Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Mercredi 14 novembre 2012 | Mise en ligne à 10h46 | Commenter Commentaires (48)

    Et si on jetait à moitié moins ?

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    Les personnages de l’hilarante série humoristique Portlandia, qui mangent dans les poubelles.

    Si vous lisez attentivement les programmes des conférences culinaires qui ont lieu à travers le monde, vous remarquerez que de plus en plus, on y parle de maximisation de maximisation des ressources, un thème cher à au chef Normand Laprise,  qui en a déjà fait son nouveau fer de lance.

    De quoi s’agit-il ? de trouver des façons de gaspiller moins la nourriture, de tirer plus de ce qu’on a déjà. On parle beaucoup de cela côté viande depuis quelque temps — c’est le fameux concept du “tête à la queue”, où on essaie de manger vraiment toutes les parties de l’animal.

    Mais ceci s’étend maintenant à tous les ingrédients. Comment faire plus avec nos légumes, nos fruits, nos grains, nos fromages, nos laits qui entrent dans la fabrication du fromage et autres yaourts.

    Je sens que je vais vous parler beaucoup de ce sujet dans les prochains mois, voire prochaines années, car il s’agit d’attaquer rien de moins que la crise alimentaire. En coupant simplement de moitié le gaspillage, on nourrirait des centaines de millions de personnes, le tout sans la moindre pression sur les ressources terrestres puisqu’il s’agit simplement de mieux utiliser ce qu’on a déjà.

    Lien sur mon texte ici.

    Bon appétit.


    • Vous allez me faire croire que parce que moi, le ptit no-name, fait plus avec la nourriture, moins de gaspillage et tout, cela vas nourrir les bien moins nanti de ce monde??? Laissez moi rire ahaah

    • En coupant simplement de moitié le gaspillage, on nourrirait des centaines de millions de personnes,

      encore faut il que les denrées puissent se rendre en bon état aux personne dans le besoin

    • Effectivement, il y a des progrès à faire dans ce domaine. Au niveau commercial et institutionnel surtout, compte tenu des volumes.

      Sur le plan individuel on peut certainement commencer par une meilleure gestion de notre frigo et une meilleure planification de nos repas.

      Il y a aussi un collaborateur à l’émission l’Épicerie qui fait de bonnes chroniques sur le sujet. Il utilise tout d’un d’un ingrédient et même plus (certains ingrédients auxquels on aurait pas pensé).
      Inspirant!

    • Je suis tellement d’accord avec cette philosophie de production alimentaire! Alliée avec des méthodes de conservation efficaces (sous-vide, mise en conserve, congelation, deshydratation) on fait des merveilles!

      Mais là où le bât blesse… c’est qu’il faut des gens qui cuisinent pour en arriver-là. Beaucoup de jeunes n’auront jamais touché à une casserole à l’école (je dis à l’école… parce que non, dans tout les cas, on ne peut pas toujours se fier à la cellulle familiale pour l’apprentissage de la cuisine). Un monde ou ces ignares opteront pour le tout cuisiné d’avance servi en boite par les grandes industries (avec tous les ajouts que l’on connaît!)

      Cuisiner en tirant le maximum de ses ingrédients… c’est économique, ça fait moins de déchet, mais surtout, c’est tellement bon. Mais combien de personnes dans mon entourage ne savent pas comment faire un simple bouillon! Ark… tu prends une veille carcasse de poulet? Ben oui! Ah… moi je prends mon bouillon en poudre ou en canne! C’est vrai, c’est tellement moderne! -_-

      Je ne fais que cuisiner simplement… comme j’ai vu faire ma mère. Aujourd’hui ça m’étonne de voir à quel point des gens autour de moi s’étonnent du fait que je cuisine (Et je ne parle pas ici de gros plats gastronomiques!). T’as acheté ta pâte à tarte toute faite? Non… je l’ai fait moi même! Ha oui? -_-

      Et il y a le temps… le temps à prendre pour cuisiner de cette manière. Pour moi c’est un plaisir

      G. Lesage

    • fortress

      Si tout le monde pense comme vous, rien ne changeras. En théorie si tout le monde consommais moins de nourriture les prix diminueraient. Donc vous le feriez pour vous aussi.

    • 30% de la nourriture est gaspillée en Occident mais je ne crois pas que diminuer ce chiffre donnera plus à manger aux enfants de Bamako…on a déjà jetté du lait ds les égouts au québec mais on a coupé le berlingot gratuit ds les écoles du kébek il y a un dizaine d’années…et je suis sidéré du nombre d’enfants allant à l’école sans manger; une centaine sur une population de 2500 habitants…où donc est passé le bon sens ?

    • fortress a malheureusement raison. Si j’évite le gaspillage, c’est mon porte-monnaie qui en souffrira moins et encore!

      Vous n’avez pas le souvenir des fermiers qui versent leur lait dans le caniveau ou qui laissent pourrir leurs bêtes tuées juste pour que le prix des denrées ne baissent pas? Les fameux quotas imposés par le gouvernement? L’interdiction par les autorités faite à une femme qui DONNAIT ses œufs à des œuvres charitables, interdiction sous prétexte de contrôle de la salubrité?

      De la bouffe, il y en a bien assez pour tout le monde à condition de mieux la gérer et de ne pas toujours saliver devant la piasse à faire. Mais ça, c’est une autre histoire.

      Je me fais un devoir de ne pas gaspiller par respect pour l’animal qui est mort pour me nourrir et pour les travailleurs des champs qui se cassent les reins. Mais pour éliminer la faim dans le monde? Ça va prendre de la bonne volonté de pas mal plus gros et puissant que moi. Et finir ou pas mon dernier bout de steak n’y changera rien.

      Cesser de vouloir faire encore plus d’argent pour les gros monopoles serait déjà un bon départ. Il y avait un bon documentaire à Canal D à ce sujet il n’y a pas si longtemps. Vous l’avez vu?

    • Je me rappelle quand ma mère me disait «Finis ton assiette, au Biafra y’ont rien à manger»

    • Bonjour Mme Lortie.

      Ça va peut-être paraître hors sujet, mais une des situations alimentaires qui m’horripilent le plus c’est le gaspillage de la nourriture destinée aux enfants. Situation typique : le parent sert une portion beaucoup trop grosse à l’enfant, celui-ci n’en mange qu’une infime partie (typiquement, celui des quatre ou cinq constituants dont il a une opinion favorable au préalable) et le reste est dirigé aux poubelles.

      J’aimerais beaucoup vous lire à ce sujet (peut-être avez-vous déjà écrit à ce sujet et si c’est le cas, je suis désolé d’avoir manqué ça!).

    • Je crois qu’au niveau individuel l’effort est aussi louable que s’il était à grande échelle. Juste pour se dire que l’on a pas acheté ça pour qu’il finisse à la poubelle et pour l’instant viviant en ville je ne peux pas composter. Mais évidemment, si des organisations ayant un poids en nombre s’organisent aussi pour embarquer là je pense que le jeu en vaudra la chandelle. Il y aura aussi nos habitudes de consommation à changer: acheter les fruits et légumes de saison ou sinon conglés, acheter juste la bonne quantité (ce conseil est vraiment pour moi qui est seule: c’est facile d’acheter plus pour faire de l’économie mais ça ne l’ai plus quand tu jettes la moitié). Je pense qu’il y aura aussi à revoir certaines lois sur l’alimentation qui sont je pense trop rigides à certains moments. Je comprends que la salubrité des aliments est cruciale mais je pense qu’il pourrait y avoir certains accros possibles sans mettre la sécurité des gens en péril dans des cas de surproduction.

      C’est un projet qui doit être global et non juste individuel pour être efficace.

    • Les portions à l’américaine sont en soi un scandale. L’obésité morbide est un problème de santé majeur en plus de priver de nourriture les nécessiteux. La faim existe ausi aux USA.
      Pour ce qui est de nourrir les affamés, encore faut-il qu’ils aient les moyens. Les travaux de l’économiste Amartya Sen sur les famines sont édifiants.

    • @ guiguibob vous vivez sur une autre planète. Les changements doivent venir d’en haut.. C’est comme la corruption. NOus autres, pauvres payeurs de taxes et d’impot ne devons pas en manquer une mais en haut ca ce graisse la patte. Et maintenant, on essaie de nous faire sentir coupable encore parce que des gens meurent de faim.. C’Est de notre faute bien sur!! Sont passé ou les centaines de milliers de dollars destiné à l’aide en haiti??? Je m’égards la mais vous comprenez ce que jveux dire… Moins consommé, dans notre systeme capitaliste tout croche égale perte d’emploi et tout. Pas plus de bouffe pour les pauvres.

    • Si je gaspille moins, c’est uniquement mon portefeuille et ma famille qui en bénéficieront. Ce que je n’achète pas ne vas pas directement aux pauvres de ce monde.

      Je suis une adepte de la limitation du gaspillage. Nous jetons très, très peu de nourriture ici. Mais Senateur_dupont a raison, pour ce faire il faut cuisiner. Il est utopique de penser que la majorité ne cuisinant pas s’y mettront dorénavant pour moins gaspiller. Je crois que c’est une tendance qui sera difficile, voire impossible à renverser.

      En passant, pour vos légumes, il suffit d’en faire une soupe. Rien de plus facile. Ou un gratin, rien de plus délicieux.

      Je fais des soupes de “retailles” dans lesquelles je cuisine toutes les parties des légumes que nous jetions auparavant: verts du poireau, pied de brocoli, pied de chou-fleur, pelures de pommes de terre, verts des oignons verts, pieds d’asperges, les bouts et les feuilles de céleri, etc. Délicieux.

      Je suis d’accord avec Senateur_dupont, faites vos bouillons: poulet et légumes. Très facile.

      Passez les fruits en comporte, avec ou sans cuisson. N’hésitez pas à faire des mélanges. Ajouter du yogourt au moment de servir. N’achetez que du yogourt nature, moins cher et vous pouvez passer vos fruits très mûrs pour agrémenter la saveur.

      Faites des béchamels pour vos gratins ou pour des lasagnes, vous passerez vos restants de lait.

      Les riz et les autres grains se gardent une éternité. Il n’y a jamais de gaspillage. Cessez de vous fier au date d’expiration, vous gaspillerez moins.

      Et finalement, n’achetez que le nécessaire ou sachez planifier et vous organiser.

    • Je trouve bien drôle le concept de “tête à la queue”… surtout quand d’un autre côté on nous fait peur en nous disant que c’est précisément ce qu’on retrouve dans la saucisse hotdog. Va falloir se décider un moment donné…

    • @fortress : ben non on ne réduira pas la faim dans le monde. mais au moins on dépense moins et peut être qu’on aura tous ensemble un petit voir minuscule impact écologique. Et surtout une meilleure santé! Moi je cuisine tout. mais bon je suis née sur une ferme donc on recycle tout: pelure (avez vous déjà récupéré vos vieilles feuilles de salade pour en faire une soupe?), ramasser les pissenlits (aussi bon et de la même famille que la salade frisée), cuire les carcasses pour le bouillon que je congèle, recycler un plat pour en inventer un autre avec les restes (je suis une grande spécialiste de cela :) etc. Je ne fais pas cela par économie, mais parce que c’est meilleur et cela change des saveurs commerciales. Et c’est pas une question de temps, je suis gestionnaire au ministère de la santé, mère de famille et impliquée dans le bénévolat. donc j’ai pas une minute à perdre, mais tous les soirs je suis en mesure de cuisiner un repas du soir et plusieurs boites à lunch. c’est environ 1h de travail entre le moment ou je commence et celui ou tout est fini (vaisselle faite et rangée). Et pour moi c’est le moment de relaxation ultime de décrochage. Mais j’ai un mari en or aussi:)Et le plus beau commentaire est celui de mes enfants lorsque je leur ai proposé de manger à la cafétéria : ben c’est bien meilleur ce que tu fais. hummmmm ça ça fait du bien.
      Bref tout ce recycle dans mon frigo et j’ai presque aucune perte. mais je ne fréquente pas les super marché (sauf pour le papier WC et les produits d’entretiens) et j’achète 2 ou 3 fois par semaine mes aliments dans le quartier.

    • Une des mentalités favorisant le gaspipllage et que je n’ai jamais compris est la mentalité qu’il ne faut pas manger la même chose 2 jours de suite. Personnellement je n’ai jamais eu de problème à manger la même chose pour 3 ou 4 soupers consécutifs, mais il y en a qui sont mortifiées à cette idée.

    • Mais Madame Lortie, que faites-vous de la libâââârté individuelle? Ces gens tiennent à la libââââarté de sur consommer et de gaspiller comme ils l’entendent tout autant que celui d’être gros et en mauvaise santé. Ils adulent même les requins qui spéculent sur les denrées alimentaires affamant les plus démunis de ce monde. Ils disent que c’est le libre marché. Ce fameux marché qui n’est devenu que spéculation. Quand les charognards sont rendu à spéculer sur la nourriture, j’me demande bien sur quoi ils vont jeter leur dévolu dans l’avenir. et le tout pour permettre à certains de créer LEUR richesse.

      Ne vous méprenez pas, cette vision n’est pas la mienne mais celle défendue par la drette profonde. Tant pis pour les pauvres, ils n’avaient qu’à être riches pour avoir la libââââârté de gaspiller eux aussi.

      Le gaspillage de nourriture est un scandale mondial. Quand on sait que 10% d’amerlocs et de canadian ne mangent pas à leur faim, il est pertinant de se poser de sérieuses questions morales sur ce gaspillage. Et je ne parle pas des pays du tier monde mais bien de 2 pays dits riches et développés.

      @fortress

      Ne faites surtout rien, tout d’un coup….Misère! C’est tellement facile et commode de s’en laver les mains et de pointer les autres tout en jetant la moitié de son assiette au vidange.

      Sylvain Pelletier

    • Une grande partie de la production mondiale de nourriture est gaspillée un peu partout dans la chaine de production. Rien de nouveau.

      Manger moins n’y changera rien.

      Par contre, nourrir tout le monde, comme vous le dites, ne ferait qu’accentuer le problème de surpopulation, et les besoins en nourriture augmenteront. Le problème se réglera quand certaines parties du monde se prendront en main.

      T. Rightman

    • observateur_tiers :

      Tellement facile! Le parent en met moins dans son assiette puis fini celle du petit. Ça arrive même des soirs où mon conjoint et moi nous sautons sur l’assiette de nos enfants pour terminer le si bon morceau de pâté au poulet qu’ils ont dédaigné.

      Mais le truc, c’est de s’en mettre moins à la base. Sinon, c’est là que le tour de taille du père grossit :)

    • rightman

      14 novembre 2012
      14h16

      “Par contre, nourrir tout le monde, comme vous le dites, ne ferait qu’accentuer le problème de surpopulation, et les besoins en nourriture augmenteront. Le problème se réglera quand certaines parties du monde se prendront en main.”

      A tous ! Je n’arrive pas à croire ce que le viens de lire ci-dessus !!!
      On est bien en 2012 ?

    • Il y a un sérieux manque de vision d’ensemble chez plusieurs intervenants sur ce blogue: je, me, moi.

      Si on gaspille moins, à toutes les étapes de la production et de la consommation d’aliments (incluant à la maison), les impacts vont au-delà de notre portefeuille: la superficie nécessaire pour produire la même quantité de courriture est moins importante, moins d’eau est utilisée pour irriguer les cultures, moins d’énergie est utilisée pour produire et transporter la nourriture. Et oui, celà peut avoir des impacts positifs pour ceux qui n’ont rien à manger. Pour ceux qui sont capable de voir plus loin que le bout de leur nez:
      http://www.newsecuritybeat.org/2011/10/jon-foley-how-to-feed-nine-billion-and-keep-the-planet-too/
      http://www.fao.org/save-food/fr/

    • @ syl20_65 Oui mademoiselle, je m’empiffre et je suis un gros lard et c’Est pour cette raison que les Biafra ne mangent plus. Ce n’est certainement pas moi qui ait empecher la dame de donner ses oeufs ou bien moi qui ai fait arreter la distribution de berlingot aux enfants… Alors votre petite morale a 2 cent d’écologiste, on repassera.

    • @ cjulie NOn, il n’y as pas un manque de vision. Ce que vous ne comprenez pas et semblez vivire dans une belle bulle, c’est que les changements doivent venir d’en haut. Vous avez bien beau crier sur tous les toits que manger moins vas servir les moins nantis, c’est totallement faux désolé.

    • @kendersophie

      Merci pour votre truc, qui est bien rusé et qui m’a fait sourire. Croyez-vous que ce serait une bonne idée aussi d’en donner un peu moins à l’enfant et de simplement lui faire sentir qu’il n’a qu’à en redemander s’il en veut davantage quand il aura fini?

    • @ cjulie: Je suis désolée, mais les changements que vous espérez et qui sont cités dans les deux sites web que vous partagez doivent venir de changements de politique alimentaire d’abord. Je ne peux pas, personnellement, optimiser l’utilisation des terres agricoles actuelles ni favoriser un système de transport des aliments produits ici en surplus vers les régions ou les pays les nécessitant. Tant que cela n’existera pas, le fait que je ne gaspille pas n’y changera rien. Et même si toute la ville s’y mettait, cela n’y changera rien non plus. Ce qui ne serait pas mangé serait jeté.

      @ syl20_65: Curieusement, je suis de droite et j’aime bien ma liberté de faire les choix qui comptent pour moi. Une des raisons pour laquelle j’ai une certaine richesse, c’est justement parce que je fais des choix éclairés, comme de ne pas gaspiller et de consommer moins. Malheureusement, le gaspillage n’est pas que l’apanage des riches, comme vous le laissez comprendre.

      @ elwood: Je n’ai aucune perte non plus et pourtant j’achète toute ma nourriture dans les supermarchés, en spécial la plupart du temps et une seule fois par semaine. Je ne comprends pas votre association entre moins de gaspillage et manger local. J’achète et je stocke (nous sommes 5, bientôt 6). Il m’arrive d’acheter en plus grande quantité lorsque je sais que nous mangerons le tout et que le prix est très intéressant. Rien ne se perd car je suis organisée et que je n’ai pas peu de servir les restes ni des repas semblables dans la même semaine si c’est ce qui est nécessaire pour éviter des pertes.

      @ rigobertoperez: bien d’accord! Les industries ont compris rapidement, depuis au moins un 150 ans, que d’utiliser toutes les parties d’un animal était payant. C’est principalement la raison pour laquelle elles ont réussi à baisser leur prix par rapport aux petites boucheries. Mais de nos jours, les gens crachent sur ces sous-produits.

    • ”Par contre, nourrir tout le monde, comme vous le dites, ne ferait qu’accentuer le problème de surpopulation”

      Oh boy…laisser crever de faim une partie de la population pour permettre à l’autre de s’empifrer comme des lard. Beau projet. J’peux pas croire qu’un humain normalement constitué puisse écrire une chose semblable. C’est à vomir.

      ”Le problème se réglera quand certaines parties du monde se prendront en main.”

      Oh boy…en voilà un qui vit dans une bulle jovialiste ignorant des problèmes alimentaires du monde. Facile à dire mais moins facile à réaliser quand les occidentaux vont dans les pays du tier monde hold-uper leurs ressources alimentaires, leur prendre leur champs et les asservir pour en faire de bons p’tits travailleurs/esclaves au service des multi-nationales agro-alimentaires qui ont bien pris soin de corrompre ce qui leur sert de dirigeants question d’engraisser les goussets et les ventres des occidentaux. Beau simplisme…

      Sylvain Pelletier

    • @q.terreux

      Arrêtez donc de faire votre vierge offensée. En 50 ans d’aide humanitaire, la réalité de certains endroits n’a pas changée. Certains pays ont une population qui excède sévèrement la capacité de nourrir. L’occident n’a fait que pelleter leurs problèmes par en avant, a grand coup de millions. (et tout ça à cause d’un sentiment de honte totalement injustifié venant du monde occidental).

      T. Rightman

    • rightman

      14 novembre 2012
      16h49

      ” L’occident n’a fait que pelleter leurs problèmes par en avant, a grand coup de millions. (et tout ça à cause d’un sentiment de honte totalement injustifié venant du monde occidental).”

      Tant mieux pour vous si vous pouvez dormir tranquille après cette phrase.
      Je vous envie !
      Robert Duquette
      La vierge offensée ! :)

    • Honnêtement, des restaurants de luxe qui font de la conscientisation des masses aux besoins des plus pauvres et veulent transformer la société, c’est louable mais comment dire… Disons que c’est le fun d’avoir si bonne conscience l’estomac si chèrement rempli.

      Un de ces jours, il faudra séparer le hype du réel. Le bio qu’on encense sur toutes les bonnes tables n’est pas nécessairement la solution la plus écologique ni celle qui nourrira le plus de gens sur la planète, mais à la fin, en gastronomie, on préfère naturellement les ingrédients frais. Récupérer les restes de table et en faire quelque chose d’autre, dans cette perspective, est certainement une idée louable sauf que perso j’ai autant envie d’y goûter qu’à des hot dogs passés date au dépanneur du coin.

      M. P.A. Paquin

    • On peut bien essayer d’optimiser en récupérant chaque partie de l’animal, mais le fait de consommer beaucoup de viande constitue justement le plus gigantesque gaspillage (de protéines) qui soit!

    • Il y a clairement un manque de discipline et de jugement quand vient le temps de gérer son épicerie chez beaucoup de gens. Il y a aussi un manque de connaissance et une peur généralisée du ‘passé date’ et qui est un vrai fléau.

      Comme plusieurs l’ont déjà mentionné, il y a de moins en moins de gens qui cuisinent et qui peuvent donc, récupérer des aliments pour faire des recettes qu’ils pourraient manger par la suite.

      Par contre, de croire que l’économie d’aliments engendré par cette efficacité pourrait nourrir plusieurs millions de personne relève de la fantaisie. Quand on parle de ces millions de personnes, il s’agit vraisemblablement de gens pauvres qui ne peuvent se payer le minimum. Forcément, si on nourrit ces gens, ce sera fait par un programme gouvernemental de banque alimentaire au niveau mondial.

      Donc, la population serait en accord pour subventionner une partie de l’agriculture dans le seul but de dons alimentaire. Il faut bien payé le producteur, transformateur, transporteur pour l’aliment produit.

      Croyez-vous réellement que la situation économique tend vers cet idéal ?
      C’est pas demain la veille selon moi.

      Jonathan Blouin

    • Dans un bœuf tout est récupéré. On fait des saucisses hot-dog et de la viande hachée avec les parties qui autrefois étaient vendus et dont on a perdu l’habitude deles cuisiner. Ce qui reste est utilisé pour faire de la nourriture pour les animaux. Les pertes sont souvent les invendus car on ne peut pas planifier exactement la demande.

      Si on voudrait vraiment solutionner le problème, on allongerait l’année scolaire de 2 ou 3 semaines et on utiliserait ce temps pour apprendre la cuisine, la gestion économique, etc. aux jeunes. Beaucoup de parent ne savent pas cuisiner et ils ne peuvent pas le montrer à leurs enfants. Il en résulterait moins de gaspillage et une meilleure alimentation.

      En ce qui concerne l’alimentation des gens ailleurs dans le monde, il faut arrêter de vouloir nous rendre coupable de nos mauvais petits gestes. Si des gens ne mangent pas à leur faim dans d’autres pays, les raisons sont politiques et économiques et pas parce que cette semaine, j’ai mal planifié les repas. Les solutions sont de grands changements à l’ordre politique et économique mondial.

      Daniel Legault

    • @gebgeb

      Avez-vous vraiment consulté les liens? Parce que il semble que vous n’ayez pas saisi la complexité du problème. Évidemment, on ne parle pas de redistribuer aux plus pauvres la nourriture que nous ne mangeons pas, franchement, ça me semble évident. Les familles nord-américaines gaspillent en moyenne 25% de la nourriture qu’elles achètent. Ça ne prend pas la tête à papineau pour comprendre que de réduire le gaspillage réduit la pression sur les terres agricoles. Offre – demande, macro-économie, conséquences globales de la production alimentaire, etc. Il ne s’agit pas d’effet direct (i.e. je gaspille moins donc un enfant en Afrique va magiquement avoir un repas de plus), mais indirect (sur les coûts des aliments ou la capacité de support des terres, par exemple).

      Ben oui, ça prend des changements structuraux, etc, etc. Mais se dire que nos propres efforts individuels ne servent à rien, ce n’est rien de moins que de la déculpabilisation.

    • @q.terreux

      La situation de l’Afrique ne s’améliore certainement pas. Guerre, famine, maladies, viols, etc… Ça va de plus en plus mal. Par contre, ils ont réussi a se débarasser des ”méchants” occidentaux en Rhodésie et en Afrique du Sud, et depuis tout va super! Maladie et famine pour tous, production alimentaire coupée de 80% en 20 ans, etc…

      Et pendant ce temps, les pauvres occidentaux que nous sommes continuent a envoyer de l’argent, année après année, qui finit forcément dans la poche d’un dictateur. Je serais vieux que l’Afrique ira encore mal. Un jour, ils devraient p-e se prendre en main?

      Pour ce qui est de dormir, ça fait longtemps que j’ai accepté mes opinions. Je vous assure que je dors très bien.

      T. Rightman

    • Dans notre cas cela serait presque impossible car on ne jette presque rien qui est commestible. Tout ce qui entre dans la maison et préparé en repas est mangé lors du repas, les restants sont soit réchauffés, refait en soupe, recuisinés.

      Plus de 50% des protéines animales proviennent de la chasse (gélinottes, lièvres) et ou du troc (légumes de jardins contre orignal, truite, chevrueuil) ou de don d’amis qui ne mangent pas les abats (foie rognons, coeurs, langues de gros gibiers)

      Par exemple une gélinotte chassée sera dépecées, le foie et le gésier mangé immédiatement (un délice) la poitrine désossée, les ailes, jambes et carcassse serviront à faire un bouillon (tellement délicieux que ma conjointe le boit souvent directement) qui servira de base de sope au légume.

      Contrairement à certains qui trouveront tojours une excuse pour ne pas agir, nous agissons non pas par principe qu’en se faisant il y aura plus de nourriture pour les autres mais bien par mode de vie choisi et non imposé. La simplicité volontaire qui exclue le gaspillage.
      Pis je m’ne fiche si notre mode de vie ne fait pas rouler l’économie. Les seuls perdnat de ce mode de vie sont les bien nantis qui en redemandent toujours car contrairement à bien du monde, eux ne vont pas s’approvisionner dans les cuisines collectives (qui d’ailleurs reçoivent à l’automne une aprtie des excédents de notre jardin).

      Le jour où les fortress de ce monde réaliseront que le gaspillage ne profite qu’à ceux qui veulent le faire durer et non à ceux qui le pratiquent (eux dépenses plus qu’ils ne le devraient) un pas de génat sera accopmpli. Mais bon il est loin ce temps où ceux-là réaliseront qu’une économie basée sur le gaspillage et la surconsommation profite qu’à très peu de gens et non à la masse des gens.

      G.Duquette

    • Pour notre part, nous planifions nos repas, n’achetons que le nécessaire, faisons des bouillons aux épluchures de légumes et aux carcasses de poulet, faisons des lunchs avec les restes des enfants. Est-ce que cela va faire une différence pour ceux qui ne mangent pas à leur faim? Je ne crois pas, mais éviter le gaspillage relève du gros bon sens.

    • Oui, s’il vous plaît Mme. Lortie, inondez-nous d’informations sur le gaspillage car à la lumière de certains commentaires, c’est pas demain la veille que la Terre va mieux respirer.
      C.Tassé

    • Tiens, encore une aberration…

      Les refuges pour sans-abris ici même à Montréal ont du mal à joindre les deux bouts. J’ignore pour quelle raison, les hôtels et restaurants chics flanquent aux égouts tous les soirs de pleines marmites de soupe parfaitement bonne ou d’immenses bacs de salade. Sans parle de plats qui sont encore tout-à-fait comestibles.

      Quand je dis que c’est toute la structure de la consommation qui est à remettre en question! On refuse de donner aux pauvres pour ne pas que les prix baissent. Et on utilise de faux prétextes comme la salubrité. 1: cette bouffe était assez bonne juste avant d’être jetée pour être payée $35 l’assiette 2: c’est encore mieux à mon avis que de voir des miséreux manger à même les poubelles! ÇA, c’est loin d’être salubre.

      Il y a des gens qui contrôlent la nourriture et ils ne veulent pas perdre un cent par “altruisme” à petite et à grande échelle. Un autre problème, les consommateurs qui refusent de manger une tomate qui ne soit pas bien ronde ni dépourvue de la moindre tache comme c’est le cas dans la nature. On en jette combien, de ces aliments parfaitement comestibles et santé en plus?

      Il est là, le problème.

    • @ observateur_tiers : Croyez-moi, on a essayé! Mais ils ont tellement bien compris qu’ils ont un dessert quand ils ont fini leur assiette que même une deuxième portion de spaghetti n’est pas attrayante.

      Un autre truc, le troc : ma fille fini les nouilles de mon fils et lui, ses légumes (oui oui, il trippe brocoli et zuchinni). C’est une autre forme de pédagogie et les ventres sont bien pleins :)

    • Voilà un sujet fascinant mais très complexe. Quelles idées dans le désordre :

      - Il y a une grosse différence entre gaspiller une orange venu d’Afrique du Sud que de gaspiller les courges de son jardins. Faudrait pas arrêter de cultiver des citrouilles géantes pour le fun et arrêter la guerre de tomates qui a lieu en Espagne pour se déculpabiliser.

      - Je considère important de tendre vers l’optimisation des denrées alimentaires sans tomber dans une dynamique de culpabilité. Le plaisir de se nourrir est très important. Eh oui ! Utiliser efficacement et avec créativité une plus grandes proportions des denrées de son frigo peut être très agréable et stimulant !

      - Les supermarchés encouragent le gaspillage en nous vendant à même prix les fruits et légumes (et autres produits périssables) en parfaite état et ceux un peu amochés. Sauf pour les bananes. Mais l’ironie est que ces bananes en spéciales sont souvent parfaitement mûres. Aller y comprendre quelque chose.

      - Pour utiliser la bête au complet, il serait temps de rendre disponible la queue de boeuf partout ! tellement bon !

      - Les efforts pour diminuer le gaspillage peuvent venir de toute les sphères de la société en même temps. Pas besoin que son voisin ou Monsento s’y mettre pour soi-même réfléchir à cette question.

      Bon appétit !

    • Je travaille dans l’industrie agroalimentaire et oui il y a du gaspillage. Par contre il se réduit d’année en année par des efforts d’optimisation dans toutes les étapes. Pourquoi? pas pour sauver le monde, mais pour accroître la rentabilité. Les industriels ne sont pas fous, et savent que jeter de la nourriture c’est perdre de l’argent. IL y a toujours des impondérables tels que les conditions climatiques, la qualité des intrants qui peut varier, alors ça ne sera jamais zéro. Ça ne me dérange pas que les gens gaspillent à la maison, c’est leur problème s’ils manquent de planification et s’ils perdent de l’argent. Par contre, vivant dans une municipalité à 3 bacs (compost, recyclage et déchets) je ne serais pas contre le fait qu’on paie l’enlèvement des rebuts au poids, comme ça se fait pour les clients industriels. Ça valoriserait l’efficience.

      Voir une conséquence sur la faim dans le monde ça me semble très poussé. Je ne suis pas certaine que si ma compagnie réduit ses pertes au max elle va vendre ses produits à perte en Afrique…on s’entend que le transport coûte cher, parfois plus que la matière première…faudrait vraiment un marché très saturé en Occident…

    • J’ai pas mangé mon desert a midi.Ca veut dire que quelqu’un d’autre sur la planète l’a mangé a ma place??? Oui,c’est coool!

    • Mme Lortie, vous vivez probablement dans un monde utopique!!.. Je m’explique., il est incocevable de panser que si je coupe de moitié mon gaspillage, le tiere monde va en profiter… Je ne suis pas anti écolo ni anti gaspillage, mais je crois sincèrement que le problème n’est pas à ce niveau… Nous avons la chance de vivre ds ce pays. Ni vous ou moi ne pouvons faire grand chose contre les innégalités qui régissent le monde actuel. Je le répette, le problème est à un autre niveau; et probablement la solution aussi…

      PS, c’est la première foi que j’écris sur un blogue. Votre sujet m’a interpelé.

    • @ MIMI.B

      …je ne serais pas contre le fait qu’on paie l’enlèvement des rebuts au poids,…

      Voua savez Mimi.B Lorsuqe je vivais dans le Nord de la Californie (début des années 1990) ce système de paiement au poids pour les rebuts était déjà en vigueur. Comme quoi, nous sommes en retard ici d’au moins 20 ans.

      G.Duquette

    • faudrait commencer par acheter moins

    • bien pire que le gaspillage c’est la distribution de s ressources alimentaire , quand je vois un Kg de riz vendu ici 6 a 10 fois le prix que je le paye en asie du sud , c’est sur que les producteurs preferent innonder les marches occidentaux de bouffe dont nous avons pas besoin , et laisser crever de faim des gents qui ne peuvent se payer ce qui est produit chez eux , l’occident est le cancer de l’humanitee

      tom bombal mtl

    • @fortress
      Ils distribuent encore des berlingots de lait dans des écoles ciblées dans les milieux défavorisées.

      Et ce qui est faux, c’est votre solution unique (ça doit venir d’en haut). Pensez-vous que les governements initient tous les changements ? Ben non. Une très grande majorité vient de la base et les gouvernement suivent.
      Vous vous contez des histoires et vous les croyez. Ca problème a plusieurs dimensions et vous n’en regardez qu’une.

      Alain Lajoie

    • @gl000001
      “Pensez-vous que les governements initient tous les changements ? Ben non. Une très grande majorité vient de la base et les gouvernement suivent.”

      Comme vous avez raison ! Tellement facile de se dire que tout doit venir d’en haut… Les gens ont tendance à ne vouloir voir qu’une dimension du problème, parce que ça leur permet d’éviter d’avoir des opinions nuancées, ce qui demande un certain effort intellectuel.

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