Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Mardi 9 avril 2013 | Mise en ligne à 22h46 | Commenter Commentaires (39)

    Les oubliés de la révolution alimentaire

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    Jamie Oliver et Nick Saul, deux personnalités qui cherchent à leur façon à inclure les plus démunis dans la révolution alimentaire actuelle. Photo Flickr

    J’étais à Toronto lundi pour un événement fort intéressant appelé le symposium Terroir, organisé par Arlene Stein et où l’on retrouve à chaque année depuis sept ans toutes sortes de penseurs, chefs, journalistes et autres producteurs, qui viennent parler d’alimentation et de cuisine en offrant des pistes de réflexion sur le sens culturel, historique, politique de cette activité humaine fondamentale. (excellent récapitulatif ici)

    Cette année, il y fut question de mémoires, de liens affectifs avec la nourriture, de diffusion d’information, d’agriculture…. Et il y fut question de pauvreté. Du fait que les personnes plus démunies ne sont pas incluses dans la grande révolution bio, éthique, sauvage, écolo, propre et juste qui se joue actuellement.

    J’en parle dans ma chronique ici.

    J’en ai déjà parlé ici et ici.


    • ..Les personnes démunies ne sont jamais incluses dans quoi que ce soit sauf quand viennent des élections et alors, tout un chacun qui brigue une fonction se met à les courtiser car le vote du démuni est alors plus important que celui du possédant car, comme chacun sait, il y a toujours moins de possédants que de démunis.

    • Il est étonnant, à la lecture de votre article, de constater, que vous mangez d’un côté de la bouche et tenez un discours différent de l’autre.

    • Cette révolution alimentaire semble plutôt tenir du retour aux sources. Mais tant qu’il n’y aura pas la volonté de faire cesser la transformation excessive des aliments – y en a-t-il qui croient que Santé Canada est là pour veiller au grain? Nenni! Au service de l’industrie, tout est permis en matière d’additifs, etc. – cette révolution ne bénéficiera qu’à ceux qui ont les moyens de se payer “bio, éthique, sauvage, écolo, propre et juste”. Ça prend un lobby du retour à la nature en agriculture! L’abolition des centaines et même milliers d’hectares en monoculture, avec une ou deux grosses machines qui font le travail de nombreuses familles d’agriculteurs.

      C’est quand la dernière fois que vous avez mangé une vraie bonne tomate? et même plusieurs variétés et couleurs de tomates?

    • « Révolution bio, éthique, sauvage, écolo, propre et juste «
      Révolution , vous êtes sérieuse
      Ce n’est pas parce que 3 Hipsters 4 BOBOS et 2 chefs en discute autour d’un café équitable qu’on peut appeler ça une révolution
      Inflation verbale
      Sortez un peu du Plateau

    • Bon, encore des chefs de restaurant à 300 $ le couvert qui viennent nous dire comment traiter nos pauvres. Ces gens-là n’ont aucune décence.

    • @ducharme

      Vous avez oublié la révolution de la cuisine de rue à Montréal!

      Mon expérience personnelle est qu’il y a déjà pas mal de gens démunis qui mangent bio et naturel. Allez voir dans les magasins d’aliments naturels et vous allez le constater par vous-mêmes. Pour ce qui est de manger propre, je crois que c’est à la portée de tous, suffit de faire attention. Manger sauvage est définitivement plus compliqué selon moi. J’ai déjà essayé d’acheter des viandes sauvages (chevreuil, castor, ours, etc…) sans succès. À moins de connaître des chasseurs, c’est impossible au Québec, car interdit par la loi d’en faire le commerce.

    • @ducharme
      Un des deux chefs a fait bouger le gouvernement britannique pour améliorer (révolutionner) la bouffe en cafétéria dans les écoles :

      “Début 2005, à travers la série de télé-réalité Jamie’s School Dinners, il montre la réalité de ces repas dans une école du sud de Londres : frites, hamburgers, beignets, repas réchauffés au micro-ondes semblent être le lot commun d’écoliers refusant de manger fruits et légumes. Fin mars 2005, le ministre de l’Éducation a annoncé un investissement de 280 millions de livres sur trois ans pour les repas scolaires, tout en niant y être poussé par la campagne de Jamie Oliver.”

      Vous voyez ? Le gouvernement fait comme vous en niant la réalité.

    • Il y a bel et bien une révolution de la façon de concevoir le rapport entre l’homme et sa nourriture. Pour cela, il faut, malheureusement pour certain, sortir de son maxi et s’informer un peu. Il existe de nombreuses alternatives au Québec pour manger local et bio et le mouvement prend de l’ampleur.

    • @jolico……bon matin:-)

      Vous demandez……:
      [C’est quand la dernière fois que vous avez mangé une vraie bonne tomate?
      et même plusieurs variétés et couleurs de tomates?]

      L’été, je mange les meilleures tomates au monde…celles de ma fille.
      Depuis 3 ans, elle fait de la culture urbaine.
      Travaille avec la Coop-Verte, pour des variétés du patrimoine.

      Ajoutez ses fines herbes et ses petits concombres.. imaginez nos salades.
      Un pur délice:-)

      L’hiver, je profite du marché J-Talon (Nino-Chez Louis-Demers).
      Ils ont d’excellents produits variés et très goûteux, à bon prix.

      J’ai aussi essayé les Serres Lufa…..très “gossant” pour la livraison,
      donc j’ai cessé.
      Mais, ils ont d’excellents produits.

      Vous pouvez faire pousser votre plan de tomates sur votre perron.
      Facile …j’ai réussi:-)

      Bonnes tomates!
      Louise April(Laloue)

    • j’ai lu les “seven big ideas” auquel vous nous referez dans le recapitulatif, et la seule qui semble moindrement concrete est de mousser le branding de producteurs… dans le genre “Canard du lac Brome” ou “Porc Meilleur” je presume – ok…

      pour ce qui est des “demunis”, on parle de qui exactement? les BS qui carburent a la biere et aux chips?
      les journaliers qui travaillent au salaire minimum?

      Pas sur qu’il y aie necessairement correlation. A mon travail, il y en a plusieurs qui travaillent entre $10 et $12 l’heure et nous nous cotoyons a la cafeteria. Ca mange tres bien ces “demunis”, pas pire qu’un autre.

      en fait, celui qui n’a pas beaucoup d’argent qui fait moindrement un effort de ne pas trop depenser se trouvera a tres bien manger: beaucoup de riz, pates, oeufs, legumineuses. Le lunch de tous les jours d’une dame d’un cinquantaine d’annees au salaire minimum: sandwich au beurre de pinotte (pas le kraft, mais celui qui n’est que pinotte) avec bananes, sur pain brun + verre de lait (pas bio, mais 2%). Je me crois a la cafeteria en 3e année quand je mange a coté d’elle

      C’est louable de considerer les demunis dans cette pretendue revolution, mais l’approche est tres paternaliste et pretentieuse.

      En passant: bio n’est aucunement meilleur pour la santé, ni au gout. Bio est strictement afin de limiter la quantite de pesticides dans l’environnement.
      Qui dit pas de pesticides dit plus de pertes, donc plus cher.

    • @chabanel: les BS, comme vous les appelez, carbureraient moins “à la bière et aux chips” (sic) s’ils avaient accès à autre chose qu’à de petites épiceries de quartiers qui ressemblent plus à des dépanneurs qu’à de vrais marchés d’alimentation. Je vous suggère d’aller faire équipe avec Agnès Maltais qui, elle aussi, en connaît un bout sur le mépris face aux démunis.

    • @ jeanfrançoiscouture, parfaitement d’accord avec vous.
      @ Mme. Lortie, merci d’en parler car, à part vous, il y a peu de journalistes qui le font dans La Presse.
      En plus, comme il n’y a plus d’articles de Claude Gingras, le journal publie des textes de RELAXNEWS qui donnent parfois des informations erronées. J’en réfère au dernier article sur les potagers urbains: je ne sais pas d’où ils tirent leur calendrier horticole, mais si vous le suivez à la lettre, il y a des chances que vos plants gèlent avant d’avoir produit l’ombre d’un seul légume. C’est certain qu’on peut ignorer qu’il y a effectivement une révolution alimentaire si on ne consulte pas l’abondante littérature publiée à ce sujet depuis 10 ans. Idem si on évite des émissions de télé telles que La Semaine Verte, Les Verts Contrattaquent, la défunte série Les Fermiers Urbains, etc.

      Malheureusement, quand tu es véritablement pauvre, quand tu as à peine 2,50$ pour manger 3 repas par jour, c’est possible que tu n’aies ni de télé, ni de câble ou de décodeur pour pouvoir t’informer, encore moins d’ordinateur et d’internet et peut-être même pas assez d’argent pour te payer La Presse.
      Il faut arriver à rejoindre les gens pauvres sur leur territoire. Les sensibiliser à la coopération, au jardinage et à la cuisine collective. Récupérer quelques graines d’une tomate, d’un concombre, d’un poivron, d’un melon, d’une courge, etc. qu’on vient de manger pour ensuite partir ses semis dans des boîtes d’oeufs qu’on place au bord de la fenêtre puis transplanter le tout, à partir du 15 mai, dans des pots, bacs, contenants de plastique récupérés ou en pleine terre si c’est possible, ça s’apprend et ça se fait. Pour les autres fruits et légumes, on peut trouver des semences à 3/1,00 dans les Dollarama.
      Sensibiliser et éduquer les enfants, dès la garderie et tout au long du primaire et du secondaire, à la culture de fruits et de légumes et à cuisiner à peu de frais. Et pourquoi pas quelques poules, des canards et des lapins?
      Ne lâchez pas Mme. Lortie.
      C.Tassé

    • Ce billet est l’un de vos meilleurs.

      “Du fait que les personnes plus démunies ne sont pas incluses dans la grande révolution bio, éthique, sauvage, écolo, propre et juste qui se joue actuellement.”

      __________
      Une fois un gars m’a dit: si j’étais sans abri j’Irais vivre en Floride. Quel géniel!

    • @ducharme

      c’est quoi un hipster?

    • @flo-rence

      ah bon? les epiceries de quartier n’ont pas de “riz, pates, oeufs, legumineuses”?

      aussi, desolé si je n’ai pas ete clair mais le terme “BS” sous entend celui qui “s’en sacre”. aucune revolution de bouffe n’ira chercher ces gens

      ce n’est pas facile de discuter pauvreté et salaire minimum quand nous n’en faisons pas partie. je suis mal a l’aise d’en jaser allegrement devant mon tit ecran. mais comme j’ai mentionné plus tot, je cotoie des gens au salaire minimum quotidiennement, et ils mangent tres bien. croyez moi que ces gens la ne sont pas sur le BS et ont de l’orgueil. et ils ne mangent pas pire que d’autres.

      pour ce qui est des politiques d’Agnes Maltais: ca ne lui fait surement pas plaisir de devoir faire ces compressions, c’est pas comme si elle n’empoche pas la difference. je n’ai aucune expertise a ce niveau, alors je m’abstiens je juger

    • Jusqu’à preuve du contraire si cette “révolution” dépasse le cadre du 1 à 5% de nanti qui peuvent suivre ces modes il n’y aura probablement plus de pauvres pour en profiter car ils seront mort de faim. Ou bien il n’y aura plus grand chose de “sauvages” sur la planète. Je suis d’accord que certains modes de production à grande échelle doivent être revu pour corriger certaines lacunes mais de la à dire que le bio, éthique, sauvage et tutti quanti peut être appliqué à toute la population, des preuves svp.

    • @chabanel,

      le terme BS ne sous-entend rien d’autre que ce qu’il dit: Bien-être Social. C’est l’origine du terme et de l’aide gouvernementale aux démunis à l’origine. Que des pétentieux veuillent en détourner le sens pour laisser libre cours à leur mépris, c’est connu d’avance. Oui, il y a des démunis qui se nourrissent mal, mais sortez de votre bulle et vous verrez que bien des nantis en font autant, sinon plus vu les moyens dont ils disposent. Mais, comme vous vous dites que les BS dépensent VOTRE argent, vous vous croyez autorisé à décider de ce qu’ils devraient faire ou ne pas faire. Comme si c’était vos esclaves.

      Maintenant, contrairement à ce que vous croyez, la révolution pourrait même venir de certains de ces gens-là. Par exemple, ceux qui récupèrent les aliments toujours propres à la consommation dans les conteneurs à ordures des grandes épiceries. Par exemple, ceux qui ramasseront les pissenlits pour s’en faire des salades. Par exemple, ceux qui planteront un jardin sous un viaduc. Par exemple, ceux qui iront cueillir les têtes de violons bien avant que ça ne devienne un mets tendance chez les snobs dans votre genre.

      Et je trouve ça un peu fort que vous parveniez même à segmenter les pauvres en deux catégories: Ceux au salaire minimum qui méritent votre respect parce qu’ils nettoient vos chiottes et ceux qui vivent de l’aide sociale.

      J’ai connu des gens riches qui se sont alimentés au Pepsi et aux petits gâteaux Vachon toute leur enfance. D’autres qui se nourrissaient de sandwichs au ketchup.

      Note: Pour l’histoire des têtes de violons je n’invente rien, c’est ma propre mère qui nous amenaient chaque printemps les cueillir pour remplir le congélateur pour les fins de mois difficiles. C’était avant 1980 pour vous dire que les têtes de violons n’étaient même pas encore sur les étals des épiceries ou dans les congélateurs des grandes surfaces. C’est ben pour dire hein?

    • je voulais dire “c’est pas comme si elle empoche la difference”

    • @dcsavard et flo-rence

      Hé ho, lisez vous en diagonal coudonc?

      on s’entend: le terme BS est dans le langage d’usage du Quebec un terme péjoratif pour designer celui qui recoit l’aide sociale, et qui en fait carriere.

      j’ai specifiquement dis qu’il n’y a pas de correlation entre le fait de ne pas avoir d’argent et de mal manger, suffit d’avoir la motivation. votre histoire de cueillette de tetes de violons et pissenlits en est un parfait exemple, merci de partager

      ou est-ce que je denigre celui qui travaille au salaire minimum? on parle bien des gens avec qui je partage mon repas du midi. c’est de ma faute si le monde dans lequel nous vivons est “injuste” et qu’il faille travailler selon sa capacité?

      a lire lire le blogue aujourd’hui, c’est rendu que la “revolution alimentaire” c’est avoir un jardin… wow toute une revolution.

      Allez dans les quartiers de vieux italiens de Montreal, vous verrez qu’ils n’ont pas de cour, mais plutot une petite section asphaltee, et le reste c’est un grand potager.

      l’automne ils font la saucisse, le vin, des conserves de fruits piments etc, cueillent des champignons l’automne (des coperins, a Montreal, dans la cour des gens a 6am, mon grand pere attendait dans l’auto pendant que mes cousins et moi cueillons), cuillent les pissenlits, vont a la chasse et la peche… Tout ca coute des peanuts

      alors on se calme et on retiens avant de mes lancer des roches. je n’ai pas grandi pauvre, loin de la, mais si on est pour jaser, jasons concret au moins.

      pis sacrifice, que ca vous fasse deplaise ou non, oui je categorise les “demunis” en 2 sections: ceux qui se demenent, et ceux qui s’en sacrent

      Comme on peut categoriser les nantis en 2 sections: ceux qui ne prennent rien pour acquis et continuent de foncer, et ceux qui s’asseoient sur leur gros jambon

    • Salut, laloueapril! Bien contente pour vous que vous mangiez d’aussi bonnes tomates! Faut dire que pendant la belle saison, je m’en paie de bonnes au Marché 440 à Laval, mais ça ajoute beaucoup au coût de m’alimenter. Ne pouvant circuler sur des distances en autobus ou métro (ou même attendre à un arrêt avec deux heures max de capacité les bonnes journées), ça prend ma fidèle voiture que je bichonne et garde au frais seulement pour les sorties où c’est nécessaire (distance, besoin de porter des sacs trop lourds – je laisse dans le coffre tout ce qui n’est pas périssable pour entrer petit à petit). C’est heureux que j’habite un coin où pharmacies, supermarchés et un Mourelatos sont à distance raisonnable pour s’y rendre à pied quand il n’y a rien de trop lourd pour le sac à dos d’la vieille!

      C’est sûr que je pourrais faire pousser un plan de tomates sur le balcon, mais ne pouvant passer que très peu de temps à l’extérieur l’été (humidité, chaleur), je me contente de fleurs et de fines herbes comme basilic, origan, coriandre car c’est facile de juste arroser brièvement et c’est joli. Écrasée par la température, je peux contempler le tout du frais de mon salon!

      Je vous souhaite bon printemps et bon été!

    • Non, nous ne nous entendons pas que BS désigne ce que vous dites. BS désigne ceux qui vivent d’aide sociale, point à la ligne. Que vous ajoutiez qu’il s’agit d’une carrière, c’est là que vous déraillez et lui donnez une connotation péjorative que le terme n’a pas a priori. Que votre entourage en fasse autant et que cela vous laisse croire que c’est acceptable, c’est votre affaire et je m’inscris en faux contre ce détournement de la terminologie qui ne sert qu’à ostraciser encore plus ces gens-là de façon totalement gratuite.

    • @dcsavard

      Je vous demande pardon, sincèrement. Vous avez raison que ce n’est pas un beau terme.

      Desole si j’insiste et que “je veux avoir raison”, mais le terme BS est utilisé pour designer celui “qui recoit l’aide sociale de facon abusive” dans le langage commun, pas juste “dans mon entourage”.

    • Parlez-en à Gwyneth Paltrow, qui vient de sortir un livre de cuisine complètement bizarroïde, où elle explique sa dévotion envers la véganaise, l’importance d’utiliser du miel exotique sauvage bio à 25$ le petit pot, les croquettes de poisson pané maison à 72$ et la salade de thon santé à 120$ la portion.

    • Vu que j’ai beaucoup d’argent actuellement, je favorise les produits “Bio”, surtout dans les produit s laitiers. Les BS n’ont pas les moyens financiers pour s’alimenter “Bio”. De toute façon, ils préfèrent et de loin, leur Pepsi et leur Lays. Dans mon quartier, une boîte de rue à pointes de pizza à une piastre va faire beaucoup d’argent. Le “Bio” ne les intéresse pas, et, pour la plupart, leur cell , leur écran tv géant, leurs cigarettes indiennes, c’est bien suffisant. Pas loin, il y a un gros Mcdo, toujours plein. Pourquoi ne pas respecter leurs choix, ou les ridiculiser et vouloir les changer? Les gens aisés ont une tendance maladive à vouloir “sauver” les autres à tout prix.

    • Très bon article, Madame Lortie.

      J’ai travaillé comme maître-jardinière quelques années dans un jardin communautaire certifié biologique d’environ 320 lots. Beaucoup de cultures différentes, beaucoup de couches différentes de la société, des pauvres surtout. Mais un fait, un amour commun: le jardinage.

      Beaucoup savaient mettre en valeur la saveur des aliments. Certains membres savaient si bien cuisiner avec les produits de base, bio il va sans dire, (carottes, betteraves, patates, haricots, fèves de lima,…) que s’en était un véritable festin. Si bien que quelquefois c’est moi qui se sentait démunie face à leur système de débrouillardise. Et je n’étais pas la seule. Des ateliers de cuisine ont été donnés, des ateliers pour la conservation des aliments pendant l’hiver aussi.

      Ce n’était pas un chef qui dirigeait les ateliers mais un membre du jardin prêt à partager ses recettes, ses secrets. Des recettes de base, sans sophistication mais savoureuses, et surtout peu coûteuses.

      Personne ne parlait de révolution alimentaire. Tout le monde parlait de bonnes recettes faciles et à la portée de tous ou comme on dit de système D pour se nourrir convenablement à moindre coût. Et c’était il y a plus de 15 ans.

      Les jardins, les cuisines communautaires aident vraiment les gens à mieux se nourrir. Il faut vraiment axer les besoins sur le mot apprendre mais s.v.p. apprendre en toute simplicité. Ce que les gens veulent est se nourrir. Les termes compliqués et la dévotion je laisse ça aux snobs, aux bobos et aux pelleteux de nuages…

    • Applebaum nous dit de ne pas s’en faire pour les pauvres, il y a aura des permis pour vendeurs ambulants de hot dogs en masse !!!

    • La vraie revolution se fera avec un urbanisme approprié

      Que les meilleures terres arables du Québec, soit Laval, la rive nord et la rive sud se soient developpés en quartier residentiels a coup de dezonage ces 20 dernieres années est une abherration

      Pour avoir de la bouffe locale, faut de l’agriculture locale

      Pour ce qui est du bio, faut faire attention… en tant que consommateurs, on ne veut que les fruits parfaits, non?

      Joni Mitchell avait vu venir le coup en 1970 avec sa toune “big yellow taxi”:

      Hey farmer, farmer
      Put away that DDT now
      Give me spots on my apples
      But LEAVE me the birds and the bees
      Please!
      Don’t it always seem to go
      That you don’t know what you’ve got
      ‘Til its gone
      They paved paradise
      And put up a parking lot

    • L’agriculture organique est-elle vraiment “écologique”? Des études récentes semblent prouver le contraire, particulièrement pour les céréales. Les aliments bio sont-ils plus propres pour les consammateurs? Une autre étude, dont on n’a naturellement pas parlé ici, dit le contraire. Mangez bio ne signifie pas que vous serez à l’abri des contaminations.

      Éthique? Dans la mesure où l’agriculture organique, poussée aussi loin que les “révolutionnaires” le voudraient, nécessiteraient plus de culture, sur de plus grandes surfaces, sur une planète dont la population augmente et augmente, il se pourrait qu’ultimement ce ne soit pas si éthique que ça. Comme par exemple, des gens qui meurent de faim, parce qu’on ne veut pas utiliser un engrais chimique pour maximiser la récolte.

      S’il doit y avoir une révolution, il faudrait qu’on sorte de la chapelle quatre ou cinq étoiles, qu’on soit moins idéologique, plus factuel… qu’on parle librement des études, qu’on débatte du pour et du contre. Parce que le plus meilleur restaurant du monde qui offre des cours fort courus, c’est bien mais vous restez parmi les convertis.

      Et puis, il y a dissonance ici. Des restaurants prestigieus qui sont tellement préoccupés par les pauvres, c’est.. euh… touchant! Jamais bonne conscience n’aura eu si bon goût.

      Ça va prendre plus que des cours d’un célébrissime restaurant pour qu’il y ait une vraie révolution, à mon humble avis.

    • @tous

      Prière de garder vos interventions courtes. Vois êtes sur un blogue, pas en train d’écrire une thèse. Un peu de concision svp! De plus, svp revenir au sujet primaire, ce n’est pas un débat sur la pauvreté, mais sur l’alimentation.

      Justement, j’aimerais bien avoir une réponse à la question que je soulevais plus tôt: comment se procurer de la viande sauvage au Québec (chevreuil, ours, castor, etc.) si on ne chasse pas? Je parle bien sûr de méthodes légales. Le prix n’est pas un facteur, mais la propreté oui. Merci d’avance.

    • @ugoh: je connais un seul endroit où je me procure moi-même ma viande biologique, et c’est au marché atwater, à l’intérieur, il y a un assez grand comptoir et ils ne vendent que de la viande bio.
      C’est à peu près au milieu, de toute façon, c’est le seul vendeur de viande bio, mur-à-mur. Ces gens sont très sympa et la fin de semaine, ça roule leur affaire. Je sais que dernièrement, ils ont commencé à vendre de la viande dite “sauvage”. Je ne saurais en dire plus.

    • @tous de ugoh

      Prière de garder vos interventions courtes. Vois êtes sur un blogue, pas en train d’écrire une thèse. Un peu de concision svp! De plus, svp revenir au sujet primaire, ce n’est pas un débat sur la pauvreté, mais sur l’alimentation.

      Vous arrondissez vos fins de mois comme modé maintenant?

    • @bernem

      Merci, mais pourriez-vous être plus précis ? Qu’entendez-vous par viande sauvage ? Est-ce qu’ils ont du castor par exemple ? Pourriez-vous aussi commenter sur la propreté de l’endroit ? Merci encore.

    • @clientno9

      Je ne comprends pas le sens de votre intervention, mais elle a le mérite d’être courte!

    • @ ugoh

      Ce que clientno9 cherche à vous faire comprendre, c’est que ce n’est pas à vous à dicter les règles de ce blogue et que s’il prend l’envie à quelqu’un d’écrire une «thèse» comme vous dites, eh bien il n’a pas à s’inquiéter une seule seconde de ce que vous pourrez en penser. Et je dois avouer que je ne lui donne pas tort…

    • @ugoh

      Le seul gibier en vente au Québec légalement c’est de l’élevage (sanglier, cerf rouge et non cerf de vriginie, etc). La vente de viande sauvage est interdite. Il y a eu des essais avec le caribou mais avec l’état du cheptel actuel ça ne reviendra pas de sitôt.

    • Révolution alimentaire, disons que le terme est un peu fort pour décrire un mouvement de riches. Le reste de la planète qui se bat pour avoir un toit, se trouver un emploi, combattre l’insalubrité et les maladies, mettre de la bouffe (ce qu’il peuvent cultiver ou se payer) sur la table, n’ont pas grand chose à cirer de cette “révolution alimentaire”. C’est très bien d’en parler mais disons que ce n’est pas une révolution. Même ici, dans une province riche (relativement à l’ensemble de la planète), lorsqu’on se promène dans les épiceries, votre révolution est à peine visible.

    • Cette supposée “révolution alimentaire” va-t-elle aider les enfants affamés d’un océan à l’autre sur notre territoire ??? Ça se dégrade dangereusement dans “notre plus meilleur pays du monde” comme dirait Jean Chrétin …

    • @teamstef
      Bien dit!

    • @anonymous99

      Je ne suis pas d’accord que les epiceries ne font pas leur part, il y a de grandes sections organique, bio etc dans les supermarches aujourd’hui, Loblaw’s/Provigo font de grands efforts

      Aussi, la provenence des fruits et legumes, quoique pas encore a point, a fait des pas de geants

      Aussi, a moins que je me trompe, ils evitent certains poissons qui sont sur les listes de surpeche

      reste a eviter les crevettes asiatiques…

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