
Photo Phil Carpenter, tirée de Breast Stories (ed. Fitzhenry & Whiteside)
Voilà quatre jours que j’ai publié dans La Presse une chronique sur un nouveau livre de photos de femmes qui ont subi des mastectomies.
Quatre jours que je reçois des messages émouvants. Des témoignages. Des remerciements.
Quatre jours que je réfléchis à ce que vivent ces femmes qui ont troqué leurs idéaux de beauté et l’idée de correspondre aux attentes de notre société, pour la survie.


Photo Phil Carpenter, tirée de Breast Stories (ed. Fitzhenry & Whiteside)

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mellow-d
16 octobre 2012
13h56
Quoi qu’on dise ou quoi que la société tente de nous dicter, toutes les femmes sont belles et une femme ne peut être belle que lorse qu’elle est vivante. La survie doit primer sur toutes les doctrines de beauté (aussi ridicules soient-elles…).
J’ose espérer que le courage de quelques-unes inspirera le reste du monde à finalement comprendre que rien n’équivaut la vie…
snowhite
16 octobre 2012
14h06
Ces photos m’ont grandement troublee et m’ont fait pleurer… J’admire ces femmes qui ont subi cette epreuve et qui ont maintenant choisi de s’exposer.
matelot2
16 octobre 2012
14h13
Je suis né l’époque où l’on parlait plus souvent de saints que de seins. Évidemment c’est tellement plus intéressant de parler de seins. Dommage que tant de femmes d’aujourd’hui ont choisi de se faire charcuter ainsi. Oui je sais, c’est de leur propre survie ce dont il s’agit.
J’espère qu’un jour on pourra vaincre ce cancer qui fait tant de victimes à chaque année.
ladymel
16 octobre 2012
14h38
En tant que femme, je trouve cela troublant de voir des femmes n’ayant pas leur 2 seins. On comprends alors toute l’importance qu’on les seins dans notre société. Cela dépasse grandement leur fonction première de nourrir les bébés. C’est leur fonction érotique qui a prit tout la place et je pense que cela crée le malaise par rapport à l’allaitement.
Je suis certaine que pour chacune d’entre elles, le fait d’avoir à choisir entre leur sein et leur santé, il y a dû y avoir une longue réflexion. Par peur de ne plus se sentir femme après l’opération. Et je pense que si cela m’arrivait, ce serait assez déchirant s’il n’y avait que cette seule solution de possible (heureusement ce n’est pas monnaie courante au Québec).
Je leur lève mon chapeau pour le courage qu’elles ont eu de poser pour faire ce livre et aussi de parler de leur expérience de la mastectomie partielle ou complète de un ou de leurs 2 seins. Évidemment, le mieux sera quand aucune femme n’aura plus à perdre sa poitrine au profit du cancer.
martinboily
16 octobre 2012
14h55
Très très touchant le parcours de ces femmes. Merci Madame.
hermy
16 octobre 2012
15h26
On veut aussi voir des membres coupés, des moignons, des orbites oculaires sans les yeux, des grands brûlés, des amputés du nez et des oreilles… pour pouvoir tous pleurer à l’unisson !!!
pixelhaus
16 octobre 2012
15h38
Ça fait plaisir de voir qu’on accepte de plus en plus de regarder la réalité en face.
Ce sont des blessures de guerre que ces survivantes portent, elle se sont battues contre le cancer et elles sont toujours en vie pour en témoigner.
Ça n’a rien à voir avec les barbies siliconnées qu’on voit à la télé, mais c’est beau et émouvant. C’est humain.
heinzblut57
16 octobre 2012
15h41
@hermy
Svp, un peu de retenu. Ici c’est du vrai, pas des filles d’OD qui sont vides en tout sens.
J’avais jamais vu de photos de femme ayant subies ce genre d’opération, je dois avouer que c’est troublant mais que de voir leur force rend ces photos magnifiques.
petrolhead
16 octobre 2012
15h59
Courage. Les femmes changeront le Monde, et c’est pour bientôt et c’est pour le bien de l’Humanité. Convaincu (je suis un homme) que Dieu est une femme.
hermy
16 octobre 2012
17h17
@heinzblut57, Les amputés d’un pied, d’une main, d’une oreille, ou du nez, les grands brûlés et les aveugles qui ont eu un cancer des yeux sont AUSSI très courageux ! On veut voir leur photo !
danbel
16 octobre 2012
17h43
@matelot2
Dommage que tant de femmes aient “CHOISI” de se faire charcuter ainsi?????
Je me demande bien quel choix vous voyez là-dedans vous. Le choix entre la vie et la mort, let’s make a deal! Ciel ce qu’il ne faut pas lire des fois.
Chapeau à ces femmes, je ne sais pas si j’aurais la force de faire comme elles. Et je pense que pas une seule femme ne peut le dire, sauf celles qui ont vécu (et vaincu) cette maladie.
D. Bélanger
myriade
16 octobre 2012
18h21
hermy, Mme Lortie vous montre des photos de femmes qui ont subi des mastectomies et qui réussissent à accepter dignement leur corps mutilé de cette façon. Je suis naturiste et n’exige pas du tout qu’une personne mutilée soit obligée de cacher son corps. Les photos montrées ici n’ont rien à voir avec un étalage morbide de toutes les horreurs possibles. La dignité de la personne est le seul sujet photographié.
nousnoune
16 octobre 2012
19h41
Vous avez vu le dernier roman de Réjean Tremblay? (eh oui, le Bleuet fait maintenant dans le roman)
Il parle d’ablations encore plus tragiques que les seins. Des millions de femmes sont touchées par ses ablations barbares perpétuées par des femmes.
Mon pif me dit qu’on va le voir à Tout le monde en parle.
anonymous99
16 octobre 2012
20h01
Vous devriez voir aussi quelques centaines de mille enfants et femmes amputés par les attaques gratuites des soldats de l’OTAN en Iraq dans une guerre illégitimement déclarée !
pierrea
16 octobre 2012
21h06
Elles sont belles, ces femmes. Autour de moi, il y en a toujours eu et malheureusement il y en a davantage maintenant, par la force des choses et de l’âge. Elles n’ont plus les seins qu’elles avaient, mais en elles ont trouvent une autre sorte de beauté, la beauté du courage et de l’affirmation. Ça ne change rien à ce qu’elles ont perdu — j’en connais qui était prêtes pour l’ablation drette-là et d’autres pour qui évidemment ça été extrêmement difficile, mais à la fin la beauté physique ne peut pas l’emporter quand il en va de la vie même. Et une fois que c’est arrivé, on ne peut pas tirer les rideaux pour toujours et vivre dans l’ombre. Brava à toutes celles qui ont choisi de montrer et d’éduquer, le monde a grand besoin d’un peu moins de superficialité et de plus de profondeur.
M. P.A. Paquin
q.terreux
16 octobre 2012
22h20
hermy
16 octobre 2012
15h26
Ce que vous n’entrevoyez pas ici, mais même pas une lueur, c’est que tout est une question de “critères” ici, en cette belle amérique et j’ai de mon côté autant d’empathie pour ces femmes, et de respect, que pour les amputés de guerres, les enfants soldats, les femmes violées, les filles lapidées parce qu’elles veulent aller à l’école. Etc. etc.
Empathie….. vous connaissez !
Robert Duquette
gl000001
16 octobre 2012
23h11
“Que c’est belle une fille” disait notre poète François Pérusse
“Elle avait de jolis petits tètons. Valentine” chantait Maurice Chevalier.
Mais une femme vivante est plus belle qu’une femme dans un cercueil.
On vas-tu en finir de cette maladie aux milles visages qui nous dévisage.
Alain Lajoie
q.terreux
16 octobre 2012
23h55
gl000001
16 octobre 2012
23h1
:)
jacques.mcbrearty
17 octobre 2012
00h22
En ce qui me concerne, pour voir si une femme est vraiment un idéal de beauté, je regarde généralement un pied au dessus des seins.
xihongbo
17 octobre 2012
05h32
Hermy, il est question ici d’un livre de photos de femmes ayant subi des mastectomies. C’est cela le sujet de la chronique et faites donc comme tout le monde ici, commentez ce thème précis. Les horreurs causées par les guerres sont je crois très bien documentées visuellement. Ce livre montre à ceux qui le regarde ce que cela veut dire pour celles qui on perdu un ou leurs deux seins. J’ai perdu mon sein gauche il y a deux ans et le moins que je puisse dire est que cela fait drolement bizzare de se regarder dans le miroir ainsi amputée…
Merci Monsieur Carpenter et je vais faire venir votre livre c’est certain. Merci à vous Madame Lortie pour en envoir fait le sujet de votre chronique.
Chantal Simoneau, québecoise habitant maintenant en Suède
la_souris
17 octobre 2012
11h43
Cela n’est pas sans me rappeler un blogue québécois qui existait, il y a quelques années de cela, où des femmes se faisaient prendre en photo en montrant leur ventre suite à une grossesse…
À une époque où la société est obsédée par la beauté et la peur de vieillir et où la femme non-esthétiquement-parfaite est pointée du doigt, ça fait du bien de voir des photos où “la vie a laissé sa trace”, aussi cruelle soit-elle… De montrer ces femmes, ces survivantes, qui ont vécu une épreuve qui a affecté leur corps mais (on l’espère) pas leur force.
Émouvant et tellement inspirant.
bloganon
17 octobre 2012
13h11
Ma mère a subi une mastectomie. Elle vit très bien avec ça, elle n’a pas hésité une seconde quand elle a su que le cancer envahissait son sein. Mais parfois, elle oublie de mettre sa prothèse pour sortir et se sent mal quand elle s’en aperçoit. Je lui ai dit qu’il est probable que personne ne le remarque et que des gens comme le chanteur Martin Deschamps, à qui il manque une jambe et un bras, ne craint pas de monter sur une scène.
Elle s’en fait moins. Après tout, perdre un sein a peu de désavantages fonctionnels et très peu d’impact sur l’apparence globale d’une femme.
mariemichel
17 octobre 2012
18h53
le cancer du sein est un des plus grand meutrier, une femme ne décide pas l ‘Amputation du ou de ses seins de gaiété de coeur,sa vie en dépend et il faut faire plus attention pour prévenir le cancer du sein,.pris à temps, les femmes ont plus de chance de survivre,,ma mère,trois -belles-soeurs, une cousine, et deux tantes ont eu une ablation du sein..et cela nous a sensibilisé à aller passer un examen des seins…c’est comme tous les cancers, il faut aller vérifier régulièrement notre santé, homme et femme,,marie michel.
xihongbo
22 octobre 2012
11h44
@blogannon,
Votre mère, c’est moi tout à fait cette attitude. Avant meme que la spécialiste ait finit de me dire que l’ablation de mon sein était une option, je l’ai interrompu et je lui ai dit (presque ordonné en fait, par mon ton) de me débarasser de ce danger de mort au plus vite… Sa réaction, concernant mon cas particulier je le précise, en fut une de soulagement. Elle m’a dit que c’était la meilleure solution et qu’avec le tamoxifène pour 5 ans, je pouvais estimer mes risques de récidives à 3%. Ouf, mais quand meme, toute soulagée que je fus et est encore, comme je l’ai dit plus haut, il reste qu’il faut vivre avec ce sein en moins. Qui fut en son temps tellement beau et vecteur de plaisir pour moi. Bof, c’est la vie et je ne me plains pas du tout comparée à d’autres personnes moins chanceuses…
Chantal Simoneau
Suède
Yogajanick
8 novembre 2012
11h21
Marie-Claude; je viens de te découvrir. J’essaie de trouver une façon de te contacter personnellement… J’aime ce que tu écris et ton côté mama me parle… je t’invite à venir parler au premier TEDxWomen en français qui aura lieu à Mont-Tremblant le 1er Décembre. tedxmonttremblantfemmes.com