Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Jeudi 6 septembre 2012 | Mise en ligne à 16h35 | Commenter Commentaires (81)

    Le drame, la suite

    Capture d’écran 2012-09-06 à 16.32.09

    L’homme accusé d’avoir voulu tirer sur la première ministre, à son arrivée au Palais de justice. Photo Patrick Sanfaçon, La Presse.

    Nous avons été plusieurs à commenter dans le journal ce matin les événements tragiques de mardi soir.

    Il y a mon collègue Yves Boisvert ici. Ma collègue Rima Elkouri ici. Ma chronique ici.

    Merci de signer vos commentaires. Et de ne pas attiser les flammes (comme le fait, malheureusement, je crois, la Société St-Jeau Baptiste….)


    • J’ai bien peur que le seul fait de discuter de l’existence des “Angryphones” (comme vous le faites dans votre chronique “Les loups et nous”) ou de la bien réelle surenchère anti-souverainistes ou anti-PQ dans plusieurs médias anglophones (comme le fait la SSJB) sera considéré comme un geste pouvant “attiser les flammes”, justement.

      Question: si un déséquilibré, souverainiste québécois, avait assassiné quelqu’un à la suite d’un rassemblement post-victoire électorale d’un chef de parti fédéraliste (Harper, Mulcair, Charest, peu importe), comment pensez-vous qu’on parlerait-on de lui dans les médias canadiens?

      Mathieu Thomas

    • J’ai de la peine.

      Oui, j’ai beaucoup de peine.

      Le technicien Denis Blanchette ne méritait pas de laisser sa famille dans le deuil, et, en particulier, sa fille de quatre ans.

      Je n’ai aucun respect pour Richard Bain qui a lâchement agit, en jouant les Rambo de pacotille. Je lui souhaite de mourir en prison.

      Pour ce qui est de la SSJB, puisqu’il faut le dire : Je lui donne entièrement raison. En effet, les média anglophones ont tout fait pour créer la haine et le mépris à l’endroit de Madame Marois.

      Ils ont été l’expression du racisme le plus crasse, à l’endroit de la cause la plus noble de notre peuple : L’INDÉPENDANCE.

      Denis Blanchette n’aurait jamais dû mourir ainsi.

      RIP

      Michel Notredame

    • Pour ce qui est de la SSJB, il est peut-être trop tôt pour soulever cette polémique. Ça n’enlève cependant rien à sa pertinence. Ce qui s’est écrit dans certains journaux, combiné aux interventions violentes de plusieurs blogueurs méritent qu’on s’y attarde. Il est un peu facile de se déresponsabiliser en clamant la folie des autres. C’est la défense “Sarah Palin”.

      Philippe Girard

    • Ça paraît que la SSJB n’a pas grand-chose à faire. Faudrait qu’elle retourne dans les boules-à-mites, franchement!
      J. Lincourt

    • C’est un drame humain, pas politique.

      L’homme s’est séparé il y a quelque deux ans. Il a réagi de manière exagérée à la crise du H1N1.Il avait demandé une subvention provinciale pour son projet de pourvoirie. Il a essuyé plusieurs refus de la part de sa municipalité. Avec l’élection du PQ, il s’est dit qu’il n’aurait pas sa subvention. C’en était trop. Il a craqué.

      Cet homme semble avoir vécu la plus grande partie de sa vie en milieu francophone. Ce n’est pas une question de langue. C’est une question de fragilité et d’échecs à répétition en peu de temps.

      J. Bouthillier

    • Pourquoi est-ce si intimidant d’aborder l’attitude des médias anglophones et de l’hostilité qu’ils ont envers les québécois? Pourquoi les modérateurs de ces sites autorisent-ils la publication des propos malvenus des intervenants? Cyberpresse.ca filtrent tous les commentaires et suppriment ceux qui pourraient contenir une incidence à la violence, au racisme, à la xénophobie et autres. J’approuve à 100 % cette procédure, autrement les blogues deviendraient le réceptacle des pires ordures.

      La SSJB n’a pas tout à fait tort de manifester comme elle le fait en faveur du fait français au Québec, indépendammant du contenu de ses idéaux drastiques et sans appel. Dans les circonstances que l’on connait, il fallait bien que quelqu’un agisse officiellement contre ce climat d’insanités.

      Heureusement, tous les anglophones du ROC et d’ici ne sont pas tous des fanatiques ou des illuminés méphitiques.

      Yvon Turcotte

    • Bonjour,

      Le Québec a donné une chance à l’Ontarienne Karla Homolka.

      Le Québec est-il prêt à donner une chance à cet homme, un Québécois « accusé d’avoir voulu tirer sur la première ministre » ?

      Si la réponse à venir est « Non! », cela signifiera que le Québec est violent, et violent envers lui-même.

      Daniel Verret (Nadagami)

    • Que faire quand dire la vérité “attise les flammes” ? Se taire, j’imagine, faire semblant…

      La couverture de cette campagne par les médias anglophones, doublée des commentaires haineux qui l’ont accompagnée (et qui continuent de le faire) est bonne a créer un climat de paranoïa. À les croire, le Québec est en train de sombrer dans un climat de fascisme anglophobe, rien de moins. (Et ce genre de rhétorique domine depuis les débuts de la révolution tranquille; peu importe qu’elle n’ait aucune assise dans les faits.)
      Comment dès lors se surprendre qu’un désaxé comme Bain décide de passer aux actes ?

      Jean Maillet

    • Mme Lortie: Merçi pour votre réflexion. Je me dois de vous donner 10 sur 10. Votre chronique est de loin la meilleure, la plus sensée, que j’ai pu lire sur le sujet. Ne nous laissons pas avoir par les fanatiques, les attiseurs de feux, les gens qui haissent tout ce qui est différent. En bout de ligne, et je le dis en toute mesure, peut-être que cet incident qui a coûté la vie à un héros nous donnera l’opportunité de rassembler les québécois sous la même bannière – celle de la paix sociale et de la tolérance. Je ne veux pas revivre ce que j’ai vu en Afghanistan ici. Ne laissons pas les haisseurs professionels instaurer la peur, la haine et la dissenssion.

      RJD Deschambault

    • Je ne suis pas d’accord avec vous, Madame, quand vous dites que la SSJB attise les flammes. Elle n’a fait qu’énoncer un fait.

      Je passe habituellement mes étés sur la côte ouest (Oregon), où je côtoie beaucoup de canadiens provenant de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. Souvent, l’image qu’il ont du Québec (et qu’ils colportent volontiers aux américains) est celle d’une province raciste, xénophobe, intolérante et qui brime les droits fondamentaux de sa minorité anglophone. Le ton est assez souvent haineux, comme les propos que tolèrent la Gazette, le Globe and mail et évidemment, le magasine Mc Lean.

      Mais en bon québécois que nous sommes, blâmons-nous nous-mêmes.

      Guy Tessier

    • bien la ssjb n’a pas vraiment tord…à chaque jour sur la chaine SUNNEWS(propriété de québécor?!?) je vois de l’incitation à la haine et de la perverse diffamation promulguée en toute impunité.

      Gauthier, Pierre

      PS: fait étrange, à radio canada, un journaliste a conclue une capsule sur l’attentat, comme quoi que Bane avait commis l’Acte avec des armes légales et enregistrées, ce qui ne peut qu’être faux. Une AK47 est complètement prohibée au canada, et même aux états-unis, puis peut-être que son arme de pointe est en vente au pays, mais suivant des soins psychiatrique tel que rapporté, son permis de possession lui serait retiré, donc il est hors de question que les armes utilisées étaient légalement en sa possession…maudit, une AK47, c’Est illégale aux pays, la loi est absulue là dessus, ça se vend pas nul part…d’où a-t-il mis la main là dessus???

    • Vous auriez été la première à faire le procès de tous les nationalistes si un francophone avait tenté quelque chose contre Jean Charest et le PLQ. Là bien sûr, nous aurions parlé de racisme, de xénophobie…

      Et contrairement à vos collègues, vous vous permettez, vous, de tisser des théories. Mais les autres “attisent les flammes”.

      Commencez par arrêter de préculpabiliser les nationalistes, et là peut-être qu’on voudra suivre vos bons conseils. Vos allusions à la peur des référendums ne sont pas très subtiles. J’irais même jusqu’à dire que vous êtes sur le bord de blâmer la victime.

      Je ne vois pas pourquoi les francophones seraient les seuls à être patients avec la haine, les seuls à se taire quand des journaux laissent leur lecteur parler de fusillade et de camp de concentration. Pourquoi? Quelle justification?

      J’ai bien peur que la réponse est dans notre éternel complexe d’infériorité.

      M. P.A. Paquin

    • Pourquoi devrions-nous taire sur une réalité. C’est déconcertant d’avoir à tendre l’autre joue chaque fois qu’on se fait vélipender par la presse anglophone du ROC. Est-ce un crime de vouloir ouvrir les yeux aux inférieurements complexés qui voient toujours le gazon plus vert chez le voisin.
      À ceux qui disent qu’on devrait se taire et ramper au lieu de se tenir debout et de dénoncer le Quebec bashing des médias anglophones. Ce n’est pas être anglophobe que de relever les réalités des fancophones hors Québec.
      Aucun média francophone ne méprise et n’écrit autant de saleté aussi ouvertement contre les anglophones que les médias anglophones le font. Bordel. Ça fera l’état larvaire et la carpette de service.
      Norman Lester a écrit 3 tomes (Le livre noir ducanada anglais) d’atrocités commises hier et aujourd’hui aux french canadians et aux Québécois. Sommes-nous devenu si ignorant de notre histoire que nous en sommes venu à étre aussi atone devant cette réalité? Sommes-nous si occupés à sur consommer qu’on oublie de suivre l’actualité?
      Ça braille pour que l’état anglicise la population à même nos taxes impôts pis c’est même pas capable de lire les saletés quotidiennes qui s’écrivent sur le Québec et les Québécois dans les médias du ROC.. Elle est ou la communauté anglophone du Québec quand il s’agit de dire à leurs compatriotes du ROC qu’ils ne vivent pas dans des camps de concentration. Ou sont les leaders anglophones pour décrier ce qui se dit sur leur province. Que de eux ou ne nous n’inclus pas l’autre pour n’en faire qu’un seul nous?
      Se taire, avaler l’insulte et présenter l’autre joue? Peut-étre pour les inférieurements complexés qui s’imaginent fait pour un p’tit pain mais certainement pas pour ceux qui sont fiers de leur nation et de leur province et qui n’ont certainement honte des services offerts en anglais à la communauté anglophone en comparaison à ceux des francophones dans le ROC.
      Un peu de fierté nationale aidera certainement le Québec à mieux propérer et avancer dans l’avenir, qu’on soit anglos, francos, souverainistes ou fédéralistes. Mais pour cela, il faudrait sortir de cette attitude sado-maso auto-flagellante.

      Sylvain Pelletier

    • oups oublier de signer…

      S.klai

      st-jean-su-richelieu

    • La SSBJ a raison, mais elle aurait dû se taire. Ce n’est pas le moment. Il y a eu mort d’homme, ne l’oublions pas. Laissons-le partir en paix et surtout laissons sa famille vivre son deuil au dessus des maudites chicanes de langues.

      Les bilans, gardons ça pour plus tard, il sera toujours temps de les faire. Même chose pour les psychologues à la noix qui en quelques lignes ici réussissent, croient-ils, à faire le profil psychologique du tueur sans même lui avoir vu le bout du nez.

      Un peu de calme dans la basse-cour, ça aiderait à lever la réflexion d’un cran.

      D. Bélanger

    • J’ai encore des visions d’horreur…imaginez si le tueur avait réussi son plan : des dizaines de morts, des députés, la première Ministre…la guerre civile commencerait aujourd’hui. L’armée dans les rues de Montréal, des bombes à Westmount, des attentats …Nous l’avons échappé belle! Il faut sans délai se parler, en parler, détendre les passions, arrêter les commentaires haineux, calmer la tension. Vivement un moratoire (c’est de saison) sur l’abus d’agressivité sur les médias sociaux.

      Isabelle Paquette

    • vlrglqqf

      6 septembre 2012
      18h08

      Tout est dit.

      Robert Duquette

    • Avez-vous vu l’entrevue d’Yves Desgagnés avec Anne-Marie Dussault ce soir (jeudi) …Plutot genant pour les policiers en chargent de la sécurité de Mme Marois …

      S.Gervais

    • Cet événement n’est rien d’autre qu’un événement isolé qui malheureusement se répétera de plus en plus souvent dans l’avenir. Avec l’avènement de médias sociaux, des blogues, plein de gens recoquevillés sur eux même ont découvert une fenêtre où ils peuvent cracher leur désarrois et leur haine ait bénéficier d’une certaine écouté. C’est le propre aussi de notre société de libre expression. Devrait-on imposer la censure pour éviter de tels débordements ? Jamais !

      L’histoire nous apprends qu’il y a eu plusieurs événements violents dans le passé que rien ne peut prévenir ou éviter. Le monde est peuplé de gens influençables, fragiles, manipulables à souhait par des gens qui portent des discours haineux, racistes et extremistes. On ne peut éviter ces débordements que par la censure et le contrôle de l’information et des personnes, ce qui ne devrait pas être même envisager une seule seconde. Des gens meurent par milliers dans différentes régions du monde pour avoir accès à cette liberté.

      Pour ce qui est de la SSJB de Montréal, elle est complètement hors sujet et par ces commentaires fait ce qu’elle reproche à certains médias anglophones. Les anglophones ont le droit de s’exprimer librement sur tous les sujets, les francophones aussi. Il est préférable que se soit fait dans le respect, mais si quelqu’un de fragile, de dérangé ou un psychopathe pète un plomb parçe qu’il a entendu des paroles qui lui mette le cerveau dans un presto, on ne peut rien faire. C’est le prix à payer pour notre liberté à tous les niveaux.

      Et tous ceux qui mettent le blâme sur la droite et ceux qui ont ce discours dans les médias sont des gens qui ne comprennent pas la société dans laquelle ont vit. On pourrait parfaitement utiliser des arguments qui montrerait que c’est la gauche qui est responsables des principaux problèmes du monde, mais ça ne donnerait à rien. Tout est question de perception, de nos connaissances personnelles du monde, de notre éducation, de notre philosophie de la,vie, de nos valeurs et de notre vécu.

      Avant de condamner, éduquons-nous, apprenons les différentes voies qui nous sont offertes avant de porter des jugements.

      François Bélanger

    • Il ne faudrait pas que la folie de tueur soit un prétexte pour que les médias se lavent les mains et se disent: “Nous n’avons rien à voir la dedans”.

      Les médias ont un gros travail de réflexion sur la radicalisation du discours politique. Qu’ils le fassent.

      Hugues Leclair

    • Bonsoir madame Lortie

      Je vous réfère au blog Coolopolis d’un journaliste montréalais (ou possiblement montrealer) à la pige Kristian Ian (nom de famille à vérifier) qui, aujourd’hui, oui aujourd’hui, pour ne pas attiser les flammes de la discorde, pour ne pas jeter de l’huile sur le feu discute à savoir si c’est bien le toponyme “Mountain Street” ou “rue de la Montagne” qui devrait être utilisé !!!

      Et j’ajoute un commentaire affiché sur son blog à la suite de son article:

      I remember this “debate” some time ago when Mountain St. was renamed de la Montagne, although it never became as much as an issue as the stupid “Stop”-”Arret” fiasco.

      “Maybe they should put BOTH names on the street signs to please everyone, but of course it will be a cold day in Hell before we ever see that.

      Rest assured that at every opportunity some hardnosed politician or nationalist group with nothing better to do with their time will try to have all English streets renamed into a French ones–including Wellington into Napoleon, no doubt.

      Next thing you know, they’ll even try to rewrite the history books.”

      Pierre Rheault

    • Pourquoi les médias ne parlent pas de crimes haineux? Il s’agit pourtant de cela.

      Hugues Leclair

    • Je pense que je le sais pourquoi on ne parle pas de crime haineux. Nous somme Québécois: On veux pas déranger. Encore un peu et il faudrait s’excuser d’exister.

      Hugues Leclair

    • Je comprends que votre rôle est de modérer les ardeurs des plus sanguins d’entre nous mais on a tous entendu “Les Anglais se réveillent”…et si tous les gens qui avaient des problèmes ds la vie se défoulaient sur les autres, on aurait le taux de meurtres du Vénézuela et des USA réunis…et un autre qu’on qualifie de fou??? vous ne trouvez pas que cet argument commence à être périmé? Et si il avait réussi son coup?
      Claude Buysse

    • «Et de ne pas attiser les flammes (comme le fait, malheureusement, je crois, la Société St-Jean Baptiste….)»

      Je ne suis pas d’accord.

      Ce n’est pas la SSJB qui attise le feu, c’est le refus des médias anglophones d’envisager qu’ils aient pu avoir la moindre responsabilité dans cet attentat qui jette de l’huile sur le feu. Même ici à la Presse, par la plume d’Yves Boisvert, on s’est empressé de priver cet évènement de son caractère politique. Désolé, mais un anglo, même crackpot, qui tente d’assassiner Pauline Marois le soir de son élection en criant «Les Anglais se réveillent!», c’est un geste éminemment politique. J’ai été très troublé par l’empressement avec lequel M. Boisvert a parlé d’un geste de pure folie. Est-il psychiatre? Connaît-il personnellement Richard Henry Bain? À quoi bon la visite à l’hôpital si M. Boisvert sait déjà qu’il est fou? Sur quoi se base-t-on d’ailleurs pour dire avec autant d’assurance et d’autorité que Bain est fou? Sur ses excentricités? Sur le fait qu’il voyait un psy? Si c’est suffisant pour en faire un tueur, je conseille à tous de rester sagement et à jamais à la maison parce que la mort vous attend sûrement au coin de la rue. Mais peu importe que Bain soit fou ou non. Ce qui me trouble, c’est la hâte avec laquelle on a réglé la question de sa folie. Comme s’il ne fallait absolument pas qu’il en soit autrement. Comme s’il ne fallait absolument pas que ce geste ait des connotations politiques.

      Entendons-nous bien: je ne stigmatise aucunement les anglos. Faire l’amalgame entre Bain et sa communauté serait stupide. Je ne m’émeut même pas des appels au meurtre de Québécois comme ceux que j’ai pu lire dans les tribunes du National Post récemment. Des brutes imbéciles et racistes, il y en a malheureusement beaucoup des deux côtés de la clôture anglo/franco. En revanche, je veux condamner sans réserve les journaux du ROC qui publient sans état d’âme et depuis longtemps des messages d’une violence inouïe. Le week-end dernier, Conrad Black a publié dans le NP un article sur les élections québécoises (Vincent Marissal en donne l’hyperlien sur son blogue). Parmi les commentaires d’internautes qui font suite au papier de Black, on pouvait lire en toutes lettres: «Why give them anything? Just shoot them. Pigs.» Virez ça dans tous les sens, vous aurez toujours le même résultat: il s’agit d’un pur et authentique appel au meurtre. Jamais je n’ai lu une telle chose dans un journal francophone à grand tirage, JAMAIS. Depuis des années, je participe à de nombreux blogues à la Presse, au Devoir, au Huffpost ou au JdeM et je n’ai JAMAIS vu ça. On peut s’y insulter (et assez durement parfois), mais JAMAIS on va inciter à la violence, la modération y étant beaucoup trop stricte. Au National Post et dans d’autres médias anglos du ROC, il semble que l’on puisse, en toute impunité, dire toutes les horreurs possibles et impossibles sur les Québécois (et en particulier sur les souverainistes), PERSONNE ne va protester.

      Dans une démocratie moderne, les médias officiels ont un devoir d’autorité morale. La publication dans un journal d’un message haineux est un geste très grave parce qu’en vertu de cette autorité morale, cela revient à légitimer la haine. Elle devient acceptable parce qu’elle est publiée dans un journal sérieux et respecté. Ainsi, toutes les dérives, tous les gestes de folie «isolés» deviennent possibles… C’est cette autorité morale que plusieurs médias du ROC semblent avoir abdiquée. On y présente depuis des années les séparatistes québécois non pas comme les dépositaires d’une option démocratiquement légitime, mais comme des parias, comme un cancer dont il faut absolument se débarrasser. À force de taper inlassablement ce même clou, on finit par distiller l’idée que les Québécois souverainistes n’ont aucune légitimité et qu’il est parfaitement correct de les mépriser, voire de les haïr. Prétendre que le climat malsain qui émane de ces publications ne polluent pas l’espace public est au mieux de la naïveté, au pire du déni et de la lâcheté. Prenez par exemple les forums du NP et remplacez-y le mot «Québécois» par «Juifs» ou «Noirs» et je vous jure que le monde entier s’enflammera instantanément contre le Canada. Cette situation est d’autant plus sérieuse que personne dans le ROC ne la condamne, PERSONNE. Où sont les intellectuels dans ce débat? Où est Margaret Atwood? John Ralston Saul? Charles Taylor? Leur silence me trouble profondément.

      On me dira qu’on ne peut pas prouver l’influence qu’aurait pu avoir le Quebec bashing médiatique sur Richard Henry Bain. Je répondrai qu’on ne peut pas prouver non plus que ça n’a eu aucun impact sur lui. Or, ce simple flou, cette seule hésitation aurait dû inciter les médias anglophones à une certaine humilité. Elle aurait dû, ne serait-ce que dans un souci d’élégance, inviter à une introspection, à un doute. Au lieu de ça, on a fait l’autruche en se dépêchant de faire de Bain un cinglé qui vit sur une autre planète que la nôtre.

    • Grrrr… Oublié de signer:

      Lucien Jutras

    • Ou alors Bain est fou à lier et il n’y a aucun sens ou explication à donner à son geste – et alors on doit arrêter de pointer du doigt qui que ce soit car ce drame s’est joué dans les neurones de ce pauvre type.

      Ou alors le geste de Bain, malgré sa folie, découle du climat actuel – et alors je crois que tous devraient réfléchir à leur propre apport à ce climat, anglos comme francos, souverainistes commes fédéralistes, sans oublier bien sûr la classe politique et les médias. Accuser un camp particulier, ce serait voir la paille dans l’oeil du voisin sans voir la poutre dans le sien. Et c’est le genre d’attitude qui continuera de jeter de l’huile sur le feu.

      J’ai été touché et momentanément rassuré par le rassemblement d’hier soir. C’est la voie à suivre. Que la SSJB laisse les autres faire leur propre examen de conscience, et qu’elle en profite pour faire le sien.

      R. Perez

    • Ca sers à quoi d’avoir un registre des armes à feu si on trouve normal qu’une personne en possède 23 ?

      Robert Gauthier

    • Nous mets en garde contre un organisme francophone qui attise les flammes, quelle aubaine, pourquoi ne pas aussi nous mettes en garde contre le P.Q. qui prône la loi 101, veut l’indépendance, veut abolir les écoles passerelles, fait de la place à Djemilla Benhabib, propose la laïcité, propose une meilleure intégration des immigrés par le travail, Beau programme qui attise la haine de certain, alors abolissons le P.Q. responsable de tous les mots, comme une certaine fable.
      Vais-je être publié, that’s the question?
      M.Leduc

    • @bloganon : Vous avez tout compris, vous. Ça me rappelle certaines conclusions de coroners (années ‘90) qui exhortaient le gouvernement à mettre sur pied des centres pour hommes en difficulté, de manière à PRÉVENIR de telles rages de folie meurtrière masculine, engendrées par une série d’échecs personnels (rupture d’union, difficultés financières, compulsions, etc.)

      Mais le gouvernement n’a jamais écouté. Il préfère aller se battre en cour pour la sauvegarde du registre des armes à feu. Quant à ses coroners… tous des corniauds, semble-t-il !

      Gordon Sawyer

    • En revenant sur scène, Pauline Marois a-t-elle agi en bonne mère de famille ou en chef d’État? Elle a bien agi. Point. Se demande -t-on si un premier ministre a agi en bon père de famille ou en chef d’État dans de telles circonstances? Le sexisme est loin d’être mort. J.L.C.
      Jean Lemieux Corbeil.

    • “si le tueur avait réussi son plan”. S’il l’avait réussi, ce serait une occasion de chaos. Mais ce n’est pas le cas. Restons en là. J.L.C.

      Jean Lemieux Corbeil.

    • @astyanax ” les journaux du ROC qui publient sans état d’âme et depuis longtemps des messages d’une violence inouïe”. Inouie dans nos principaux médias. Nos ancêtres sont venus ici pour y habiter, pas pour dominer les populations. Nos sentiments envers la France n’ont jamais été ceux que les anglais avaient envers l’Empire. Comme dirait l’autre: “C’est une autre culture”. J.L.C.
      Jean Lemieux Corbeil.

    • @astyanax +1, entièrement d’accord.

      Le timing n’est pas très bon mais ca fait des années que je constate l’escalade verbale tolérée chez les lecteurs du Globe, National Post. Ca traverse même le site de Radio Canada, les sites de voyages ou Yahoo Canada a chaque fois que le Québec est mentionné A force de lire qu’un peuple xénophobe (et parasite) élit des nazis et fait du nettoyage ”ethnique”, un extrémiste peut facilement s’en convaincre. Ces mots sont devenus courants quand on parle des Québecois en anglais. On tolère les pires commentaires sous le couvert de la libre expression car on ne vise pas une religion ou une race mais un groupe parlant francais.

      Heureusement, Rima Elkouri et Mme Lortie notent ce fait alors que vos collègues Boisvert et Kroll se contentent de le traiter de fou, déséquilibré pour éviter de comprendre pourquoi qqn peut devenir haineux à ce point et comment éviter que ca se reproduise. Il a réussit à lancer son message, ”réveil”, ”payback”, espérons qu’il n’a pas réveillé d’autres enragés de sa trempe. D’ailleurs, on a recu bien plus d’information de ce monsieur comme un entrepreneur, bilingue, membre d’une chambre de commerce que de rapports de médecins le qualifiant de malade. Je crois qu’il était très frustré intérieurement et que les commentaires lus dans certains médias en ligne l’ont assurément renforcé dans ses convictions.

      Henri Poincaré

    • Un bel éditorial inspirant du Globe and Mail aujourd’hui. Très curieusement, seul cet éditorial n’accepte aucun commentaires des lecteurs. (Peur que cette vue sensée soit contredite par les llecteurs? Nouvelle pratique de censure a 100% quand on parle du Québec?) Très bizarre d’employer encore la raison légale.
      http://www.theglobeandmail.com/commentary/editorials/an-attack-on-all-of-canada/article4525201/
      Henri Poincaré

    • En lisant le titre dans La Presse, “Attentat au Metropolis: la SSJB pointe les médias anglophones” j’ai eu, je dois l’admette, une déplaisante sensation. Mais après avoir lu le texte de la lettre de la SSJB publiée dans le devoir, http://www.ledevoir.com/politique/quebec/358682/que-la-diabolisation-des-souverainistes-cesse , je respire mieux. C’est justement ce qu’il faut faire pour éviter des dérapage, lire le texte avant de prendre position. Car ce texte n’accuse pas les média anglophone d’avoir provoqué volontairement un tel geste, il souligne la possibilité que par leur négligence paver la route à une exceptionnelle folie. Il ne dénonce pas l’ensemble d’une communauté.

      Même un disjoncté francophone aurait pût péter une coche et aller semer l’effroi au party Libéral en lisant ces textes. Les trois journaux cités par la SSJB ne sont pas les plus négligeants. C’est Sun Média qui remporte la palme. Allez voir leur page FB et vous constaterez qu’on y laisse des commentaires de gens affirmant qu’il faudrait que quelqu’un termine le travail, des gens qui proposent de fournir une corde ou de couper les vivre au Québec. L’encouragement au meurtre est explicite.

      Pierre Savard

    • Je voulais écrire “il souligne la possibilité que par leur négligence ils aient pût paver la route à une exceptionnelle folie.”

      Pierre Savard

    • Wow. Je vois des analyses à l’emporte pièce. Si il y a 3 ou 4 autres attentats commis par des anglophones contre des leaders politiques francophone au cours des 5 prochaines années, alors on pourra parler de phénomène social.

      Pour l’instant, c’est juste quelqu’un souffrant de grave problèmes mentaux et qui a fait un caporal Lortie de lui-même.

      Pourquoi est-ce qu’il faut que tout évènement ait un sens plus large?

      Vincent Lemire

    • “Reap what you sow Ms. Marois.
      There are no ’security’ concerns for you from the rest of Canada.
      None.”

      Voilà un commentaire parmi tant d’autres sous le principal article concernant l’attentat dans le National Post. Au moins un commentaire a été censuré, je suppose que c’était quelqu’un qui regrettait carrément que la salle entière n’était pas morte incinérée?

      redirect.disqus.com/url?url=http://news.nationalpost.com/2012/09/05/guards-whisk-pauline-marois-off-stage-during-victory-speech-after-security-incident-in-montreal/:IpeYcrkmo_o3h13woLXmktdfsMY&thread=831370865&forum=[object Object]&zone=internal_discovery&variant=metadata&imp=1346980917844654332&source_thread_id=831279054

      Mais ici au Québec, faut pas dire un mot. Circulez, y a rien à voir. Ne demandons pas aux quotidiens du ROC de se regarder dans le miroir.

      M. P.A. Paquin

    • @mrvdk

      La plupart des gens qui vélipende la ssjb se sont paresseusement contentés de lire le grand titre sensationnaliste. Même Dubuc a démontré qu’il n’avait pas lu l’article au complet en ne commentant que le titre dans son entrevue avec Anne-Marie Dussault. Il a eu l’air d’un beau épais. Pourquoi lire l’article quand il s’agit d’un organisme qui veille au grain sur la langue française. On connait les préjugés défavorable de Dubuc face à la nation Québécoise.

      Sylvain Pelletier

    • J’aimerais que mon commentaire soit prix au sens large.

      Le prix de la démagogie.

      Afin d’atteindre leur objectif certain groupe sont prêt à déformer la réalité et revenir sur leurs anciennes positions.

      Comment un groupe peut dire qu’il manque 800 millions aux financements des universités et l’autre groupe dire que les universités sont sur-financé?

      Quelqu’un ment délibérément quelque part et est carrément de mauvaise foi.

      On peut croire qu’une parti de la population ne remettra pas en question les arguments avancé de mauvaise foi par un groupe qui est prêt à tout pour faire avancé sa cause.

      En ce sens, la SSJB peut facilement nous fournir plusieurs exemples de tel propos, exemples : les qualificatifs de « TRAITRE », « collaborateur », « agent actif d’Ottawa », utilisé pour parler des 70 députés fédéraux qui avaient voté pour le rapatriement de la constitution en 81.

      La liberté d’expression et le droit de parole sont des DROITS qui demandent un DEVOIR de réserve afin de préserver notre démocratie et la paix social.

      Je ne fais pas l’apologie de la pensé unique mais pour faire avancé un débat il faut s’entendre sur les faits afin de proposer des pistes de solutions.

      Il serait souhaitable qu’un mécanisme existe afin de permettre de doter le publique d’un point de vue assez juste et indépendant sur un sujet très spécifique. Non pas des recommandations mais juste répondre à des questions spécifique.

      Le gouvernement/ le publique pourrait se référer à cette organisme afin qu’il nous informe, exemple, s’il y a oui ou non sous-financement des universités? Les frais universitaires tel que projeté seront-ils un frein à l’éducation postsecondaire? Est-ce que l’expression « jouer comme une fillette » est rependue et utilisé de façon péjorative chez les joueurs de hockey professionnel chèque? Etc..

      Sans des repaires valables TOUT les points de vue se valent.

      Les journalistes et les commentateurs devraient bien mettre en contexte les points de vue des différents intervenants qu’ils citent ou qu’ils interrogent. J’ai en mémoire une entrevue sur le H1N1 à Radio-Canada. On interrogeait un médecin chercheur en maladie infectieuses et un naturopathe les deux points de vue avait la même valeur… Je veut bien donner du crédit au médecine alternative mais la science a tout de même fait ses preuves…

      En tenant compte de notre point de vue il faut qu’en même remettre en contexte ce qui fait consensus dans notre société. Sinon nos interventions peuvent mener certaines personnes plus fragiles à des débordements qui sont malheureusement fatal.

      Bernard Théroux

    • Le texte de M. Lucien Jutras (astyanax) mériterait une page éditoriale. Tout est dit.

      Guy Tessier

    • Incident isolé… Je déteste cette expression. Est-ce une raison pour ne pas agir, ne pas prévenir?
      Pour moi, c’est un geste politique et rien ne nous dit que ça ne se répètera pas!
      Le gars, qui a peut-être capoté suite à une série de malheurs (qui n’en a pas?) , ou qui souffre peut-être de problèmes mentaux, est quand même parti de Mont-Tremblant avec des armes et des bidons d’essence direct au Métropolis. Son but était clair: abattre le plus de péquistes possibles…
      Prémédité? Sans aucun doute!

      Bibianne Bibeau

    • Dans mon commentaire de 23.20, il faut lire maux et non mots, je m’en excuse.
      Je vous suggère de le lire le site web de Zachary Richard, il dénonce les propos haineux de certains journaux anglophones, il faudra le rajouter à ceux qui attisent la flamme.
      M.Leduc

    • @jolico, 6 septembre 2012, 17h32:-)

      Josette, je ne sais pas si vous aviez lu ma réponse à votre commentaire
      sur un autre blogue, je vous la retransmets.

      Vous aviez souligné:
      [ Si (le blogueur) croit que le terroriste,du Métropolis représente quelque
      “anglais” que ce soit, il/elle est dans le champ de patates.]

      Voici l’expérience personnelle que je relatais:
      Et bien, je n’en suis pas certaine moi.

      La semaine passée (dimanche 27 août),
      j’ai visité un vieil ami de mon père(91 ans) à DDO.
      Toute sa tête, avec un discours cohérent connaissant sa fidélité au PLQ.
      Il ne voulait pas du PQ.

      Durant l’après-midi, nous avons pris une marche sa fille et moi.
      Pas tellement beau ce que j’ai entendu.
      Pas tellement rassurant cette haine du Québec francophone.
      Et ce, pour des vieux mais aussi des jeunes…malheureusement.

      Non, le champs de patates existe et est miné selon moi.
      Et le 50 du PLQ, le prouve très fortement.

      Il est certain que le tireur du Métropolis est un anglophone perturbé….
      Il y en a aussi chez les francophones…..mais…..

      Je crois tout de même que la SSJB souligne malheureusement une réalité.
      Ce que j’ai entendu ce dimanche là était très agressif envers le
      Québec francophone…..et Mme Marois.
      Et n’oubliez pas, que ces gens parlaient en confiance puisque tout le monde me
      croyait encore fidèle au PLQ.

      Non, je crois qu’au contraire faut en parler, le dire.
      Taire cette situation, ne fera que nous sauter dans la face un jour ou l’autre.
      Il y a un problème, un réel problème.

      Toujours heureuse de vous lire, à la prochaine.
      Louise April(Laloue)

    • “C’est un drame humain, pas politique. ”

      un homme armé dans un rally politique d’un parti politique, le soir de l’élection de ce parti politique…

      si ce n’est pas politique comme geste, pourquoi le PQ, pourquoi le soir de l’élection ?

      Appelons un chat un chat

    • M. Gagnon

    • La très vaste majorité d’entre nous savons quelle attitude adopter à la suite de ce drame. Mais certains ne le savent pas. Il faut simplement prendre en note le nom de ceux qui ne le savent pas. Et nous aurons ainsi la liste de ceux dont il faudra ignorer la parole à l’avenir dans nos débats.

      - Robert Lemieux

    • Merci de nous informer qu’il y a des loups parmi nous. Vous avez néanmoins oublié les misandres qui n’aiment pas les hommes et qui répandent leur mépris de ceux-ci jusque dans les cours de justices.

      Gilles Lavigueur

    • @ -55-

      «Pourquoi est-ce qu’il faut que tout évènement ait un sens plus large?»

      Pourquoi faut-il qu’il n’en ait pas?

      Lucien Jutras

    • @-55-

      Ben oui bravo… on va attendre 4-5 autres massacres avant d’agir.
      Bienvenue au Québec

      Alex Savaria

    • Non, mais… avez-vous lu les journaux anglophones, au cours des six derniers mois? Avez-vous pris connaissance de la somme des bêtises qui y sont énoncées sur le Québec, toutes tendances confondues? Savez-vous qu’on y décrit les Indépendantistes québécois comme des suprématistes francophones, des nazis, des génocidaires, des bolcheviques? Il y a eu tant de fiel et des discours haineux distillés par ces organes de presse qu’il fallait s’attendre qu’un jour, un loustic voudrait s’ériger en messie, sauveur des Anglos et du ROC, un pas qu’aura franchi Richard H. Bain. Ces textes où pullulent les assertions démagogiques primaires ont attisé les peurs les plus viscérales et ataviques de l’autre communauté. Ces mêmes propos, s’ils avaient été adressés au Juifs du Canada, auraient conduit leurs auteurs devant un Cour de justice fédérale pour y répondre d’accusations d’antisémitisme et d’incitations à la haine! Dans ce cas, il ne s’agissait que des Québécois, donc tout était permis.

      Sans avoir directement fait appel à la violence, ces chroniqueurs et commentateurs de renom ont créé un climat de peur panique qui a trouvé son écho chez plusieurs de nos concitoyens anglo-saxons. Il fallait voir, lire et entendre les opinions des lecteurs publiées en toute innocence dans ces journaux pour saisir le laxisme éditorial qui y régnait et l’ampleur de ce qui se tramait. Le soir des élections, j’ai «senti» qu’il y aurait un événement dramatique quelques minutes avant que la chose ne se produise… parce qu’il ne pouvait en être autrement. De fait, je suis à peu près certain que Bain aura des émules, à moins que l’ensemble de la classe journalistique anglophone ne fasse un mea culpa rapidement et lance un appel au calme et à la raison à ses membres les plus virulents. Il y a un sérieux travail d’autocritique qui les attend, car Richard Henry Bain était, de fait, sain d’esprit, mais il était aussi mort de peur…

      En aucun temps, je ne pourrai considérer cet acte comme apolitique.

      Jean-Pierre Pineau
      Rimouski

    • Je suis bi-culturel, issu à parts égales des cultures francophones et anglophones du Québec. Honnêtement, je suis bien placé pour voir que les commentaires haineux vont des dans les deux sens: combien de fois avez-vous entendu des commentaires élogieux au sujet du Canada anglais ou bien des Québécois anglophones??? Moi pratiquement jamais sortant de la bouche d’un Québécois francophone.

      À l’inverse, il est vrai que la lecture des éditoriaux de torchons comme le National Post peut être extrêmement blessante pour un résident du Québec, peu importe notre allégeance politique. Le Canada anglais en général a une très mauvaise compréhension du Québec. Comme m’ont dit plusieurs anglos du ROC: On haïssait le Québec parce qu’il veut briser notre beau pays, jusqu’à temps qu’on vienne vivre ici et qu’on comprenne votre culture et votre histoire… ou qu’ils rencontrent une belle Québécoise ; )

      P. Bouquet

    • Juste une question, madame Lortie :

      A-t’on dit des Felquistes qu’ils étaient des «pauvres» fous désaxés? On les a plutôt traités de terroristes. Il va falloir nous résigner à accepter la situation telle qu’elle est : nous faisons face à un attentat terroriste, mais nous en nions l’existence alors qu’une rapide lecture des blogues canadiens devrait sonner l’alarme. Tant qu’à moi, je porterai plainte contre les déclarations racistes du ROC devant les autorités compétentes et les dénoncerai là où il me sera possible de le faire. On doute que ce soit à la Presse, cependant.

    • J’ai omis de signer :

      Jean-Pierre Pineau

    • Pour avoir lu les commentaires haineux d’une rare violence dans les journaux anglophones durant la campagne électorale , je ne suis pas surpris de l’attentat .
      Pourquoi faudrait-il accepter ce Québec bashing sans réagir ?
      Il y a une limite à tendre l’autre joue !

      Alors pour ne pas ”attiser le feu” ,
      Baissez la tête ,
      Baissez les yeux
      Bèèèèèèèèèè !

      karl whissell

    • Il faudrait au moins ceci:
      1. Que les médias anglophones dénoncent ce qu’y a dans la loi qui ne leur plaît pas (ils ont le droit) d’un ton plus mesuré et sans épithètes tendancieuses; ça fait de plus de 40 ans que les médias anglophones déforment la vérité en laissant des chroniqueurs influents dire que nous vivons aux crochets d’Ottawa (il faudrait définir ce que c’est et donner les vrais chiffres); dire que les frais de scolarité bas, nous les payons avec nos impôts, etc. Bref donner les vrais faits. Le Mouvement Québec français a publié des extraits d’articles, notamment de la Gazette, sur son site. Allez les voir et jugez par vous-même. Moi ça me révolte.

      2. Il faudrait que les sections commentaires de journaux et autres médias ne laissent pas traîner les commentaires haineux, car il y a un effet de potentialisation, l’agressivité d’une personne se nourrit de celle des autres, elle se sent légitimée.

      3. Il faudrait que les anglophones nous parlent. Et vice-versa.

      4. Il faudrait que quelqu’un publie une étude non biaisée sur : est-ce que les gens ont de la difficulté à travailler et à se faire servir en français? Combien de francophones vont dans les cégeps anglais (certains disent que c’est stable, d’autre que ça augmente)? Et qu’en est-il des allophones? Quelque chose me dit que le problème n’est pas dans les cégeps mais sur le marché du travail. Il faut que les mesures prises s’attaquent au vrai problème et pas juste plaire aux radicaux (j’y reviens)

      5. Il faut que le PQ s’assure que son projet respecte les chartes des droits de la personne et qu’il répète souvent qu’il a l’intention de respecter les droits des anglophones. Je vois mal comment, après nous être plaints que nos droits ont été brimés, nous justifierions des brimer ceux des autres!

      6. Certains nationalistes québécois doivent se calmer le pompon (je ne parle pas de la SSJB). Des gens dénigrent tous les anglophones en les mettant tous dans le même panier et disent des choses fort agressives. Si c’est le seul discours que les anglophones entendent, ils ont le droit d’être inquiets. (Et si les seuls anglophones que vous entendez ou lisez sont très agressifs, ça n’aide pas!). Je suis une modérée et le moment venu je vais m’opposer aux mesures qui, à mon avis, ne seront pas justifiées ou sensées. Les modérés douvent prendre leur place, DES DEUX CÔTÉS.

      Aline Binette
      Lachine tout près de Dorval

    • À la base, ce n’est pas parce qu’il déteste Mme Marois qu’il ait tenté de l’éliminer, mais bien parce que Richard Henry Bain est un fanatique extrémiste libéral anglophone.

      Lyne Ménard

    • Vive la SSJB!

      Que voilà des gens fiables, toujours disponibles pour souffler sur des braises pourtant en voie d’extinction ou, au besoin, pour allumer eux-mêmes gratuitement une flamme dont nous n’avons nul besoin.

      Comment se fait-il qu’au Québec le discours identitaire soit en général dominé par les gens qui semblent être les moins bien outillés intellectuellement pour l’animer de manière constructive? Entre Howard Galganov et la SSJB ou Impératif français, la différence est à peu près inexistante, sauf sur le plan idéologique mais certainement pas du point de vue des moyens ou de l’approche.

      Oui, il y a eu des excès dans certains commentaires issus de médias anglophones, mais il y en a eu au moins autant en provenance des gens opposés à Jean Charest et son parti; l’intensité du fiel et des attaques mesquines envers ces derniers, y compris par les commentaires des lecteurs sur les blogues de Cyberpresse, compensait largement les comportements que dénonce de manière opportuniste mais probablement (hélas!) très réfléchie la SSJB.

      Ces gens ne démontrent vraiment aucun sens de la mesure quand ils tentent d’établir une causalité originelle aux tragiques événements du Métropolis, alors que les faits tels que nous les connaissons n’étayent pas du tout leur thèse conspirationniste farfelue.

      Luc Pomerleau

    • Je ne suis pas d’accord avec vous, Madame, quand vous dites que la SSJB attise les flammes. Elle n’a fait qu’énoncer un fait.

      Je passe habituellement mes étés sur la côte ouest (Oregon), où je côtoie beaucoup de canadiens provenant de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. Souvent, l’image qu’il ont du Québec (et qu’ils colportent volontiers aux américains) est celle d’une province raciste, xénophobe, intolérante et qui brime les droits fondamentaux de sa minorité anglophone. Le ton est assez souvent haineux, comme les propos que tolèrent la Gazette, le Globe and mail et évidemment, le magasine Mc Lean.

      Mais en bon québécois que nous sommes, blâmons-nous nous-mêmes.

      Guy Tessier

    • @lefranc (Pierre Gauthier)

      À propos du AK-47. Selon le Devoir : «Si l’on se fie aux images et vidéos de l’arrestation, il se pourrait qu’il ait eu en sa possession un CZ-858, une arme qui ressemble à un AK-47. Muni d’un chargeur de 30 balles, le CZ-858 est vendu comme une arme de chasse et il ne fait l’objet d’aucune restriction.

      Lors de l’étude du projet de loi sur l’abolition du registre des armes à feu, à Ottawa, la Coalition pour le contrôle des armes à feu avait utilisé entre autres une photo d’un CZ-858 pour montrer l’absurdité de la définition d’une arme de chasse dans le Code criminel. Il n’est pas nécessaire d’enregistrer ce type d’arme.»

      Marc Sauvageau

    • Pendant la campagne électorale “Pauline Marois [] a affirmé qu’en vertu du projet de loi sur la citoyenneté qu’un gouvernement péquiste s’est engagé à présenter, les anglophones de souche [qu'ils viennent d'ici ou d'ailleurs] devraient connaître le français pour pouvoir se porter candidats à des élections au Québec, que ce soit à l’Assemblée nationale, dans les municipalités ou dans les commissions scolaires”.

      Devant le tolé de critiques la direction du PQ a corrigé le tir pour dire que cette politique ne s’appliquerait qu’aux nouveaux immigrants.

      Pauline Marois n’en est pas à ses premiers commentaires irréfléchis et irresponsables empreints d’intolérance et de folie linguistique à l’égard des droits de certains citoyens. Les commentaires de Marois et d’autres irresponsables partageant ses idées ont peut-être eu un effet chez Bain qui déjà fou est devenu un peu plus fou.

      C. Mathieu

    • les médias anglophones ne font que faire que ce que les autres journalistes font , faire résonner ce qu ils croient que leurs lecteurs veulent lire , ils tentent de deviner ce que leurs lecteurs pensent , le leur disent stimulant ainsi les centres du plaisir du lecteur et leur désir de revenir lire ce journal , créant ainsi une dépendance à ce journal, ce qui a pour but de mousser les ventes de publicité, c est du marketing 101

      c degauche

    • Ouf, pas facile tout ça. Ça soulève beaucoup de passions et c’est normal. Ce qui me dérange dans tout ça:
      - que des gens possèdent des armes automatiques ou semi-automatiques… sérieusement, ça n’a AUCUN sens… Aucune droit individuel ne peut primer quand on voit ce genre de résultat; Dawson, Poly, Concordia ne sont pas suffisants? Ce n’est pas un registre d’armes qui va empêcher ça…
      - il s’agit d’un crime haineux… point. Les propos de Bain tout de suite après le démontrent, peu importe s’il est déprimé ou simplement con… Et pourquoi tolère-t-on dans les médias sociaux des propos similaires? Si on parlait des Juifs comme on parle des Québécois (francophones…) ça fait longtemps qu’il y aurait eu des accusations de portées… On fait perdre son emploi (avec raison) à un professeur d’école qui nie l’existence de l’Holocauste… on pourrait bien faire de même à un “canadien” qui déclare que quelqu’un devrait “finir le travaii”… non?
      - que certains textes soient si rapides à rendre le tout psychiatrique… Arrêtons de qualifier les gens de psychiatriques… c’est comme les déresponsabiliser de leur geste. Cet homme a planifié son action, ce n’était pas le résultat d’un moment bien temporaire de perte de contact avec la réalité…
      - que plusieurs textes (dont une déclaration du maire Tremblay) soient publiés disant que les “anglophones ne sont pas comme ça”… avant même que les groupes ou individus anglophones le disent tout haut. Il était nécessaire que la communauté anglophone se dissocie de ce meurtrier rapidement…

      Bruno Bernardin

    • Petit addendum: avant de parler de cet homme comme d’un fou au sens médical (psychiatrique) il faut noter que cet homme semble excentrique mais tout à fait fonctionnel, gère une entreprise, a posé des gestes philanthropiques clairs, n’a jamais démontré de comportement violent, ne faisait jamais de chichi pour s’exprimer en français, est membre de la Chambre de Commerce locale, etc. Ce n’est pas un schizophrène pris de paranoïa qui se terre dans son petit coin…

      Bruno Bernardin

    • ” que des gens possèdent des armes automatiques ou semi-automatiques… sérieusement, ça n’a AUCUN sens… Aucune droit individuel ne peut primer quand on voit ce genre de résultat; Dawson, Poly, Concordia ne sont pas suffisants? Ce n’est pas un registre d’armes qui va empêcher ça…”

      Les arme automatiques sont déjà illégales au Canada. Il n’y a même pas de débat la dessus. Sauf dans la tête de certains journalistes mal informés qui continus d’utiliser les mot “arme automatique” ou “mitraillete”.

      Les armes semi-automatiques ne sont pas plus dangereuses que les autres. Une arme à feu c’est une arme à feu, peu importe son mécanisme.

      Marc Lépine, Kimveer Gill et Richard Bain sont les seuls reponsables de leurs actes haineux, et non les armes à feu. Les 3 armes utilisées par ces tueurs sont présente légalement au Canada par dizaines de milliers et pourtant ces 3 tueries sont les seuls incidents où elles ont été utilisées.

      Pourquoi les autres 2 millions de détenteurs de permis d’armes à feu ne tuent pas? Ceux-ci possèdent pourtant des armes en tout genres et tout calibres, même parfois semi-automatique, et il ne tuent personne. Vous voulez continuer de les punir à cause des actions d’individus qui représentent 0.00015% des Canadiens qui possèdent des armes à feu.

    • - Sebastien Paquin

    • @Astynax

      Bel argument. Mais pour te répondre, parce que un seul évènement ne fait pas une tendance.

      Le Caporal Lortie aussi avait des griefs qui semblaient politique. Il était surtout fou brac et out ceux qui à l’époque cherchait une explication socio-politique ont perdu leur temps.

      @Asavaria

      OK, alors qu’est-ce qui te satisferait comme comme réaction basé sur ce seul évènement? Un Patriot Act Québécois?

      Vincent Lemire

    • C’est dommage, mais la SSJB se met le doigt dans l’oeil jusqu’à l’homoplate en affirmant que ce sont les médias anglophones qui ont attisé le feu avec leur propos. C’est toujours facile de blâmer les Anglais, le bonhomme sept heures des séparatistes. Mais que fait-on des propos des québécois qui détestent le ROC et dont les commentaires sont publiés sans trop de gêne sur certains blogues? Est-ce que “nous”, on a le droit d’être haineux ou mesquins à l’endroit des autres, mais, eux, quand ils le font, il sont les “plusses” méchants? Je veux bien croire que le fiel que crachent certains médias anglophones est résolument anti-québécois. Mais cessons de faire les vierges offensées. Ça se passe de notre côté de la clôture aussi.

      S. Grégoire

    • Mme Lortie, j’ai beaucoup de respect pour votre travail. Je trouve vos articles intéressants et bien fouillés même si je ne suis pas toujours d’accord avec ce que dites. Je me demande cependant si vous faites autre chose que de participer a des foires culinaires, alimentaires ect quand vous vous promenez ailleurs au Canada. Ce qu’on entend dire, ce qu’on lit a propos du Quebec et des Québecois en général est abominable. Il est vrai que le statut de quémandeur du Québec avec une péréquation qui l’avantage beaucoup (autour de 7 milliards je crois) ne favorise pas autant la sympathie qu’on aimerait recevoir. Cependant, il est quand même étonnant de voir a quel point les journaux du ROC et les blogues ( associés aux mêmes journaux)se défoulent et critiquent le Quebec alors que la majorité anglophone ne parle ni ne lit le francais. Il est facile de critiquer quand on ne connait pas son voisin. C’est ce que je pense la société saint-jean-baptiste a voulu dire.
      Patrick Bardoul

    • Pour ma part, la question n’est pas de savoir s’il y a une relation de cause à effet entre les propos haineux sur le Québec et les gestes de Bain, mais bien de ne pas attendre que ce soit le cas avant de faire quelque chose.

      Les médias du ROC doivent au strict minimum censurer les appels à la violence et les invitations implicites à l’assassinat politique. Ils ont commencé à le faire… un peu! Ces médias ne peuvent pas tolérer ce genre de messages, ils sont déjà illégaux, et c’est un scandale pur et simple que des quotidiens manquent à leur devoir. En 2012, c’est indispensable. Qu’on ne vienne pas m’expliquer que “c’était bien pire avant”, ce n’est pas une excuse et surtout l’environnement médiatique a changé.

      C’est faux de dire qu’il n’y pas moyen parce qu’il faudrait tout censurer, comme le prétend Yves Boisvert. Je suis heureux qu’il parle du commentariat anti-Québec virulent qui sévit dans le ROC, mais c’est tout à fait possible pour les modérateurs du Post ou de Sun média d’éliminer les appels à la violence explicites ou implicites, et même les comparaisons au régime nazi et aux camps de concentration, mais ils ne le font pas parce qu’ils partagent la même haine ou du moins ne lèvent pas le petit doigt. Et ç’est ça qui est inquiétant, cet imprimatur implicite, cette nonchalance complice. Parce que la haine, on savait déjà qu’elle existait. La laisser s’exprimer librement est irresponsable, peu importe s’il y a un lien avec Bain.

      Les journalistes québécois devraient aller sensibiliser leurs collègues. Si vous vous êtes esclaffés en lisant cette suggestion, c’est peut-être parce que le problème est plus profond. Mais n’empêche, je ne vois pas pourquoi André Pratte et d’autres n’écriraient pas une lettre ouverte. Ce n’est pas “attisé les flammes”, mais parler d’un problème que personne ne peut nier et qu’aucun autre peuple dans une fédération ne tolérerait.

      M. P.A. Paquin

    • Parlant d’attiser les flammes vous avez-vu ce lien de la CBC:
      http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/story/2012/09/04/mtl-language-fight-video-goes-viral.html
      C’est quoi l’idée?
      Un spin?
      Ce n’est pas de l’information, c’est n’importe quoi.
      Virale comme maladie virale.

      Daniel Derome

    • Je suis rarement d’accord avec la SSJB mais cette fois-ci… la réalité leur donne raison. Il faut lire les commentaires acrimonieux et racistes des lecteurs anglophones dans la plupart des journaux anglophones…

      Je propose une lecture de quelques faiseurs d’opinion au Canada:
      Don MacPherson
      Tasha Kheirridin a écrit le pire torchon sur le Québec francophone: http://fullcomment.nationalpost.com/2012/08/16/tasha-kheiriddin-in-quebec-xenophobia-is-alive-and-well/

      Chris Selley
      Margaret Wente
      Andy Reida
      Andrew Coyne
      Jonathan Kay a voulu remettre les pendules à l’heure parès l’attentat mais cela n’efface pas les autres articles incendiaires qu’il a écrit

      Jeffrey Simpson est l’exception

      Le Parti québécois est aussi responsable car il évoquait durant l’élection d’empêcher un citoyen québécois qui ne parle pas français de se présenter comme candidat à une élection municipale, scolaire ou provinciale… le PQ s’est rétracté mais le mal était fait! C’était du délire de la part du PQ et les médias anglophones ( bien entendu) se sont accaparés de ce projet de loi pour traiter les francophones de nazis.
      Le PQ a de la difficulté à saisir le concept de liberté individuelle…

      La palme de l’imbécilité revient quand même au président de la CSN, Louis Roy, qui jetait le blâme sur les radios francophones de Québec parce qu’elles critiquaient Pauline Marois…

      P. Bélanger

    • sUITE de 11h24…. tollèrent les francos assimilés sans plus, de toute façon un jour ou l,autre il faudra bien que cette intolérance de part et d«,autre se règle, et je ne vois pas de meilleur façon que de devenir des voisins qui treouveront peut-être una façon de composer ensemble, il me semble que la situation devient de plus en plus pire avec les décennies et je ne vois pas aucune lueur d,espoir à l’horizon, c,est comme dans un couple disfonctionel, la meilleur solution c’est le divorce et souvent l,armonie revient comme de bons amis sans redevenir un couple.

      Gilbert Rochon

    • m.sauvageau

      8 septembre 2012
      00h19

      ouais j’ai tombé moi -même sur l’info après mon post. Je connais cette carabine, on pourrait parler d’une variante de ak47 haute gamme en fait. Seulement en sa version semi-automatique et restreinte à un chargeur de 5 balles est-elle légal. De plus le canon doit avoir plus de 18 pouces je crois, ou plus encore. Ce calibre, 7.62×39mm de standart soviétique, comporte la même balistique que la populaire 30-30 américaine. C’Est effectivement une arme qui se prête bien à la chasse du chevreuil et c’Est pour cette usage que le calibre gagne en popularité en amérique, considérant son coût abordable. Un point à retenir, c’Est qu’il ne faut pas se fier à l’apparence d’une arme à feu, il es possible de changer la crosse d’une carabine pour lui donner une apparance tactique sans qu’elle en soit une(chose qui ne m’intéresse absolument pas perso). Les films nourrissant l’imaginaire des personnes incultes, il faut rappeler qu’il est une erreur de jugement que d’associer les chasseurs à ces fous tireurs. Bane avait obtenu illégalement son arme, plus de loi n’aurait rien changé, ce qui démontre qu’il est faux d’y voir une solution par cette voie. Par la pratique de la chasse, dans les derniers 5 ans, il y a eu deux décès au Québec, non relié aux armes à feu, mais à des chutes des miradors(sièges accrochés aux arbres). LEs programme de formation obligatoires et la sensibilisation pour un usage diligent on porter des vrais fruits. C’Est par cette voie, celle d’un adulte avertie, que des vies sont sauvés. Pas en traitant les membres de la société au large en dangeureux débile potentiel.

      Gauthier, Pierre

    • La dernière campagne électorale aura laissé des traces comme le ‘’Bashing’’ contre les Québécois par les journaux anglophones dont les blogues montraient des propos haineux. Ou encore un parti politique qui prévoyaient des troubles pour 5 ans si le Parti Québécois était élu.
      Il faut se rappeler du journal The Gazette du 25 avril 1859 qui a demandé aux Tories de manifester leur opposition au bill d’indemnité et l’adoption de la Responsabilité Ministérielle qui permit l’élection de francophone au parlement.
      Le même jour devant l’action des émeutiers le parlement est incendié. L’armée a laissé faire et n’a pas intervenu. L’année 1849 a été nommée l’année de la terreur à Montréal.
      On se rend compte encore aujourd’hui qu’il existe encore des Orangistes à l’esprit déranger. Ce qui dérange, c’est que cet individu dit qu’il écrivait à Monsieur Jean Charest.
      Un bain de sang a été évité par le sacrifice d’un homme et le courage d’un autre homme qui a été blessé.
      Un seul journaliste, soit Monsieur Jeff Simpson a pris la défense pédagogique du peuple Québécois réputé dysfonctionnel. De vouloir protéger sa langue 153 ans plus tard, rend t’il un peuple illégal. Il faut savoir que l’anglais au Québec n’a jamais été en danger malgré ce qu’en disent les médias anglophones.
      http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/yves-boisvert/201209/07/01-4572246-commentaires-assassins.php

      http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=2497,3090359&_dad=portal&_schema=PORTAL
      http://www.hebdosregionaux.ca/laurentides/2012/09/09/bain-voulait-separer-montreal-du-reste-du-quebec-

      Donald Bordeleau

    • Re-bonjour,

      Juste pour vous dire que lorsque j’ai pris connaissance de la nouvelle relatant l’attentat de mardi soir dernier, deux phrases m’ont traversé l’esprit :

      1ère) – C’est quoi cette connerie-là?

      2e) – On dirait qu’au cours de la nuit j’ai déménagé aux États-Unis.

      O.K. la Loi 101, O.K. l’élection du P.Q., O.K. aussi le moment de folie passagère, O.K. l’influence des médias anglocanadiens, O.K. le conflit Québec-Canada, sauf que tout cela relève de la pensée « est-ouest » .

      Or, si on intègre à cette pensée « est-ouest » la pensée « nord-sud », ou si vous préférez la pensée « Québec-USA », il me semble qu’à partir de là ça devient plus clair.

      Oui, oui, pendant un court instant, j’ai cru qu’on avait fait un bon magistral dans le temps et que le Québec faisait maintenant partie des États-Unis d’Amérique.

      Non? En tout cas, moi de mon bord, je commence à avoir un petit peu la chienne face aux tueries tout de même assez fréquentes aux États-Unis et qu’avant de penser à ce qui se dit sur le compte du Québec ailleurs au Canada j’ai pensé comment on règle un conflit personnel aux États-Unis.

      Daniel Verret (Nadagami)

    • Twit, twit. Passons à autre chose. On aime pas approfondir et ça pourrait être «divisif».

      Un drame humain seulement ? Gabrielle Gifford, les jeunes du parti travaillistes norvégiens, les femmes de Polytechnique, le PQ de Mme Marois…
      Moi, i’m semble que c’est toujours les mêmes qui écopent des violences.

      F.Labelle

    • J’aimerais beaucoup qu’un(e) éditorialiste crédible (comme vous madame Lortie) écrive un article (pas un blogue) sur la facon dont les grands quotidiens anglophones tolèrent les commentaires haineux sur leurs blogues, et donneraient une tribune nationale aux petits rednecks et KKK de ce pays …. Est-ce vrai ou pas? Et quand je dis article je m’attend aussi à ce que l’auteur de l’article aille interviewé les responsables de ces publications, histoire d’aussi connaitre leurs versions.

    • Michel Pontbriand

    • Madame Lortie. Je retiens cette phrase de votre article mesuré : «Des loups solitaires, donc, dont la pensée n’est pas partagée par un vaste mouvement, mais qui n’est pas non plus déconnectée de la réalité sociale.»

      Justement. Cette réalité sociale, la SSJB y fait référence. J’ajouterais cependant que les influences néfastes ne proviennent pas uniquement des média anglophones du ROC ni des blogues haineux dont tout a été dit sur le climat malsain qu’ils entretiennent.

      Des intérêts francophones aussi opèrent des media où la nuance n’est pas la principale qualité. Sun Media News est une chaîne anglophone opérée par Quebecor Media à partir d’un partenariat avec le Groupe TVA (51 %). Ce n’est pas parce qu’une chaîne appartient à des intérêts privés qu’elle est autorisée à diffuser n’importe quel propos raciste ou discriminatoire. Voire haineux et violents. La même éthique devrait s’appliquer aux blogues. On l’a dit : les blogues des journaux francophones sont filtrés.

      Ce n’est pas suffisant de dénoncer les médias anglophones , les radios poubelles ou de s’en prendre à des blogues, je pense aussi aux propos tenus par Jean Charest et François Legault durant la campagne électorale.

      Parler du «chaos», comme Jean Chareste l’a fit sans vergogne, marteler que Le PQ soutient la «rue», donc l’anarchie et non pas putôt le peuple qui y manifeste. Diviser comme il l’a fait devant un désordre qu’il a lui-même créé en manipulant les faits est aussi une forme de provocation qui n’a pas laissé insensible une population à qui on prédisait presque l’apocalypse. Et que dire de François Legault avec ses «caribous» qui est allé déterrer cette expression qui envoyait toute une population au précipice.

      Ces accusations par les adversaires politiques du PQ de parler du projet souverainniste comme d’un acte clandestin dont le but serait de faire «disparaître» les Québécois anglophones, alors que que cette population québécoise possède ses hôpitaux, ses collèges, ses universités, ses chaînes de radio et de télévision était de la pure mauvaise foi.

      Je ne vois pas qui se lève à l’heure actuelle pour dénoncer les dérives de langage de la dernière campagne électorale. Par leurs propos incendiaires, des politiciens québécois francophones, pas de Toronto ni de Calgary, ces politiciens n’ont eu aucun scrupule à servir de détonnateur et d’accélératseur d’un drame annoncé.

      Un climat social, ça n’arrive pas tout seul.

      Andrée Proulx
      Montréal

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