TURIN — Je quitte la métropole piémontaise, où a pris fin hier le Salone del Gusto. Voici quelques images de cette foire géante, où on goûte à beaucoup de choses mais surtout, où on rencontre beaucoup de gens sympathiques, très qualifiés, importants.
J’ai par exemple croisé la grande chef et militante Alice Waters, dont je parle ce matin dans le journal. Passé un repas aussi avec le grand chef italien mythique Fulvio Pierangelini. Entendu Carlo Petrini en conférence de presse pendant une heure. Quel charisme. Il nous a fait rire et m’a convaincu, comme Normand Laprise, de m’intéresser au gaspillage. J’ai rencontré ma vis à vis du Corriere Della Sera, Alisia Menduni, qui connaissait à peu près tout le monde dans ce salon et m’a présenté à des producteurs remarquables. J’ai rigolé avec Stefano Bonilli, le fondateur du Gambero Rosso, la grande revue de gastronomie italienne qui a permis de faire connaître le mouvement Arci Gola devenu ensuite Slow Food (d’ailleurs, M. Bonilli est un des signataires du manifeste de départ de Slow Food). Un très grand monsieur qui a aujourd’hui un blogue qui s’appelle Papero Giallo.
J’ai rencontré aussi le très grand chef Massimo Bottura, qui faisait une démonstration culinaire (regardez les photos de Elisia ici) en invitant les participants à se balader en Italie avec lui (suis aussi allée manger chez lui à Modène, on s’en reparle) Je suis allée manger à un dîner que Bottura organisait avec des chefs sud-américains. Résultat: dream team dans la cuisine. Gaston Acurio, le géant péruvien, la géniale Roberta Sudbrack de Rio, le mexicain Enrique Olvera…. Ai même soupé un soir à Piazza Duomo, chez Enrico Crippa à Alba, avec le jeune chef péruvien Virgilio Martinez de Lima, un de ces Sud-américains qui poussent fort.
Bref, le Salone, c’est beaucoup de nourriture, mais c’est surtout un concentré de personnages incroyables qui nous apprennent beaucoup.

Carlo Petrini, fondateur de Slow Food

Entrevue avec Alice Waters (de profil), en compagnie de la journaliste brésilienne Alexandra Forbes de la Folha de San Paulo et George Schnyder de la Semana Mesa de Sao Paulo aussi.

Voici ce dont ont l’air les ateliers de dégustation.

Le grand critique italien Stefano Bonilli et le chef mythique Fulvio Pierangelini

Elisia Menduni, critique gastronomique au Corriere della Sera et à la Gazetta Gastronomica.

Jogging le matin sur les rives du Po

Le chef italien Massimo Bottura et son collègue péruvien Gaston Acurio (je suis désolée pour la piètre qualité de la photo. iPhone. Pas de flash….)

On attend les participants

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laloueapril
30 octobre 2012
10h22
Mme Lortie bon matin,
Très intéressant, merci beaucoup de partager avec nous.
Questions:
Lors de tous ces beaux salons y a t-il une place pour des produits pour
les gens victimes d’intolérance ou allergies graves?
Existe t-il une sensibilité pour cette situation de plus en plus importante?
Merci:-)
Louise April(Laloue)
clientno9
30 octobre 2012
18h25
@antoinejothy
Entièrement d’accord avec vous. J’imagine que le budget ne permettait pas de flash.
clientno9
30 octobre 2012
18h26
Au cas ou
N Parizeau
pierrea
30 octobre 2012
18h39
Fast food/Sl;ow food, industriel/biologique, mauvais goût/bon goût… suis-je le seul à trouver ces dichotomies lassantes et les foodies plus que légèrement imbus d’eux-mêmes , élitistes et moralisateurs.
Je trouve la critique de Steven Poole très saine. Si vous ne l’avez pas lue, c’est sur le Guardian — et il y a son livre You Are Not What You Eat — je crois que c’est le titre.
M. P.A. Paquin
Spielvogel.Michaela
30 octobre 2012
18h53
Et bientôt un reportage sur SlowFood Saintonge www.slowfoodsaintonge.tk