Marie-Claude Lortie

Archive, octobre 2012

Mardi 30 octobre 2012 | Mise en ligne à 8h38 | Commenter Commentaires (5)

Le Salone: des gens et des images

TURIN — Je quitte la métropole piémontaise, où a pris fin hier le Salone del Gusto. Voici quelques images de cette foire géante, où on goûte à beaucoup de choses mais surtout, où on rencontre beaucoup de gens sympathiques, très qualifiés, importants.

J’ai par exemple croisé la grande chef et militante Alice Waters, dont je parle ce matin dans le journal. Passé un repas aussi avec le grand chef italien mythique Fulvio Pierangelini. Entendu Carlo Petrini en conférence de presse pendant une heure. Quel charisme. Il nous a fait rire et m’a convaincu, comme Normand Laprise, de m’intéresser au gaspillage. J’ai rencontré ma vis à vis du Corriere Della Sera, Alisia Menduni, qui connaissait à peu près tout le monde dans ce salon et m’a présenté à des producteurs remarquables. J’ai rigolé avec Stefano Bonilli, le fondateur du Gambero Rosso, la grande revue de gastronomie italienne qui a permis de faire connaître le mouvement Arci Gola devenu ensuite Slow Food (d’ailleurs, M. Bonilli est un des signataires du manifeste de départ de Slow Food). Un très grand monsieur qui a aujourd’hui un blogue qui s’appelle Papero Giallo.

J’ai rencontré aussi le très grand chef Massimo Bottura, qui faisait une démonstration culinaire (regardez les photos de Elisia ici) en invitant les participants à se balader en Italie avec lui (suis aussi allée manger chez lui à Modène, on s’en reparle) Je suis allée manger à un dîner que Bottura organisait avec des chefs sud-américains. Résultat: dream team dans la cuisine. Gaston Acurio, le géant péruvien, la géniale Roberta Sudbrack de Rio, le mexicain Enrique Olvera…. Ai même soupé un soir à Piazza Duomo, chez Enrico Crippa à Alba, avec le jeune chef péruvien Virgilio Martinez de Lima, un de ces Sud-américains qui poussent fort.

Bref, le Salone, c’est beaucoup de nourriture, mais c’est surtout un concentré de personnages incroyables qui nous apprennent beaucoup.

petrini

Carlo Petrini, fondateur de Slow Food

entrevue waters

Entrevue avec Alice Waters (de profil), en compagnie de la journaliste brésilienne Alexandra Forbes de la Folha de San Paulo et George Schnyder de la Semana Mesa de Sao Paulo aussi.

laboratori gusto

Voici ce dont ont l’air les ateliers de dégustation.

bonilli et pirangelini

Le grand critique italien Stefano Bonilli et le chef mythique Fulvio Pierangelini

elisia

Elisia Menduni, critique gastronomique au Corriere della Sera et à la Gazetta Gastronomica.

po

Jogging le matin sur les rives du Po

massimo y gaston

Le chef italien Massimo Bottura et son collègue péruvien Gaston Acurio (je suis désolée pour la piètre qualité de la photo. iPhone. Pas de flash….)

gusto

On attend les participants

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Vendredi 26 octobre 2012 | Mise en ligne à 11h15 | Commenter Commentaires (2)

Éloge de la lenteur

Capture d’écran 2012-10-26 à 11.14.57

TURIN — Suis finalement arrivée à Turin, au Salon du goût et à Terra Madre, les deux grands événements biennaux organisés par le mouvement Slow Food — qui prône l’inverse du fast food, donc tout ce qui tourne autour des petites productions, de l’artisanal, du naturel, etc.

La très grande Alice Waters est ici. Carlo Petrini aussi, évidemment. Et des milliers de producteurs, chercheurs, organisateurs, journalistes, gourmands, tous préoccupés de l’avenir de l’alimentation sur la planète. On discute de justice, de nourriture, de sérénité, de partage… Toujours en lien avec nos modes de production et de distribution alimentaire.

Hier, à l’ouverture, quelques mots-clés ont été prononcés.

Mes préférés.

“Plaisir et justice doivent marcher main dans la main”. Alice Waters.

“Ce n’est pas la tristesse qui nous aidera à nous sortir de cette crise.” Carlo Petrini, fondateur de Slow Food.

On s’en reparle.

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Mercredi 24 octobre 2012 | Mise en ligne à 11h33 | Commenter Commentaires (7)

En route vers le Salon du goût

pâtes

Ma collègue Alexandra Forbes qui recueille ses pensées sur les pâtes…. Photo Marie-Claude Lortie, La Presse.

MODÈNE — Voilà des années que j’ai envie de faire ce reportage. Enfin, j’y suis. Je suis en route vers la grande rencontre biennale du mouvement Slow Food, le Salone del Gusto à Turin et Terra Madra, grande rencontre de réflexion sur l’avenir de l’alimentation sur la planète. Cette année on parlera notamment d’Afrique. Mais surtout de tout ce qui se passe sur cette Terre où on mange de moins en moins bien.

Sur le chemin, je me suis arrêtée à Modène, épicentre mondial de la production de vinaigre balsamique. Étonnamment, après deux repas ici, je n’ai encore rien goûté qui soit spécifiquement consacré au vinaigre en question. Peut-être est-ce tellement un produit normal ici qu’on ne pense pas à le mettre sur un piédestal pour les touristes.

Déjà deux adresses à vous recommander: la Franceschetta, restaurant convivial du très grand chef Massimo Bottura. On y mange une cuisine italienne raffinée mais très ancrée dans les traditions, qui n’a rien à voir avec les créations de haute voltige du chef Bottura à son Osteria Francescana (trois étoiles, 5e sur la liste San Pellegrino). Mangé hier une salade de chou — dans le genre pas glamour, on fait difficilement mieux — qui était absolument sublime, avec de minuscules morceaux de parmesan et des lardons et des pommes, wow. Pâtes au veau impeccables. Que je suis impressionnée par la technique ici pour les pâtes. Toujours la sauce qui colle juste assez, toujours les pâtes qui glissent juste assez les unes contre les autres, toujours assez salé mais jamais trop, toujours cuisson al dente parfaite….

Suis aussi restée très émue d’une zuppa inglese réinventée qui m’a rebranchée sur des souvenirs d’enfance, la zuppa de chez Vita, sur Côte des Neiges. Adorable.

Mangé ce midi à l’Osteria Ermes, lieu hautement traditionnel et largement recommandé par Slow Food. Belle expérience aussi. Le resto italien typique dont vous rêvez tous, avec propriétaire un peu grognon mais rigolo qui rouspète si on en laisse dans l’assiette, mamma dans la cuisine qui fait la pasta, fettucine à la sauce au porc et au boeuf, impeccable, maccheroni aux champignons qui feront école.

Évidemment, il fallait que je commande le pied de porc, qui est arrivé tout nu dans mon assiette, montagne de collagène rose cuite et cuite encore pour qu’elle fonde sous la dent…. Martin Picard aurait probablement apprécié plus que moi. Côté collagène (cartilages, tendons, etc.), je préfère le risotto aux tendons.

Oh, et savez-vous comment on vous demande ce que vous voulez boire avec le repas ? “Qu’allez-vous boire avec le repas, du lambrusco*, n’est-ce pas ?”

Donc on boit du lambrusco.

*vin rouge pétillant très léger de la région

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