Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Mardi 4 décembre 2012 | Mise en ligne à 17h39 | Commenter Commentaires (77)

    Privatiser la LCBO… Et la SAQ ?

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    Photo archives, La Presse.

    Le leader du parti Conservateur ontarien, Tim Hudak, a lancé une idée aujourd’hui: amorcer la privatisation de la LCBO (Liquor Control Board of Ontario), l’équivalent ontarien de la Société des alcools du Québec, la SAQ.

    Selon lui, le gouvernement doit s’occuper de sujets comme l’éducation et la santé, pas le commerce de l’alcool.  (Il faut dire qu’en Ontario, le contrôle du monopole est encore pire qu’ici. On ne peut même pas acheter de bière au dépanneur ! Il faut aller dans un “beer store”)

    Le leader conservateur croit que les 1,4 milliards que rapporte la vente d’alcool ne seraient pas perdus puisque les taxes sur les produits demeureraient les mêmes.

    Vente partielle, privatisation totale… Tous les scénarios sont envisageables, dit M. Hudak, qui représente un comté électoral de la région de Niagara, où se trouve la majorité des producteurs de vins ontariens.

    Pendant ce temps, ces vignerons, eux, réclament le droit d’ouvrir leurs propres boutiques.

    Bref, le sujet est lancé sur la place publique en Ontario. Ici, on se concentre plutôt sur la taxe rétroactive imposée aux restaurateurs dans le dernier budget du gouvernement Marois. Mais le dossier mériterait grandement d’être ouvert.

    Il y a tant d’irritants dans notre gestion globale des questions liées à l’alcool, des taxes aux permis de bars et de restaurants, en passant par les mille et une aberrations imposées par le régime de monopole, qu’il faudrait presque tenir une consultation publique à l’échelle provinciale sur le sujet.

    On n’est plus dans les années 50. Le système doit être modernisé.


    • Si les redevances pour l’état restent les mêmes pourquoi pas.

    • Tout à fait d’accord.

    • Évidemment qu’il faut privatiser. Ce n’est pas le rôle d’un gouvernement que de gérer des magasins (ni des garderies d’ailleurs, mais c’est un autre débat). Et puis voyez ce que ça donne : des commis d’épicerie surpayés aux frais de l’État, et un monopole tentaculaire qui n’avantage en rien le Québécois moyen.

    • Je suis pour la privatisation sans réserves. Je n’ai pas entendu de bons arguments justifiant le contrôle étatique sur la vente au détail d’alcool. L’état peut conserver son pouvoir de taxation mais il n’est pas justifié qu’une société d’état détermine précisément les produits qui sont disponibles. La situation actuelle ne justifie pas, non plus, que l’on empêche à un citoyen de s’ouvrir un commerce spécialisé en Whisky ou en bières importées si c’est la carrière dont il rêve.

    • Ça va donner quoi ?

      Pour :
      - Ouverture de magasins plus spécialisés (vins, alcools, … )
      - … rien d’autre ..

      Contre:
      - Augmentation des prix pour les produits “réguliers” (entre $10-$15)
      - Réduction de l’offre, moins de grand acheteur, alors plus difficile d’avoir des “prix” sur le gros.
      - Fin de la garantie de retour des produits défectueux (c’est bête, mais le monopole à cet avantage là)
      - Fin de la distribution “équitable” des produits à la grandeur de la province

      Maximilien Lincourt.

    • Ça avantage le Québécois moyen qui veut de la variété. Entre les boutiques privées en Alberta ou à New York, et les LCBO/SAQ, le choix est pas comparable. Dans la moyenne gamme s’entend. Oui y’a des grands vins qui se trouvent partout mais je parle du choix pour le commun des mortels qui veut pas non plus boire du Caballero.
      Et pas sûr que le choix et la variété y serait dans un magasin de vin de Matane ou de Mont-Laurier (par exemple).
      Quant à ceux qui pense que ce serait moins cher… pas sûr. Oui les employés sont bien payés, mais le volume d’achat est énorme.
      C’est pas “in” de le dire mais j’aime la SAQ. :-)

    • Bonjour,

      Selon lui [le leader du parti Conservateur ontarien, Tim Hudak], le gouvernement doit s’occuper de sujets comme l’éducation et la santé, pas le commerce de l’alcool.

      – — –

      Je ne veux pas être méchant mais je suis plutôt porté à croire l’inverse de ce que soutient M. Hudak :

      - la vente d’alcool au gouvernement; l’éducation et la santé au privé.

      C’est parce que les problèmes financiers du gouvernement québécois ne se retrouvent pas du côté de la vente de l’alcool.

      Daniel Verret (Nadagami)

    • Juste à entrer dans n’importe quel Liquor Store aux USA.
      On trouvait du Julio Y Gallo à 20.00$ le gallon. :-)
      Sans farces, ils ont les mêmes produits qu’ici à des prix compétitifs.
      Cherchez quel est le budget d’opérations de la SAQ avec des employés aux salaires blindés, des décideurs, aux caissiers.
      Tout ça, ça se paie.

    • Ce n’est pas la mission de l’État de faire dans le commerce d’alcool. Par ailleurs, les employés de la SAQ sont trop bien traités. Vendons ça et payons la dette, du moins une fraction, une infinitésimale fraction mettons.

      respectable

    • re: ”On ne peut même pas acheter de bière au dépanneur ! Il faut aller dans un “beer store”. ”

      Alors, Mme, vous aimez la qualité de ce qu’on y vend dans ces dépanneurs du Québec?

      J’habite en Ontario et franchement on s’y habitue. Les ‘bons vins’ de la VQA sont chez la LCBO, pas les dépanneurs. On y trouve de la qualité. On ouvre à des heures raisonnables et on planifie en conséquence.

      Les ‘beer stores’ (assez souvent près des LCBO) vendent tellement de sortes de bières qu’on a de la misère à lire la liste sur le tableau tellement il y a du choix. Les LCBO vendent des bières internationales. On s’y amuse tellement il y a du choix.

      Vrai: il n’y a qu’au Québec qu’on peut trouver de la bière dans un dépanneur, et je dois dire, heureusement on y trouve de la Boréale rousse. Pour le reste, on repassera…

      De toute façon, plein de Québécois achètent leur bière chez Costco!

      L.Courchesne
      Ottawa.

    • À parité de revenus pour l’état, je suis totalement pour la libéralisation de la vente d’alcool. Ici au Québec l’état est trop impliqué dans des activités qui devraient être gérées par le privé.

      Marco Sirotti

    • @superlulu

      Ce n’est pas la SAQ qui fait que les prix sont élevés, mais les taxes. Ça ne changerait rien si c’était privatisé – les taxes demeureraient les mêmes. Dans les faits et pas selon les belles théories de certains, ce qu’on a observé en Alberta, où la vente d’alcool a été privatisée, c’est une augmentation des prix et une diminution du choix. Pourquoi ? Parce qu’un seul gros acheteur a un pouvoir de négociation bien plus grand que plusieurs petits acheteurs. La SAQ obtient de très bons prix des producteurs. D’ailleurs, brisons ici un autre mythe: si nous payons cher pour les vins plus courants, pour les vins de spécialité plus cher, les prix au Québec sont très concurrentiels.

      Bon, c’est sûr, si vous buvez du gros rouge qui tache, comme le Gallo, vous payez plus cher au Québec… Rappelons que l’alcool demeure un produit de luxe. Par ailleurs, on parle toujours du monopole de la SAQ comme si c’était une anomalie spécifique au Québec : faut vraiment être mal informé ! Beaucoup de pays ont opté pour cette solution, et ce n’est pas pour rien: parce que, justement, la vente d’alcool n’est pas un commerce comme les autres. Le but est d’en contrôler la distribution.

    • Madame Lortie

      Donnez-moi un seul avantage de garder la SAQ:
      * Son volume lui permet des prix moindres mais les dilapide en frais de gestion excessifs
      * Combien de petits vignobles intéressants n’ont pas accès à la SAQ qui n’aime pas les petits
      * Les magasins sont trop grands(Dispendieux)
      *Depuis la période Frigon la SAQ a gardé une approche monopolistique irrespectueuse
      * La SAQ est paresseuse ( Nous accepter les retours de bouteilles de bière…voyons donc)

      Que le gouvernement garde son pouvoir de taxation et que l’on privatise

      Vous lancer une pétition madame Lortie?

    • Faut-il rappeler que si Mike Harris, monsieur privatisation, n’a pas privatisé la LCBO à l’époque, c’est peut-être qu’il a jugé que ce serait désavantageux ? Le gouvernement de l’Alberta a vu ses revenus sur l’alcool diminuer suite à la privatisation. Primo, les profits ne vont plus dans les coffres du gouvernement, mais dans des poches privées, et le gouvernement a dû baisser sa taxe pour aider les commerçants en difficultés – parce que, faut-il le rappeler, ce sont les taxes qui font grimper les prix.

      http://archives.vigile.net/05-10/7.html#haut

    • On donne les licences aux Wal-Marts…

      Ils vont offrir que les produits gros vendeurs
      et les anciens employés des magasins de la SAQ
      iront travailler au salaire minimum…

    • ..La bière monopole gouvernemental en Ontario? Je vous laisse un texte qui dit exactement le contraire.

      «Brewers Retail, Inc., doing business as The Beer Store, owns and operates beer stores in Canada. It offers various beers, such as ales, lagers, stout beers, amber, blonde, brown, cream, dark, light, fruit, India pale ale, pale, pilsner, specialty, and wheat beer. The company was founded in 1927 and is based in Mississauga, Canada. Brewers Retail, Inc. operates as a subsidiary of Molson Coors Canada Inc.»

      «But probably the most important thing that you need to know is that we love beer as much as you do – so you know we’ll always be dedicated to bringing you your favourite brands from brewers around the world.»

      Au départ, les magasins s’appelaient «Brewers Retail» puis on les a appelés des «Beer Stores» pour des raisons qui me semblent évidentes. C’est une sorte de monopole mais privé et non étatique.

      Quant à privatiser la SAQ, je suis contre, pour l’ensemble des raisons déjà exprimée sur ce blogue.

      J-F. Couture.

    • C’est certain que le vin est moins cher aux USA. Dans l’état de New-York la taxe est de 8,5% sur une bouteille de vin, c’est moins que la TPS et la TVQ combinée. Au Québec, on ajoute l’énorme majoration de la SAQ qui est aussi une taxe. Puis, faut pas se leurrer, si le gouvernement libéralise la vente d’alcool et abandonne la SAQ, il devra remplacer son dividende avec d’autres taxes ou des hausses d’impôt.

      Avoir de l’alccol pas cher comme aux USA et en tirer les mêmes revenues pour l’État c’est de la pensée magique.

    • Pas sur que les employés de la SAQ serait bien content de perdre leur gros salaire (comparativement a un travail comparable au privé)…

    • Le rôle de l’État n’est pas d’assurer aux citoyens un approvisionnement en vins et alcools peu importe où ils habitent.

      À ce compte-là, l’État devrait intégrer la vente du chocolat fin car certains citoyens y ont droit et d’autres non. Même chose pour les hotels de luxe: y en a à Montréal et Québec mais pas à Aylmer.

      Et lâchez-moi avec “la vache à lait”. Les profits se font sur les taxes sur l’alcool. Que cet alcool soit vendu par le privé ou le public ne change rien au pourcentage.

    • Ok pour une privatisation pourvu qu’elle se fasse sur la bourse. Le cas échéant, j’achète des actions et je me mets à prendre un coup. Histoire de veiller sur mes intérêts, bien sûr…

    • Les chiens de pavlov du lib

    • On se fait voler en tant que consommateur au Quebec. En plus du fait que les spéciaux de la SAQ sont ridicules, même comparé à LCBO.
      Allez faire un tour au New Hampshire, dans un des Liquor and wine outlets de l’état (liquorandwineoutlets.com). Pratiquement la moitié des produits sont en spécial chaque mois, au lieu de quelques produits avec 1.50$ de rabais ici.
      Petits exemples:
      Vodka Grey Goose: 26$ (22$ en spécial) vs 45$ SAQ.
      Chateau St-Jean Cabernet (14$, 11$ en spécial) vs 20$ SAQ.
      La Vieille Ferme 8$ vs SAQ 14$ !!!
      Wolf BLass Yellow Label 13$, (10$ en spécial) vs 18$ SAQ.
      Ce ne sont que quelques exemples au hasard….

    • D’accord avec le point de vue que le rôle de l’État n’est pas d’assurer aux citoyens un approvisionnement en vins et alcools.

      Mais dans les faits, la taxation élevée d’un produit et la vente libre ne font pas toujours bon ménage. Le tabac en est un bon exemple.

      Le gouvernement devra mettre en place une structure pour percevoir cette surtaxe sur l’alcool, contrôleurs, inspecteurs etc, ça aussi ça coute cher.

    • Privatiser la SAQ serait une décision stupide. Partout où ça a été fait, ça a coûté plus cher pour le consommateur. Ce qui coûte cher en ce moment, ce sont les taxes, pas autre chose. C’est à l’État de gérer la vente d’alcool, bien sûr, parce que c’est un produit qui peut être dangereux. Toutes les études démontrent que de privatiser mène à :

      — Des prix plus élevés pour les consommateurs (la marge de profit) ;
      — Moins de revenus pour l’État (un demi-milliard en dix ans pour l’Alberta !) ;
      — Plus de dépenses en frais de santé.

      Ceux qui veulent privatiser sont inconscients et ne connaissent rien à ce sujet.

      Il faudrait plutôt renforcer le rôle social de la SAQ en éliminant les agences privées en région et en ouvrant davantage de succursales.

    • Quelques études faisant état des dangers d’une privatisation de la vente d’alcool.

      1) Flanagan, Greg. Sobering Result : The Alberta Liquor Retailing Industry Ten Years After Privatization [Un résultat qui fait dégriser : l’industrie albertaine de la vente d’alcool dix ans après la privatisation], Canadian Centre for Policy Alternatives and Parkland Institute, 2003.

      Cette étude démontre que la privatisation de la vente d’alcool en Alberta a privé la province de 500 millions de dollars en une décennie, sans même parler des coûts reliés à une explosion des condamnations pour conduite avec facultés affaiblies et de la hausse de la violence reliée à l’alcool.

      2) Association des consommateurs du Canada. Privatization of BC’s Retail Liquor Store System : Implications for Consumers [La privatisation du réseau de vente d’alcool en Colombie-Britannique : les conséquences pour les consommateurs], 2003.

      Cette étude démontre que les prix étaient systématiquement plus bas en Colombie-Britannique qu’en Alberta avant la privatisation en Colombie-Britannique. De plus, le choix de produits était plus faible en Alberta, alors que les grosses succursales étaient souvent remplacées par de petits points de vente privés.

      3) « La plupart des magasins de vins et spiritueux de Vancouver (en province, c’est encore pire) sont des endroits glauques, mal entretenus, sales, dégarnis, offrant une sélection souvent médiocre et un service à l’avenant. Le paradoxe est navrant : voici une ville en plein boum économique, où le moindre condo dans une nouvelle tour coûte au bas mot 400 000 $, dans des quartiers où les places de stationnement intérieur sous ces tours se vendent 60 000 $ et où il y a plus de voitures de luxe par habitant que dans n’importe quelle autre ville du pays, mais où les magasins de vente d’alcool de l’État ont l’air de vieux dépanneurs décrépis. […] Vous trouverez mieux, pour le choix, les prix et le service, dans n’importe quelle succursale de la SAQ ou de sa cousine ontarienne, la LCBO. »

      Marissal, Vincent. « L’argent du vin : Le pire des deux mondes », La Presse, 14 avril 2007, p. ACTUEL6.

      4) Stockwell, Tim. « Impact on alcohol-related mortality of a rapid rise in the density of private liquor outlets in British Columbia: a local area multi-level analysis » [L’impact sur la mortalité causée par l’alcool dans un contexte de croissance rapide de la densité de points de vente d’alcool privés en Colombie Britannique], Addiction, Abingdon (Angleterre), avril 2011, 9 pages.

      Cette étude fait état d’un lien de causalité entre les morts causés par la surconsommation d’alcool et le nombre de points de vente privés. En d’autres mots : le privé tue.

      5) Carlson, Janice. Report of the 2008-2009 Liquor Retail Store Compliance Check Project Liquor Control and Licensing Branch [Rapport du projet de vérification du respect de la réglementation dans les commerces de vente d’alcool en 2008-2009 de la LCLB], Ministry of Housing and Social Development, 14 juillet 2009.

      Après la privatisation de 2003, le gouvernement a fait en partie marche arrière, si bien qu’aujourd’hui cohabitent des succursales publiques et privées. Ce lien fait état d’une comparaison entre l’éthique de vente (pas de vente aux mineurs) appliquée dans le public et le privé. Dans le public, au printemps 2008, l’enquête fait état d’un respect de l’éthique de vente de 77%, contre seulement 24% à 36% pour les succursales privées. En clair : les points de vente privés ont un incitatif pour vendre aux mineurs.

    • Et qui finirait par prendre le contrôle des succursales privatisées, pensez-vous? Non je regrette, mais vive la SAQ! Avec le Québec qu’on a de ce temps-là, c’est un moindre mal!

    • Financièrement parlant, la privatisation de la SAQ serait une mauvaise décision pour l’État. Les ristournes envoyées par la SAQ au gouvernement frisent le milliard de dollars par année, ça n’inclue pas les taxes. Pour le consommateur, aucune entreprise privée ne pourrait offrir autant de choix, et la SAQ est aujourd’hui considérée comme un des plus gros acheteurs au monde, les prix élevés des vin est avant tout le fait des taxes qui sont parmi les élevées au monde…

    • Ceux qui comparent le prix aux USA à celui de la SAQ pour dire que la SAQ doit être éliminée sont dans le champ pas à peu près. La différence, ce sont nos choix quant à la taxation. C’est pour ça qu’à peu près tout est moins cher aux USA même si ce sont les mêmes compagnies qu’ici qui vendent les mêmes produits.

      Une entreprise privée aura à imposer les mêmes taxes et devra vendre aussi cher, sinon plus.

      Et on aura droit à un free for all avec une sélection aléatoire. Allez aux USA ailleurs que dans une ville d’un million d’habitants, vous aurez une idée de ce que ça donne.

      Et pour ceux qui trouvent un bon vin, ils peuvent déjà l’importer. Mais ils ne le font pas. Il y a de bonnes chances qu’un fournisseur privé ne le fasse pas plus…

    • @madmaf

      Ne faites pas de désinformation svp ! La SAQ prend une marge de profit sur les bouteilles qu’elle vend.

      Faudrait quand même pas raconter n’importe quoi.

    • En Alberta, il est TRÈS difficile de trouver une belle bouteille de vin rouge hors des deux grandes villes de la province.

      Au Québec, on trouve une sélection considérable de belles bouteilles à des endroits comme Royn-Noranda ou Sept-îles.

      Il faut penser à cet aspect-là. Les Québécois boivent bien et boivent des produits variés PARCE QU’ILS ont accès à ces produits, et pas juste au centre de Montréal et de Québec. Je connais des gars qui ont des petits emplois et des petites paies, et qui se paient une belle bouteille avec leur blonde, de temps en temps. Non pas parce que le vin est abordable (il est plutôt cher), mais parce qu’il est disponible dans leur petite ville. Pas juste la piquette d’épicerie, les coolers à la vodka et le gros gin, mais une véritable sélection.

    • La SAQ m’offre plus de choix dans toutes les régions du Québec que les liquor store aux É.-U. Bien sûr, je paie beaucoup plus cher une bouteille de vin au Québec, mais quand on considère le dividende remis annuellement au gouvernement par la SAQ pour nos services de santé par exemple, je ne peux m’empêcher de penser aux coûts des assurances-maladie aux É.-U. Le contrôle de l’État a ses bons côtés, même qu’il offre d’excellents emplois à beaucoup de gens. C’est vrai qu’il y a bien des jaloux qui voudraient détruire et ôter aux autres tout ce qu’ils n’ont pas, mais ça c’est une autre histoire.

    • Ce (long) commentaire n’a pas vraiment de fil directeur, il s’agit de réflexions en lien avec les autres commentaires lus plus haut.

      À tous ceux qui aiment les comparaisons avec les États-Unis S.V.P….le contexte (taxes, etc.) n’est vraiment pas le même.
      J’habite à la frontière du Maine et je pourrais faire la même comparaison avec le prix de l’essence (les taxes font grimper le prix de notre côté de la frontière).

      Avec les revenus de taxes de l’alcool, on se paie tout plein de services, je ne crois pas avoir besoin de vous les énumérer. Sauf que pour certain j’aimerais rappeler que je n’ai pas encore vu de péage sur les autoroutes (je n’ai pas parlé de pont), ça ne me coûte pas trop cher pour m’éduquer, c’est rare que je paie lorsque je vais à l’hôpital. Est-ce que je continue ?

      La mission de la SAQ n’est pas d’être le Wal-Mart ou le Costco du vin, juste à voir les objectifs de ristournes au gouvernement pour comprendre. Elle doit redonner le plus d’argent possible à son actionnaire (gouvernement) et elle doit être présente le plus possible dans des régions où le privé ni verrait aucun intérêt. Dégelis, Rivière-Bleue, Disraeli, Rivière-au-Renard, Gracefield, pensez-vous que le privé aurait un point de vente avec un minimum de 400 produits dans ces magasins ?

      Les frais de gestion sont à la baisse à la SAQ depuis au moins 5 ans. Les normes du commerce de détail sont de plus en plus appliquées, c.-à-d. indicateurs de gestions (ventes au pi2, ratio salaires, etc.).

      Là ou l’Alberta a le plus perdu d’argent dans la «privatisation» c’est au niveau des immobilisations, or la SAQ n’est propriétaire d’aucun (des quelques 400) local qu’elle habite.

      La clientèle a été perdante en Alberta, pas nécessairement à cause d’une hausse, mais au niveau du choix de produit hors des grands centres. Les employés ont perdu en salaire évidemment (près de 20% en diminution salariale). Le gouvernement, lui, tire sensiblement le même niveau de revenu avec les taxes.

      Frigon signe d’une ère monopolistique irrespectueuse ? Il est plutôt responsable de la fin de l’ère «comptoirs» et du début d’une approche commerciale comme on en retrouve dans les épiceries et les grandes surfaces. La SAQ tire de plus en plus de revenus de la vente d’espaces en magasin (réfrigérateurs, bouts d’îlots, produits sur la première page des circulaires), ce sont des revenus auxquels la SAQ se privait avec l’ère Frigon. Les promotions (10%, bouteilles gratuites) viennent de Frigon aussi.

      Si les produits du terroir ne se retrouvent pas en tablettes, c’est un effet pervers du «marchandisage», il faut payer pour entrer sur le listing et il faut vendre un certain volume pour y rester. Blaise Renaud (dans l’affaire Béha) l’a bien démontré, être sur les tablettes est un privilège et non un droit. Je n’ai rien contre le terroir, mais il faut que ce soit bon, ça ne me dérange pas de payer 3-4-5$ de plus pour un bouteille comparable qui vient du Québec, mais il faut que la qualité soit au rendez-vous. Y’a-t-il de bons vins au Québec ? Oui, quelques-uns, mais pas assez pour justifier une section complète. L’ouverture qui pourrait être faite est au niveau des points de vente, pour l’instant ils ont droit seulement dans leur établissement et dans les marchés publics, étendons ça aux épiceries ça va leur permettre de vendre plus de bouteilles et augmenter leurs revenus.

      Ceux qui évoquent le pouvoir d’achat de la SAQ ont tout à fait raison. Ce pouvoir ne se fait pas nécessairement sentir avec les produits plus abordables (Fuzion, Gallo, Ménage à Trois, Liano), mais au niveau des produits plus rares. Avec l’émergence des pays asiatiques (au niveau de vin) la concurrence est féroce pour les grands crus. Je ne crois pas qu’un magasin de quartier pourrait avoir le volume et négocier l’achat de Moutons Rothschild, de Haut-Brion. Un exemple récent est le vin numéro un de Wine Spectator en 2007, soit le Clos des Papes, la SAQ le vendait moins cher qu’aux États-Unis, car la spéculation ne pouvait entrer en jeu puisque l’achat avait déjà était fait et la majoration de la SAQ est fixe et non selon la «saveur du mois».

      Est-ce que je crois que la SAQ devrait être privatisée ? Ma réponse est oui.

      Est-ce que ça se produira, je ne sais pas, mais il pourrait y avoir une certaine libéralisation du marché.

      Pourquoi les épiceries ont le droit de vendre certains types de vin ? Pourquoi ne pas leur permettre de vendre le Top 20 des ventes de la SAQ ? Entre le Fuzion et la Wallaroo, je ne vois pas une grande différence, et au niveau des revenus il pourrait y avoir une certaine augmentation.

      Une boutique ayant pignon sur rue pour les importations privées pourrait être envisageable, la soif des geeks du vin pourrait être étanchée. Le Jura est à la mode ces temps-ci, le marché de l’importation privée en profite grandement, pourquoi pas le consommateur qui recherche de nouvelles expériences.

      La bière se retrouve en épiceries et dépanneurs, s’ils y sont c’est à cause de leurs lobbys. Les grands noms du vin au Québec (Constellation, Mark Anthony, Marchand de vin, etc.) pourraient faire pression eux aussi, à moins que le système actuel ne leur profite.

      Merci de me publier.

    • “Allez aux USA ailleurs que dans une ville d’un million d’habitants, vous aurez une idée de ce que ça donne.”

      Désolé mais c’est royalement faux. Exemple simple, Lee au NH n’a même pas 5000 habitants et leur liquor store est 3 fois plus grand (en surface et produits) que n’importe quelle saq sélection.

      “La différence, ce sont nos choix quant à la taxation. C’est pour ça qu’à peu près tout est moins cher aux USA”.

      Que ce soit un peu plus cher ici d’accord, mais quand on parle de presque le double du prix pour un même produit ça ne tient pas la route. La taxe n’est quand même pas de 100%.
      Un autre aspect où l’on se fait avoir avec la SAQ est que dès qu’un produit commence à être populaire son prix explose (exemple La Vieille Ferme). Des vins à 9-10$ finissent par se vendre 14-15$.

    • @ stridulation

      Je ne dis pas n’importe quoi. Faire référence aux profits lorsqu’on parle de monopole, c’est ridicuel. C’est facile de faire des profits quand on a un monopole. Donnez-moi le monopole des bouchons de bains et je vais en faire, des centaines de millions en profit. Faut pas du talent, faut juste des lois qui empêchent la concurrence… Pas besoins de grands gestionnaires…

    • Arrêtez moi ça… S’il y a un produit qui est vendu c’est que quelqu’un empoche un profit, avec la SAQ c’est nous qui l’empochons. Ils ont donné l’an dernier 1 milliard de redevances, auquel on ajoute 900 millions de droits et de taxes.

      Le fait d’avoir la SAQ ça nous garanti d’avoir accès à du bon vin où qu’on soit.

      Et les employés sont oui bien traités, mais c’est le minimum qu’on doit s’attendre d’une entreprise d’état qui génère autant d’argent. Même si je pense que les gens exagèrent pas mal le salaire que ces employés font.

      D’un autre côté il faut s’assumer parce qu’en tant que société nous sommes un peu socialistes, surtout au Qc, et on ne doit pas juste “socialiser” les dépenses, quand on a un revenu intéressant et un système qui fonctionne on doit s’en servir pour payer nos programmes sociaux.

    • “ridicule” et non ridicuel … haha

    • non seulement la SAQ prend une marge de profit sur les produits, mais elle est massive, cette marge. Renseignez-vous.

      Une bouteille de vin achetée ici 20$ est en réalité payée au producteur environ 2 ou 3$… Et ce ”cost” doit inclure la commission au représentant local, la pub, etc.. (!)

      Il n’y a pas 17$ juste de frais de transport et taxes là dedans. Non, c’est du profit brut.

      Ceci dit, je ne suis pas outré par cette marge de profit puisque nous avons un réseau de boutique d’alcool qui est probablement dans les meilleurs de la planète. Moi non plus je n’ai pas le goût de payer un peu moins cher mais d’être dans un vieux dépanneur où les bouteilles de vin sont entreposées n’importe comment et avec des commis qui ne savent même pas quelle couleur est un vin rouge.

    • Je suis sommelier et je travailles avec les vins d’importation privée. Mon avis est qu’il faut la saq et les boutiques privées avec le même niveau de taxes sur les deux. Pourquoi? Parce qu’ils font un travail différent. La SAQ nous sert des vins comme les producteurs de musiques pop nous servent la musique. En contrepartie elle s’occupe de tout le Québec. Les autres vins, pour initiés, commandés à la pièce, qui sortent du cadre, devraient tout de même être disponible plus facilement et en plus petite quantité chez des marchands qui se comparent au petits disquaires. Si le vendeur ne vous a pas parlé de l’approche de l’artiste, imposible de comprendre. Si je vous sert un vin trouble avec une pointe de volatile et du gas résiduel sans vous le dire, impossible que vous soyez content. Voilà pourquoi la SAQ a un cadre aussi rigide.Pourtant, une fois habitués, vous ne reviendrez jamais aux vins dénaturés industriels Et vidés de sens qu’on nous sert majoritairement sur les tablettes. Chacun son magasin pour le bonheur de tous.
      Benoit Daviau – Daviau Sommelier

    • Je vais être «cruel» et égoïste:
      Vivement que nos voisins ontariens privatisent les jus de plaisir:
      a) La mafia va metter la main dessus
      b) Le Québec va TOUT mettre en oeuvre pour éviter que la mafia fasse de même ici
      c) Il va y avoir de la concurence «à côté»
      c) Les prix vont baisser au Québec
      d) Ça va forcer la SAQ à mieux gérer
      Allez, chers voisins…. pour une fois que vous allez vous «mouiller» les pieds., et les mains, et le nez…

    • Je vais “pousser” encore plus loin: je voudrais une étude qui démontrerait l’énorme pouvoir d’achat qu’auraient réuni la SAQ et la LCBO et la qualité et la quantité de produits qu’elles pourraient présenter.

      PS: La SAQ est le plus gros, le premier acheteur de vins français. Donc pouvoir d’achat. La qualité et la quantité de produits offerts sont incomparables. Qu’est-ce que le petit commerçant privé de SAint-Zouinzin pourrait offrir? Poser la qustion est y répondre!

      PS: la qualité du service dans les succursales de la SAQ est remaquable. Bravo la SAQ!

    • Comme souverain, je crois que la mafia, la ndrangheta ou whatever mettrait la main là-dedans. Une bonne place pour lessiver de l’argent sale!

    • Ce n’est pas une question de profit car la SAQ pourrait continuer d’exister, par exemple, en tant que grossiste qui permettrait aux commerçants d’obtenir de meilleurs prix et ainsi garder une marge bénéficiaire, tout en permettant au gouvernement de prendre des taxes.

      La question est: estce que c’est le role de l’Etat que d’être dans la vente de détail? Et si oui, pourquoi dans ce cas seulement dans la vente d’alcool? Pourquoi pas la vente de pain? On pourrait faire de beaux profits aussi. Pourquoi pas la vente de patins ou de traineaux?

      Le rôle de l’État n’est pas d’assurer un bonheur vinicole aux habitants de tous les coins du Québec. Il ne le fait pas pour la bière et partout au Québec on trouve des bières micro-brassées. On ne trouve pas Delirium Tremens dans les dépanneurs mais il y a amplement de choix pour satisfaire celui qui veux une bière de qualité. Ce n’est pas différent du vin.

      La SAQ nous sert mal car pour avoir un espace sur les tablettes, ce n’est pas une question de qualité de vin mais de vente et il y a des quotas à atteindre. Donc, le client passe en troisième.

      Je rêve d’ouvrir ma propre boutique de vins, spécialisée en champagne et vin tranquille de la Loire. La Champagne offre des bijoux à des fractions du prix de la Veuve et des autres grandes maisons. Mais non! On n’y a pas droit. La Loire offre des superbes vins de Chinon. Y a t-on droit? Ben non! Nous on a droit à du Pisse Dru!

      Où sont les Côtes Roties? Où sont les Beaunes? Rien de tout ça. Mais des Graves, en veux-tu, en v’là. T’en veux pu? En v’là d’autres! Et des dizaines de vins marocains et algériens remplis de sucre.

      Et vous êtes contents? Tant qu’on a notre George Duboeuf….

    • @B100 (B. Daviau)

      Et quelle est la différence avec le ramassage – à notre SAQ préférée – de vin en importation privée?

      Nous allons au Salon de l’importation ou en dégustation privée, prenons en note les vins qui ont de l’intérêt envoyons la liste des vins que nous voulons à des importateurs qui s’occupent de faire livrer le tout dans la SAQ la plus près de chez moi. Nous échangeons nos importateurs préférés avec des amis et ils font de même. De toute façon, comme vous l’avez dit, le client typique des importateurs prends le temps de les trouver, et va à la SAQ pour compléter sa sélection.

      Je ne suis pas convaincu que d’avoir 5 ou 6 importateurs avec pignon sur rue nous faciliterait nécessairement la vie… et je suis à peu près convaincu que ça deviendrait un marché ou les importateurs sérieux demanderaient rapidement d’avoir de la protection gouvernementale face aux charlatants… ce marché ne sera pas différents des autres!

    • “Désolé mais c’est royalement faux. Exemple simple, Lee au NH n’a même pas 5000 habitants et leur liquor store est 3 fois plus grand (en surface et produits) que n’importe quelle saq sélection.”

      Avoir un contre-exemple n’est pas garant d’avoir raison. Lee est une petite municipalité mais est située près de la I-95 (et pas loin de la I-89/I-93). Son Liquor Store ne vit pas de vente locale mais de vente des automobilistes allant vers Boston.

      Un des avantages de la SAQ est qu’en moyenne, la sélection y est plus variée hors grands centres urbains que dans les endroits (provinces/états) où la vente est privatisée.

    • Quand tu as une vache qui te fournit du lait, tu ne la tue pas pour faire des steaks et des gants de baseball.

      En d’autre termes, la SAQ rapporte plus aux québécois en étant publique qu’en étant privée. Pour être vraiment clair, elle fournit un apport plus rentable en revenus aux québécois que sa valeur de vente.

      En ce qui concerne le prix de l’alcool, il ne serait pas vraiment différent au privé: la majeure partie du coût est lié aux taxes, et la cote de profit exigée par le privé serait similaire aux gains qu’elle aurait en réduisant les salaires et les conditions de travail.

      N’oublions pas que l’alcool est un produit de luxe et un produit causant des coûts de santé importants, assumés collectivement.

      Quant aux choix d’alcool, vous pouvez toujours faire importer vos bouteilles.

      End of Story.

    • Retenez moi de rire quelqu’un… Des libéraux qui suggèrent à Pauline Marois de vendre la SAQ… à des péquistes? Ce qu’on va s’amuser…

    • Bravo à Baal66, qui, contrairement à l’auteure du billet, a fait plus que donner son opinion : il a fait un peu de recherche et a partagé les résultats, au lieu d’avoir un autre beau “Moi, je pense que…” Des opinions basées sur des anecdotes et ses goûts personnels, il y en a des millions chaque jour. Les opinions réellement éclairées sont beaucoup plus rares. Trop facile de lancer un autre pavé dans la marre à partir de ses impressions personnelles.

    • Madame Lortie,

      La question n’est pas de savoir si la SAQ devrait être privatisée ou non. Who cares?

      Le problême dans la commercialisation des alcools est plutôt le suivant: l’impossibilité de pouvoir se procurer du vin de qualité dans les dépanneurs ou supermarchés. Et là, je ne parles pas de vins dispendieux mais de bonnes petites bouteilles à 10-12$.

      Messieurs les génies de la SAQ , au cas où vous ne le sauriez pas, il arrive des situations où on a loupé les heures d’ouvertures des succursales de la SAQ. ….taratata imprévoyant consommateur, va t’acheter une superbe bouteille d’Harfang des Neiges ou de L’Oiseau Bleu au dépanneur et avec ça, en prime, t’a gagné un bon mal de bloc le lendemain. Ha ha ha, ça t’apprendra espêce de tête de linotte . Une petite claque sur les doigts avec ça, et non mononcle, je ne recommencerai plus je le jure.

      Et surtout merci beaucoup messieurs les Prix Nobel de la SAQ et du Gouvernement de n’avoir jamais pu régler, et ce depuis des décennies, ce très complexe problême (que je classe tout de suite après l’envoi d’une navette spatiale). On voit bien que nos politiciens et dirigeants de NOTRE SAQ sont des petits vites et ont nos intérêts à coeur.

      Salutations.
      - yoland_gingras (yo).

    • Ce n’est pas le rôle d’un gouvernement que de gérer des magasins (ni des garderies d’ailleurs, mais c’est un autre débat). Et puis voyez ce que ça donne : des commis d’épicerie surpayés aux frais de l’État, et un monopole tentaculaire qui n’avantage en rien le Québécois moyen. Vivement la privatisation talmudique de la SAQ.

      Moshé Levy

    • Pour les adeptes de privatisations, en 2010/2011 l’impôt total des sociétés perçu par le gouvernement du Québec était de 3,9 milliards de dollars. ( http://www.etatquebecois.enap.ca/docs/ste/finances_publiques/a-revenus-totaux.pdf )
      Seulement pour l’exercise 2011/2012 près de 4,2 milliards a été versé dans les coffres du gouvernement sous forme de dividente. Naturellement ces sommes n’inclues pas les taxes perçues, seulement le dividente Donc ces 3 mauvaises entreprises très mal gérées ont rapporté près de 300 millions de plus que toutes les autres entreprises privées du Québec. Voici les dividentes versése par ces 3 entreprises. Loto-Québec 1,2 milliard$, Hydro-Québec 2 milliards$ et SAQ 1 milliard$. Avons-nous les moyens de privatiser ces entreprises, la réponse est évidente pour moi.
      Michel Caron

    • aores les scandales qui se succedent , la fonction publique qui ne cesse d’augmenter , je ne m’arreterais pas a la SAQ , il y a une plethore d’organisme publique totalement inutile (non , ok ca sert a placer les amis et leur donner une job a vie sur le dos des cochons de contribuables) , le gouvernement ne devrais pas avoir le droit 1) d’engager et 2) payer plus que 5% de la population globale , pcq pares il y a une mechante derive comme maintenant , 18% de la population votante dans un groupe syndique , et on ose appeler ca une democratie , moi j’appele ca une dictature , puisque aucun parti ou politicien ne s’y oposera puisque ca signifierais son arret de mort , un suicide politique

      tom bombal mtl

    • Parfaitement d’accord. Cela élargirait le choix, laisserait dans les quartiers des boutiques de toutes natures et créerait de l’emploi, moins rémunérateur certes, mais plus démocratique.
      Jacques Saint-Cyr

    • Le meilleur commentaire, c’est celui de Baal666. Fouillé, argumenté et référencé.

      Pour un produit non-essentiel, qui rapporte de beaux profits et qui donne des emplois tout de même bien payé, pourquoi ne pas maintenir le monopole d’État ? Je doute que le prix baisse avec une privatisation, mais je suis certain que les conditions de travail des employés se détérioront.

      Simon Chartrand

    • Et j’ajoute : les employés de la SAQ sont, pour la très vaste majorité, sympathique, attentionnés et ont de bonnes connaissances des produits. Le service est très bien. J’aime beaucoup.

      Simon Chartrand

    • Il me semble que le concept de franchise a fait ses preuves depuis quelque dizaines d’années? Pourquoi je ne pourrais pas avoir une concession, être obligé de tenir en stock une certaine variété. avoir la possibilité d’employé de véritable conseillé en vin qui s’y connaisse.

      Offrir des cours, etc… Ce serait génial non?

      Mais attention au central syndical la CSN va tout faire pour sauver ces millions en revenue d’employés de la SAQ.

      Bwernard Théroux
      Hochelaga

    • Power Corp veut se lancer dans la vente de vins et spiritieux?

    • bravo, bravo, Mme …on vit dans le 21 siècle pas dans la période de la prohibition…tous ce qui entoure l’alcool au QC (lois, réglements, vente etc) est une honte…j’espère qu vous continuerez à militer pour des changements….et pour ceux qui ne croit pas que c’es une bonne idée…sortez de l’Amerique du Nord..allez en Europe pour voir combien ça coute une bouteille de vin. ou comment les gens sont traités comme des adultes responsables quand ils choisissent de boire de l’alcool pas comme des retardés& irresponsables..et pour l’État il tirera les même taxes car les gens continueront à boire la même quantité….

      et pour la bouffe dans la rue à Mtl, la même chose, ils nous traitent des imbéciles….

    • Le prix plus élevé du vin au Québec à cause du salaire des employés de notre monopole d’État??? !!!

      Discours simpliste de droite.

      Je viens de m’acheter une lentille pour ma caméra numérique: son prix régulier partout au Canada est de 600,00$. Son prix régulier partout aux Etats-Unis est de 479,00$

      Aucun monopole d’État ici; tant le producteur, que les fournisseurs, que le transporteur et les vendeux sont des firmes prives.

      Idem avec les voitures, idem avec les télés, les systèmes de son, les…

      Vous expliquez ça comment?

      Tant qu’à payer plus cher de toute façon je préfère le faire à une société qui appartient à tous les Québécois et dont les profits servent entre autres à financer nos systèmes de santé et d’éducation entre autres.

      J’aime ma SAQ.

    • Moderniser, oui. Privatiser, absolument pas. Le député Hudak représente les intérêts de sa plus importante communauté d’affaires. Il ne propose pas cela de manière désintéressée.

    • @moshe_levy,

      C’est quoi votre problème? Vous me volez mes misérables quelques lignes, et vous ajoutez un passage débile en prime? Si votre but était de me faire changer d’idée, ça marche : vive la SAQ!

    • La SAQ devrait tripler les taxes sur leurs bouteilles de poison pour faire baisser la consommation le plus possible

    • “ne seraient pas perdus puisque les taxes sur les produits demeureraient les mêmes”

      ETES VOUS FOU!!!!!

      100% des profits de la SAQ sont en fait… une TAXE. Donc si on privatise, il est mathematiquement EVIDENT que soit la qualite des service et du choix sera grandement reduit, OU que les prix devront augmenter de maniere faramineuse… profit de l’entreprise prive exige!

      Autrement dit… on se fait deja avoir par le monopole de la SAQ… en plus faudrait AUSSI se faire avoir doublement par le prive??? Etes vous tous tomber malade???

    • @mathieun

      C’est clairement intéressé, en effet. Beaucoup lorgnent vers les profits qu’ils pourraient tirer de la vente d’alcool – et certains tinamis du pouvoir espèrent sans doute pouvoir acquérir les infrastructures de la SAQ à prix d’ami…

      L’IEDM, au Québec, a publié une étude sur la privatisation de la SAQ accumulant les faussetés – on sait pour qui il travaille… Certains groupes d’intérêt relancent régulièrement le débat, ce n’est pas nouveau – dans les années 80, le PQ avait essayé de privatiser la SAQ et avait été obligé de faire marche arrière.

      Je ne vois pas l’intérêt de vendre une vache à lait, sauf pour le privé qui veut avoir accès à l’assiette au beurre.

    • adpi, vous aurez la gentillesse de ne jamais m’inviter dîner chez vous, hein? J’en ai déjà soupé de ce genre de moralisme puritain. Bizarre, car j’ai vécu en Italie où le vin est très peu cher, et les abus rares. Les pires que j’ai vus, outre l’histoire terriblement triste des peuples indigènes ici et ailleurs, était dans des pays plus nordiques où l’alcool était nettement plus cher.

      Je ne tiens pas à la privatisation, parce que je suis contente que les salariés ont un revenu décent (j’ai un ami qui travaille à la SAQ et qui est jeune père de famille). C’est vraiment triste que tant de commis vivotent au salaire minimum.

      Par contre, je ne comprends pas pourquoi le vin est tellement plus cher ici qu’en Ontario (on ne peut pas comparer avec les USA, où il y a peu de services de santé et sociaux). La SAQ est bien trop gourmande.

      Je ne vois vraiment pas un peu de vin au souper comme un “luxe”, à moins de trouver que tout ce qui dépasse le pain sec en est un.

      Les abus, c’est une autre question, dont les racines sont souvent sociales, parfois culturelles.

    • Que la SAQ soit une société d’État ou une société privée n’est à mon avis secondaire. Bien que je considère que ce n’est pas à l’État d’être propriétaire et gestionnaire de magasins de vins et liqueurs. Mais si un telle société d’État était concurrentielle sans fausser le marche, pourquoi pas.

      Ce qui dérange par contre ce sont les réglementations quasi-monopolistiques pour cette entreprise d’État. Je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas avoir le droit d’acheter les vins que je veux à des conditions normales au Québec ou ailleurs. Et je ne vois pas pourquoi des producteurs de vins du Québec ne devraient pas avoir le droit d’écouler leurs vins de la manière qu’ils jugent la plus appropriée. Je ne vois pas pourquoi les producteurs des autres provinces ne devraient pas avoir ce même droit au Québec (et réciproquement). Début des années 1980 (et oui, c’est loin …) j’ai fait la découverte d’un excellent Chardonnay de la région de Niagara (sur un vol Paris-Toronto) – que je devais aller chercher à Ottawa à défaut de pouvoir l’avoir à la SAQ à l’époque. Je suis allé acheter des vins du Nouveau Brunswick il y a quelques années – rien d’extraordinaire, certainement pas une raison pour un voyage, mais des comparaisons intéressantes à faire.

      Malgré les quelques avantages pour la plupart des clients – le choix à la SAQ aujourd’hui est excellent, le service à la clientèle dans l’ensemble aussi – une libéralisation du marché devrait non seulement apporter dans l’ensemble des baisses de prix, mais permettre à de nouveaux produits d’entrer plus facilement sur le marché. L’approvisionnement par contre pourrait en souffrir dans certaines régions.

      Pour l’argumentation sur les prix: “nous ne sommes pas là pour vendre du vin, mais des taxes”. Citation d’un employé de la SAQ.
      Les prix surfaits des vins au Québec ne sont possibles que par le quasi-monopole. Donc en plus des taxes, le consommateur au Québec paye une taxe de fait additionnelle au gouvernement par des dividendes excessifs réalisés sur un marché du vin fermé à la concurrence.
      C’est un choix.
      A mon avis pas le bon.

    • Trouvez l’erreur, l’Alberta est la seule province qui a privatisé, conséquences:

      C’est là que l’alcool se vend le plus cher au Canada, les Costco, Sobey’s et autres Safeway ayant fait main basse sur le marché de l’alcool, ils imposent leurs prix et l’état ne touche pas grand chose.

    • @lagatta

      Le vin n’est pas tellement plus cher au Québec. ;) En moyenne, sur les vins de consommation courante, la différence est de 2$. Les vins de plus de 20$ par contre sont moins chers au Québec.

      Ça ne dépend pas de la gourmandise de la SAQ, mais du marché qui est différent. Les Québécois sont de plus gros consommateurs de vin, les Ontariens consomment plus de spiritueux : or, les spiritueux sont plus rentables – bouteilles plus chères pour le même volume. LCBO vend par ailleurs les spiritueux plus chers qu’ici ou au même prix, et tire de ces ventes une bonne partie de son profit.

      Voilà ce qui explique la différence. Un exemple: le shiraz/malbec Fuzion est 9,65$ au Québec, mais 7,95$ en Ontario. Par contre, le Liberty school est le même prix au Québec qu’en Ontario, et si on regarde le pomerol Moueix, il est 28$ au Québec et 29,95$ en Ontario – la tendance s’inverse pour les vins plus haut de gamme, le Québec étant un gros acheteur. Si on regarde du côté des spiritueux par contre,

    • Combien vaut la SAQ???? Surement entre 4 et 5 milliards
      Pis l Hydro vaut bien quelque chose entre 75 et 90 milliards

      Qu on les vend toutes les deux, qu on met tout ca sur la dette et du coup on sauve 4 milliards par annee en frais d interet sur la dette,,,, soit pres du double des redevences de ces deux mastodontes mal geres

      X.Raymond

    • @hansr

      Sauf que l’on parle de la vraie vie et que vous faites dans l’hypothétique.

      Dans la vraie vie, comme plusieurs intervenants l’ont souligné, les prix risquent plutôt d’augmenter. Parce que ce qui fait gonfler le prix de l’alcool au Québec n’est pas l’absence de concurrence, mais les taxes. Même phénomène que pour le tabac – qui est pourtant en vente libre.

      Ce que l’on a observé là où l’on a privatisé la vente d’alcool au Canada, donc dans la vraie vie, c’est une AUGMENTATION du prix du vin.L’Alberta a même dû baisser sa taxe pour aider les détaillants – et a perdu des revenus. Pourquoi ? Parce que de multiples acheteurs n’ont pas le pouvoir d’achat d’un seul et, les taxes demeurant les mêmes et les entreprises étant en affaire pour faire des profits, par pour vendre leurs produits moins chers, les prix augmentent.

      Ceux qui croient qu’ils feraient une bonne affaire et qu’ils paieraient leur pinard moins cher seraient déçus…

      Par ailleurs, que ce soit privé ou public, les mêmes impératifs de mise en marché s’imposent partout. Je voudrais bien manger des tomates produites près de chez moi à l’épicerie du coin, mais leur modèle de distribution fait que je me retrouve plutôt avec des tomates du Mexique.

      La SAQ, comme n’importe quel commerce, a une place limitée sur ses tablettes. On ne peut pas tout vendre ce qui se produit dans le monde, c’est impossible. Il faut donc faire des choix, et ces choix sont basés sur le potentiel de ventes du produit. Vos vins produits au Nouveau-Brunswick ne trouveraient probablement pas preneurs. je doute fort qu’un magasin privé en importerait juste pour vous : ce ne serait pas rentable.

      Reste l’importation privée, qui existe déjà au Québec. Rien ne vous empêche de faire appel à l’agence qui représente votre vin pour en commander une caisse, et passer la prendre dans une SAQ près de chez vous.

    • stridulation, 2$, c’est beaucoup, pour un vin entre 7 et 10 dollars. J’aimerais bien avoir les moyens d’acheter plus souvent des vins de 20$ et plus!

      Et je ‘achète jamais d’alcools forts. J’en goûte 1 ou 2 fois par an; un ami est féru de Single Malt, mais normalement, pour moi le vin c’est pour les repas et je ne pense même pas au “fort”.

      Dans ma famille, on faisait notre vin, mais je n’ai vraiment pas la place dans mon petit appart.

      ciao

      Maria Soriano

    • Il ne faut pas limiter la comparaison de prix aux autres provinces, mais des pays sans monopoles d’État à consommation par population comparable à celle du Québec.
      Prenons l’Allemagne – peu de production de vins (en tout cas de vins de qualité par rapport à la population), très bonne bières (comme au Québec).
      Le prix des alcools forts (Whisky par exemple) sont comparables.
      Mais un magasin spécialisé d’alcools (par exemple un magasin spécialisé de whisky et rhum en Allemagne que je connais bien) a plus de choix que la SAQ à des prix comparables ou plus bas.
      Quant aux vins – suite aux variations des cours de change, la comparaison n’est pas facile, quelques comparaisons rapides montrent des différences de facilement 2 à 4 CAD par bouteille dans la gamme de prix 10 à 20 CAD. Donc en plus d’une bonne marge de vente, la SAQ semblerait pouvoir encaisser un bonus de monopole de 10 à 20% environ (?)

      Et je ne demande pas de pouvoir trouver tous les vins dans la succursale de la SAQ la plus proche, mais d’avoir la possibilité de trouver des magasins spécialisés de vins ou autres alcools qui offrent des produits qui pour une raison ou une autre ne sont pas vendus à la SAQ.
      Ou d’avoir le vendeur de boissons des environs qui peut me commander presque n’importe quel vin de ses distributeurs dans un temps raisonnable et à des prix normaux.

      Pour les marchés en général: une législation efficace contre les cartels ou pire les arrangements de prix criminels pour limiter la concurrence (Montréal et construction par exemple) sont bien plus importants et urgents que la question d’avoir ou ne pas avoir une société d’État qui vend des vins …..

    • @hansr

      Je ne sais pas où vous avez pris vos informations par rapport à l’Allemagne, mais ils sont faux. L’Allemagne est, au contraire, un très gros producteur, et produit principalement des vins de qualité – seulement 6% de sa production est en vin de table. C’est le 8e producteur au monde, et le 4e de l’Union Européenne.

      http://www.viticulture-oenologie-formation.fr/vitioenoformlycee/vignobleeurop/allemagne/production-vin-allemand.html

      Par ailleurs, la vente du vin est libéralisée en Allemagne et le vin est peu taxé. Les Allemands sont de gros consommateurs de vin, qui est un produit de consommation courante dans plusieurs régions d’Allemagne.

      http://www.suddefrance-developpement.com/fr/fiches-pays/allemagne/vin/circuits-de-distribution.html

      En outre, le plus gros de la distribution se fait dans les hard discount et concernent des vins de consommation courante. Rien à voir avec la SAQ et son choix de vin. Ce sont les vins allemands qui occupent le haut du pavé.

      http://www.viticulture-oenologie-formation.fr/vitioenoformlycee/vignobleeurop/allemagne/distribution-vin-allemand.html

      http://www.winealley.com/fiche_pays_50725_fr.htm

      Je suis toujours surpris de constater à quel point trop d’intervenants sur ces blogues, souvent affichant des opinions de la même couleur idéologique, bien reconnaissable,sont coutumiers des affirmations lancées en l’air comme ça, vérifiables pourtant en quelques minutes… Misère, faites un effort !

    • stridulation a dit ce que j’aurais dit – maintenant, l’Allemagne produit d’excellents vins blancs, dont de plus en plus sont vinifiés en sec (comme les vins d’Alsace).

      Règle général, les gens achètent leur vin au supermarché souvent au “hard discount” (Aldi, Lidl etc) et ce n’est vraiment pas cher.

      Mais ce n’est pas forcément une question de “couleur idéologique” – je suis aussi rouge qu’un bon Syrah – mais de maîtriser les faits dont on parle. Je ne tiens pas forcément à un monopole d’État dans la vente du pinard, loin de là, mais des lois plus strictes pour assurer un revenu décent à l’ensemble des salariés dans le domaine du commerce au détail, ça oui…

    • @stridulation
      @lagatta

      Je n’ai jamais écrit qu’en Allemagne on ne produisait pas de bons vins. En fait il y a quelques producteurs qui font de grands efforts, la situation s’est encore améliorée ces dernières décennies.
      A part ces exceptions, la qualité demeure à mon avis au mieux plutôt moyenne.

      Et j’ai écrit que la production de vin par rapport à la population n’est pas très importante : en 2010 (certes une mauvaise année) moins que 7 millions de hl à diviser par une population de plus de 80 millions – donc moins de 10 l par habitant.
      2011 était une année normale avec 9 millions de hl – donc un peu plus de 10 l par habitant.
      La surface du vignoble – à mon avis le critère le plus important – est de 100′000 ha. En Espagne c’est dix fois plus, en France huit fois, l’Italie presque 8 fois.
      Par rapport à la population, même le vignoble Suisse est de 50% plus important.

      Et par rapport à cette production totale, les vins de qualité demeurent plutôt l’exception.
      En Allemagne la semaine passée, j’ai eu droit à une dégustation des vins d’un des producteurs d’une des régions cotées en Allemagne. Sur une dizaine de vins j’ai retenu un pour en acheter – prix de vente (je vérifie d’habitude le prix de vente après les essais) 17 Euro.
      Les autres étaient autour de 10 Euro, ne le valaient certainement pas.

      Peut-être je suis un peu trop critique, j’aime certes bien essayer, quitte à vider une bouteille dans l’évier après trois gorgées.

      Deux remarques encore :

      J’ai eu la chance de voyager il y a des années dans la région de la Moselle avec des gens qui y ont grandi – et je me suis fait servir d’excellents vins secs. Explication : c’est le vin que nous produisons pour nous, pas celui qu’on vend. Si les clients veulent des vins de la Moselle sucrés – alors on leur vend des vins sucrés.

      Et en 1985, un vigneron du Burgenland (Autriche) avait dans sa comptabilité des factures importantes pour l’achat d’antigel (diéthylène glycol). Les contrôles de vin qui en résultait faisaient découvrir (ou confirmer les soupçons) de l’antigel dans non seulement des vins autrichiens, mais aussi allemands. Donc soit qu’on mélangeait des vins autrichiens aux vins « allemands », soit on ajoutait aussi ce produit toxique.
      On préférait l’accusation du mélange des vins étrangers, d’autant que de mauvaises langues prétendent que certaines régions exportent plus de vin qu’ils peuvent produire compte tenu de la surface et du rendement de leur vignoble.

      Pour les statistiques:
      http://www.deutscheweine.de/icc/Internet-DE/nav/d0a/d0a40b54-13f9-0401-be59-267b48205846

    • Le fait que le SAQ soit profitable pour l’état ne justifie pas son monopole et son contrôle sur tous les les vins et spiritueux que les Québecois achètent.

      Si la vente de vêtements ou même de voitures était un monopole de l’état Québeois, cela serait aussi profitable. Cela n’en fait pas une bonne idée!

    • Raisons pour privatiser la SAQ:

      1: Ouvrir le marché aux vins, bières et autres produits du Québec. Présentement, le seul moyen de goûter aux vins québécois est de faire la route des vins. La SAQ préfère faire la promotion de vins européens et sud-américains car il y a moins de risque. Il est évident que si 1000 entreprises différentes offraient de l’alcool en vente pour le public, la sélection serait meilleure, autant pour les produits locaux (que la SAQ semble boycotter) qu’étrangers.

      2: Les prix baisseraient. La SAQ vend ses produits (le vin, en particulier) beaucoup trop cher. Dans certains cas, une bouteille en vente pour 25$ en SAQ sera vendue 9.99$ dans un “Liquor Store” du New Hampshire.

      3: Moins d’argent dans les coffres de l’État. Le gouvernement démontre constamment son incompétence à gérer notre argent. Moins qu’il en a à gérer, le moins il peut dépenser.

    • Bonjour,
      Il y a toujours un fort débat autour de la privatisation de la SAQ afin d’obtenir plus des vins à des prix plus accessibles.
      Cependant, avec mes expériences, ce n’est pas nécessairement le fait de traverser la frontière du Québec que nous payons moins cher.
      La bouteille de Chandon, que j’ai acheté chez le producteur en Californie… 22$(US)
      Sans même vérifier, j’ai racheté le même produit à New-York quelques temps après… 21$(US)
      À la SAQ?? 22$(CDN)
      Une bouteille d’un petit produit de la famille Torres… 6 Euros à la boutique même
      5,95 euros à l’épicerie au bat de l’hôtel
      9$ cdn a la SAQ (taux de change de 1,5)
      Oui il y a des vins moins chers
      Mon frère a déja économisé 0,10$ la bouteille… Pour une heure de route…
      Un copain a économisé 1$ sur une bouteille de Chianti acheté a la propriété…
      Moins cher ici??? Non pas nécessairement
      Il faut comparer/comparer/comparer
      J’ai une amie qui part en vacance avec un guide des vins publié ici afin d’avoir tous les prix d’ici et de pouvoir comparer
      Comparer/comparer/Comparer
      Quel épicerie est la moins chères? IGA, Métro, Maxi?
      Tu es attiré par les promos chez Maxi… Quant a-y-être t’achète l’autre produit… Plus cher
      SAQ & LCBO font la même chose

      Et question de ristourne/redevance
      Nous regardons beaucoup les taxes mais il y a aussi les profits que, dans un contexte de privatisation, nous perdrions…
      Cette approche s’inscrit toujours dans la ligné : Privatison les profits, nationalisons les déficits.

      Dernier point :
      La SAQ n’est pas un monopole
      C’est un gros joueur… Point… Un gros joueur qui rapporte beaucoup a l’État
      Cependant ce gros joueur fait affaire a des importateurs privés… Et la SAQ ne fait que revendre les produits

      Bref il ne faut pas jeté l’eau du bain avec le poupon dedans… ;o)))))

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