Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Jeudi 4 avril 2013 | Mise en ligne à 20h12 | Commenter Commentaires (53)

    À la rue — avec vos fourchettes, pas les casseroles

    La Ville de Montréal a finalement compris.

    Elle ouvre la porte à la cuisine de rue.

    Il était temps.

    Il y en a pratiquement partout au monde.

    Et pas ici. À part certaines initiatives mises de l’avant depuis deux ans.

    Quand je voyage, je prends en photos les différentes formes que prend la cuisine de rue un peu partout.

    Voici quelques images.

    cuisine de rue portland

    Portland. Oregon.

    cuisine metro de Berlin

    Dans le métro, à Berlin

    hots dogs bio cph

    Hot dogs bios à Copenhague

    stockholm rue

    Stockholm

    little india

    Little India, à Singapour

    singapour poulet riz

    Les cabarets, les tables, la vaisselle colorée des fameuses aires de restauration ouvertes de Singapour.

    bangkok2

    Grillades al fresco à Bangkok

    namgkok4

    Le quartier chinois de Bangkok, une épicerie et mille restos à ciel ouvert

    bangkok1

    Brochettes thailandaises.

    Photos Marie-Claude Lortie. La Presse.


    • Jusqu’à ce que commencent les cas d’intoxications, e-coli et autres bébittes. A Montréal il y a de la crotte de chien, de la malpropreté et des détritus partout en plein centre-ville. Et plein de mouches. Le cocktail parfait!
      Je ne sais par quel miracle mais on voit peu de mouches ou autres insectes dans des villes européennes ou même asiatiques, comparativement à ici. A Taipei je voyais à des étals extérieurs, les caisses de crevettes et autres fruits de mer déposés sur le sol, et pourtant presque pas de mouches. Je n’avais pas peur de manger dans la rue car c’est dans les moeurs là-bas et il y a un tel roulement que je n’ai pas douté de la fraîcheur.
      Il faut avoir des services sanitaires pas loin lorsqu’on a des restos de rue. Le rodage, tant technique que social, risque d’être long. Il faut essayer, mais je ne serai pas parmi les cobayes.

    • Ça être bonne nouvelle.

      Moi heureux.

      Photos jolies.

      Merci.

    • @ felixc

      «Je ne sais par quel miracle mais on voit peu de mouches ou autres insectes dans des villes européennes ou même asiatiques, comparativement à ici.»

      Les mouches désertent les pays étrangers pour venir s’installer ici parce qu’elles aiment la poutine, le jazz, l’air du Vieux-Port et aussi parce qu’elles parlent français et que les loyers ne sont pas chers. C’est pourquoi elles s’apprêtent l’été prochain à faire main basse sur les festivals montréalais au cours desquels elles ne manqueront pas de semer la mort et la désolation. Fait particulier: les mouches n’entrent jamais à l’intérieur des «vrais» restaurants montréalais qui sont tous tellement impeccables qu’il semblerait, selon un de mes beaux-frères qui travaille à la ville, que la dernière bactérie à y avoir été détectée l’a été le 28 janvier 1209 dans les cuisines d’un restaurant aujourd’hui disparu, Chez Huguette, qui était situé au coin de St-Zotique et Papineau.

    • Le problême, c’est que la règlementation proposée ne fera que des succursales de restos déjà existant. Ça aura pas l’air de vos photos pantoute.

      Seule la première photo sera permise à Montréal. Et encore, a-t-il de l’eau courante à plus de 60 C dans sa roulotte? Rien n’est moins sûr.

      Les deux suivantes sont des comptoirs “take-out”, ce qui existe déjà.

      Tout les autres exemples seraient interdits à Montréal.

      C’est bien beau, bien buccolique comme idée, mais les restrictions rendent impossibles pour un “non-restaurant” d’évoluer dans le secteur de la nourriture de rue.

      Essayez pas de vendre des brochettes au parc, vous allez vous faire arrêter.

    • Il y a des plats simples et faciles à faire qui seraient parfaits dans une roulotte. Par exemple, des crèpes ou galettes bretonnes comme ici :
      http://araarchitecte.blogspot.ca/2011/06/la-karigell.html

      J’ai déjà mangé une crèpe d’une telle roulotte à coté de l’incroyable pont de Térénez :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_de_T%C3%A9r%C3%A9nez

      Bouffe et architecture. Je vous recommande de passer par là madame Lortie.

    • Finalement, c’est une bonne idée, à condition que la règlementation soit souple, et que l’hygiène soit impeccable.
      Installer l’eau courante dans une roulotte ou un petit comptoir …qui a dit ça…faut pas pousser quand même !
      Cela me redonnera peut-être le goût de retourner à Montréal…pour un kaléidoscope de saveurs à prix modérés.

    • Hot Dog bio!!! Ça veut juste dire que les museaux, les oreilles et les autres retailles viennent d’un cochon bio?

    • À part ça, il y a quoi comme problème à Montréal ?

    • yé je vais me taper 6 $ de métro ou 10$ de stationnement en ville pour aller manger une bébelle à 3$

      albert bela

    • Bonne nouvelle! La seule chose que j’espère, c’est qu’il y ait une solution pour que “cuisine de rue” n’égale pas automatiquement “vaisselle jetable”…

    • Toutes les occasions sont bonnes pour montrer vos photos de voyage! Le pire c’est que la cuisine de rue est souvent médiocre. Je ne comprends donc pas trop ce qui vous enchante tant que ça. Voulez-vous écrire un autre livre de critique culinaires avec votre photo partout pour être certaine qu’on vous reconnaisse quand vous entrez dans le resto?

    • Je suis un grand fan de bouffe de qualite, j’aime essayer les nouvelles choses, et j’apprecie enormement que Montreal, ma ville adoree, devienne plus dynamique en offrant de la bouffe a l’exterieur ce qui ajoutera certainement de la vie.

      Je vois la scene: oh, la roulotte d’un tel qui se pointe, les gens s’attroupent, c’est ben le fun.

      Ou j’ai de la difficulte a visualiser par contre est: ou est la “revolution” exactement? pourquoi tant d’excitation?

      Il y a deja beaucoup de ca au marche jean-talon, en autres avec les calmars, crevettes et eperlans frits. les gens font la file, c’est super. la difference? heu, j’en vois pas – du moins pas par rapport aux photos ci haut. Ils ont un comptoir a l’exterieur, et voila.

      J’imagine donc que dans ce cas ci, on presume qu’une petite roulotte se promenerait en ville et offrirait ces memes eperlans, crevettes et calmars frits, a partir d’un stationnement ou simplement parké comme il faut. Ok, super, pourquoi pas.

      Et si McDo embarque, on fait quoi? Ca, ca risque d’etre pas mal poche.

      Ceci etant dit, je ne suis pas du genre a dire: “on n’essaie pas au cas ou il y aurait du negatif”. Comme dans tout, faut mettre des baremes.

      Normalement, je suis assez “anti-gouvernement”, dans le sens: restez hors de nos vies – pavez les rues, payez la police et les pompiers et qu’on ne vous entende pas. Sauf qu’ici, comme avec l’architecture, faut se parer contre le pire. Je propose un comite, similiare au CCU (comite consultatif d’urbanisme), qui approuverait des licences octroyées.
      Comme le CCU, ce comite serait compose de gens de la communaute: quelques chefs, des critiques. Oh, et ce serait benevole (mon cote anti-gvt: si t’aime pas assez ta ville pour y donner quelques heures par mois, alors on ne veut pas ton opinion anyways)

      Vite vite comme ca: il faudrait des quotas dans des exemples de categories suivantes:
      -cout (abordable 50%, moins de $5.00 – moyen de gamme 40%, moins de $10.00 – cher 10%, moins $20)
      -types de bouffe (collation, viande, legume, dessert)
      -type de cuisson (grill, frit, cru)

      On assurerait ainsi une variete, et cette entreprise en serait une d’education autant qu’elle serait commerciale.

      Aussi, ces parametres permettraient aussi des reglements tels que:
      -pas de friture pres des ecoles (malbouffe), ni a x distance de residences (tu rentre ta corde a linge, pis ca sent l’eperlan frit…)

      Ces idees lancees tres rapidement sont plutots a considerer en tant que concept. L’idee etant qu’il ne faut pas avoir peur de faire des categories afin de pouvoir diriger tout ca.

    • Petit ajout: Mme Lortie, bravo! et merci

      Vous n’etes certainement pas etrangere au fait que cette bouffe de rue devienne realite a Montreal.

      Je dois avouer que je trouve que ca a pris des proportions un peu plus large que l’impact reel qu’aura cette nouveute… mais peu importe. C’est le fun de voir que des choses bougent a Montreal, on sait a quel point ce n’est pas facile.

      Vous aviez une vision et vous avez travaillé fort pour que ca se concretise. Felicitations pour votre succes.

      Et encore, merci.

    • @camdp

      tres bon point. je propose que, comme un barman est responsable de ne pas laisser un client saoul conduire, comme un entreprise est responsable des DAS sur les paies, que les restos ambulants soient responsables des vidanges de leurs clients.

      Les ustensils et assiettes doivent etre marquées: une etampe en dessous de l’assiette, la fourchette/cuillere coloriee au marqueur. Dans les 2 cas ca ne coute rien.

      Si les vidanges sont trouvees par terre, celui a qui ca appartient a une amende

      Les restaurateurs ambulants n’ont qu’a responsabiliser leur clientele.

      D’ailleurs, j’appliquerais le meme reglement a tous les restos: McDo, Tim Horton etc. Je crois que ces 2 la sont au moins 50% des vidanges dans la rue.

      Ils peuvent etre facilement creatifs: rapporte des vidanges, peu importe que ce soit les tiennes ou simplement retrouvees par terre, et on donne un coup de $0.25 applicable sur un prochain achat.

    • coupon de $0.25

    • En effet, j’ai hâte moi aussi que cette cuisine à ciel ouvert se démocratise. Je trouve génial de savoir que bientôt je ne serai plus contrainte de m’asseoir dans un endroit où il y a un protocole à suivre et où il faut supporter la musique (lounge, forte..) et parfois le niveau de décibels exagéré. On s’entend je n’arrêterais pas d’aller au resto pour autant mais… parfois manger en dehors de chez soi et être quand même dehors, à l’air libre, sans serveur ni nappe blanche, c’est planant. J’ai hâte d’avoir plus de choix encore!
      Et au fait: tous ceux qui écrivent des commentaires haineux gratuits envers Madame Lortie, allez vous défouler ailleurs. Allez courir, frappez sur un bunching bag mais arrêtez de venir sur ces forums pour pester, ça vous donne l’air ridicule. L’anonymat de ces forums ne vous donne en rien le droit de dire des banalités sans intérêt pour passer votre frustration. Merci.

    • @ ugoh : vous êtes le genre d’individu qui se sent tout puissant devant son clavier et qui aime bien déverser son fiel. Si vous avez des frustrations, il y a des gens qui peuvent vous aider. Qui sait, jaser avec quelqu’un qui fait de la cuisine de rue pourrait peut-être vous apporter un quelconque soutien psychologique. Si quelqu’un propose des “currywurst”, j’en serais ravi pour revenir au sujet de l’article.

    • Une condition incontournable: une boîte à poutine sur le plus gros nid de poule de la rue. Un bon gros hot dog de chez Yampito, et une grosse pointe de pizza de chez Vomasso. Wow! J’en veux une moi aussi une boîte à hot dogs pour vendre mes crêpes au sarrazin bio du Québec, beurrées au sirop d’érable. Où on fait application? Je vais faire tirer une crêpe par jour aux quêteux. Peut-être 2, ou 3…Aie!, les casses, enfin une bonne nouvelle pour Montréal!

    • @ ugoh et @ tous ceux qui associent «cuisine de rue» à «stands à hot dogs cheaps»

      Hé! les amis, vous êtes mûrs pour un petit voyage à l’extérieur de votre bulle et, surtout, au XXIe siècle! L’époque où la seule gastronomie digne de ce nom ne se servait que sur une nappe blanche dans une atmosphère feutrée est bel et bien révolue! Allez faire un tour au Grumman 78 et vous allez réaliser qu’il y a moyen de faire de la cuisine inspirée et de qualité pour vraiment pas cher. Personnellement, je préfère y manger que dans de nombreux restos plus haut de gamme mais ennuyeux à mourir. Si c’est trop forçant pour vous de vous bouger un peu, jetez donc un coup d’oeil à l’émission Eat st. sur la chaîne Food Network, j’ai l’impression que vous allez comprendre quelques petits trucs à propos de la bouffe de rue.

      http://www.youtube.com/watch?v=apRQK97yt-8

    • @chako et @joech :
      On a le droit d’exprimer sa dissidence face à certaines postures béates (ou pédantes) sans se faire référer à un professionnel de la santé mentale.

      Face au constat que les p’tits m… journaux gratuits ont généré des tonnes de cochonnerie dans les wagons de métro, on est en droit de réfléchir aux effets pervers que la bouffe de rue, “fancy” ou pas, introduira dans la ville.

    • @the-real-lulu

      Les journaux par terre dans le métro, c’est parce que les Montréalais n’ont aucune classe. Aucune fierté. Les rues sont déjà sales, pour les mêmes raisons. La bouffe de rue n’aidera pas.

      Mais j’ai hâte de voir l’offre et déguster, si ça adonne. Je ne ferai pas un spécial mais si jamais je passe au centre-ville avec un petit creux et qu’une odeur me monte au nez, je me laisserai tenter.

      Ben Bibeau

    • Je voyage régulièrement en asie et en scandinavie et je peux vous garantir qu’il y a beaucoup d’exagérations de la part des touristes quant à la qualité de la cuisine de rue qu’on y trouve. C’est souvent similaire à nos “food courts” de centre d’achat’ donc pas terrible selon moi. On se tanne vite. Pour ce qui est de mon commentaire sur les photos, je ne trouve pas très crédible qu’un critique culinaire publie sa photo, surtout dans une ville comme Montréal, où tout le monde se connaît dans le milieu. Désolé pour ceux qui pense qu’un blogue n’est pas un endroit pour débattre. Sortez de votre petit monde!

    • @ugoh
      Vous débattiez ? Vraiment ! J’aurais aimé qu’on me dise que le définition d’un débat avait changé !!

    • @gl00001
      Si vous voulez débattre, ayez des arguments! Sinon, votre commentaire n’a pas trop de sens. Vous n’êtes pas le modérateur à ce que je sache. À part des crêpes, que connaissez vous de la cuisine de rue? Je parle par expérience et je ne vois pas quel est le problème de donner un autre point de vue que celui de Mme Lortie. Éclairez-moi…

    • @ugoh
      “je ne trouve pas très crédible qu’un critique culinaire publie sa photo, surtout dans une ville comme Montréal, où tout le monde se connaît dans le milieu”

      En effet, l’époque de Françoise Kayler est bel et bien révolue. Nouveaux médias oblige…

    • @ugoh
      Deux phrases avec des quasi-insultes et de la dérision. Une autre avec une affirmation sans arguments. Et finalement une question. Comme je disais, tout un débat !!

      Je me suis promené un peu partout dans le monde. J’ai mangé de la cuisine de rue et je ne vois pas pourquoi la Ville de Montréal s’acharne à refuser ça ici. C’est rarement de la grande cuisine mais pourquoi est-ce que ça devrait être de la haute gastronomie ? Comme je disais (je le répète pour vous) de le bouffe simple, rapide et facile à faire et pourquoi pas originale, ça serait une bonne alternative aux éternels fast-foods comme McDo qui goute la même chose ici ou à Singapour.

    • Je rajoute que ça serait pas mal mieux au diner que les “food court” du centre-ville. On l’achète dehors. On le mange dehors en lisant un livre assis dans un parc. Le “food court” est bruyant et on ne sait même pas quelle température il fait dehors. On garde ça pour l’hiver lorsqu’il fait tempête.

    • @gl00001

      Ce n’est pas moi qui présente la cuisine de rue comme de la haute gastronomie, c’est l’auteure de ce blogue! Si vous aimez les “food courts”, rien ne vous empêche de sortir dehors, franchement, c’est faible comme argument. Je vous rappelle que je ne suis pas contre la cuisine de rue. Tout ce que je dis est qu’il y a beaucoup de frimes d’une certaine élite qui présente ça comme une révolution gastronomique. En ce qui me concerne, je pense avoir une vue plus nuancée. Une queue de castor reste une queue de castor, peu importe si elle est servie dans la rue ou pas. La seule différence est que si elle est servie en-dedans, au moins le serveur a la possibilité de se laver les mains une fois de temps en temps. Dans la rue, ça risque de goûter le Purel!

    • Effectivement, étant donné la réglementation, ça pourrait donner des “food courts” mobiles, sauf qu’avec un peu de chance ce seront les restaurateurs indépendants qui pourront vendre leurs mets, ce qui serait bine lors d’événements spéciaux comme un festival, ou encore dans des endroits loins de leur établissement, pour le faire mieux connaître, et histoire de ne pas autocannibaliser sa propre clientèle en l’attirant vers la roulotte plutôt que l’établissement.

      Si les restaurateurs indépendants n’ont pas les moyens, et que ce sont plutôt les chaînes qui s’intéressent au marché, là c’est moins intéressant mais quand même une amélioration par rapport à ce qu’on offre actuellement, et j’imagine que ce serait les chaînes qui ont moins de succursales, donc peut-être que la variété serait au rendez-vous mais pas dans le format alterno foodie dont on rêve généralement quand on pense à la “cuisine de rue”, terme un tantinet trop glamourisé dans ces pages peut-être.

      Personnellement, les conditions de travail des employés sont un facteur important. Si quelqu’un a l’air de verser le salaire minimum à une préposée surmenée qui doit composer avec trois autres personnes dans une petite roulotte où il fait 92 degrés, je ne suis pas trop intéressé. J’aime bien manger mais pas me gaver de mets préparés pour mon fin pallet dans un sweat shop mobile pour satisfaire mon inlassable quête bobo gourmande.

    • Ce que j’aime bien comme concept c’est les Muvbox dans le vieux port. Ce me semble adapté à notre ville.

    • @ ugoh

      «Je voyage régulièrement en asie et en scandinavie et je peux vous garantir qu’il y a beaucoup d’exagérations de la part des touristes quant à la qualité de la cuisine de rue qu’on y trouve.»

      De quatre choses l’une:

      - Vous n’avez aucun goût pour la cuisine;

      - Votre dernier voyage date de 1984;

      - Vous voyagez en groupe et vos guides ne vous trimballent que dans des lieux hyper touristiques;

      - Vous mentez et vous n’êtes jamais allé plus loin que Trois-Rivières.

    • @ostianak
      Pas du tout. J’ai la chance de voyager grâce à mon travail, qui m’amène dans des coins reculés où jai l’opportunité de partager mes repas avec les locaux. Ça va des grands restos aux cantines des usines, donc très varié et surtout pas attrapes-touristes! Je pourrais vous faire la liste des endroits où je me suis rendu en Asie au cours des 10 dernières années, mais à quoi bon. Vous semblez de mauvaise foi. Tout ce que je dis, c’est qu’il faut se méfier de quelqu’un qui passe deux semaines en Asie et qui pense que la cuisine de rue de Montréal sera une révolution.

    • @ugoh
      Vous n’avez rien compris au débat. La “révolution gastronomique” c’est qu’on aurait de la cuisine de rue alors qu’on en a pas en ce moment.
      Arrêtez de dire que c’est une “révolution”, voyez ça plutot comme une fin à l’entêtement de la Ville à ne pas en vouloir (influencée par un lobby peut-être ?).

      Et en parlant de l’élite, elle n’a rien à gagner et rien à perdre d’avoir de la bouffe de rue. Elle a ses beaux restos. C’est tout le contraire, c’est une démocratisation de la bouffe qu’on veut.

    • @astyanax

      Voilà l’attitude qu’on rencontre chez tant de foodies. “J’ai une culture culinaire im-MEN-se, j’ai du goût, je suis ouvert sur le monde et je fais partie d’une élite, contrairement à Monsieur et Madame Tout le monde, tellement limités, pour qui de telles délicatesses ne signifient rien, qui n’ont pas voyagés comme mouah et qui, donc, ne sont pas aussi raf-FIN-és que mouah”.

      Le snobisme prend diverses formes selon les époques. Il reste continuellement risible et ridicule. Le populisme est son contraire, mais il est très semblable car fondé sur l’appartenance à une classe sociale. Regardez les gens de haut et présumer qu’ils ne voyagent pas parce qu’ils ne partagent pas votre opinion, juste votre opinion et rien que votre opinion, eh bien… je vous laisse tirer vos propres conclusions.

      Il y a d’autres mouvements que le foodism, le slow food et tout ça. Des gens qui s’y connaissent 100 fois plus je ne pourrais jamais m’y connaître critiquent le foodism et le slow food, par exemple en expliquant que si les aliments étaient cultivés bios partout, il faudrait abattre plus d’arbres, faire germer dans le désert, etc.

      C’est correct d’en parler d’une façon plus critique? J’espère.

    • @ ugoh

      Je suis peut-être de mauvaise foi, mais jamais je ne serais aussi grossier que vous en modifiant de façon insultante votre pseudo. Jamais. Il faut croire que les voyages ne compensent pas pour une mauvaise éducation…

      Ceci dit, que vous le vouliez ou non il y a présentement à peu près partout dans le monde une révolution gastronomique qui s’exprime dans la rue. Le temps des hot dogs trop cuits et douteux vendus dans des chariots malpropres est complètement révolue. Et les queues de castor, franchement, vous n’y êtes pas du tout. N’importe qui s’étant arrêté à un foodtruck à New York, Chicago ou même à Montréal (Grumman 78 ou Müvbox) ne peut juste pas nier qu’on peut y servir une cuisine soignée, inventive, de qualité, à prix modique et dans de parfaites conditions d’hygiène. Si vous n’avez pas fait ce genre de rencontre lors de vos nombreux voyages, c’est que vous avez été très, très malchanceux. Bien sûr, peut-être y a-t-il encore de la mauvaise bouffe de rue, mais cela ne diffère en rien avec ce qui se passe avec les restaurants ayant pignon sur rue: certains sont formidables, d’autres sont horribles et malpropres. Rien n’indique qu’on trouve davantage de ces derniers dans la rue.

      Beaucoup de chefs (si! si!) jeunes et talentueux se tournent vers la cuisine de rue parce qu’ils n’ont pas les moyens d’ouvrir un resto fixe ou ne veulent pas travailler pour un boss qui brimerait leur créativité (génération Y oblige…) Transformer un camion en cuisine ambulante leur offre donc la souplesse et les moyens d’offrir à bas prix le fruit de leur travail passionné. Par le fait même, ils démocratisent la cuisine, la font sortir du contexte coincé dans lequel elle s’est depuis toujours trouvée et la rendent accessible. Qu’est-ce qui peut bien y avoir de mauvais là-dedans?

      Quant aux «food courts», je ne comprends pas du tout ce que vous leur reprochez. Il n’y en a pas à Montréal parce que nous avons de formidables marché publics. Mais il se trouve que je connais très bien ceux du Japon, pays où je passe deux mois par an depuis une quinzaine d’années. Presque tous les grands magasins y ont des «food courts» au sous-sol et s’y promener est, pour les gourmands comme moi, un pur ravissement. Produits locaux et importés hauts de gamme, frais ou cuisinés, enseignes de luxe (Pierre Hermé, Dean and Deluca, Fauchon, etc.) mais aussi populaires (551 Horai, par exemple), tout ça dans un espace animé, vivant et d’une propreté impeccable. Il est où le problème? Eataly à NYC, il est où le problème?

    • Mme Lortie, votre acharnement a fait que la ville a revu ses principes sur la nourriture de rue, et pour cela je voudrais vous dire merci. Je n’irai certainement pas tous les jours chercher ma nourriture dans un camion, mais quand j’aurai envie, je pourrai y aller, et ceux qui ne veulent pas le faire… et bien ne le faites pas. Je pense que cela ne peut pas nuire à une ville de proposer différentes façons de se substanter. Sur ce, bon appétit!!

    • @gl00001

      Ce n’est pas moi qui parle de révolution gastronomique, mais bien astyanax et cie. Moi je dis le contraire!

      @astyanax

      Désolé pour l’erreur dans votre pseudo, je n’avais pas désactivé la correction automatique de mon ipad. Je ne sais pas si vous me tirez la pipe avec vos food courts, mais je faisais bien sûr référence aux food courts qu’on trouve dans le Montréal sous-terrain et autre centre d’achats du centre-ville. Comparer ça avec ce qu’on trouve au Japon, vous charriez. Sinon, les exemples que vous donnez n’ont rien à voir avec la cuisine de rue asiatique, qui est je crois le sujet de comparaison.

      @taradien

      Svp, un peu de modestie! Pensez-vous vraiment que c’est ce blogue qui a fait changer d’idée la ville de Montréal?

    • @ pierrea

      « “J’ai une culture culinaire im-MEN-se, j’ai du goût, je suis ouvert sur le monde et je fais partie d’une élite, contrairement à Monsieur et Madame Tout le monde, tellement limités, pour qui de telles délicatesses ne signifient rien, qui n’ont pas voyagés comme mouah et qui, donc, ne sont pas aussi raf-FIN-és que mouah”.»

      Je vous met au défi d’identifier dans mon commentaire la prétention que vous me prêtez. En fait, je dis l’exact contraire: la «nouvelle» bouffe de rue démocratise la cuisine en offrant des produits de qualité à des prix abordables. Où est le snobisme là-dedans? Si la gastronomie ne vous intéresse pas, pourquoi en voulez-vous à ceux dont c’est le cas? Je ne m’intéresse pas du tout au jazz, par exemple. Pourquoi diable irais-je sur des blogues de jazz et traiter les commentateurs de snobs?

      C’est comme la culture: parmi ceux qui en sont dénués, mieux vaut ne pas manifester la sienne, on vous reprochera d’en faire l’étalage. Désolé, mais si je suis cultivé et que vous ne l’êtes pas, c’est votre problème, pas le mien! Avec la démocratisation des moyens de communication et Internet, il n’y a plus d’excuse à l’inculture. Ça n’a plus rien à voir avec les moyens financiers ou les classes sociales, mais tout à voir avec la paresse ou le manque de curiosité intellectuelle.

      Si vous vous sentez diminué devant des gens qui cherchent à bien manger et qui se passionnent pour la bouffe, c’est votre problème. On ne va tout de même pas se taire sur nos expériences de bouffe ou de voyage pour ne pas heurter votre sensibilité! Et si vous pensez que le foodism est une autre manifestation de la lutte des classes, c’est que vous êtes resté bloqué au XXe siècle.

    • @ ugoh

      J’accepte vos excuses à propos de mon pseudo.

      Sinon, je vous prie instamment d’aller jeter un coup d’oeil sur youtube aux clips de l’émission Eat street dont j’ai déjà parlé précédemment. Si ce n’est pas une révolution derrière tout ça, je me demande franchement ce que c’est.

    • Ma foi, les blogues de hockey n’ont qu’à aller se rhabiller !!!

    • zzzz… Quel débat stérile. La “bouffe de rue” existe depuis la nuit des temps. Mais on a voulu, ici, la règlementer de façon serrée depuis une trentaine d’années, comme tant d’autres choses.
      Pas seulement à Singapour et d’autres lieux exotiques, madame Lortie. Allez donc faire un tour aussi près de chez vous qu’à Ottawa, cet été (quelle horreur, je sais, pour certains!).
      On n’en fait pas tout un plat (jeu de mot involontaire), mais vous verrez que c’est très varié et surtout très comestible. Et ça n’a jamais rendu personne malade, contrairement à… vous savez où.

    • @astyanax

      Relisez votre commentaire à ugoh, où vous présumez qu’il ment et n’a pas tellement voyagé…. “de quatre choses l’une”… très condescendant et élitiste… juste parce qu’il ne voit les choses exactement comme vous le voudriez, vous supposez qu’il n’a pas de culture. Et moi aussi, vous me dites que je suis peut-être intimidé par votre culture.

      Personne n’a de problème avec votre culture, mais quand vous faites comme si les autres étaient ignares, c’est très différent. Si vous voulez qu’on tienne compte du fait que vous êtes cultivé(e), ayez au moins la décence de ne pas présumer que les autres ne savent rien. Bien souvent, ceux qui n’étalent pas sont ceux qui en savent plus.

      Merci et bonne journée!

    • @ pierrea

      Je croyais que les échanges que j’avais avec ugoh ne concernaient que lui et moi, mais il semble que vous en ayez décidé autrement. C’est vrai que j’ai été un peu baveux avec ugoh, mais je ne faisais que répondre à sa propre arrogance. Ceci dit, je crois que nous nous sommes expliqués depuis.

      Par ailleurs, sachez que je ne me sens aucunement concerné par la posture et les intentions malveillantes que vous me prêtez.

    • bon – et si la conversation prenait un tournant “concret”. c’est assez la chicane

      il y a un espece de sous-entendu que cette mysterieuse bouffe de rue sera completement differente de ce qu’on aura goute de notre vie. c’est surement le cas a Singapoure, mais c’est parce qu’on est a l’autre bout du monde, pas parce que c’est dans la rue

      Donc, quelles sont les bouffes de rue qu’on risque de voir a Montreal demain matin, qui ferait mon affaire:

      CATEGORIE: facile
      -smoked meat
      -frites alors
      -grillades portuguaises
      -feves au lard
      -pita poulet et shawarma
      -poulet roti (comme chez Serrano, rue St-Viateur)
      -simples sandwhichs sur (bonne) baguette
      -friture eperlans, calmars etc
      -paella
      -soupes
      -tacos/enchiladas, tout le mexicain en fait

      CATEGORIE: “j’aimerais bien, mais je ne retiens pas mon souffle”
      -BBQ coréen
      -porchetta
      -mechoui pour sandwichs
      -spaghettis/nouilles dans des sauces simples (carbonara, ail/huile, primavera etc)

      On verra donc dans la rue ce qu’on mange deja. faut pas s’attendre, a mon avis, a des revolutions culinaires a chaque coin de rue

    • @pierra

      Merci pour vos interventions, mais ne vous en faîtes pas pour moi. J’ai l’habitude de recevoir ce genre de commentaires des astyanax et cie, pour qui la pensée unique semble une marque de culture. Je laisse les mouettes crier, comme dirait l’autre!

      @astyanak

      Si vous pensez qu’un blogue est une discussion privée, il y a un petit problème, mais je ne vous en tiendrai pas rigueur. Par contre, je n’ai pas compris votre référence à Trois-Rivières?

    • @ugoh
      Certainement pas le blog en lui même, mais le nombre d’articles que Mme. Lortie a écrit, ainsi que d’autres journalistes de La Presse, ont certainement aidés a relancer le débat. Si non je ne crois pas que ce soit l’ ARQ qui est fait des pressions à la ville de Montréal.

    • Malgré tout ce que j’ai dit précédemment, il y a quand même une point positif avec la cuisine de rue. En effet, on y trouve souvent des mets sans gluten (El Caribe à Denver, östermalm à Stockholm, etc.). J’espère qu’il en sera de même à Montréal.

    • @ugoh

      Rassurez-vous, ce n’est pas pour vous défendre que je suis intervenu. Vous n’avez besoin d’aucune aide, j’en ai seulement contre ces présomptions. J’ai eu la chance de grandir dans un milieu très riche culturellement et jamais les gens ne se traitaient de cette façon, c’était considéré comme un genre d’arrivisme culturel.

      Merci et bonne fin de journée. :-)

    • Marie-Claude, je suis vos articles depuis longtemps dans la Presse, très intéressant. Je vous soumets mes commentaires car si vous regardez Food Network (Diners, drive-ins and Dives, You gotta eat here. Eat street) vous verrez qu’il y a une énorme différence entre les restaurants de ce type………….et le Québec, où ces resturants n’existent tout simplement pas. Je me pose des questions………quelle est la raison? J’habite dans la région du Sageunay-Lac St Jean, très belle région, mais si on veut bien manger. il faut aller dans un resto assez chic, il n’y a pas de restaurants de type famiilial où on mange bien. Si le restaurant ne coûte pas cher, les plats sont très ordinaires. Montréal est peut-être différent mais je ne pense pas. Si ça ne coûte pas cher, c’est du fast food, poutine, ou bien du smoked meat chez Schwarz qui est effet très bien mais pas difficile à faire si on a la bonne viande. Si je me trompe, Marie-Claude, j’aimerais bien que vous me nommiez des restaurants au Québec du type qu’on voit dans les émissions ci-haut mentionnées. Après tout, vous êtes bien placée pour le savoir!
      J’ai voyagé beaucoup au Québec (incluant la Gaspésie, la Côte Nord, le bas Saint-Laurent ) et je n’ai pas découvert des très bons restaurants du type qu’on voit dans des émissions de Food Network. Les Québecois adorent se moquer des américains et ds canadiena anglais parce qu’ici on se croit supérieur en matière de gastronomie, mais je n’en sui pas si sûre. Qu’est-ce que vous en pensez?

    • @elizalove

      Votre commentaire respectueux et ma foi teintee d’humilite est en plein dans le mille.

      Sauf que jamais un professionel des medias du Quebec y accorderait moindrement une once d’attention.

      Vous venez de nous comparer aux canadiens-anglais et aux americains. C’est une caste inferieure au peuple quebecois, selon nos medias.

      MCL ne vous repondra pas.

    • Professionel des medias… professionel des medias… ca me trotte dans la tete

      MCL, n’y a t il pas des limites aux entreprises (dans le sens de projet) que peut faire un journaliste sans se trouver en conflit d’interet eventuel?

      Chroniqueur ca va. Le meilleur exemple etant Nick Auf der Maur, qui nous jasait ca dans La Gazette il y a un petit bout.

      Mais comment etre journaliste qui doit etre impartial, tout en etant chroniqueuse, critique de restos, apparations a la tele en donnant de divers opinions, bouquins, chroniqueuse voyage et j’en passe.

      C’est le commentaire de ugoh plut haut qui m’a veritablement fait cliquer: “on vous reconnait par votre photo”

      Vous etes en effet une personalite. Votre personnage vous precede. Chaque commentaire vous faites est teintee par la perception individuelle que chacun a de vous.

      Ca va pour la critique resto, et les croisades pro-poule et pro-bouffe de rue, sauf comment conitnuer a etre journaliste?

      Je ne doute pas de votre integrite, c’est notre perception de MCL la journaliste qui est plus gros que nature.

      Vrai que la plupart d’entres nous regardons toujours qui ecrit un texte afin de se faire un opinion… on vient habitue. Faut lire plusieurs sources avant de se faire un opinion dans le fond.

    • @elizalove

      Desole, je peux vraiment etre ego-centrique… j’ai pas porte attention a l’essentiel de voter commentaire

      Il n’y aurait pas d’ecoles de cuisines ou d’hotelleries dans votre coin?
      Ou desfois une auberge?

      Trop souvent il y eu des histoires d’amour d’un chef qui ouvre une bonne petite place dans le 819 et le 418 (hors quebec), mais ca ne survie jamais…

      Dans mon domaine, ce sont des boutiques que je vois ouvrir et fermer. Les produits que je vend sont peut etre 30% a 40% plus cher que l’equivalent chez Walmart. Mais le commun des consommateurs n’embarque pas.

      Ceci etant dit, la boutiquiere qui est vraiment dynamique et a des idees originales sort son epingle du jeu. Faudrait que les restos “en region” (avec respect) fassent de meme. De genre: se trouver des clients dans le gros (cafeterias de residences ainees, par ex) afin de faire leurs frais, et le resto le soir serait du “gravy”.

    • @elizalove

      Tel que mentionné par f_vachon, il est peu probable que MCL vous réponde. Elle a déjà été interpellée sur des questions beaucoup plus importantes (comme le fait que les scandinaves soient le peuple le plus intolérant au gluten, alors qu’elle a écrit le contraire), mais elle n’a jamais pris le temps de clarifier les faits. Je ne suis même pas certain qu’elle lise son blogue, car souvent elle pose des questions (où ont été prises mes photos?) et elle ne donne pas réponse.

      Pour répondre à votre question, deux restos que j’aime bien dans votre coin:

      Panda Royal et La Grange aux Hiboux. Les deux sont à La Baie, les connaissez-vous?

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