Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Dimanche 4 novembre 2012 | Mise en ligne à 7h41 | Commenter Commentaires (5)

    Le grand grand Laprise

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    Photo Robert Skinner. La Presse.

    Le grand chef Normand Laprise, du restaurant Toqué à Montréal, vient de publier son premier livre, un ouvrage largement documenté où il explique sa philosophie de la cuisine, où il parle de son équipe, où il nous fait rencontrer ses fournisseurs.

    Pour marquer ce moment important dans la vie de la gastronomie québécoise, je l’ai rencontré et j’ai parlé à plusieurs personnes qui le connaissent bien, pour tenter de mieux connaître ce personnage. (Voici le lien vers le texte)

    Ensemble, il y a un mois, nous sommes allés courir dans la montagne. Son idée. Et lorsque nous sommes arrivés en haut du mont Royal, surprise, Laprise avait installé une table avec pique-nique du Toqué. Un geste rempli de sens puisque une bonne partie du propos du chef est qu’au Québec, on n’habite pas assez notre espace gastronomique. Comme cet espace en haut de la montagne,  à la fois si joli et si peu occupé.

    En chemin et là-haut, on a parlé de toutes sortes de choses, comme à chaque fois que je fais une entrevue avec lui. De sa famille, du travail, de l’état de la gastronomie québécoise en particulier et du monde agro-alimentaire en général. Voilà 17 ans maintenant que je l’interviewe ainsi – j’ai retracé ma première entrevue à 1995 – et à chaque fois j’apprends. Pas étonnant que je sois si souvent d’accord avec lui, ses pensées ont façonné non seulement les réflexions culinaires de dizaines de chefs au Québec, de producteurs, de clients, de gourmands, mais la mienne aussi.

    J’ai envie de reprendre la magnifique phrase de son chef de cuisine, Charles-Antoine Crète, qui dit que si Laprise n’avait pas été sur son chemin il serait là, mais « pas pareil ». Même chose ici. Si Normand Laprise n’existait pas ou que je ne l’avais jamais rencontré, je serais journaliste et je m’intéresserais à la gastronomie et aux politiques agro-alimentaires et à toutes ces choses qui font que la gastronomie, c’est bien plus politique, culturel, social, économique qu’une critique de restaurant ou une omelette ratée ou pas.

    Je serais là, c’est sûr. Mais je ne crois pas que je serais pareille.


    • Un beau témoignage, vraiment, et bien mérité !

    • Bien d’autres personnes auraient écouté le monsieur et auraient passé à l’article suivant. Vous semblez une personne qui a de l’empathie, de l’écoute. C’est pour ça que vous avez trouvé en lui un mentor.

    • Chère Madame Lortie, CE TEXTE N’EST PAS PUBLIABLE

      J’ai apprécié votre passage télé aux touilleurs et votre tout dernier ma foi le cahier au complet du week-end dernier.

      Mais pour m petit m Laprise j’ai une opinion toute personnelle du petit petit Laprise…En effet j’ai eu disons à 5 ou 6 reprises l’occasion dans le passé de me faire plaisir à son restaurant . Donc le côté petit est le suivant quant il a eu le gas naturel gratuit pendant des mois plus de 6 en fait à son restaurant et prétendait à Gaz Métro que tout était normal et qu’il n’en savait rien et tiquait pour payer….Quant il prenait des jeunes cuisiniers sur la rue St-Denis les utilisaient 3 jours (mon fils) à certaines périodes de l’année (peaks) et les retournaient chez eux pas de paie pcq tu pourras toujours dire que tu as travaillé chez Toqué……je suis un peu moins fan du grand grand Laprise quant on regarde la facture pour deux et son côté grincheux. Lors de ma dernière visite…j’ai demandé à ma conjointe si nous étions chez le fleuriste ou le restaurateur.

      Le Ritz, Europea et Club Chasse et pêche sont personnellement les derniers vrais bons ”cuisiniers” à Montréal. Les autres Apollo Laprise et même Demers avec ses niaiseries de desserts de ce monde sont des chimistes des molécules.

    • Je suis allé à plusieurs reprises chez Toqué et à la brasserie T, mais s’il faut choisir le meilleur chef au pays, je préfère de loin à M. Laprise M. Marc Lepine du restaurant Atelier d’Ottawa.

    • Bla bla bla bla…

      Normand Laprise a été le chef qui m’a le plus émerveillé de ma vie.
      J’ai été un peu partout dans le monde et j’ai mangé à différentes tables.
      Jamais je n’ai eu un sentiment comme celui que j’ai eu la première fois que j’ai été chez Toqué rue St-Denis.
      Pour le jeune cuisinier de trois jours à son papa…effectivement il pourra un jour dire qu’il a travaillé chez Toqué…et ça vaut pas mal plus que 200$…

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