
Le chef Rene Redzepi, en Pologne, dans le cadre de Cook it Raw. Photo Marie-Claude Lortie, La Presse
Ici, quand on parle de gastro, on parle de gastroentérite.
En Europe, gastro fait plutôt référence à tout ce qui est gastronomique.
À la mi-février, ces deux concepts se sont rencontrés. Le “meilleur restaurant du monde”, le danois Noma, a été victime d’une épidémie de gastroentérite, un virus provenant de ses cuisines ayant empoisonné une soixantaine de convives.
Si vous avez un seul papier à lire sur cette histoire, lisez celui de Lisa Abend dans le Time, qui explique exactement ce qui s’est passé et rappelle comment ces phénomènes surviennent malheureusement régulièrement, dans bien des restaurants. Sauf qu’ils font la manchette quand il s’agit de grandes tables, évidemment. D’ailleurs deux des restaurants consacrés meilleurs au monde ont été victimes de problèmes semblables. Le Fat Duck, où il y a eu empoisonnement aussi au norovirus et elBulli, dont ses détracteurs ont dit qu’il rendait les gens malades avec ses additifs “moléculaires”.
Ce que j’en pense ? Que c’est probablement le meilleur moment pour faire une réservation chez Noma. Peut-être que le téléphone y sonne un peu moins. Profitez-en.

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mcdoux
11 mars 2013
18h58
À moins que ça se répète trop souvent à la même place, y’a pas de quoi en faire un plat (sans jeu de mot!) Sinon, c’est une question de hasard et on y peut rien. Mais en effet, c’est le meilleur temps pour réserver!
Petite anecdote: quand on a planifié notre mariage, on hésitait entre deux endroits pour la réception. Les convives du mariage qui a eu lieu la même journée que notre mariage, dans la salle qu’on avait pas choisi, ont eu un empoisonnement alimentaire ce jour-là. C’est pour dire que la seule chose dont les gens doivent se souvenir sera d’avoir été malades. Et c’est une salle de réception archi-connue et bien cotée!
vieille_nouille
11 mars 2013
19h57
Madame Lortie, vous faites comme vous voulez et vous mangez où vous voulez, quand vous voulez.
Mais je ne suis jamais retourné dans un restaurant qui m’a rendu malade (et c’est rarement arrivé, vieille nouille que je suis), ni fréquenté un établissement qui à ma connaissance avait déjà rendu ses convives malade.
Ce n’est pas normal et pas acceptable.
Vivant seul, je mange tout le temps dans le restaurants, bien que j’adore faire la cuisine pour des invités. Or, aucun des établissements du quartier très urbain que je fréquente depuis des années ne m’a jamais rendu malade, et je n’ai jamais rendu personne malade à l’époque où je vivais en famille et que je ne tolérais pas beaucoup mes conjointes dans la cuisine (à leur grande satisfaction, d’ailleurs).
L’empoisonnement alimentaire est toujours le résultat de (grossière!) négligence et pas une question de simple malchance, tel que plaidé par votre collègue britannique, elle aussi en pâmoison devant Noma.
Mais, bien sûr, on fait comme on veut…
DenisSera
11 mars 2013
21h44
@Porsche. @messerschmitt_ace
Je vois que vous fréquentez les mêmes restaurants. Je suis désolé de vos mauvaises expériences. Comme on pourrait dire: C’est trollement moshe.
the-real-lulu
11 mars 2013
21h53
Oui, bien sûr, les lecteurs de La Presse sont légion à faire des résas chez Noma…
isa_huppert
11 mars 2013
22h29
En Scandinavie, ils pensent quoi de la gastro?
cerf-volant
11 mars 2013
23h59
Analyse intéressante des habitudes alimentaires en Aérique du Nord, en particulier;
Des chiffres bien appuyés et surprenants.
cerf-volant
12 mars 2013
00h00
Oups! la référence:
http://www.theatlantic.com/business/archive/2013/03/cheap-eats-how-america-spends-money-on-food/273811/
agaguk40
12 mars 2013
01h38
Bonne chance au premier qui osera, au Québec, l’appellation bistro-gastro, ou offrira un menu dégustation-gastro à 75$…
jon8
12 mars 2013
02h22
”Ce que j’en pense ? Que c’est probablement le meilleur moment pour faire une réservation chez Noma. Peut-être que le téléphone y sonne un peu moins. Profitez-en.”
J’approuve entièrement, c’est une excellente idée. Vous croyez que le bus 61 débarque près de ce resto ?
calmakasha
12 mars 2013
02h27
Détail de vocabulaire: le norovirus n’a empoisonné personne, il a infecté les clients. Un micro-organisme infecte, un produit chimique empoisonne, ce sont des verbes différents pour des phénomènes différents.
pierrea
12 mars 2013
06h32
”Ce que j’en pense ? Que c’est probablement le meilleur moment pour faire une réservation chez Noma. Peut-être que le téléphone y sonne un peu moins. Profitez-en.”
Ce petit bijou de désinvolture hyperbobo devrait accompagner une caricature de Sempé. Trop drôle!
tabarly
12 mars 2013
09h31
Bobos in paradise
cerf-volant
12 mars 2013
12h33
“Ce que j’en pense ? Que c’est probablement le meilleur moment pour faire une réservation chez Noma. Peut-être que le téléphone y sonne un peu moins. Profitez-en.”
Non mais vous n’avez pas saisi? Madame Lortief aisait de l’humour au second degré. Sinon c’eût été un commentaire empoisonné ….ça c’est du premier degré!
chatgris
12 mars 2013
12h50
@pierra «Ce petit bijou de désinvolture hyperbobo devrait accompagner une caricature de Sempé. Trop drôle!» J’adore votre commentaire, il est parfait
the-real-lulu
12 mars 2013
13h49
@cerf-volant – Je suis d’avis que c’était du tout premier degré. Mme Lortie ne porte malheureusement plus à terre depuis qu’elle se sustente aux tables les plus prétentieuses de notre minuscule planète (aux frais de La Presse, on le présume)…
q.terreux
12 mars 2013
16h46
Madame Lortie parle de bouffe et de restaurants. C’est son boulot et d’après moi elle le fait très bien. Intéressants reportages la plupart du temps qui me font saliver.
J’en ai juste un peu “marre” (le terme est-il assez délicat pour vous : isa huppert – pierrea et Cie.) de lire des inepties et parfois “insultes” pour RIEN !
L’humour vous échappe ? C’est d’un triste.
Robert Duquette
Saint-Luc-de-Bellechasse
Pas Bobo pan toute !
q.terreux
12 mars 2013
17h48
A MCL
Merci ! :)
f_vachon
12 mars 2013
18h26
@q.terreux
Le journal La Presse existe depuis tres longtemps. La plupart d’entre nous le lisons depuis que nous en sommes capables.
Il y a donc un sentiment d’appartenance. Voila pourquoi ca nous offusque, en tant que lecteurs, de lire des choses qui ne font pas notre affaire. La Presse etait la avant MCL, et le sera toujours apres son passage.
Si MCL ne se concentrait que sur la bouffe, je crois que la plupart d’entres nous ne ferions que tres rarement un tour sur son blogue.
Cardinal ne parle que de la vie montrealaise.
Siroka ne parle que de cinema
Brunet que de hockey
Lagacé que d’histoires d’actualité
On sait alors a quoi s’en tenir lorsqu’on visite le blogue
Alors que, vite vite comme ca, je constate que MCL est la seule a toucher a une “expertise”, soit la cuisine, ainsi qu’a peu pres tout sujet qui lui passe par l’esprit.
Il n’y a evidemment rien de mal a ca, sauf que vu qu’elle ratisse large par ses discussions de faits divers, il ne faut pas etre surpris lorsque cette meme foule vient faire un petit bonjour lorsqu’elle parle de manger des crevettes vivantes et que c’est un deliiiiiiice. Et que cette foule prenne un plaisir malin a ridiculiser ce qu’ils considerent devrait l’etre.
Est-ce qu’on blast Siroka lorsqu’il nous sort des films obscures? non, car seuls les calés en cinema visitent le blogue.
Est-ce qu’on constate le ridicule du fait que legion d’hommes agés entre les ages de 20 et 50 ans perdent un temps inoui (moi le premier) a jaser hockey sur le blogue de Brunet? faut aimer le hockey…
Faut se trouver une “niche”, une specialité, dans le monde professionel aujourd’hui. A vouloir faire plaisir a tout le monde, on fait plaisir a personne…
agaguk40
12 mars 2013
22h21
@f_vachon
Merci!
hdufort
13 mars 2013
03h14
Eh bien oui, au Québec nous utilisons le diminutif “gastro” pour parler de “gastro-entérite”. À une autre époque, nos grands-parents parlaient d’avoir “le flu” pour décrire la tout aussi mal nommée “grippe intestinale”, ce qui était un calque malheureux de l’anglais. Devrions-nous revenir à cette époque glorieuse, où ma grand-mère sortait la “fleur de farine” et la “molasse”?
Notre utilisation de “gastro” nous place-t-elle au ban des nations? Déjà que le Québec est l’une des deux places sur cette planète où le KFC a été renommé (PFK), ce qui provoque de nombreuses ruptures d’anévrismes chez les touristes franchouillards et continentaux. (L’autre endroit est Porto Rico, où on trouve aussi des PFK, par un merveilleuse convergence linguistique.)
Ne paniquons pas. Les Québécois sont tout à fait capables de comprendre ce qu’est le terme “gastronomique” (écrit au long). On peut donc participer au “Festival gastronomique de Montréal”, ou au “Mixo Gastronomique”, sans courir comme des dératés en se croyant poursuivi par le s’Noro (virus) ou, pire, par son cousin, le bien-nommé Rota (virus).
Quant au Noma, si l’on se fie à l’adage “parlez en bien ou en mal…”, je suppose que des milliers de personnes plus ou moins friquées, qu’elles soient bobo, snobo ou bonobo, ont découvert un beau matin que le Noma est LA place branchée où être vus, et que c’est fort probablement LE moment idéal pour réserver, après le passage de la zamboni à vomi et du Nettoyeur (Jean Reno déguisé en soubrette). La liste de réservations doit littéralement exploser, tout comme le pylore d’une soixantaine de clients qui ont payé pour une “expérience gastro/noma hors du commun” (ou quelque chose du genre).
J’ajouterais qu’il serait temps d’essayer d’inviter l’équipe du NOMA à Montréal. Pourquoi ne pas leur construire un restaurant temporaire du beau milieu d’un festival, pour leur faire honneur? Ou leur offrir le défi de réinventer la cabane à sucre (en insistant sur le fait que le bois d’érable contient de la cellulose, substance semble-t-il incontournable pour celui qui veut gélifier, glacifier et tartuffier à qui mieux-mieux).
H. Dufort
Membre discret de l’Artisan Baker Association
q.terreux
13 mars 2013
12h20
f_vachon
12 mars 2013
18h26
Alors restez sur votre bloque de hockey et laissez-nous avoir du plaisir ici ! Est-ce que je vais dénigrer les amateurs de sports ???? M’avez-vous déjà lu sur Brunet ?
En ce qui concerne Lagacé, s’il y en a un qui “râtisse large” c’est bien lui !
Actualités dites-vous ? Moi je nomme ça du populisme…