Pour assurer un débat respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés, merci.

Montréal, Ibiza, Osheaga…. Photo Marie-Claude Lortie, La Presse.
Vous connaissez sûrement déjà le festival de musique Osheaga, un rassemblement voué à la musique “indie”, donc indépendante — qui se veut moins commerciale que les autres — organisé à chaque été à Montréal, qui attire des milliers et des milliers de jeunes visiteurs de partout, mais surtout des États-Unis et des autres provinces canadiennes.
Il s’installe sur l’île Sainte-Hélène, au parc Jean-Drapeau, déploie ses scènes un peu partout afin que les festivaliers puissent butiner de concert en concert, sans arrêt, pendant trois jours.
Cette année, la programmation était super intéressante — Black Keys, Metric, Young the Giant, Feist — et remplie de bands vintage pour les gens comme moi (The Jesus and Mary Chain, Florence and the Machine, Franz Ferdinand…) Je me suis donc achetée un billet de trois jours et j’ai été passer le weekend au soleil puis dans la boue.
J’ai adoré.
Adoré pour au moins cinq raisons.

Shirley Manson de Garbage. Photo Alain Décarie, collaboration spéciale. La Presse.
1- Pour le plaisir de voir des femmes sur scène. Ici, contrairement à tant d’événements — notamment en gastronomie — où j’assiste pendant l’année, les femmes prennent leur place, peut-être pas de façon totalement équitable, mais elles sont là et personne ne se demande pourquoi ou ne doute de leur pertinence. Que ce soit Metric, Florence and the Machine, Garbage ou même l’actrice canadienne de Mad Men, Jessica Paré, qui arrive en invitée spéciale surprise pour appuyer les Jesus and Mary Chain — et j’oublie plein d’autres groupes — il y avait beaucoup de femmes pour faire vibrer la foule. Des rockeuses en plus. Inspirant.

2- Pour le plaisir de regarder Montréal d’un autre angle. Quelles belles vues que celles offertes de l’île Sainte-Hélène, avec le fleuve, la silhouette du centre-ville au loin, la sculpture de Calder. Mélangez ça avec la chaleur, le soleil, l’esprit festif dans l’air…. Ici, vous pouvez dire que j’exagère, mais Montréal n’a parfois presque rien à envier à Rio ou Ibiza.




Photos Marie-Claude Lortie, La Presse
3- Pour le plaisir d’observer les tendances de la mode de rue. Si vous avez des doutes sur ce qui est à la mode, allez là. Ça va vous sauter au visage en débarquant: tout le monde est habillé pareil. Ou presque. Ce weekend: short à taille haute, camisole très lâche, très dégagée sur les côtés avec sous-vêtement coloré qui apparait bien clairement. Touches de fluo un peu partout. Bottes de pluie de rigueur dimanche, pluie oblige.
4- Pour le plaisir d’observer que nos systèmes de transport en commun sont efficaces. Métro et Bixi dans mon cas. Métro qui réussit à digérer des dizaines de milliers de personne et à les emmener puis les sortir de l’île Sainte-Hélène. Bixi qui nourrit en vélos des dizaines et dizaines de cyclistes…. Bien organisé. Bravo.
5- Pour la cuisine extérieure ! Hé oui, il y en avait à Osheaga. De la très ordinaire — poutines, hot-dogs et compagnie. Mais aussi de la super bonne, comme les fameux tacos de Grumman, les burgers du Nouveau-Palais et les superbes sandwichs au porc effiloché — oui il y en a partout et on est presque tannés, mais pas de ceux-là — de Pas d’cochon dans mon salon.

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 










philippe99
6 août 2012
11h05
Mme Lortie , je suis d’accord avec tout vos points.
Ils manquent par contre de la bonne bière et du vin autre que du Gallo rosé pas buvable (tellement sucré).
Je sais que le commandite est Budweiser mais quand même , on pourrais faire un petit effort de ce côté .
Philippe Gingras
arthon
6 août 2012
12h55
Une raison de le détesté : LE FLUO!
C’était moche dans les années 80; c’est toujours laid aujourd’hui.
X Bertrand
martin.cossette
6 août 2012
14h10
Montréal devient de plus en plus un pôle d’attraction pour les jeunes de 18-30 ans d’un peu partout dans le monde. Les évènements du printemps ont donné une certaine aura ‘rebelle’ et ‘jeune’ à la ville que beaucoup de jeunes apprécient. C’est le Brooklyn/Berlin canadien.
Ce weekend, j’hébergeais un couple d’albertains qui ont adoré la ville et qui, de leur propre aveu, ont perdu beaucoup de fausses idées à propos de Montréal (ville laide, transport déficient, impossible de parler anglais sans se faire snober, ville ‘plus blanche’ qu’ailleurs au Canada).
Et puis, le Osheaga, c’était magique pour eux. Plein de bons groupes, facilité d’accès, site enchanteur! C’est loin des festivals de musique à Calgary qui sont des terrains en périphérie de la ville seulement accessible en auto…
Ils devaient partir ce matin mais ils ont décidé de rester encore 2 jours de plus et après, je les ai convaincu d’aller faire un tour à Québec maintenant qu’ils savent que les québécois ne sont pas qu’une gang de ‘mangeux d’anglais’. Too bad pour Ottawa où ils pensaient rester pour 4 jours…
Le Osheaga, très belle vitrine pour mettre en valeurs la ville aux yeux des jeunes! Je suis persuadé que les inscriptions à Concordia et McGill gonflent après le weekend du Osheaga.
Martin Cossette
sbergeron3
6 août 2012
14h36
Bien content de vous lire sur ce sujet. J’ai 44 ans et je choisi depuis 2 ans mes vacances afin qu’elles concordent avec Osheaga. C’est certain que je ne suis pas le public cible mais j’y trouve beaucoup de plaisir et j’y fait chaque fois d’heureuses découvertes (c’est la principale motivation de ma présence à ce festival), bien que je possède bien au delà de mille albums.
J’ai trouvé les déplacements un peu fastidieux avec l’agrandissement des lieux et je déplore une chose: le chevauchement des spectacles et le nouvel emplacement de la scène Galaxie font en sorte qu’on ne peut assister à un show «tranquille». Les pauvres Avec pas d’casque y ont goûté samedi soir… La scène verte était toutefois toute une amélioration et le son y était plus que respectable, sinon très bon.
En résumé, malgré une certaine démesure, je compte bien y être l’an prochain. Et merci de me surprendre si souvent avec vos sujet de chronique ou de blogue, c’est rafraîchissant!
Sylvain Bergeron
simon_c
6 août 2012
22h10
Même si les journalistes des médias généralistes ont découvert Osheaga l’an dernier, il est bon de rappeler que ce dernier existe depuis 2006 et qu’il a pris le relais, à Montréal, du Warped Tour qui existe depuis le milieu des années ‘90.
Simon Chartrand
larry_qb12
7 août 2012
00h37
Et que dires des gens complètement ivres et sous les effets des drogues?
Laurent Chénard
pezzz
7 août 2012
18h14
@ Laurent Chénard
J’ai entendu parler de cavaliers sans tête et de dragons cracheurs de feu aussi.
Tsé.
F. Pesenti
pierrea
7 août 2012
19h28
Quelle chance! M ontréal ne peut que profiter de ce genre d’événement. Dommage que les gens aient une conformité vestimentaire presque maoiste.
M. P.A. Paquin
captaingag
7 août 2012
19h36
Je dois dire qu’Osheaga n’est définitivement pas un festival de musique indépendante, tous les groupes qui y jouent sont signés soit à une maison de disque dite Major (EMI, Universal, bla bla bla) ou à une maison de disque mineure avec un contrat de distribution à une major. Vous voulez un festival indie? êtes-vous déjà allé aux Suoni per il Popolo? Je n’ai aucun problème avec Osheaga mais leur clientèle cible est clairement ces gens qui essaient de se convaincre qu’ils sont hipster. Ça reste cependant un festival merveilleux avec une programation de qualité bien qu’un peu redondante
William Gagnon
theblob
7 août 2012
21h30
Oh mon dieu Larry, des gens complètement ivres et sous les effets des drogues, que va t’on faire? Brûlons-les! Au bucher!
Ben Bibeau
theblob
8 août 2012
13h10
Tu sais que c’est rendu mainstream quand Marie-Claude Lortie commence à aimer ça.
Ben Bibeau
LOL mcl
nicolas514
8 août 2012
20h19
Mon commentaire était-il irrespectueux? Telle n’était pas mon intention du moins! :(
Dites-nous votre nom et on le publie. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Mcl