Marie-Claude Lortie

Archive du 13 août 2012

Lundi 13 août 2012 | Mise en ligne à 20h51 | Commenter Commentaires (34)

Mais à quoi pense le marché Jean-Talon ?

Pour assurer un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci.

Capture d’écran 2012-08-13 à 20.48.49

Les légumes de Jacques Rémillard, le fermier “fautif”… Photo François Roy, La Presse.

Ce matin, je me suis étouffée dans mon café en lisant dans mon journal cet article de ma collègue Marie Allard. On y explique que les autorités du marché Jean-Talon ont décidé de faire la vie dure — en le mettant à l’amende — un maraîcher dont le camion serait, dit-on, trop long de 60 cm.

Que ledit maraîcher utilise ce camion un camion de cette taille depuis 1976 (l’actuel date des années 90)  ne semble pas faire broncher la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal qui lui impose une amende de 200 $ par jour.

Je ne sais pas où commencer pour décrire à quel point je trouve cette décision de la Corporation dénuée de toute intelligence. Mais disons en gros que:

- Cela confirme à peu près tous les préjugés que l’on peut avoir sur la rigidité aveugle de la bureaucratie.

- Cela confirme à peu près tous les préjugés concernant le manque de vision de la bureaucratie. On enquiquine un fermier d’ici et on laisse tranquille les revendeurs qui nous proposent exactement les mêmes produits que les supermarchés achetés chez les mêmes grossistes et provenant de partout, voir du bout du monde…. Allô la Corporation ? Est-ce que quelqu’un chez vous a lu les journaux et s’est intéressé aux enjeux agroalimentaires et environnementaux depuis, mettons, dix cinq ans ?

Il y a longtemps que je dis que c’est impensable qu’on laisse ainsi les marchés de la ville aux revendeurs de produits souvent importés alors que les petits producteurs locaux ont de la difficulté avec leur mise en marché.  Ce dernier incident démontre à quel point les administrateurs sont déconnectés des enjeux modernes. Il est temps d’effectuer une réforme en profondeur de la philosophie même de nos marchés municipaux. Il faut adopter le modèle new-yorkais: seuls les produits locaux peuvent y être vendus. Les autres: dans les fruiteries — comme celles qui entourent le marché — et les supermarchés. Il y en a bien assez, pas besoin d’une enceinte en plein air pour ça.

Qui s’en occupe ?

Aura-t-on plus de chances aux prochaines élections municipales de parler finalement d’alimentation ? Parce qu’au provincial, ça jase pas fort. Pourtant, on mange trois fois par jour, non ? (Chronique ici sur la question)

AJOUT: Ce matin j’ai publié une chronique sur Jean-Talon et le potager de Drummondville, deux sujets qui se rejoignent. La voici.

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Lundi 13 août 2012 | Mise en ligne à 10h27 | Commenter Commentaires (83)

Ministre de la Santé: faut-il être mince ?

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LeDr Gaétan Barrette. Photo Ninon Pedneault, La Presse

Un ministre de la Santé doit-il ou doit-elle être mince ?

Voilà la question que vous posez tous depuis le début de cette campagne, depuis qu’on connaît la candidature de Gaétan Barrette, pressenti pour occuper un tel poste dans un éventuel gouvernement de la Coalition Avenir Québec.

Je l’ai entendu, vu, partout, notamment sur les réseaux sociaux./e

La chef péquiste, Pauline Marois, s’est fait poser la question subtilement, sans allusion directe à M. Barrette, mais on savait tous que c’est de lui qu’on parlait, et elle est tombée dans le panneau. Oui, a-t-elle dit, un ministre de la Santé doit être exemplaire et avoir de saines habitudes de vie. Mots codés pour dire non, il ne devrait pas être obèse. On sait tous que lorsqu’on parle de “santé” dans une phrase liée au mode de vie, on parle pratiquement tout le temps de poids. Repas-santé, pause-santé, habitudes de vie santé… tout ça veut dire essentiellement ne pas fumer et ne pas être gros.

Bref, on se balade tous dans les euphémismes mais on parle de poids. Et on se demande si un ministre de la santé doit être mince ou pas. Moi je dis qu’on ne peut pas répondre à cette question-là.

Une ministre de la santé bien mince mais obsédée par les calories, qui mange tout en version allégée, incapable de croquer dans le moindre sandwich sans halluciner sur la teneur en glucide du pain  ? Pas sûr que ce soit beaucoup mieux. Un ministre de la santé qui fait de l’exercice une religion, incapable de manger la moindre frite sans avoir envie de courir à la confesse, incapable de ne pas faire ses 80 km de vélo par jour sans être tenaillé par la culpabilité et le sentiment profond d’être le dernier des “losers” ? Pas sûr que ce soit bien équilibré non plus.

On parle de mode de vie exemplaire ? Quelqu’un peut me dire c’est quoi au juste ?

En tout cas, ma chronique sur le sujet ici.

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