Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
  • Lire la suite »

    Partage

    Jeudi 10 janvier 2013 | Mise en ligne à 10h40 | Commenter Commentaires (39)

    Cuisiner, chaque jour

    Capture d’écran 2013-01-10 à 10.39.22

    Trish Deseine. Photo Hachette.

    Tout a commencé par un “tweet” de Trish Deseine, l’auteure de livre de recette français d’origine irlandaise. Elle se plaignait de la culture de célébrité des chefs. Amusant et divertissant. Mais rien pour amener les gens qui ne savent pas cuisiner et qui mangent donc des aliments pré-préparés, industriels, bourrés d’additifs, à se nourrir de façon saine, équilibrée, diversifiée, libre.

    Messages. Coup de téléphone. Entrevue. On a parlé longtemps. Une femme très intéressante qui réfléchit non seulement sur l’art de préparer de délicieux plats de pâtes ou d’exquises tartes au chocolat, mais aussi sur les moyens nécessaires pour s’assurer que ce plaisir essentiel de la vie soit partagé avec ceux qui en ont le plus besoin.

    Le tout a donné une chronique qui est ici. Bonne lecture. Bonne cuisine. Bon appétit.


    • Cuisiner chaque jour… à moins de ne pas travailler ou de souper à 21h, il manque d’heures pour le faire.

      Le mieux avec du temps restreint, c’est lorsque l’on cuisine, en faire une grande quantité et mettre le tout au congélateur.
      C’est sur que c’est pas aussi bon quand c’est réchauffé, mais ça reste mieux que la bouffe industrielle.

    • Ma mère cuisinait tout, n’achetait jamais de tout-préparé. Je fais de même. Pourtant, lorsque j’étais petite, j’allais chez une amie dont la mère ne cuisinait pas. J’adorais y manger les ravioli Chef Boyardi, le ragoût de boulettes en boîte, le chop suey en conserve, les biscuits en sac et les gâteaux Vachon. Aujourd’hui, je suis fière lorsque ma belle-fille dit: Guylaine, elle, elle n’achètera jamais du riz en boîte tout prêt, elle le prépare, son riz. Ça, c’est l’héritage de ma mère. Je regarde pafois les trucs tout-prêts au supermarché, lit la liste des ingrédients, me dit: Je devrais essayer, puis les remet à leur place.
      Tout ce préambule pour dire qu’à mon avis tant que les parents ne cuisineront que lorsqu’ils reçoivent, les enfants feront de même.
      Comme ma mère, j’essaie de donner l’exemple, et, dans quelques années, peut-être que ma belle-fille, elle aussi, préférera préparer son riz elle-même.

    • J’ai du mal à comprendre que les gens ne cuisinent pas !!! On sauve des $$$ et on mange mieux…peut-être que c’est parce que j’ai 4 enfants que je pense ainsi…la dernière revue de Ricardo explore la question du budget…très intéressant à lire et à appliquer…
      H. Gallagher

    • Chronique intéressante, mais le phénomène de culture de célébrité des chefs est-il vraiment différent de la culture des célébrités de tous les autres domaines. Dans les sports, la science, l’économie, tout le monde aime se choisir des modèles, tout en sachant qu’on atteindra pas le même résultat. Il y a un vrai problème si les gens ne savent pas cuisiner de bons repas, mais la culture de la célébrité n’est pas la cause.

    • C’est vrai que la tendance maintenant est de tout réinventer. Du pâté chinois au macaroni au fromage, on a l’impression que rien ne doit être simple. Pourtant. Les soirs pressés, un spaghetti, des faijetas, des vol-au-vent, un riz au poulet et légumes ou des hot chicken sont bons au goût et veut veut pas, ce sont des plats réconfortants et simples. Tous fait en moins de 30 minutes à part ça. À un moment donné, il y a la vie glamour de la télé et des revues et la vie courante, celle où on est pressé, fatigué et heureux de manger le repas en 20 minutes parce qu’on a d’autres activités qui attendent. Suffit de s’organiser un brin.

      Perso, je trouve qu’acheter du congelé tout fait revient très cher à la longue, surtout en famille. Une fois de temps en temps oui, mais 3-4 fois semaine, ça fait monter la facture d’épicerie pour une bouffe pas toujours bonne au goût. 3-4 viandes de base incluant poulet et poisson, du fromage, des pâtes, du riz, des légumes à profusion, un peu de bouillon et un peu de crème suffisent à monter des menus pas trop compliqués pour la semaine. La fin de semaine, je me gâte et explore un peu plus ce que la vie m’offre avec un peu de vin. J’adooore cuisiner de nouvelles recettes plus élaborée mais j’aime encore plus cuisiner sans stress, la fin de semaine ou quand j’ai le temps. Je ne dois pas absolument performer 7 repas sur 7 plus les lunch gastronomiques, plus les déjeuners-santé à 3 services. Des fruits, des céréales ou des toasts au déjeuner et une soupe au dîner font très bien l’affaire. Et tant pis si les autres regardent mon lunch de haut.

      Chez nous, les soupers de semaine ne sont pas banals: sérieux des fois, joyeux souvent, colérique à l’occasion mais jamais ennuyant. On aime manger en famille. Par contre, il y a des familles pour qui c’est impossible et il ne faut pas juger. Le temps en famille est ratrappé dans l’auto, en jouant ou simplement assis dans le salon tous ensemble. Chacun doit trouver sa recette gagnante.

      J’ai longtemps tout fait à la lettre: repas nutritifs pour tout le monde, essais-erreurs (beaucoup d’erreurs), lundi sans viande, tenu mordicus à souper en famille. Je n’ai jamais été aussi relax et mince, depuis que j’ai tout laisser tomber. Je décide de mes repas une fois semaine, je fais l’épicerie une fois semaine et s’il y a de la crème dans la sauce au menu, ben il y en a. S’il y a beaucoup de légumes, c’est bien mais s’il y en a un peu c’est correct aussi. On mange de tout et tout s’équilibre à la fin de la semaine. Et surtout, je ne suis pas constamment en train de penser à la bouffe, m’en faire si on n’a pas mangé ceci ou cela. Je préfère planifier la prochaine activité en famille, avec mon chum ou seule.

    • Je cuisine presque tous les jours. C’est un choix qu’on fait ou qu’on ne fait pas. Je considère qu’il n’y a pas de bonnes excuses pour ne pas cuisiner. Il y a seulement des gens qui font des choix différents, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Je suis à la maison maintenant mais j’ai travaillé comme médecin jusqu’à il y a 2 ans. Même lorsque j’étais résidente et que je cumulais 70 heures/semaine, je cuisinais presque tous les jours.

      Maintenant, les jours où je ne cuisine pas, nous mangeons des restes. Et depuis cette grossesse difficile, je m’octroie le plaisir d’un repas de traiteur préparé maison une fois par semaine. Encore meilleur marché que le resto puisque nous sommes 5, bientôt 6.

      Pour cuisiner tous les jours, il faut prévoir de cuisiner tous les jours. Il faut faire une liste des repas de la semaine et avoir ce qu’il faut sous la main. En tout, la plupart de mes souper prennent environ 45-60 minutes à préparer. Il est faut de dire qu’on doive attendre d’être de retour du travail pour cuisiner. On peut faire la préparation la veille, après le souper (couper les légumes, faire la soupe, monter la salade). Le matin, on peut cuire la viande à la mijoteuse. Belle invention que la mijoteuse pour tous ceux qui travaillent! De retour du travail (ou des activités des enfants), on lance la cuisson de la viande, on tosse la salade avec la vinaigrette, on sert la soupe.

      Finalement, oui on cuisine en grande quantité et on congèle. Et je ne suis pas d’accord avec el-noeliste. La bouffe congelée ne goûte pas moins bon. C’est ce genre de préjugé qui font que les gens cuisinent moins.

    • Bravo! Je suis entièrement d’accord avec vous, Mme Lortie.

      Je me permets quand même d’apporter un bémol : de la cuisine santé, ça ne prend pas nécessairement beaucoup de temps à faire. Je trouve que l’aspect artistique (voire même romantique) de la cuisine est trop amplifié. Personnellement je ne m’attends pas à ce que tout ce que je mange soit purement délicieux. Je m’attends à ce que ça procure à mon organisme ce dont il a besoin et que le goût soit décent. Je me suis habitué à reprendre goût aux légumes, dans leur plus simple expression. Pas de sauce, pas d’artifice. Pas besoin d’additifs et d’aliments transformés.

      Je ne veux pas m’attirer de foudres ici, mais à mon avis c’est sûr que l’arrivée des femmes sur le maché du travail a beaucoup changé la donne (je tiens à préciser que je ne suis pas du tout contre ça, je fais simplement un constat). Il y a quelques décennies, les femmes restaient en majorité à la maison et préparaient de longs repas… Les temps ont changé. Les deux membres du couple travaillent des semaines complètes maintenant (dans une majorité de cas, disons), alors manger santé se doit d’être efficace côté temps aussi; ma solution pour ça c’est donc d’apprécier les aliments de base, sans trop de fantaisie. Ce n’est pas si long que ça que d’apprêter des légumes congelés, des pâtes, du couscous, du poisson, une salade, des fruits…

    • Moi et ma copine cuisinons pratiquement à tous les jours. Des fois ça ne nous tente pas, mais généralement c’est un bon moment à passer ensemble pour jaser de notre journée en écoutant un brin de musique. La clé pour concilier travail et cuisine: l’organisation. Il faut savoir ce que l’on va manger et avoir les ingrédiants sous la main, pour éviter le fatal arrêt à l’épicerie au retour du boulot.

      Une autre considération, toute aussi importante que l’orgnaisation: avoir du plaisir! Il faut voir la cuisine comme une activité conviviale et non comme une corvée (quoique certains soirs ça le soit, c’est inévitable).

    • Votre article m’a un peu étonnée. Je connais et j’aime beaucoup les livres de Mme Deseine, mais la philosophie qui ressort de ses ouvrages semble aller en sens contraire de ce qu’elle dit ici. Ou du moins, elle écrit pour un public cible très différent. La plupart de ses recettes ne sont pas idéales pour les gens qui ne savent pas du tout cuisiner ou qui ont un budget très limité.

      Les chefs-vedettes sont là d’abord pour nous divertir. C’est de l’entertainment. C’est ridicule de les blâmer pour des problèmes politiques, économiques, culturelles ou de manque de responsabilité personnelle (à moins qu’on parle de Paula Deen – deep fried butter?!?). Et c’est triste de mentionner Jamie Oliver parce que c’est justement lui qui en fait le plus pour inciter les gens à cuisiner à la maison. Il a ouvert des centres appelés Recipease afin d’enseigner aux gens les rudiments de la cuisine et il y a tout plein de vidéos sur son site web qui montrent les techniques de bases en cuisine. Rachael Ray en fait beaucoup aussi pour inciter les gens à cuisiner et elle garde toujours le coût des repas le plus bas possible.

      C’est l’attitude et la mentalité des gens qu’il faut changer. Et il faut rendre les fruits, les légumes et les aliments non-transformés plus abordables. Ce n’est pas normal qu’un chou-fleur coûte plus cher qu’un repas de Kraft Dinner ou de Hamburger Helper. Ce ne sont pas les chefs-vedettes qui poussent les consommateurs vers le KD et les Jos. Louis. Et l’élimination des chefs-vedettes ne changerait rien au maintien ou retrait des cours d’économie familiale. La disparition des foodies n’aiderait en rien ceux qui n’ont jamais fait frire un oeuf.

      Certains supermarchés ici en Norvège ont commencé à réduire le prix des aliments santé. Les Norvégiens prennent leur santé très à coeur, mais ils ne dépensent en moyenne que 11% de leur budget pour la nourriture – c’est très peu car la nourriture est très, très chère ici. Donc, Kiwi et Rema offrent les aliments portant le logo santé approuvé par un organisme gouvernemental à rabais et Meny vient de commencer une promotion 3 pour 2 sur les fruits et légumes. Ce sont de belles initiatives.

    • On sait c’est quoi son prochain livre…

      “Comme here, kid. Learn something.”

    • Étant une étudiante à plus que temps plein, je trouve difficilement le temps de cuisiner. En général, je vais faire 2 grosses recettes durant la fin de semaine que je vais manger pour toute la semaine suivante en alternance (allo le micro-onde), avec des sandwichs pour d’autres repas. Je n’ai pas 1h30 par jour pour faire à manger.

      C’est vrai qu’il est difficile d’apprendre à aimer à cuisiner quand on n’a pas le temps ou l’argent. Chacun sa façon, mais en ce qui me concerne, j’achète mensuellement un magazine de cuisine particulier (que je ne nommerai pas parce que j’ai pas envie de faire de pub) et ça m’aide énormément. Ce sont des recettes simples avec quelques modifications intéressantes et des ingrédients que je peux trouver dans mon épicerie bien banale.

      Pour l’instant, cela me suffit. J’apprendrai à faire des sauces aux truffes lorsque j’aurai le temps.

    • Pour le travail, quelques trucs
      - Faites chauffer une ou deux patates et mettez-y du beurre dessus.
      - Emmenez des pots de noix
      - Utilisez les cannes de bouffes. Faites chauffez au micro-ondes dans des bols en vitre. Utilisez le couvercle de plastique pour le retour.

    • Très intéressant les avis de tout un chacun. Je dois dire que vous avez raison sur toute la ligne
      mais dans des créneaux différents. Oui, celà ne coûte pas cher la cuisine faite de manière
      rudimentaire. Mais si on cuisine de différents pays alors là, cela coûte plus cher. (l.agneau congelé (10.00$ la livre)

      .

      Un repas insipide demeure insipide même congelé. Bombero

    • @observateur_tiers, en ce qui a trait à l’entrée des femmes sur le marché du travail, je crois que vous avez raison. Je vous remercie de ne pas juger celles qui, comme moi, doivent (pas par choix en ce qui me concerne) travailler à temps plein tout en élevant de jeunes enfants. J’accorde énormément d’importance à la saine alimentation. Alors, mon principal loisir ces jours-ci est la cuisine. Dès que les enfants sont couchés, je me mets au boulot et je prépare le souper du lendemain. J’ai choisi la cuisine plutôt que la télé ou tout autre loisir. Pendant mon congé de maternité, c’était beaucoup plus simple. Mes soirées étaient plus paisibles.

      Malgré la mijoteuse, malgré des recettes rapides, malgré toute l’organisation du monde, quand les deux parents travaillent à temps plein et qu’ils ont de très jeunes enfants (surtout s’ils sont turbulents comme les miens), cuisiner maison et santé relève du défi et demande parfois une dose d’abnégation quand on a beaucoup de fatigue dans le corps. Ça, les chefs, les nutionnistes et les journalistes n’en parlent pas ou peu.

      Au-delà de la capacité à cuisiner, du budget et de la disponibilité d’aliments sains à bon prix dans les supermarchés, il y a le contexte dans lequel on cuisine. Quand on est continuellement à la course, non, cuisiner n’est plus un plaisir. Si j’ai en moi la volonté et la capacité d’offrir de bons plats maison à ma famille, je comprends que certaines personnes abdiquent devant la course folle et servent du pré-préparé régulièrement.

    • Autrefois … (eh oui! c’est une saudite fatigante de “boomer” qui écrit) … il se donnait des cours d’économie familiale dans les écoles. Un peu de couture, un peu de cuisine de base, comment faire un budget. Et pas besoin d’aller aussi loin que ma jeunesse, car une amie a donné ce genre de cours jusqu’à sa retraite il y a 7-8 ans, mais ces cours ont été annulés pour sauver de l’argent.

      Il se retire plein de cours utiles pour ceux qui ne feront pas des études avancées, ce qui est malheureux, car ce sont ceux et celles-là qui auraient le plus besoin de ces cours de vie de base, pour ainsi dire.

      Pas besoin de se payer un magazine de cuisine par mois ou par senaine. Un bon livre de cuisine de base, p’t'être comme ceux de Jehane Benoît ou de Soeur Angèle, c’est tout ce qu’il faut. (Pour moi, c’est un livre en langue anglaise intitulé “American Woman’s Cook Book” de … attachez vos tuques! … 1942.) Ce genre de livre de cuisine contient toutes sortes d’informations de base: comment braiser, comment cuire à l’étuvée, comment…..

      Tout ce qu’il faut de plus, c’est le goût de bien manger et un peu d’imagination et perdre la peur d’essayer des herbes, des épices qu’on ne connaît peut-être pas. Si ça sent bon, y’a des chances que ça soit bon. Pas besoin d’acheter des ingrédients dispendieux non plus. Les pièces de viandes les moins dispendieuses font les meilleurs mijotés.

      Avec tous les outils d’aujourd’hui, il y a moyen de faire du beau, bon, pas cher en y mettant moins de temps qu’on pourrait le penser. Cuisiner au quotidien prépare bien mieux à la fine cuisine pour recevoir les amis que si on réserve ces efforts seulement pour les occasions!

      Pour les personnes seules, et il y en a, faire une “batch” et congeler en petits contenants est une très bonne idée. Il y a aussi certains mets qui sont meilleurs réchauffés, comme le pâté chinois, que ce soit à l’ancienne ou pas.
      Bonne cuisine, bonne bouffe!

    • L’art de cuisiner s’apprend par la mère et son entourage familiale.

      Oubliez les cours d’économie familiale et les livres de recettes.

      Étant de culture libanaise, c’est ma mère et ma tante qui m’ont appris à aimer bien manger ainsi que l’importance de prendre son temps dans la cuisine.

      Les livres et la spécialisation viennent après….

      Sajer Al-Amani

    • Personellement, je préfère aller courir dehors et jouer avec mes enfants que de perdre mon temps à faire de la popote. Je cuisine souvent pour 2 soupers et tant pis si j’ai des plaintes concernant la variété. Pourquoi faut-il être toujours parfait? c’est juste une question d’équilibre et de ne pas se rendre malade non plus! Il faut juste choisir son cheval de bataille! J’aime mieux que les enfants mangent parfois devant la TV que de me batailler avec eux pour qu’on soit tous assis à table tous les jours. J’aime mieux leur faire faire du sport que d’être devant mes chaudrons (J’ai une belle soeur comme ca et bonjour les dégats, pauvres enfants obeses). et oui, aussi j’aime mieux des fois devoir jeter de la nourriture que de faire la poubelle et forcer à la gober. Bon OK, je ferai mieux à la prochaine épicerie coté planification! et oui, le vendredi c’est des sandwichs viandes froides au lunch pour me donner une pause de la semaine!

    • Oui pour la liste d’

    • En effet, la culture de célébrité en gastronomie est tout simplement la culture de célébrité, point.

      Et le slow food? Le contraire du fast food, comme une caricature. Autant le fast food se fiche éperdument des diverses valeurs nobles, autant le “mouvement” slow food s’en affuble d’une manière utopique et bobo qui va très très bien avec la consommation de fromages artisanaux.

      Récemment, vous avez parlé de la lutte contre le gaspillage de la nourriture. Un vrai problème, mais la révolution commence au Toqué?

      On ne cuisinera pas chaque jour, règle générale, tout simplement à cause de pressions immenses. Les gens n’ont pas seulement moins de temps pour cuisiner, ils ont moins de temps pour tout ce qui n’est pas relié au travail. Le temps consacré aux loisirs a diminué d’environ 30 minutes depuis 1998, selon les statistiques. Les femmes en ont déjà moins que les hommes — qui cuisinera plus, en toute probabilité? Voilà.

      C’est pas pour rien que les TV dinner se sont popularisés quand les femmes ont pris leur juste place sur le marché du travail. L’idéologie slow food a un petit côté accidentellement traditionnaliste, ironiquement. Il va falloir trouver des solutions intermédiaires pour mieux manger, entre le tout prêt et le tout à faire. Petit à petit, peut-être…. mais massivement, c’est pas juste une question d’alimentation, mais de pressions sociales et professionnelles qui augmentent à l’échelle planétaire.

    • Je ne me reconnais pas vraiment dans ce texte… Nous travaillons tous les deux, nous aurons bientôt notre 3e enfant. Pourtant, nous cuisinons maison autant que possible. Et nous faisons participer nos enfants (19 mois et 3 ans et demi).

      Oui, nous mangeons du déjà préparé : croquettes de poulet, nouilles Sidekicks, lasage congelée (j’en ai trouvée une tellement miam!), viande déjà marinée. Ce sont des dépanneurs. Quand je peux prendre le 10 minutes de plus pour panner mon poisson, je le fais. Sinon, tant pis pour cette fois-ci.

      Je crois aussi que l’engouement pour les « chefs vedettes » nous donne de l’inspiration. Faut seulement trouver celui qui convient à nos goûts et nos besoins. J’ai un livre où chaque recette prend l’après-midi à préparer. C’est bien bon (vraiment!), mais on s’en reparlera dans 10 ans. J’en ai d’autres où les recettes sont faites pour être prêtes rapidement. Elles servent pour améliorer et varier le basique poulet/nouilles au beurre/brocoli vapeur.

      C’est une question de priorité et d’organisation. On trouve le temps de cuisiner, les enfants jouent seuls le temps que ça se prépare (ou aident) et quand on mange tous ensemble, on est bien contents. Et on ne se sent pas coupable de prendre des raccoucis quand le temps manque.

    • À moins de demeurer au dessus d’une épicerie, il en prend moins de temps de confectionner une mayonnaise maison que d’aller l’acheter. Ceci pour illustrer que le temps, les enfants, les devoirs, les bains, la vaisselle à laver, les chefs vedettes, les livres de recettes, et quoi encore, sont autant de prétextes qu’on utilise pour ne pas cuisiner.
      Si nous étions le moindrement honnêtes avec nous mêmes, on prendrait quelques minutes pour évaluer le temps de chacune de nos activités quotidiennes et on serait en mesure de trouver celle(s) qui nous vole le plus de temps. Je ne serais pas étonnée que les principales réponses soient les média électroniques, facebook et twitter en tête, le web en général et la télé.
      C.Tassé

    • Est-ce normal que 85% de nos produits achetés en épicerie soient certifiés Kasher ?

      La réponse est négative mais nous tolérons la chose par peur et il est temps de changer la situation.

      Otto Hans

    • Cuisiner chaque jour non.
      Manger non.
      Me nourrir de façon saine, équilibrée, diversifiée, libre. OUI.
      Pour cela je n’ai pas peur de magner du réchauffé et plus de deux repas identiques à la suite.
      Facile de préparer un plat plus volumineux et de le réchauffer le lendemain. Lorsque j’étais célibataire je préparais chaque dimanche mes diners de la semaine. J’arrivais pour diner et je n’avais qu’à réchauffer le plat tels que :
      Soupes très consistantes, stirfry de légume et viande de bois marinés, soupe de poissons, spaghetti sur fèves soya, etc.,
      Bref des plats simple à préparer, nutritif, qui peuvent rester au frigo plus de 2 jours, (marinades, salade de couscous/légumineuses) ou facilement mis au congélo tels que du foie coupé en tranches fines et emballées par portions individuelles et cuit rapidement ou soupes. Le soir je me préparais un repas sur deux et le lendemain je mangeais les restes.

      Aujourd’hui nous avons la chance ma conjointe et moi de pouvoir vivre que sur un salaire (simplicité volontaire fait en sorte que les dépenses sont beaucoup moindres). Chaque midi ma conjointe prépare un repas (elle ne passe pas plus de 30 minutes à le préparer. et le soir nous mangeons léger.
      Oui nous avons cette chance de pouvoir subvenir à nos besoins alimentaire de base (30-40%) par le jardin, la chasse et le troc alimentaire (légume du jardin contre viande de bois, poissons et plats mijotés des voisins). Mais tous ici peuvent bien s’alimenter et souvent, il est plus long d’aller à l’épicerie chercher un pâté pré-préparé que de se faire une merveilleuse soupe au légume ou une sauce à spaghetti aux légumes du frigo versé sur des fèves germées crues (fèves soya) un régal nourrissant, sain, économique et tout indiqué pour ceux qui veulent diminuer les pâtes.
      Aucune excuse pour ne pas manger sainement et en prime cela coûte beaucoup moins cher ($$$ et pour la santé) de se nourrir sainement que de se nourrir au resto ou avec des aliments pré-préparés, industriels, bourrés d’additifs.

      G.Duquette

    • manger non -> Oups, manger des aliments pré-préparés, industriels, bourrés d’additifs, non.

      G.Duquette

    • Je travaille, mon mari travaille et nous avons une enfant de moins de 3 ans et un 2ème est préparation.

      Nous mangeons des repas cuisinés maison à tous les jours, sans exception. Tous mes soupers sont prêts en 30 minutes top-chrono. Je ne prépare rien la veille car je préfère consacrer mon temps libre du soir à m’entraîner ou à relaxer.

      Par ici nous mangeons: du spaghetti sauce maison congelé en grande quantité, du macaroni au fromage maison fait avec du beurre, de la farine et du fromage, des bâton de poisson maison que je taille moi-même à même un morceau de poisson frais, du poulet au arachide (sauce maison évidemment), du poulet au miel, des burritos fait avec des légumes et de la sauce tomate et des épices et non avec un sachet Old El Passo, bref je pourrais vous énumérer tous nos repas familiaux durant des lignes et des lignes! J’ai une bonne vingtaine de recettes en rotation pour les soirs de semaine. Les nouilles Side-Kick, le riz Uncle Ben, n’importe quelle sauce en pot, les surgelés, les biscuits du commerces, les muffins du commerces, ne rentrent pas chez moi un point c’est tout. Tous mes repas sont bourrés de légumes et oui nous mangeons des frites, prête en 20 minutes que je taille moi-même dans de vraies patates!

      Le savoir se pert malheureusement car de trop nombreuses personnes sont désormais incapable de cuisiner les mets les plus simples… C’est désolant. Cette femme dans votre article a raison, la cuisine des grands chefs ne s’adressent pas à ceux qui en ont le plus besoin.

      @jolico: On pourrait peut-être arrêter de vanter les fameux cours d’économie familial… Je les ai suivi à l’âge de 14 ans (secondaire 2), à un âge où j’en avais rien à cirer de ces apprentissages. Je n’ai quitté le domicile que 10 ans plus tard. Qu’ai-le appris dans ces cours qui n’ont durés que le tiers de l’année (on parle donc d’environs 10-15h en tout gros maximum)? À faire des muffins et une soupe, rien de très extraordinaire et rien qui s’est imprégné dans ma mémoire de façon durable… La cuisine, il faut la pratiquer quotidiennement, régulièrement pour l’apprivoiser. Cuisiner, ça apprend d’abord et avant tout à la maison avec des parents qui transmettent leur savoir, pas à l’école au travers d’une dizaine d’heures de classe offerte aux deux semaines à des jeunes ados qui sont loin d’être prêt à quitter la maison familial!

    • “Est-ce normal que 85% de nos produits achetés en épicerie soient certifiés Kasher ?

      La réponse est négative mais nous tolérons la chose par peur et il est temps de changer la situation.

      Otto Hans”

      Dans un blogue supposément modéré, comment-ça que l’on retrouve de tel anti-sémitisme?? Ouch!

    • @rg8487 – Pour chaque personne comme vous qui a pu vivre chez ses parents jusqu’à 24 ans, il y a beaucoup de personnes plus jeunes qui auraient bien besoin de savoir faire une soupe et des muffins.

      Je peux vous dire être arrivée à Montréal en 1967, seule, et … je ne savais même pas cuire des oeufs dur (aucune idée combien de temps ça prenait). Après quelques mois de céréales et de dîners Swansen, j’ai commencé à apprendre tout en me souvenant d’avoir vu mère et grand-mère poser certains gestes (ma mère ne voulait personne dans SA cuisine).

      C’est merveilleux de voir que vous cuisinez maison! Bravo!

    • Porsche a parfaitement raison !

      Guillaume Vivaldi

    • Porsche et SS Panzer ne mentent pas, mais doivent aussi savoir qu’en matière de volaille, il y en a beaucoup assassinée halal qu’on nous passe sans qu’on le sache – quoi que j’ai récemment vu dans une circulaire du poulet dans la section générale où on indiquait que c’était du poulet halal).
      Évidemment, il y a toujours le porc qui ne sera ni cacher ni halal!

    • @ jolico

      On ne peut blâmer Porsche de s’offusquer car contrairement au halal, le casher s’attaque à pratiquement tout, y compris des bien n’étant pas comestibles. Essayez de trouver une boisson gazeuse, un fromage ou un paquet de craquelins n’étant pas certifié casher..

    • Le simple fait de s’offusquer du fait qu’un certain nombre de produits soient certifiés cacher démontre de l’antisémitisme qui ne devrait jamais être toléré dans ce blogue. Ça ne change rien, rien, rien à votre vie que vos chips et votre boisson gazeuze soit cacher. Le cacher ne ‘’s’attaque” pas à rien!! J’en revient pas de lire de tels pensées, c’est absolument choquant.

    • jolico “Évidemment, il y a toujours le porc qui ne sera ni cacher ni halal!”

      Lol !

    • La certification Kosher est une affaire politique selon moi. Les Juifs veulent prouver qqchose en obligeant les compagnies à se mettre à genoux devant ce label insignifiant !

      Je connais un fromager qui doit payer 35 000 $ par année afin de garantir cette stupide certification !

    • “Le simple fait de s’offusquer du fait qu’un certain nombre de produits soient certifiés cacher démontre de l’antisémitisme”

      Un certain nombre vous dites ?

      Dans les faits, ce sont la majorité des produits qui sont certifiés kasher et c’est un scandale car la très grande majorité ne demande pas la chose. De plus, cessez de voir de l’antisémitisme dès qu’on se pose des questions concernant la communauté juive, ça devient irritant à la fin.

      Otto Hans

    • ………………………………………………….Ces vedettes sont divertissantes, l’origine du problème de la chaîne alimentaire humaine, c’est que ces « plats surgelés, les aliments pré-préparés, industriels, bourrés d’additifs » ils sont payants pour les multinationales. C’est surtout les personnes des moyens diminuées qui les acheter au coûte du système sociale et du système santé. Ceux coûtent cher, les contribuables payent la facture. C’est une façon de subventionner les dividendes des actionnaires des multinationales. C’est comme une partie d’un grand système d’économie soumet à une autre partie. Le système en totale demeure stable, comme une tumeur maligne. Ou peut-être comme un parasite plus bénin, j’imagine. Il semble que personne connaît vraiment comment on peut changer pour le mieux, non pas sur papier (les experts, nous sommes là), mais pour de vrai. Il semble que beaucoup de problèmes, c’est le système qui se tourne sur lui-même.
      Mironov

    • On ne peut blâmer Porsche et encore moins le traiter de racisme pour avoir dénoncé une certification qui est une forme de division et de sectarisme religieux/tribal primaire….

    • apostropheterrifie

      Il est vrai d’une certaine manière que, comme vous le dites dans votre grammaire très personnelle, ” Le cacher ne ‘’s’attaque” pas à rien!! “. Ce raisonnement tient seulement si vous n’êtes pas religieu(se)x vous même ou si votre religion est la juive.

      Mais est-ce à tous les consommateurs d’assumer les frais et les conséquences de la fureur ethnique et des superstitions religieuses d’une minorité?

      Cela dit, il suffirait que les producteurs et commerçants ne cherchent pas la clientèle juive orthodoxe. Rien ne les oblige en effet, autant que je sache, à se conformer à ces cahiers des charges religieux. C’est leur décision.

      Les consommateurs insatisfaits n’ont qu’à acheter d’autres produits, d’autres marques.

      Vous décochez les accusations d’antisémitisme très promptement; félicitations! (je sais quelle volupté et quelle satisfaction intense cela peut procurer, et ce, sans grande dépense)

      Malheureusement, il est antisémite de soutenir comme vous l’avez fait que le cacher ne change rien ou ne “s’attaque à rien”. Vous manquez sérieusement de respect envers un rite crucial, qui fait une véritable différence pour les gens qui y participent.

      J’espère que vous réalisez à quel point votre antisémitisme est atroce, terrible, inacceptable, consternant, scandaleux et criminel?

    • J’ai reçu en cadeau le 4 janvier dernier : 600 recettes, conseils & astuces pour une cuisine économique et familiale de Guy Chanet. C’est une petite bible pour une cuisine quotidienne familiale à tout petit prix. site internet: www.livre-cuisine-600-recettes.com. Cela rencontre ce que préconise Trish Deseine et la conclusion de Marie-Claude Lortie.

    • J’ai cuisiné beaucoup en juillet cette année et j’ai rempli mon congélateur de portions. Idéal pour les repas quand on manque de temps. Par contre, je viens d’arriver au fond de mes réserves. Je pense que la prochaine fois, je vais m’associer à une amie qui cuisine elle aussi; on doublera les quantités et on s’échangera des portions. Ça va ajouter de la variété dans le congélateur!

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

    publicité

  • TWITTER

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    septembre 2010
    L Ma Me J V S D
    « août   oct »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité