Marie-Claude Lortie

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  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est chroniqueuse et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Lundi 13 août 2012 | Mise en ligne à 20h51 | Commenter Commentaires (34)

    Mais à quoi pense le marché Jean-Talon ?

    Pour assurer un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

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    Les légumes de Jacques Rémillard, le fermier “fautif”… Photo François Roy, La Presse.

    Ce matin, je me suis étouffée dans mon café en lisant dans mon journal cet article de ma collègue Marie Allard. On y explique que les autorités du marché Jean-Talon ont décidé de faire la vie dure — en le mettant à l’amende — un maraîcher dont le camion serait, dit-on, trop long de 60 cm.

    Que ledit maraîcher utilise ce camion un camion de cette taille depuis 1976 (l’actuel date des années 90)  ne semble pas faire broncher la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal qui lui impose une amende de 200 $ par jour.

    Je ne sais pas où commencer pour décrire à quel point je trouve cette décision de la Corporation dénuée de toute intelligence. Mais disons en gros que:

    - Cela confirme à peu près tous les préjugés que l’on peut avoir sur la rigidité aveugle de la bureaucratie.

    - Cela confirme à peu près tous les préjugés concernant le manque de vision de la bureaucratie. On enquiquine un fermier d’ici et on laisse tranquille les revendeurs qui nous proposent exactement les mêmes produits que les supermarchés achetés chez les mêmes grossistes et provenant de partout, voir du bout du monde…. Allô la Corporation ? Est-ce que quelqu’un chez vous a lu les journaux et s’est intéressé aux enjeux agroalimentaires et environnementaux depuis, mettons, dix cinq ans ?

    Il y a longtemps que je dis que c’est impensable qu’on laisse ainsi les marchés de la ville aux revendeurs de produits souvent importés alors que les petits producteurs locaux ont de la difficulté avec leur mise en marché.  Ce dernier incident démontre à quel point les administrateurs sont déconnectés des enjeux modernes. Il est temps d’effectuer une réforme en profondeur de la philosophie même de nos marchés municipaux. Il faut adopter le modèle new-yorkais: seuls les produits locaux peuvent y être vendus. Les autres: dans les fruiteries — comme celles qui entourent le marché — et les supermarchés. Il y en a bien assez, pas besoin d’une enceinte en plein air pour ça.

    Qui s’en occupe ?

    Aura-t-on plus de chances aux prochaines élections municipales de parler finalement d’alimentation ? Parce qu’au provincial, ça jase pas fort. Pourtant, on mange trois fois par jour, non ? (Chronique ici sur la question)

    AJOUT: Ce matin j’ai publié une chronique sur Jean-Talon et le potager de Drummondville, deux sujets qui se rejoignent. La voici.


    • Quel bon blogue Mme Lortie! “Seuls les produits locaux peuvent y être vendus”, il me semble que cela devrait être la norme. En espérant que votre texte trouve écho chez nos élus (futurs élus). Annie Morissette

    • Le marché Jean-Talon et ses (ir)responsables font la preuve par dix que la stupidité est une denrée fortement répandue. Quand on est un “marché”, on doit encourager les commerçants et ce n’est pas en s’adonnant à qui mieux mieux aux joies du harcèlement gratuit qu’on y parvient. J’imagine déjà Raymond Bachand traiter le Marché Jean-Talon de repères de marxistes…
      R. Ducharme

    • Mon épouse et moi discutions justement ce weekend des difficultés qu’ont les producteurs québécois avec les gouvernements. Que ce soit les viticulteurs québécois qui se font écraser par la SAQ, les producteurs de fromage et le MAPAQ (l’histoire de Gilles Jourdenet lors de la supposée crise de la listeria, lire hysteria) les propriétaires de serres et tout les gens du domaine agricole. En Ontario et en C-B, les viticulteurs ont des espaces de choix dans les magasins des sociétés d’états. Pas nous. Mais là, sacram.. pour 60 cm… Faut être con en ta. Et dans tout ca où est notre bon maire Innocent 1er? Je vous le dit Mé. arcand tout va bien! Tout va très bien! Porte bien son surnom…

    • Le marché Jean-Talon a toujours été pour moi une destination privilégiée. Et cela continue même si je suis maintenant à deux heures de Montréal. J’y vais juste moins souvent mais je fais des provisions.

      Moi aussi quand j’ai lu cela ce matin, j’ai failli m’étouffer avec ma toast garnie de notre marmelade maison aux oranges de Séville justement achetées au Marché et qui nous demande un temps fou à préparer, mais ce que ça peut être bon.

      «Mais ils sont fous, cib***e!», me suis-je dit.

      Satanée bureaucratie «qui possède elle-même une tendance autogène à s’auto-complexifier, à s’auto-emberlificoter, à s’auto-étrangler et c’est même souvent dans ces processus de sophistication extrême que les meilleurs agents administratifs trouvent leur vrai plaisir» disait un auteur dont j’ai perdu la trace mais dont je n’ai jamais oublié cette définition.

      Et quand on a la fabuleuse idée de faire intervenir les «avacats», comment alors s’en sortir?
      Est-ce qu’une manif musclée de la part des clients pourrait aider, un peu comme dans l’histoire des jardiniers urbains que la municipalité voulait forcer à rétrécir leur jardin en façade?

      Je serais prêt à faire les 200Kms qui me séparent de Montréal juste pour aller les enquiquiner «en gang» ces joyeux crétins.

      J-F. Couture.

    • Option Nationale s’intéresse à ce qu’il y a dans votre assiette Madame Lortie : 2.4 Déclarera l’eau et les terres agricoles patrimoine national. Leur exploitation et leur préservation devront refléter cette importance, notamment sur le plan des redevances et du soutien au secteur agroalimentaire. Cela inclura dans ce dernier cas un plan de souveraineté alimentaire, une meilleure identification des produits locaux, un fonds de pension pour les travailleurs du secteur et une aide au recrutement de la relève;

    • Les produits locaux devraient être la vedette du marché, être louangés, même avoir des espaces privilégiés.

      Au lieu de ça, il faut bien connaître le marché pour y dénicher les producteurs locaux… et encore, ce n’est pas suffisant. Il faut souvent poser des questions pour s’assurer de la provenance locale d’un produit. Chez ceux qui ne vendent que leur production, c’est assez facile. Mais comme certains maraichers ont le droit de “compléter leur offre” avec des produits standards sans nécessairement le dévoiler, on a parfois l’impression qu’il n’y a aucun contrôle.

      La corporation semble plus penser à rentabiliser ses espaces qu’à encourager la qualité des produits. C’est pourtant sa seule image de marque.

    • Bon texte Mme. Lortie.

      J’ai faim tout de même. Camion trop long ou pas.

    • Robert Duquette signe son 22h31…. Pffff !

    • F. Sailland

    • Le marché Jean-Talon est de plus en plus une attraction touristique et de moins en moins un marché pour les producteurs locaux. Jacques Rémillard et sa femme Diane ainsi que leur fils Patrick sont l’archétype du producteur local que tous aimeraient imiter, mais que peu peuvent car l’effort est trop grand. Ils croient fermement a la culture biologique et utilisent le plus souvent possible des méthodes comme les bio-prédateurs pour contrôler les récoltes. Leurs légumes sont une coche au dessus de ce qu’on trouve ailleurs. Si bons et si frais qu’on commence même a les manger dans l’auto au retour du marché. En plus, ils sont hyper sympatiques. Quand la direction du marché s’attaque a eux parce qu’ils sont hors normes, je me sens atteint moi aussi. Plusieurs viticulteurs en France ont décidé de ne plus respecter les normes établies par l’inao (intitut national des appellations d’origines) parce-ce-que leurs productions ne respectait pas les standards édictés, ils les dépassaient. Aujourd`hui, ces producteurs vinifie leur vin sous une apellation plus générique, mais a peu près tout le monde reconnait leurs produits comme étant supérieurs aux standards promus par l’inao.
      Achetons local et encourageons les autres a acheter local. Un poivron vert même si c’est ordinaire, c’est meilleur local que récolté il y a deux semaines au Mexique ou ailleurs et muri dans le camion.
      Patrick Bardoul

    • Si vous regarder le film “Food Inc”, je suis toujours sidere de voir la logique du fermier face a l’entetement bureaucratique sans bon sang de la bureaucratie …

      … et bien sur, c’est pour le publique mais le publique ne s’est jamais plaind de la longueur des camions.

      Je trouve le metier de fermier bien attirant. Travailler dehors, travailler la terre … mais c’est beaucoup trop difficile pour moi et 99.9% de la population. Faudrait peut etre arreter de leur frapper dessus, surtout qu’ils sont le “coeur” du marche. Faudrait pas, dans ce superbe “futur” propose, se ramasser avec des jeunes qui vendent des fruits et legumes de chez Metro et Loblaws qui finiront par acheter qques concessions (ou qques elus municipaux).

      D Cormier

    • De nos jours il est impensable d’offrir que des produits locaux,
      parlez-en aux immigrants. Juste a voir la popularite des epiceries
      asiatiques par exemple, il est evident qu’ils trouvent reconfort
      dans leurs cuisines traditionnelles.
      P Allen

    • @jfboismenu: merci pour l’information.
      Je pense que le Marché Jean-Talon est devenu une foire alimentaire permanente. Beaucoup plus qu’un marché public où producteurs et maraîchers locaux peuvent écouler leur production en tout cas.
      D’accord avec vous Mme. Lortie. Seuls les produits locaux devraient être vendus dans les marchés publics; Jean-Talon comme tous les autres. C’est d’ailleurs la première raison pour laquelle je n’y vais plus. Pour quoi payer plus cher si nous ne sommes pas assurés que ce sont des produits de chez nous? Certains grossistes (Sami Fruits entre-autre) nous offrent la même chose à beaucoup moins cher.
      C.Tassé

    • … Que ledit maraîcher utilise ce camion depuis 1976 ne semble pas faire broncher la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal qui lui impose une amende de 200 $ par jour. …

      Après cela, on demandera pour les citoyens sont aussi cyniques envers ce que vous appellez la ‘bureaucratie municipale’ :-(. En plus, ces gens jouissent d’avantages excessifs pour le niveau de compétence qu’ils exhibent: pas besoin d’une once de jugeotte, rien qu’à savoir lire. Hein, c’est ça, mon cher camionneur, c’est marqué en noir et blanc là: payer!

      André St-Gelais.

    • C’est tout bêtement choquant. J’habite à distance de marche du Marché (et ce n’est pas un hasard) et justement, il y a quelques jours, j’avais acheté des échalottes délicieuses, de petits radis longs et des betteraves multicolores chez Jacques et Diane Rémillard, qui tiennent cet étal avec leur fils.

      À qui est-ce qu’on doit s’adresser pour les soutenir et pour s’élever contre cette bétise bureaucratique?

      Maria Soriano

    • Faudrait peu-être penser à allonger l’étal de 60 cm…

      B.Marquis

    • L’absurdité de cette situation est révoltante, c’est certain. Comme si cette corporation des marchés publics n’avaient que ça à faire d’aller mesurer la conformité des étales! Cette corporation devrait sans aucune hésitation passer plus de temps à la promotion de leur offre, plutôt qu’à l’application de règlements étroits.

      Cela dit, SI une plainte a été déposée par un compétiteur de M. Rémillard (est-ce le cas?), comment voulez-vous que la corporation ne sévisse pas? Sous quel argument peut-elle fermer les yeux arbitrairement?

      Si toutefois aucune preuve ne démontre qu’une plainte a été déposée à l’endroit de M. Rémillard, on ne peut que conclure à un zèle qui n’a pas sa place dans ce genre d’organisme.

      À suivre,

      Francis Huneault

    • Madame Lortie
      Vous faites erreur. C’est la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM) et ses quelques 250 membres qui gère le marché.Pas la Ville

    • D’entrée de jeu, je suis prête à signer une pétition pour ce producteur, car c’est sans aucun doute un des plus beaux et authentiques étalages du Marché Jean-Talon.

      J’aimerais tout de même savoir, avant de blâmer seulement toute la bureaucratie, combien de marchands ont appuyé ce producteur et combien ont au contraire porté plainte dans l’espoir de reprendre son emplacement. Car ce monsieur avait sans aucun doute du succès et faisait peut-être des envieux.

      M.J. Brossard

    • La corporation n’a pas de conscience ni d’âme, c’est dans ce système pourri que l’on vit bien malheureusement …

      J Tremblay

    • ..Post scriptum:

      Le couple de Drummondville a remporté son pari avec son jardin en façade. La ville vient de céder mais elle prévient qu’elle va «encadrer» la pratique. Il reste à voir ce que cela va donner le printemps prochain.

      Souhaitons que la ureaucratie «Jean-talonesque» y trouve leçon de bon sens.

      J.F. Couture.

    • moi aussi, je trouve que le marché a perdu de son lustre typique pour se revêtir de celui glamour de la place ”IN”.
      je n’y vais presque plus (je viens du coin) trop nostalgique des premières années.

      j’espère qu’on vous écoutera.
      les MF Bazzo et autres ont été les portes-drapeaux de la révolution qui a amener les changements au Marché qui est devenu un lieu saint des Bobos.
      Maintenant, ils faudrait que les Médias soient l’instigateur d’un retour en arrière.

      bravo.

      M.Lessard

    • On parle beaucoup du Marché Jean-Talon, mais qu’en est-il des autres marchés publics de Montréal? Vous avez mentionné Atwater. Il y a bien des étals extérieurs au nouveau Marché St-Jacques (sur Ontario, mais qui ne semble pas faire parti de la Corporation) et du côté du Marché Maisonneuve, pas d’étal extérieur du tout, sauf la fruiterie qui s’agrandit un peu au printemps pour les fleurs et les plants ainsi qu’à l’automne au temps des récoltes. Devrait-on considérer comme normal qu’il n’y ait AUCUN espace pour les producteurs locaux dans un marché publique?

      Geneviève Blondin Brosseau

    • S’il y a des règlements, il faut les respecter. Vous imaginez si chacun faisait comme il veut à tous les niveaux. Cependant, je suis d’accord pour trouver une solution car il s’agit ici d’un maraîcher d’exception. J’ai l’impression qu’un concurrent a trouvé la faille pour déposer une plainte. Le marché, c’est bien joli et sympa, mais c’est une business avant tout quoi qu’on en dise. C’est dommage mais c’est comme ça.

    • et je signe: D. Bernier. Merci.

    • Pour faire l’avocat du diable, le coin est déjà difficile d’accès et la popularité grandissante n’améliore pas la chose. Peux être qu’un camion de cette tailles dérangeait peu en 1976, mais aujourd’hui si.

      Il est fort probable que ce soudain intérêt pour la taille de son camion vient de plainte des marchant environnant. Est-ce que le droit de l’un l’emporte sur le droit de tous ?

      tout ceci n’est que réflexion, mais je crois qu’il faut prendre en compte cette parti de l’équation.
      David Bourque

    • Pourquoi ne vendre que des produits locaux? Pour obliger les consommateurs à aller à deux endroits différents pour leurs produits locaux et leurs citrons? Ça équivaut à plus de déplacements, temps, congestion et pollution si voiture etc…Je crois que l’on devrait mettre un fort accent sur les produits locaux mais ne pas obliger les gens à aller à deux endroits. De plus, je crains que si certains produits “non locaux” ne soient pas disponibles au marché, certains iront simplement au super-marché…A. Tanguay

    • J’ai lu votre article du marche et ses citrons.

      Je suis totalement en desaccord avec vous. Le marche doit, d’une part, encourager les producteurs et produits locaux (ie on ne vend pas de tomates mexicaines au marche), mais doit pouvoir offrir des produits qui ne sont pas produit au Quebec pour satisfaire les besoins du client (ie mangues, citrons, etc).

      Si le marche n’offre pas ces produits exotiques, le client qui n’a pas le temps d’aller a 2 ou 3 epiceries va tout simplement aller chez Metro ou Loblaws pour faire son epicerie car il ne vas pas faire un ndetour pour acheter 3 tomates et une salade. Hors, le risque est que ce client, qui doit acheter un citron ou une mangue pour une recette, achete donc ses tomates et ses salades a un endroit ou elle ne viennent pas de producteurs locaux.

      Alors svp, ne sortez pas une autre regle de votre chapeau qui vienne nuire tout autant a l’equilibre du marche tout comme la regle de la longueur des camions !

      Alors qu’on oblige que le marche vendent des produits locaux, mais qu’on facilite la vie a tous en laissant ces citrons et avocats qui ne poussent meme pas au Quebec de toute facon, et qui font en sorte que je ne dois pas courir ailleurs pour me les procurer, moi qui est juste a 4 stations de metro et a moins de 100 pas de chaque cote des stations … c’est mon depanneur de luxe !

      D Corman

    • Et oui c’est très con l’entêtement du marché face à un camion trop long…
      L Chénard

    • Il est vrai que c’est dommage que le marché Jean Talon vende des produits importés

      Dites vous que si le vendeur décide de mettre les mangues en évidence, c’est pcq les mangues se vendent bien et rapportent. Le marchand est là pour vendre, pas pour éduquer la population.

      Ca fait des années que le marché vend des produits importés, il n’y a pas de quoi faire un règlement, surtout si vous voulez eviter la bureaucratie. Il y a des gens qui veulent acheter de l’ail choinois pcq c’est moins cher – ils ont bien le droit, non? Et si le consommateur préfère acheter ds mangues dans l’environnement charmant qu’est le marché JT plutot qu’au Provigo, je le comprend

      De mon bord, je n’achète quasiment ce qui est en saison, et ce qui vient de proche. Je ne mange pas de mangues, ni de bananes etc. Aucun produit tropical – jamais. Les fruits du sud de l’Ontario est le plus loin j’achete ou a peu pres – puis je les conserve pour l’hiver.

      Quand j’approche un marchand au JT, je leur demande carrément: qu’est ce qui est de chez vous, et qu’est que vous revendez? Il répondent franchement et c’est tout. Et a moi de faire mon choix.

      Si c’etait de moi, le marché JT ne serait que des produits locaux. Mais je n’ai pas la prétention d’imposer mes valeurs aux autres.

      Pourquoi absolument “faire comme NY”?

      MCL, vous mentionnez le stand de fruits de mer – ils servent dse calmars, éperlans et crevettes frits, tous déliciex quoique les éperlans sont mes préférés. Les crevettes sont trop grosses pour venir du Golfe, surement des crevettes importés. Où tranchez vous?

      L’histoire du camion est ridicule, encore plus ridicule qu’ils imposent une amende. Ceci etant dit les règlements sont pour tout le monde. 60cm, c’est 2 pieds – quand ca dépasse, ca dépasse. Votre heure de tombée est a quelle heure? Vous avez droit a combien de minutes de plus au juste?

      Les résidents de Paris hurlaient lorsque Haussmann a refait la ville il y a 150 ans. Ils disaient que c’etait eventrer Paris, lui arracher le coeur etc. Aujourd’hui c’est le Paris que l’on admire.

      Les temps changent, que voulez vous.

      Si le marché JT devient un Walt Disney, ca ne ferait pas mon affaire, mais ce n’est pas “mon affaire” qui decide. Ni la votre, ne vous en deplaise.

      Il y aura un nouveau Marché ailleurs – peut-etre dans le parc Jarry? Peut etre le retour au Marché Central? C’est le beauté du Capitalisme: tant qu’il y aura des acheteurs il y aura des vendeurs. Big deal le marché JT, faut en revenir – c’est pas sacré, toujours.

    • oops signé F Vachon

    • Ajout: 100% d’accord que la provenance des produits devrait etre étiquetée au marché JT. En fait dans tous les commerces vendant de la nourriture, dépanneurs inclus.

      J’irais meme jusqu’a imposer la provenance des ingredients dans les produits transformés. Ex: d’où viennent les patates des chips, le mais des Fritos, le lait de la sandwich eskimo etc

      Zero bureaucratie gouvernementale – on l’impose a l’importateur/distributeur. Faut etre pret a payer plus cher le produit par contre. Moi ca me va, ca vaut le cout a mon avis

      F Vachon

    • Faudrait pas trop en demander aux petits bureaucrates dans leur tour d’ivoire….la vraie vie, c’est bien trop compliqué pour eux.

      Ben Bibeau

    • L’attitude de la direction des marchés de Montréal est plus que décevante, elle est alarmante et va à l’encontre de sa mission: produit du terroir de la ferme à la table. Ma famille a bénéficié des bons légumes frais de M. Remillard et ce depuis plus de 20 ans. J’habite maintenant la Colombie Britannique où on y vois l’éclosion de plusieurs marchés de fermiers qui gagnent en popularité à une vitesse fulgurante. Il est intéressant de noter quand on visite leur site www.eatlocal.org de lire que la mission première des marchés de la Colombie Britannique est de promouvoir et privilegier le contact des fermiers avec les consommateurs pour assurer l’accès a une alimentation saine pour tous. Inclut dans leur mandat est de soutenir les fermiers dans leur démarche à développer des fermes d’excellence où on peut y vivre de sa production. Ils sont aussi concerné par la relève, ils notent que l’âge moyen des fermiers est de 54 ans. En démontrant qu’il est possible de bien vivre sur une ferme, ils espèrent attirer une nouvelle génération de fermiers pour prendre la relève. Il semble qu’on ne peut pas en dire autant des administrateurs du marché Jean-Talon…

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