Pour assurer un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

Les légumes de Jacques Rémillard, le fermier “fautif”… Photo François Roy, La Presse.
Ce matin, je me suis étouffée dans mon café en lisant dans mon journal cet article de ma collègue Marie Allard. On y explique que les autorités du marché Jean-Talon ont décidé de faire la vie dure — en le mettant à l’amende — un maraîcher dont le camion serait, dit-on, trop long de 60 cm.
Que ledit maraîcher utilise ce camion un camion de cette taille depuis 1976 (l’actuel date des années 90) ne semble pas faire broncher la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal qui lui impose une amende de 200 $ par jour.
Je ne sais pas où commencer pour décrire à quel point je trouve cette décision de la Corporation dénuée de toute intelligence. Mais disons en gros que:
- Cela confirme à peu près tous les préjugés que l’on peut avoir sur la rigidité aveugle de la bureaucratie.
- Cela confirme à peu près tous les préjugés concernant le manque de vision de la bureaucratie. On enquiquine un fermier d’ici et on laisse tranquille les revendeurs qui nous proposent exactement les mêmes produits que les supermarchés achetés chez les mêmes grossistes et provenant de partout, voir du bout du monde…. Allô la Corporation ? Est-ce que quelqu’un chez vous a lu les journaux et s’est intéressé aux enjeux agroalimentaires et environnementaux depuis, mettons, dix cinq ans ?
Il y a longtemps que je dis que c’est impensable qu’on laisse ainsi les marchés de la ville aux revendeurs de produits souvent importés alors que les petits producteurs locaux ont de la difficulté avec leur mise en marché. Ce dernier incident démontre à quel point les administrateurs sont déconnectés des enjeux modernes. Il est temps d’effectuer une réforme en profondeur de la philosophie même de nos marchés municipaux. Il faut adopter le modèle new-yorkais: seuls les produits locaux peuvent y être vendus. Les autres: dans les fruiteries — comme celles qui entourent le marché — et les supermarchés. Il y en a bien assez, pas besoin d’une enceinte en plein air pour ça.
Qui s’en occupe ?
Aura-t-on plus de chances aux prochaines élections municipales de parler finalement d’alimentation ? Parce qu’au provincial, ça jase pas fort. Pourtant, on mange trois fois par jour, non ? (Chronique ici sur la question)
AJOUT: Ce matin j’ai publié une chronique sur Jean-Talon et le potager de Drummondville, deux sujets qui se rejoignent. La voici.
Lire les commentaires (34) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 





