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Les canards à la ficelle d’Inaki Aizpitarte. Photo Marie-Claude Lortie, La Presse.
VARSOVIE — La réponse à la question, la voici: je suis en Pologne. De retour à Varsovie après cinq jours dans une zone éloignée, au nord-est du pays, aux confins de la Lithuanie, la région de Suwalszczyzna.
J’y étais dans le cadre d’un événement qui s’appelle Cook it Raw, qui a lieu à peu près tous les ans depuis la conférence sur l’environnement de Copenhague de 2009. Le but de l’opération: réunir dans un contexte complètement inédit et improbable de jeunes chefs créatifs de partout au monde, afin de créer une expérience qui relève autant de la gastronomie que du choc des cultures ou d’une réflexion sur l’avenir de l’alimentation sur la planète. Au menu: plantes sauvages, produits régionaux, complicités internationales, pensées sur le rôle du chef et de l’alimentation dans divers environnements, cultures, moments historiques….
Pourquoi Cook it Raw, comme dans cuisiner à cru ? Parce que le premier événement a eu lieu pour forcer des chefs à réfléchir sur leur dépense d’énergie et leurs préoccupations environnementales. Puis se sont ajoutées des interrogations plus culturelles et plus philosophiques qui ont étendu le sens du mot à non plus seulement “cru” mais aussi “sauvage”, “nature”, “sans transformation”. D’ailleurs, cette année, le penseur scientifiques danois Tør Nørretranders était du groupe pour animer des discussions.
Un reportage s’en vient sous peu. En attendant, quelques photos…

C’est dans cette ancienne cantine militaire qu’on a servi la soupe au chou traditionnelle, le second soir.

Du poisson fumé

Du lard en tranches

Un camion plutôt vintage

Soirée au coin du feu. À l’avant-plan, la chef slovène Ana Ros, première femme à faire partie du groupe.

Les chefs et un assistant se réunissent pour planifier le banquet final. De g. à droite: le Français Inaki Aizpitarte du Châteaubriand à Paris, le Français Claude Bosi d’Hibiscus à Londres, le Flamand Kobe Desramault de In de Wulf, l’Argentin Mauro Colagreco de Mirazur à Menton en France, Rene Redzepi de Noma à Copenhague, Ali Kurshat Altinsoy, assistant à Noma et Modest Amaro de Atelier Amaro à Varsovie.

Les tasses où sera servi un des plats du repas.

Les légumes qui iront dans un des plats du banquet final.

Les chefs Rene Redzepi et Albert Adrià.
Photos Marie-Claude Lortie, La Presse.

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gl000001
30 août 2012
13h40
Drôle de hasard pour madame Pic qui prépare un plat avec de l’épine-vinette et des betteraves et vous qui avez ces deux “ingrédients” dans vos photos.
Qu’est-ce qui décorait le plat de lentilles ? On aurait dit du gésier.
Alain Lajoie
chouettemaman
30 août 2012
23h12
J’ai très hâte de lire votre reportage. Je me plais à imaginer un tel événement ayant lieu sur la Côte-Nord. Il y a une gastronomie ’sauvage’ incroyable à y développer et Cook it raw en est la preuve. Vos photos et celles du site de Cook it raw sont très belles.
chouettemaman
30 août 2012
23h12
Ah zut, zut rezut, c’est honteux : N. Miron.