parce que je suis ignorant. Par exemple, je me souviens qu’en secondaire 5 j’avais proposé à mon prof de français le livre « Le Matin des magiciens » (il m’avait alors dit que s’il donnait cela à dire aux élèves de la classe que les parents allaient débarquer dans l’école en demandant sa tête). Si je ne vois pas d’irrationnel, c’est parce que je ne ressens pas le besoin de l’imaginer. Je n’ai pas besoin de croire en quelque chose qui m’apporterait de la grandeur, je n’ai pas besoin de croire en quelque chose qui dépasse la réalité. Je n’ai donc strictement aucune raison d’y croire.

      Comme je ne m’imagine pas dans un monde irrationnel, parler de « mysticisme rationaliste » ne restera toujours pour moi qu’un vulgaire oxymoron sans valeur.

      Je vous repose donc la question : croyez-vous qu’un gouvernement devrait décider des lois selon votre imaginaire?

    • @89170
      J’ai lu Le Matin des Magiciens en sec. 3. Je l’ai relu quelques fois depuis. Quel livre fascinant.

      Je crois au Hasard, au Chaos donc à … l’indéterminé. Rationnel et irrationnel qualifient une action. Le Chaos et le Hasard ne sont pas des actions mais la résultante éphémère d’une quantité infinie d’événements.

    • 89170

      13 mai 2013
      21h30

      «Croyez-vous qu’un gouvernement devrait décider des lois selon votre imaginaire?» me demandez-vous
      _______________________

      Sûrement pas en fonction du mien (mon imaginaire) en tout cas ! Mais vous allez quand même pas me dire que les gouvernements ne décident pas des lois souvent de façon irrationnelles !

      Votre rhétorique est passionnante monsieur, je dirais même enrichissante; et croyez moi, je n’ai rien d’un flatteur !

      Vous semblez oublier que devant l’idée de dieu il existe une troisième position qui me semble être la seule rationnelle. Il y a le croyant et l’athée qui sont deux position irrationnelle. La seule position rationnelle est celle, selon moi, de celui qui se reconnaît ignorant en cette matière. La religion ne m’intéresse que comme phénomène sociologique majeur.

      Ce que je dis au sujet de la science est simple. Parce que la science à choisit (heureusement) d’avoir une compréhension rationnelle du réel elle ne parviendra jamais à comprendre et connaître l’entièreté de ce réel. La science ne voit (heusement toujours) que ce qui apparaît à son regard limité mais tellement utile. Elle ne perçoit que le nécessaire, l’organisé et le rationnel dans le réel. Jamais elle ne voit l’inutile, l’inorganisé et l’irrationnel qui pourtant sont parties prenantes du réel, quelqu’il soit.

      Quant au mystique, il semble bien qu’il soit indispensable à l’homme en tant qu’espérance. Croire en la seule science, n’ espérer que par la science voilà ce qui constitue cette néo-mystique que je nomme “mystique rationnaliste”.

      Bonne soirée !

    • @cimequaire : Non seulement les gouvernements ne sont pas toujours rationnels, mais nous vivons dans une démocratie et ils devraient donc prendre en compte les émotions et l’imaginaire de chacun. Un gouvernement purement rationnel dans notre monde majoritairement composé de gens ayant des croyances irrationnelles serait une dictature. Peut-être une bonne dictature, mais une dictature quand même.

      Ma difficulté avec les discussions publiques et officielles sur l’avortement est qu’en fin de compte il n’y a qu’une petite minorité de gens qui considèrent réellement la vie humaine comme sacrée, mais que cette petite minorité tente d’imposer de façon relativement violente cette vision dogmatique sur la majorité, sans égard au bien-être des femmes qui ont une grossesse non désirée.

      Je ne partage pas leur point de vue sur la valeur sacrée de la vie humaine, mais je le comprends. Par contre, j’estime que la détresse émotionnelle de cette minorité face à l’avortement n’est pas suffisante pour brimer la vie de toutes les femmes qui ont des grossesses non désirées.

      -

      Pour ce qui est de la différence entre l’athéisme et l’agnosticisme, je dirais qu’elle est plus dans la forme et dans la présentation que dans le fond. Je suis athée, mais je suis aussi parfaitement conscient que je n’ai aucun moyen de connaître la réalité. Qui sait, peut-être ne suis-je qu’une simulation qui s’exécute sur l’ordinateur d’un enfant qui joue à un jeu vidéo.

      Pour faire simple, je considère que la différence principale entre l’athéisme et l’agnosticisme n’est pas au niveau de la rationalité, les deux sont des attitudes rationnelles de non-croyance, mais dans l’idée que l’agnostique porte plus d’attention à la cause de sa non-croyance alors que l’athée considère plus le résultat de sa non-croyance.

      -

      Au sujet de la science, elle s’intéresse à tout, incluant l’inutile et l’inorganisé. Il suffit de voir les « Ig Nobel » pour s’en rendre compte. La science s’intéresse aussi énormément à l’irrationnel. En fait, dès qu’elle réussit à trouver quelque chose d’irrationnel, cela devient une découverte majeure pour elle. Vous avez mentionné la théorie de la relativité et la mécanique quantique, eh bien les deux ont eu pour source des choses irrationnelles.

      Il suffit que quelqu’un quelque part dise quelque chose et il y a de fortes chances que la science va l’étudier. La science a étudié la télépathie, l’homéopathie, les ovnis et les fantômes. La science continue d’évaluer toutes les machines perpétuelles.

      La science a effectivement un regard limité. C’est d’ailleurs une des plus grosses frustrations des scientifiques. Cependant, tout ce que vous pouvez voir, la science peut le voir aussi. Même le plus grand des gourous n’est pas supérieur à la science. Il est très prétentieux de votre part de dire que vous savez des choses sur la réalité qu’aucun scientifique ne connaît.

      -

      Quant au mystique, encore une fois, il ne m’est pas indispensable. Il ne m’est même pas utile. Je ne vais pas nier qu’il n’est pas utile pour vous, mais de la même façon vous ne pouvez pas nier ce que je dis. Je ne « crois » pas en la science et je n’espère par la science, pas plus que je crois en un marteau et que j’espère par le marteau. La science n’est qu’un outil.

      Si cette réponse ne vous satisfait pas et que vous insistez toujours pour savoir en quoi je crois, alors je dirais je crois en ma propre raison. Mon « leap of faith », c’est de croire que j’existe et que je ne suis pas fou.

      @gl000001 : Vous me faites peur! Il y a vraiment des gens qui lisent ce que j’écris? Oula! Il va falloir à l’avenir que je me relise et que je corrige les fautes avant de cliquer sur le bouton « Envoyer » !

    • Le droit d’avorter repose sur un ignorance: le foetus N’EST PEUT-ÊTRE PAS un humain avant sa sortie de l’utérus. Et s’il était un humain et que le fait de le déloger en cours de croissance, justifie la droit?

    • Mme Lortie
      Une “volonté de contrôle démentielle sur la vie et la mort”, écrivez vous mercredi 15 pour dire votre première impression sur la mastectomie préventive. Or c’est une volonté sur soi et sa propre santé mais, pour trop de femmes, ces grandes décisions leur sont confisquées par le fanatisme. Le dogme (si leur choix en est aussi un) de Nadine Laberge et Angelina Jolie proclame: La mère doit vivre, d’autant plus que la médecine le permet et qu’ici notre régime public le couvre.
      Le camp d’en face veut dicter au monde entier sa foi aveugle et son dogme proclame: Crève pondeuse et tu iras au ciel. Ce dogme du foetus a encore préséance en Irlande, la mort absurde d’une femme de 31 ans nous l’a rappelé en octobre 2012. Une équipe de “soins” a ainsi supervisé les journées d’agonie de cette mère, dont le sort fut scellé par un pouls foetal persistant car tel est le critère des ultras: refus d’IVG et de curetage tant qu’il y a un signe perceptible dans l’utérus, même si le diagnostic dit déjà que l’enfant n’est pas viable. L’obscurantisme irlandais avait triomphé en 1983 lors d’un référendum: à la question “Whose womb is it?” il fut répondu “Male clergy’s”.
      Le Dakota-Nord vient d’adopter une loi (que pourrait fort bien invalider la Cour suprême) interdisant l’avortement au-delà de six semaines pour la même raison de battements de coeur. Ici aussi les militants anti-choix citent le pouls foetal pour nier les droits et jusqu’à la vie même de la mère. A Ottawa, le prélat Prendergast l’a réitéré l’autre jour et, ce dimanche, le pape Bergoglio voulait que la loi protège jusqu’à l’embryon.

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