Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Mercredi 24 octobre 2012 | Mise en ligne à 11h33 | Commenter Commentaires (7)

    En route vers le Salon du goût

    pâtes

    Ma collègue Alexandra Forbes qui recueille ses pensées sur les pâtes…. Photo Marie-Claude Lortie, La Presse.

    MODÈNE — Voilà des années que j’ai envie de faire ce reportage. Enfin, j’y suis. Je suis en route vers la grande rencontre biennale du mouvement Slow Food, le Salone del Gusto à Turin et Terra Madra, grande rencontre de réflexion sur l’avenir de l’alimentation sur la planète. Cette année on parlera notamment d’Afrique. Mais surtout de tout ce qui se passe sur cette Terre où on mange de moins en moins bien.

    Sur le chemin, je me suis arrêtée à Modène, épicentre mondial de la production de vinaigre balsamique. Étonnamment, après deux repas ici, je n’ai encore rien goûté qui soit spécifiquement consacré au vinaigre en question. Peut-être est-ce tellement un produit normal ici qu’on ne pense pas à le mettre sur un piédestal pour les touristes.

    Déjà deux adresses à vous recommander: la Franceschetta, restaurant convivial du très grand chef Massimo Bottura. On y mange une cuisine italienne raffinée mais très ancrée dans les traditions, qui n’a rien à voir avec les créations de haute voltige du chef Bottura à son Osteria Francescana (trois étoiles, 5e sur la liste San Pellegrino). Mangé hier une salade de chou — dans le genre pas glamour, on fait difficilement mieux — qui était absolument sublime, avec de minuscules morceaux de parmesan et des lardons et des pommes, wow. Pâtes au veau impeccables. Que je suis impressionnée par la technique ici pour les pâtes. Toujours la sauce qui colle juste assez, toujours les pâtes qui glissent juste assez les unes contre les autres, toujours assez salé mais jamais trop, toujours cuisson al dente parfaite….

    Suis aussi restée très émue d’une zuppa inglese réinventée qui m’a rebranchée sur des souvenirs d’enfance, la zuppa de chez Vita, sur Côte des Neiges. Adorable.

    Mangé ce midi à l’Osteria Ermes, lieu hautement traditionnel et largement recommandé par Slow Food. Belle expérience aussi. Le resto italien typique dont vous rêvez tous, avec propriétaire un peu grognon mais rigolo qui rouspète si on en laisse dans l’assiette, mamma dans la cuisine qui fait la pasta, fettucine à la sauce au porc et au boeuf, impeccable, maccheroni aux champignons qui feront école.

    Évidemment, il fallait que je commande le pied de porc, qui est arrivé tout nu dans mon assiette, montagne de collagène rose cuite et cuite encore pour qu’elle fonde sous la dent…. Martin Picard aurait probablement apprécié plus que moi. Côté collagène (cartilages, tendons, etc.), je préfère le risotto aux tendons.

    Oh, et savez-vous comment on vous demande ce que vous voulez boire avec le repas ? “Qu’allez-vous boire avec le repas, du lambrusco*, n’est-ce pas ?”

    Donc on boit du lambrusco.

    *vin rouge pétillant très léger de la région


    • Mme Lortie,

      Bon voyage, regardez, goûtez, humez pour nous.

      Pour ensuite tout nous raconter, dans les moindres détails.

      Grand plaisir de vous lire:-)
      Louise April(Laloue)

    • «Étonnamment, après deux repas ici, je n’ai encore rien goûté qui soit spécifiquement consacré au vinaigre en question. Peut-être est-ce tellement un produit normal ici qu’on ne pense pas à le mettre sur un piédestal pour les touristes.»

      Un touriste qui vient à Montréal, qui choisit deux restos au hasard, quelles sont les chances qu’il y retrouve un plat consacré au sirop d’érable?

      -Vincent

    • Déjà gouté au Lambrusco à Montréal (je pense que c’était à La Salle à Manger),

      C’est le genre de vins qu’il faut boire en Italie et seulement là; l’expérience est pas la même.

      Maximilien Lincourt.

    • @maximillien

      C’est sûr! D’ailleurs le Gianbruscati ne se déguste vraiment que sur la côte sud et Il Poutino n’est vraiment mangeable que sur la traccia principale.

      M. P.A. Paquin

    • “Oh, et savez-vous comment on vous demande ce que vous voulez boire avec le repas?” REAL Lambrusco: http://www.LambruscoDay.org

    • @pierrea
      ; )))

    • Je garde un souvenir impérissable de la visite d’une fabrique d’Aceto balsamico tradizionale di Modena dans les environ de la ville. Un must et comme Slow food, on ne fait pas mieux!

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